CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR - THE AVENGERS
Bonjour,
Soyez le(la) bienvenu(e) sur le forum français de référence concernant Chapeau Melon et Bottes de cuir !
.
ATTENTION : Afin de pouvoir rester avec nous et éviter d'être automatiquement désinscrit au bout d'un mois, il vous est demandé au minimum de vous présenter dans le fil adéquat : http://avengers.easyforumpro.com/t145-presentez-vous
.
Merci ! Et bon forum !!

Série "Maigret" avec Bruno Cremer

Page 6 sur 6 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Série "Maigret" avec Bruno Cremer

Message  Shok Nar le Dim 29 Mai 2016 - 9:16

Merki :)

Shok Nar
Vicomte(sse)
Vicomte(sse)

Date d'inscription : 14/09/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Série "Maigret" avec Bruno Cremer

Message  Estuaire44 le Dim 29 Mai 2016 - 22:27

Une lecture toujours très agréable ! hein

Simenon  à la télévision :

avatar
Estuaire44
Empereur
Empereur

Age : 48
Localisation : Villejuif (94)
Date d'inscription : 10/04/2007

http://www.theavengers.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Série "Maigret" avec Bruno Cremer

Message  Shok Nar le Lun 30 Mai 2016 - 11:12

Merci beaucoup. :)

Une pause avec Murdoch Saison 3 (en cours) et on y retourne ;-)
avatar
Shok Nar
Vicomte(sse)
Vicomte(sse)

Age : 36
Localisation : Sarthe
Date d'inscription : 14/09/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Série "Maigret" avec Bruno Cremer

Message  Camarade Totoff le Mer 29 Juin 2016 - 13:10

avatar
Camarade Totoff
Duc(hesse)
Duc(hesse)

Age : 37
Localisation : Vitry sur Seine
Date d'inscription : 26/02/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Série "Maigret" avec Bruno Cremer

Message  Shok Nar le Sam 15 Oct 2016 - 12:13

Suite des enquêtes du plus célèbre commissaire de France et de Navarre ^^ :

Maigret – Volume 5 – Episode 1 : Maigret chez les riches


Première diffusion : 26/05/2000

D’après Maigret hésite (1968) – Roman

Scénario : Pierre Granier-Deferre et Dominique Roulet

Réalisation : Denys Granier-Deferre

Interprétation : Alexandre Brasseur (Lachenal), Caroline Sihol (Mme Parendon), Michel Duchaussoy (Me Parendon), Cécile Bois (Mlle Vague), Célia Granier-Deferre (Bambi), Jocelyn Quivrin (Gus), Wilfred Benaïche (Ferdinand), Pascal Decolland (Tortu), Stéphane Cottin (Baud), Blandine Lenoir (Lise), Colette Maire (la cuisinière), Roland Farrugia (directeur PJ), Fabien Béhar (inspecteur Luciani), Jacques Brunet (procureur Raynouard)

Résumé : Maitre Parendon a reçu des lettres de menace qu’il ne prend pas vraiment au sérieux. Maigret, pressé par le Directeur de la PJ d’enquêter, débarque dans un somptueux hôtel particulier et découvre l’étrange famille de Maître Parendon. Peu à peu, il s’inquiète qu’un drame ne survienne.

Note : 4 sur 4

Critique :

Le cinquième coffret de la série s’ouvre sur l’un des tous meilleurs épisodes. Qu’il est plaisant de retrouver une ambiance bien parisienne et ces confrontations magnifiques qui font le charme des Maigret.

Après une amusante ouverture où Maigret traque de petits malfrats, nous pénétrons dans la chaude atmosphère des Parendon. Maigret explore ainsi un microcosme bien particulier, celui des gens aisés et de leurs proches. D’une rare finesse psychologique, le scénario propose une galerie de personnages divers, tous très bien écrits et campés, que Maigret tente, avec grande difficulté, de cerner et de comprendre les motivations. En l’absence d’un crime avéré dans un premier temps, il paraît patauger dans ce milieu qui n’est pas le sien et le rend mal à l’aise. La bonhomie apparente de Parendon le séduit mais il n’écarte pas pour autant une manipulation de sa part. La femme et les enfants de l’avocat sont autant de points d’interrogation dans cette enquête qui n’en est pas une. C’est la fréquentation des domestiques qui aide finalement le commissaire à y voir plus clair, leur vision plus terre à terre de la vie paraissant le rassurer. Mais, s’il pressent le drame à venir, Maigret ne peut l’empêcher. Comment aurait-il pu, face à cette conspiration du silence qui anime l’hôtel des Parendon ?

Le crime est inattendu, violent et d’une rare brutalité. L’enquête change alors d’angle et c’est à une nouvelle approche psychologique que doit se livrer Maigret. Bruno Cremer est ici parfaitement assisté d’Alexandre Brasseur, bien plus à l’aise dans son rôle, et leurs échanges paraissent plus naturels que précédemment. Face à eux, Caroline Sihol et surtout le regretté Michel Duchaussoy sont des partenaires de choix. Diamétralement opposés, leurs nombreuses apparitions sont autant de moments de réjouissance. La justesse des dialogues, particulièrement soignés dans cet épisode, portés par d’aussi excellents comédiens, contribue à la grande réussite du métrage.

La réalisation sublime les décors et filme avec attention les comédiens, superbement mis en valeur par une photo soignée, discrète et léchée. Pas de faux raccords, pas de longueur – et pourtant, il ne se passe pas grand-chose –, pas de mouvements de caméra inutile. L’épisode est inspiré, intelligent et rand parfaitement à Simenon. L’étude de ce microcosme sociétal est d’une grande finesse, dans ce presque huis clos.

Tout simplement l’un des meilleurs épisodes de la série.

Distribution

Caroline Sihol : Née en 1949, elle s’illustre surtout à la télévision dans nombre de téléfilms mais également au cinéma. Débutant sous la férule de Jean-Pierre Mocky dans l’Ombre d’une chance, on la voit dans les Morfalous (Verneuil), l’Outremangeur et dans le dernier film d’Alain Resnais : Aimer, boire et chanter.

Michel Duchaussoy : (1938-2012) Après des études à Lille et au conservatoire de Paris, il devient scoéitaire de la Comédie Française, jouant Dostoïesvski, Feydeau, Shakespeare, Giraudoux et Labiche. Rendu célèbre au cinéma par Alain Jessua dans Jeu de massacre, il entâme une collaboration fructueuse avec Chabrol, en particulier dans Que la bête meurt, aux côtés du sinistre Jean Yanne. Il prête sa voix pour le premier doublage du Parrain de Coppola, en doublant Marlon Brando. Il marque de ses apparitions plusieurs séries télévisées (les Cœurs brulées, l’Allée du Roi, les Miésrables, Zodiaque…). Il fut marié à la comédienne Isabelle de Funès, nièce de Louis, et à Corinne Le Poulain, nièce de Jean.

Cécile Bois : Née en 1971, elle joue aussi bien à la télévision (Navarro), qu’au cinéma (Germinal) et obtient le rôle titre du spectacle Angélique de Robert Hossein. Depuis 2013, elle est l’interprète principale de la série Candice Renoir.

Jocelyn Quivrin : (1979-2009) Il débute dans les années 90 (Louis, enfant roi), puis on le voit régulièrement au cinéma, aux côtés de Jean Reno dans l’empire des loups, par exemple. Il obtient le prix Lumière du meiulleur espoir masculin pour son rôle dans 99 francs. Il décède dans un accident de voiture le 15 novembre 2009.

Informations supplémentaires :
• Détail amusant : lors de la scène d’ouverture, lors de l’arrestation des chiffoniers, on peut entendre Maigret dire : « allez-y doucement, c’est pas la bande à Bonnot ! ». Bruno Cremer avait incarné le rôle du célèbre gangster dans le célèbre film homonyme de Jacques Fourastié, en 1968, aux côtés de Jacques Brel.
• Célia Granier-Deferre, qui tient le rôle de Bambi, n’est autre que la fille du réalisateur de l’épisode.
avatar
Shok Nar
Vicomte(sse)
Vicomte(sse)

Age : 36
Localisation : Sarthe
Date d'inscription : 14/09/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Série "Maigret" avec Bruno Cremer

Message  Shok Nar le Sam 15 Oct 2016 - 17:55

Maigret – Volume 5 – Episode 2 : Maigret et la croqueuse de diamants

Première diffusion : 16/02/2001

D’après
Le charretier de la Providence (1930) – Roman

Scénario : Daniel Tonachella

Réalisation : André Chandelle

Interprétation : Alexandre Brasseur (Paul Lachenal), Michael Lonsdale (sir Lampson), Renaud Danner (Willy), Jean-Claude Adelin (le boxeur), Maaïke Jansen (la Hollandaise), Frédéric Bodson (Jean), Alexia Portal (Gloria), Ivan Franek (Vladimir), Sandrine Blancke (Huguette), Jean-Paul Dermont (le patron de l'auberge), André Simon (le mari de la Hollandaise)

Résumé : Une jeune femme française est retrouvée morte dans une écurie, le long d’un canal belge. Dans cet endroit peuplé exclusivement de péniches et de bateaux de plaisance, sa présence incongrue amène Maigret sur les lieux. Cette femme était recherchée en Europe pour de nombreux vols de bijoux.

Note : 1 sur 4

Critique :

Quel dommage que la qualité retrouvée ne se maintienne pas. Cette pâle adaptation d’un des meilleurs romans de Simenon s’avère un long pensum bien pénible à regarder. L’intrigue est très mollement menée, au long de ce canal immobile et immuable. Ce huis clos en extérieur manque de personnages forts et de joutes verbales hauts en couleur. Les dialogues apparaissent comme fastidieux à suivre et l’ennui n’est jamais loin.

Tout débutait sous les meilleurs auspices. Une histoire de bateliers, de bijoux volés, de sexe, de jalousie et surtout Michael Lonsdale en guest star. On se souviendra qu’il fut l’un des tous premiers adversaires du commissaire dans Maigret et la grande perche, en 1991. Comédien extrêmement savoureux, on pouvait s’attendre à une grande confrontation avec Bruno Cremer. Or, il n’en est rien. Réduit à un banal rôle de riche poivrot, il donne volontiers dans le pathétique et son personnage s’en trouve extrêmement limité. Sa caractérisation pèche au niveau du scénario et le réalisateur ne sait pas exploiter le talent de l’acteur. Tout apparaît cousu de fil blanc, dans une intrigue pesante et interminable, ponctuée par les joutes egocentriques de Lachenal et du boxeur. Alexandre Brasseur semble à nouveau relégué au faire-valoir sans intérêt de Maigret et cette régression prouve, une fois de plus, que les chemins empruntés par la production à cette époque de la série, sont des plus incertains.

La réalisation ne rattrape pas cette écriture lâche. Sans invention, au montage banal, l’épisode allonge cliché sur cliché, et à aucun moment nous ne sommes surpris par ce qui se produit à l’écran. Le véritable mobile du meurtre se dévoile au spectateur avant que Maigret n’ait l’opportunité de le comprendre et le final est ridicule. La direction d’acteur, extrêmement relâchée dans cet épisode n’arrange rien. D’une banalité affligeante, cette mauvaise adaptation d’un bon livre est une grande déception.

Distribution

Jean-Claude Adelin : Né en 1958, ce coiffeur, passionné de cinéma, débute comme acteur en 1982 au théâtre où il joue les classiques (Molière, Shakespeare, Ibsen) et multiplie les petits rôles sur le grand écran (Lauzier, Téchiné, Corneau, Planchon). A partir des années 90, il devient un habitué du petit écran, en apparaissant dans de nombreuses séries (les Monos, le Miroir de l’eau, Sœur Thérèse.Com, Une famille formidable, Julie Lescaut, etc.).

Maaïke Jansen : Née en 1951, cette actrice française d’origine néerlandaise apparaît pour la première fois en 1966 aux côtés de Louis de Funès dans Fantomas contre Scotaland Yard. On la voit ensuite chez Lautner, Mocky, Marbeuf, Schmitt et Jolivet. Rare à la télévision, elle s’illustre plus fréquemment sur les planches dans des mise-en-scènes de Mondy, Murat ou Moreau. Epouse du comédien Roland Giraud, leur fille Géraldine est assassinée en 2004 dans des circonstances extrêmement troubles.

Alexia Portal : Née au Mans en 1977, elle joue au cinéma (Jugnot, Rohmer), à la télévision (Navarro, Fortunes) ou sur les planches (Labiche, Anouilh, Molière). Joueuse professionnelle de poker, elle fait partie des trois meilleurs joueuses françaises de 2010.
avatar
Shok Nar
Vicomte(sse)
Vicomte(sse)

Age : 36
Localisation : Sarthe
Date d'inscription : 14/09/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Série "Maigret" avec Bruno Cremer

Message  Shok Nar le Mer 26 Oct 2016 - 12:37

Maigret – Volume 5 – Episode 3 : Mon ami Maigret

Première diffusion : 25/05/2001

D’après
Mon ami Maigret (1949) – Roman

Scénario : Stéphane Palay

Réalisation : Bruno Gantillon

Interprétation : Alexandre Brasseur (Paul Lachenal), Michaël Morris (Inspecteur Pyke), Annie Sinigalia (Ginette), Anna Korwin (Mrs Wilcox), Marc Chapiteau (Carrouge), François Lalande (Zucca), Jean-Michel Portal (Yann Deferre), Blandine Bury (Anna), Emmanuel Guttierez (Philippe De Moricourt), Georges Neri (Justin), Sara Martins (Jojo), Jean-Christian Grinevald (le dentiste), Mama Prassinos (Aglaë)

Résumé : Marcellin, un paumé se prétendant ami de Maigret, est tué d’une balle de revolver sur une île du sud de la France où il vivait depuis des années. Maigret vient enquêter, accompagné de Lachenal mais aussi de l’inspecteur Pyke, de Scotland Yard, venu observer la « fameuse méthode du célèbre commissaire Maigret ». Marcellin avait passé sa dernière soirée au bar, rempli d’habitués au passé mystérieux…

Note : 4 sur 4

Critique :

Un épisode estival, accablé de chaleur, de langueur et de mystère.

Maigret doit dérouler les écheveaux d’une enquête le plongeant droit dans le passé : le sien, lié à celui de la victime, et celui des multiples suspects qui peuplent cette petite île de la Méditerranée. Assisté d’un inspecteur Lachenal, réduit aux utilités, et de l’inspecteur Pike de Scotland Yard, savoureux Michaël Morris, le commissaire Maigret promène une allure bonhomme et tranquille au gré d’une affaire mystérieuse. La compréhension de la victime, que Maigret connaissait vaguement, est la première clef que choisit Maigret pour appréhender son enquête. Rapidement convaincu que tous les suspects ont quelque chose à se reprocher, il se lance dans la lente – mais plaisante – exploration de leur passé respectif. Chacune des personnalités est finement étudiée, personne ne se ressemble et tous sont intéressants. Certains n’ont que peu de scènes à l’écran, mais ils ne sont pas sacrifiés pour autant. L’intérêt vient autant de leur psychologie bien construite que de leur interprétation, sans faute.

Le décor procure un sentiment de fraîcheur et de légèreté assez bienvenue, même s’il s’éloigne encore un peu plus des standards de la série et du roman, bien plus sombre et à au final tragique. L’effort de renouvellement est pourtant louable, surtout si c’est bien filmé comme ici. Profitant de la luminosité naturellement ensoleillée du Portugal où est tourné l’épisode, le réalisateur filme merveilleusement ses comédiens, procédant à petites touches, semblablement aux tableaux impressionnistes dont il est question dans l’épisode. Ceux-ci sont au cœur du sujet, une histoire de gros sous, de faussaire et de gigolos. Cela n’a pas grande importance, nous sommes ici en vacances et même Maigret semble, parfois, se désintéresser de son sujet. On s’amusera de son œil polisson lorsqu’il observe la jeune et belle Anna s’ébattre nue dans la mer ou de ses conseils un brin moralisateur à l’égard de son neveu qu’il voit « fricoter » avec la sublime Jojo.

Ainsi, le scénario se déplie, par vaguelettes, servi par des dialogues impeccables, aux répliques souvent très drôles et au jeu de ping-pong que se livre Maigret et Pike. D’abord agacé par la présence de cet indésirable de Scotland Yard, le commissaire finit par comprendre que le Britannique n’est pas son ennemi et qu’ils partagent quelques points communs. Serait-il devenu, finalement, lui aussi, « l’ami » de Maigret ?  Venu observer les méthodes de Maigret, qui clame haut et fort n’en avoir aucune, il repart satisfait de ce qu’il a découvert. Impressionné par le commissaire qui résout deux affaires en une seule, il aura certainement de quoi raconter à son retour au pays.

Certes, on pourra arguer que la relation aurait certainement mérité un développement plus approffondi. On pourra remarquer que la présence de Paul Lachenal sur l’île paraît tout à fait incongrue. S’il remplace l’inspecteur présent dans le livre, il ne sert pas pour autant à grand-chose. Mais ne boudons pas notre plaisir, Mon ami Maigret reste un très bon cru.

Distribution

Michaël Morris : Comédien britannique, il joue fréquemment des rôles d’Anglais en France, comme dans les Ripoux, Septième cible, Hélène et les garçons, Michael Kael contre la World News Company. Après Maigret¸ il disparaît pratiquement des écrans, son ultime rôle semblant être dans un obscur film russe Solomon Enev, en 2006.

Annie Sinigalia : Née en 1944, cette comédienne fait quelques apparitions au cinéma dans les années 60 et s’illustre ensuite principalement sur les planches. Pas moins de dix apparitions dans Au théâtre ce soir sont à son actif, et on l’a vu chez Achard, Goldoni, Shakespeare, Guitry ou Mirbeau. On l’avait déjà vu dans l’univers de Maigret, en 191, aux côtés de Jean Richard, dans Maigret en vacances. Comédienne de doublage, elle est une des voix française de Meryl Streepet surtout de Cybill Shepherd.

Marc Chapiteau : Né en 1946, Marc Chapiteau est avant tout un homme de théâtre (Camus, Molière, Tchekov, Brecht, Planchon). Ses apparitions au cinéma sont rares (La meilleure façon de marcher, le Choix des armes, la Môme…) et on a pu le voir à la télévision dans Nestor Burma ou les Cinq dernières minutes. Lui aussi avait déjà intégré l’univers de Maigret avec Jean Richard, dans Maigret et la vieille dame en 1979 et dans la Colère de Maigret en 1983.

François Lalande : Gueule du cinéma et de la télévision, on se souvient de François Lalande pour ses rôles dans la Coccinelle à Monte-Carlo, les Liaisons dangereuses, la Révolution Française – les années lumière, les Visiteurs, la Vengeance d’une blonde ou le Libertin. Il joue dans un nombre impressionnant de téléfilms et il faut noter son rôle récurrent dans la série Ainsi soient-ils de 2012 à 2015 dans le rôle du pape Grégoir XVII. Homme de planches, il joue des classiques (Musset, Tchekov, Aymé, Mirbeau) et des contemporains (Oury, Aubert, Ponwall).

Jean-Michel Portal : Né en 1970, ce jeune comédien passe par le cours Florent et débute aux côtés de Jean Rochefort, au théâtre, en 1989, dans une vie de théâtre. Par la suite il joue aux côtés de Kirk Douglas en 191 dans Veraz, et joue depuis princpalement sur le planches (Shakespeare, Labiche). Il s’illustre dans le rôle principal de la Chambre des officiers.

Blandine Bury : Née en 1980, elle fait ses débuts dans Mon ami Maigret. On la revoit ensuite dans Bridage des mineurs, Cinq sœurs et Camping Paradis. Au cinéma on se souvient surtout d’elle pour son rôle dans Fanfan la Tulipe de Gérard Krawczyk.

Georges Neri : Né en 1934 à Marseille, il se fait remarquer à la télévision aux côtés de Thierry Ardisson et enchaîne de nombreux rôles au cinéma (le Hussard sur le toit, Hercule et Sherlock, les Rois mage, Gomez et Tavarès, Fanny, la French). Son travail à la télévision est foisonnant (le Château des Oliviers, Docteur Sylvestre, Fabien Cosma, Week-end chez les Toqués, Scènes de ménage), et il lui arrive de jouyer au théâtre (la Femme du boulanger). On l’avait déjà vu dans la série dans Madame Quatre et ses enfants.

Sara Martins
: Née en 1977, cette actrice franco-portugaise se fait remarquer dans Pigalle, la nuit et la série Détectives en 2013-2014. Elle décroche le rôle principal de la série franco-britannique Meurtres au Paradis entre 2011 et 2015.

Stéphane Pamay
: En plus d’un autre épisode de la série, Maigret chez le Ministre¸ il a principalement signé des scénarios pour Sous le soleil.

Bruno Gantillon : Né en 1944, ce réalisateur travaille exclusivement pour la télévision, aussi bien sur des téléfilms que des séries (Médecins de nuit, Highlander, le Voyageur, Force de frappe, Léa Parker, Fabien Cosma, Sous le soleil).

Informations supplémentaires :
• L’épisode a été tourné au Portugal.


Dernière édition par Shok Nar le Dim 27 Nov 2016 - 13:29, édité 1 fois
avatar
Shok Nar
Vicomte(sse)
Vicomte(sse)

Age : 36
Localisation : Sarthe
Date d'inscription : 14/09/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Série "Maigret" avec Bruno Cremer

Message  Shok Nar le Dim 27 Nov 2016 - 13:28

Maigret – Volume 5 – Episode 4 : Maigret et la fenêtre ouverte

Première diffusion : 22/06/2001

D’après La fenêtre ouverte (1936) – Nouvelle

Scénario : Pierre Granier-Deferre et Michel Grisolia

Réalisation : Pierre Granier-Deferre

Interprétation : Alexandre Brasseur (Lachenal), Florence Darel (Sylvie Laget), Jacques Boudet (Descharneaux), Jacques Dacqmine (Oscar Laget), Fabien Béhar (inspecteur Lucciani), Clément Harari (Feldman), Evelyne Grandjean (Madeleine Legoff), Célia Granier-Deferre (Odile Rivière), Guy Louret (Stéphane Laget), Christophe Paou (Michel Rivière)

Résumé : Oscar Laget, homme d’affaires et escroc, part déjeuner. Pendant ce temps, plusieurs visiteurs, dont deux inspecteurs de police, patientent dans sa salle d’attente, en compagnie de son homme à tout faire. Dans la pièce voisine de son bureau, sa femme, Sylvie, fait sa sieste. Sans que personne ne l’ait vu rentrer, Laget se tire une balle dans la tête. Du moins, c’est ce que les apparences semblent indiquer…

Note : 3 sur 4

Critique :

Voici une sympathique incursion de Maigret dans l’univers si britannique des meurtres en chambres closes. Si le résultat final n’égale pas le maître en la matière, le brillant John Dickson Carr, ou même le français très honorable Paul Halter, le scénario n’en reste pas moins maîtrisé, présentant un problème complexe et une solution assez simple. Signe, comme le souligne lui-même Maigret, d’un Agatha Christie. L’histoire est astucieuse, et cette fenêtre ouverte a bien sûr un grand rôle à jouer dedans. Dans le cadre restreint du huis clos d’un immeuble parisien, où un étrange microcosme social s’est réuni autour d’un escroc notoire, Maigret se montre fort inspiré, très tôt, et suit ses intuitions avec tranquillité, bonhommie.

Maigret et la fenêtre ouverte propose une belle galerie de personnages, des misérables aux pathétiques, des solitaires aux amoureuses, des minables aux futés. La caractérisation est aiguë, personne n’est laissé de côté, pas même les petits rôles. Ces hommes et ces femmes sont impeccablement interprétés, Jacques Boudet et Florence Darel en tête. Leur duo, en opposition, tels chien et chat, propose de grands moments. A mille lieues de son personnage de l’Inspecteur Cadavre, Jacques Boudet est ici tout en rondeur, subtilité et sympathie. Florence Darel campe une femme lucide quant aux affaires de son mari, désillusionné et roublarde. Alexandre Brasseur retrouve un inspecteur Lachenal imaginatif, drôle et intelligent, ce qui est plus que plaisant.

Tout cela est servi par d’excellents dialogues, hauts en couleur, brillamment écrits, qui rappellent ceux de Maigret chez les riches. Les jeux de ping-pong entre les protagonistes pendant leurs interrogatoires évoquent Audiard dans leur gouaille et dans leur justesse. C’est une des caractéristiques de l’épisode : sonner juste. Toutes ces petites gens, gravitant autour de ce baron des affaires malhonnête, ne sont jamais caricaturaux, mais empreints de réalisme.

Au rang des points faibles : la relative lenteur de l’épisode. Celui-ci est adapté d’une nouvelle et cela se ressent parfois durant quelques longueurs, notamment à mi parcours. Le final est suffisamment fort pour compenser ce petit égarement et nous passons un très bon moment devant notre télévision.

Distribution

Florence Darel : Née en 1968, cette Toulouzaine joue au cinéma chez Berry, dans Uranus, Schoendoerffer, dans Là-haut, un roi au dessus des montagnes. A la télévision, on la voit dans Julie Lescaut, le Comte de Monte-Cristo, Les Moissons de l’océan, les Thibault, le Père Goriot et, plus récemment, Soda.

Jacques Dacqmine : (1923-2010) Immense comédien de théâtyre, grand tragédien, il a joué les classiques des milliers de fois au cours de sa longue carrière : Molière, Racine, Corneille, Cocteau, Mariveau, Shakespeare, Claudel. Ses rôles au cinéma, bien que nombreux, sont plus anecdotiques. Ctions toutefois Classe tous risques de Sautet, Inspecteur Lavardin de Chabrol, Germinal de Berri, la Neuvième porte de Polansky ou Un crime au paradis de Becker. Il apparaît dans près d’une centaine de téléfilms et épisodes de série dont, en 1984, un épisode de Maigret avec Jean Richard : Mon ami Maigret. Egalement comédien de doublage, il prête par exemple sa voix à James Mason dans la Mort aux trousses en 1959.

Clément Harari : (1919-2008) Grand comédien et metteur de scène de théâtre, il sert aussi bien Apollinaire, Sartre, Shaw, Adamov, Tchekhov ou Shakespeare. Il tourne au cinéma près d’une centaine de films, pour Clouzot, Hunebelle, Autant-Lara, Girault, Zidi ou de Sicca. Il campa peut-être son plus beau rôle dans Train de vie, en 1997, dans un émouvant rôle de rabbin.

Evelyne Grandjean : Née en 1939, cette comédienne est apparue dans grand nombres de jeux télévisés depuis les années 70, a animé des émissions de radio aux côtés de Thierry Le Luron sur France Inter et joué une série de sketchs aux côtés de Pierre Desproges. Célèbre voix de dessin-animés et des habitués de Vidéo Gag, elle écrit plusieurs spectacles, pièces de théâtre et scénarios de téléfilms.

Célia Granier-Deferre : Fille du réalisateur Pierre-Granier Deferre, cette actrice revient pour la seconde fois dans la série, après Maigret chez les riches, où elle incarnait la fille de Michel Duchaussoy.

Christophe Paou : (1969) D’abord technicien de cinéma, il s’oriente ensuite vers la comédie. Si ses quelques rôles au cinéma et à la télévision sont oubliables, il se distingue en revanche sur les planches où il joue pour des auteurs contemporains, tels Hunsinger, Payne ou Molnar.

Informations supplémentaires :

• L’épisode a été tourné dans une école d’infirmières pragoise.
avatar
Shok Nar
Vicomte(sse)
Vicomte(sse)

Age : 36
Localisation : Sarthe
Date d'inscription : 14/09/2015

Revenir en haut Aller en bas

Re: Série "Maigret" avec Bruno Cremer

Message  Estuaire44 le Jeu 16 Fév 2017 - 9:29


PARIS, 16 fév 2017 (AFP) - Pipe à la bouche, le comédien Rowan Atkinson, célèbre Mister Bean, débarque en France dimanche pour deux épisodes du commissaire Maigret. Un casting qui n'a pas semblé "biscornu" au producteur John Simenon, fils du plus connu des romanciers belges.

Le premier épisode de la série britannique, "Maigret tend un piège" (roman de 1955), diffusé en 2016 sur ITV où il a été vu par 7,2 millions de téléspectateurs, est programmé dimanche sur France 3, suivi du deuxième épisode une semaine plus tard.

Le comédien britannique est devenu une vedette internationale grâce aux séries comiques de "Mister Bean" et "La Vipère noire" ("Blackadder").

"C'était une idée, évidemment un peu inattendue, parce que tout le monde connaît Mister Bean", déclare à l'AFP John Simenon, dirigeant de la société "Maigret Productions limited", coproductrice de cette série avec la chaîne britannique.

"L'idée n'était pas si biscornue, ni inhabituelle", ajoute-t-il, arguant que "le Maigret italien le plus populaire, Gino Cervi, était un acteur comique avant de devenir Maigret, tout comme Jean Richard en France".

Pour le fils de l'écrivain décédé en 1989, l'important était surtout que Rowan Atkinson soit certain de vouloir incarner le commissaire français, héros de 76 romans, car il prenait un risque en changeant de registre.

De fait, le comédien a pris le temps de la réflexion. Il a voulu mieux connaître Maigret, dont il avait lu de nombreux romans, dans sa jeunesse. Il a donc relu "une bonne dizaine de Maigret pour se mettre dans l'ambiance", affirme John Simenon (né en 1949).

Dès leur rencontre, le producteur belge a été "très vite convaincu" avant même que le comédien accepte le rôle, environ trois mois plus tard.

"J'ai senti qu'il pourrait exprimer une certaine fragilité qu'il était intéressant d'explorer, et une grande empathie pour les gens, une des caractéristiques de Maigret".

Rowan Atkinson est le 35e Maigret au cinéma et à la TV. Il y a eu "deux Italiens et deux Anglais avant lui, et même un Japonais dans les années 90", précise le producteur.

- Un Maigret sur le marché mondial -

====================================



L'Anglais de 62 ans est un des rares acteurs à avoir su fumer la pipe avant d'incarner Maigret.

Un des défis de la série était de rendre "compatibles avec une vision anglo-saxonne", les enquêtes "très françaises" du héros de Simenon, explique le producteur.

C'est la première fois qu'un Maigret se trouve en situation de "marché mondial", affirme-t-il. Il a fallu "s'adapter à cette donne et conserver ce qui fait l'unicité de Maigret par rapport aux séries actuelles".

Le Maigret incarné par Bruno Cremer a bien été vendu dans un très grand nombre de pays, mais sa vocation était d'abord nationale.

La série a été tournée à Budapest et dans ses environs, où quelques rues pavées pouvaient facilement servir de décor à un Paris des années 50 et donner l'illusion de quartiers comme Montmartre ou Pigalle.

L'épisode "Maigret et son mort" (roman de 1948) devait être filmé quelques jours à Paris autour du quai des Orfèvres, car la production n'avait pas trouvé de décor équivalent aux quais de la Seine à Budapest.

Mais les attentats du 13 novembre 2015 ont tout "bloqué" et "on a été obligé de faire sans", raconte John Simenon.

Un troisième épisode, "La Nuit du carrefour" (roman de 1931), puis un quatrième, "Maigret au Picratt's" (roman de 1951), actuellement en postproduction, seront diffusés cette année sur ITV et peut-être sur France 3 dans la foulée. Tout dépendra des audiences.
avatar
Estuaire44
Empereur
Empereur

Age : 48
Localisation : Villejuif (94)
Date d'inscription : 10/04/2007

http://www.theavengers.fr

Revenir en haut Aller en bas

Page 6 sur 6 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum