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Série "Le Saint"

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Re: Série "Le Saint"

Message  Estuaire44 le Dim 29 Sep 2013 - 22:05

malheureusement sa dernière contribution à la série.

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Re: Série "Le Saint"

Message  Invité le Lun 30 Sep 2013 - 9:53

Suzanne Lloyd a t-elle ici son accent canadien si prononcé dans The Murder Market ?
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Re: Série "Le Saint"

Message  Estuaire44 le Lun 30 Sep 2013 - 20:13

denis a écrit:Suzanne Lloyd a t-elle ici son accent canadien si prononcé dans The Murder Market ?
Oui, effectivement un accent très prononcé !


Le Trésor mystérieux (Island of Chance, 5-22, **)
Date de diffusion : 07 avril 1967 (The Superlative Seven : 08 avril 1967)
A l’invitation de Cody, l’un de ses amis, le célèbre Simon Templar se rend dans les Caraïbes. Mais Cody n’a que le temps d’évoquer un mystérieux trésor avant d’être assassiné. Le Saint s’intéresse à l’employeur du disparu, le Dr. Krayford, de même que la journaliste Maria Clayton. Krayford travaille à la mise au point d’une panacée universelle, mais le financement de ses recherches dissimule un sombre secret.

L’épisode compte à son actif une reconstitution réussie de l’atmosphère si particulière des Caraïbes, charriant bien évidemment son lot de clichés, mais telle est la loi du genre. Filmés non sans talents répondent ainsi à l’appel plusieurs passages obligés, tels les meurtres exotiques (sarbacane ou serpent), les calypsos mélodieuses ou les personnalités pittoresques tel l’inspecteur local. Dans la cas de Roger Moore s’y ajoute l’intérêt d’une relative proximité avec Live and let die. D’ailleurs la convergence avec 007 se pimente d’une jolie réplique d’un truand à qui le Saint demande l’origine de l’or : « Goldfinger nous l’a donné, il l’a pris à Fort Knox ».

Ces scénettes, auxquels se rajoutent plusieurs jolis inserts, ne parviennent pas à aérer un récit statique et étouffant, voulant sans doute s’inscrire dans la tradition du roman noir, mais au final s’avérant surtout mélodramatique. Outre un rythme lent subi après un alerte premier quart d’heure, la faute en revient également à une distribution moins talentueuse qu’à l’ordinaire. Les acteurs surlouent sans guère de panache et l’habituellement excellent David Bauer ne peut sauver un Krayford emphatique et déclamatoire. On apprécie toutefois les efforts méritoires de la piquante Sue Lloyd en simili Lois Lane pour électriser cet épisode sentencieux.


Sue Lloyd (Maria), récemment disparue, fut danseuse et modèle avant d'être actrice. Elle a tourné dans de nombreux films et séries dont Département S et Amicalement Vôtre. Elle a tenu le rôle récurrent de Cordelia Winfield dans Le Baron. Dans Chapeau Melon Sue Lloyd incarne la secrétaire recevant la visite d'un Steed très en verve (A Surfeit of H2O). Elle a joué le rôle de Hannah Wild, la partenaire de Steed, dans la pièce de théâtre The Avengers et écrit une autobiographie en 1998 : Well, It seemed like a good idea at the time.

Le passage où Simon est confronté à un serpent précède une scène similaire dans le James Bond Live and Let Die (1973).

L'île admirée depuis les airs par Marie et Simon est en fait l'île écossaise de Luing, située dans les Hébrides intérieures. Très prisé par les touristes, le site est également réputé pour ses pêcheries de homard.

L’épisode fut dans un premier temps intitulé The White Toxedo.

L’hydravion censé véhiculer Simone et Maria est un Grumman G-21 Goose. Lancé dans les années 30 et encore en fonction durant les Sixties après modernisation, il connut un grand succès pour les déplacements d’affaires, mais aussi pour les reconnaissances militaires, sauvetages en mer et supports logistiques. Celui vu dans l’épisode est en fait la propriété d’un musée de l’US Navy, à Palm Springs





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Re: Série "Le Saint"

Message  Patricks le Lun 30 Sep 2013 - 22:31

Celui là, je l'avais bien aimé. Je me souviens du passage où Le saint emprunte la voiture du méchant et lui demande l'autorisation à haute voix alors qu'il est absent! ce Roger Moore nonchalant et flegmatique annonce 007.
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Re: Série "Le Saint"

Message  Estuaire44 le Mar 1 Oct 2013 - 1:14

Pièges en tous genres (The Gadget Lovers, 5-23, ****)
Date de diffusion : 21 avril 1967 (Something Nasty in the Nursery : 22 avril 1967)
Alors qu’une compagne de meurtres d’agents occidentaux se déroule, de nombreux  soviétiques périssent également, victimes de gadgets trafiqués. Alors que la tension va crescendo entre l’Est et l’Ouest, le Saint et le colonel du KGB Tania Smolenko vont s’allier afin de résoudre cette ténébreuse affaire. Leur enquête les mène à Paris, puis en Suisse, d’où a été expédiée une lettre piégée destinée au Colonel. Simon et Tania vont découvrir que les Chinois sont derrière ce complot, cherchant à provoquer un conflit entre les deux Blocs, à leur propre avantage.

The Gadget Lovers constitue une épatante et tonique comédie détournant les Spy Shows occupant largement les petits et grands écrans des Sixties. On s’amuse franchement tout au long de cette aventure échevelée, ponctuée d’explosions cocasses et inattendues (n’importe quoi peut sauter n’importe quand), de scènes emblématiques accentuées jusqu’au pastiche, du gai Paris ou d’apparitions totalement absurdes de Chinois occupant tout un couvent Suisse. Kaos n’est pas loin, de même que les Barbouzes de Georges Lautner (1964). Si l’épisode sait conserver suffisamment de sérieux pour ne pas verser totalement dans la farce, les personnages sont croqués avec une piquante dérision.

Ils se voient également interprétés par d’excellents acteurs, aux côtés d’un Roger Moore particulièrement impérial. Les frustes gros bras soviétiques encadrent idéalement une Tania plus fine, évidement caricaturale, mais sans jamais avoisiner les outrances de l’Olga des Avengers. Si elle cède évidement au charme du Saint, elle n’en représente pas moins le premier personnage féminin de la série à se mêler directement aux affrontements, une précieuse innovation. Le major anglais et le colonel chinois, plaisamment caricaturaux, complètent ce panorama croquignolet de l’espionnite, où bien entendu la partie française se résume au Champagne et aux cabarets de Pigalle.

Mais l’intérêt de The Gadget Lovers se voit doublé par ce qu’il annonce de la future filmographie de Roger Moore. Certes les convergences avec les Avengers demeurent nombreuses, des gadgets létaux de Teddy Bear à l’alliance finalement très proche de Meurtres distingués, en passant par la présence de Campbell Singer (le major Bee de Qui suis-je ???) en responsable britannique assistant similairement au massacre de ses troupes. Mais cette fois c’est avant tout James Bond que l’on a en tête, en particulier l’association voisine avec l’Anya Amasova de The Spy Who Love Me, au scénario très voisin. Les Chinois avaient également été désignés comme tierce force poussant à l’affrontement des Blocs dans You Only Live Twice.

Plusieurs scènes caractéristiques répondent également à l’appel, comme l’incontournable smoking, la visite  d’une simili section Q aux amusants gadgets ou Simon harponnant un vilain avant le coup de feu fatidique, tout comme 007 dans Thunderball, mais cette fois avec une brochette flambée ! Au sein de cet environnement très bondien, il s’avère absolument passionnant de contempler Roger Moore roder avec succès son 007, plus homme du monde, facétieux et suave que son (futur) prédécesseur, mais néanmoins diablement convaincant lors des scènes d’action. Sous ses allures de comédie finement dosée, The Gadget Lovers pourrait bien ressembler à une carte de visite à EON Productions.


Burt Kwouk (Colonel Wing) apparaît également dans trois aventures des Avengers Kill The King, Quadrille de Homards  et Les Cybernautes.  Il est connu pour son rôle de Cato dans les films de la Panthère rose. Cet acteur anglo-chinois est également apparu dans deux James Bond : Goldfinger (1964) et On ne vit que deux fois (1967). Occupant de très nombreux rôles d’asiatique au cinéma et à la télévision, il connaît une très grande popularité en Grande-Bretagne.

Mary Peach (Smolenko), apparut dans de nombreuses productions de la BBC, dont Dr Who. Elle fut un temps considérée comme possible remplaçante de Diana Rigg après que celle-ci eut quitté les Avengers.

Le souffle explosion d’une valise piégée dans la section Q locale détruit une vitre, mais celle-ci apparaît miraculeusement intacte par la suite (8’06’’).

Quand Tania ouvre la lettre piégée, celle-ci s’enflamme du centre vers la périphérie, il en va inversement quand Simon la jette à l’extérieur.

L'action se déroule en Suisse, mais Simon paie le moine avec des Marks allemands.







Dernière édition par Estuaire44 le Mar 1 Oct 2013 - 18:46, édité 1 fois
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Re: Série "Le Saint"

Message  Patricks le Mar 1 Oct 2013 - 7:12

Aucun souvenir de celui là.
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Re: Série "Le Saint"

Message  Estuaire44 le Mar 1 Oct 2013 - 19:52

Copies conformes (A Double in Diamonds, 5-24, ***)
Date de diffusion : 05 mai 1967 (Who's Who ?? : 06 mai 1967)
A la demande de Lord Gillingham, un joaillier ami de Simon réalise la copie d'un superbe collier de diamants, mais est ensuite assassiné. Le Saint découvre que la commande a été en fait effectuée par, Kate, la secrétaire du Lord, acoquinée à une bande de malfrat désireux de procéder à un échange durant un défilé de mode. Mais le collier volé est lui même une copie, les versions étant portées par des sœurs jumelles mannequins. Déjoué, le gang enlève alors Mary, la fille de Lord Gillingham, mais est finalement dupé par Simon, à Paris.

Ce récit nerveux et aux nombreux rebondissements se suit avec un vif plaisir. Derrière les habituels affrontements opposant le Saint et ses antagonistes, on y retrouve toue la saveur des histoires de chasse au trésor, avec cet insaisissable collier voyageur, dissimulé ses copies. De fait le récit optimise le thème du double, bien connu des amateurs des Avengers, en n’hésitant pas à cumuler jumelles et colifichets ! Le ton itinérant de l’action de l’histoire lui impulse un tonus supplémentaire, d’une famille aristocratique anglaise archétypale au petit monde de Pigalle. On remarque que, si cette saison circonscrit davantage les tribulations du Saint à l’Europe, elle n’hésite pas à faire voyager le héros en cours de récit. Un pari gagnant, de même que le récente prédiction pour l’insertion de chanson.

Sans se départir des clichés coutumiers, l’épisode s’adorne également d’une profusion de jolis minois, ainsi que de très bonnes idées. Il en va ici du notable laps de temps accordé au défilé de mode. Cette originalité au sein de la série s’avère visuellement fort réussie, tant du point de vue des costumes que des charmants mannequins, pour un effet plus glamour que son équivalent de Two is a crowd. Indiquer l’identité des coupables représente un choix judicieux, accordant davantage de liberté pour le développement des péripéties. Outre de pittoresques seconds rôles, On s’amusera également de découvrir Yolande Turner et Cecil Parker restituer le duo Miss Pegram/Glover d’Un petit déjeuner trop lourd, mais dans des positions sociales inversées. Yolande Turner, toujours impeccable, convainc dans ce rôle davantage dramatique qu’à l’ordinaire, à côté de jeunes comédiennes manquante encore souvent de métier.

Les jumelles sont interprétées par les sœurs Dora et Doris Graham, qui seront par la suite pareillement associées à l'écran (Dad's Army).

Yolande Turner (Kate) eut une carrière limitée à plusieurs apparitions des années 60 et 70. Elle tint cependant trois rôles chez les Avengers. Elle fut ainsi la Miss Pegram de The £ 50,000  Breakfast, la réceptionniste perverse de The Girl from Auntie, amis aussi la voix d'Henrietta dans How to Suceed... at Murder.

Durant la scène d'ouverture, on voit que les boutons de manchette du Saint arborent son célèbre emblème.

Plusieurs sites londoniens sont aperçus au cours de l'épisode : le Palais de Westminster, le London Wall, Kensington Palace Gardens, etc.

La boutique du joaillier se trouve à Hatton Garden. Cette rue située à proximité de la City st effectivement réputée pour ses très nombreuses bijouteries de luxe, tout comme la Place Vendôme à Paris. Elle est également le centre du commerce diamantifère anglais. Cette tradition joaillère remontre au Moyen-âge, lorsque le vieux Londres se structurait en quartiers centrés autour d’activités précises.





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Re: Série "Le Saint"

Message  Patricks le Mar 1 Oct 2013 - 20:09

Pas franchement terrible comme souvenir cet épisode. Quand on l'évoque, je pense à un autre, "Le sosie" avec Gregoire Aslan.
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Re: Série "Le Saint"

Message  Estuaire44 le Mar 1 Oct 2013 - 21:22

Un vieil ami (The Power Artist, 5-25, *)
Date de diffusion : 19 mai 1967
Le jeune sculpteur Perry s'en prend au célèbre Simon Templar, l'accusant d'avoir des vues sur sa fiancée, Cassie. Mais Perry est assassiné par le sinistre Vogler, désireux de faire porter la responsabilité du crime sur le Saint, afin de venger de la ruine de ses plans (The Death Game). Cassie et le Saint vont s'allier à l'Inspecteur Teal pour révéler la vérité, recevant au passage l'aide d'un groupe de jeunes hippies.

Suite de l’absolument remarquable The Death Game, l’épisode souffre d’apparaître au combien moins ambitieux et abouti que son devancier. Certes l’introduction séduit par son mystère original et sa situation quasi hitchcockienne, voyant le héros plongé dans une situation totalement incompréhensible et menaçante. Sauf qu’ici nous n’avons pas affaire à un quidam dépassé, mais bien à Simon Templar, le Saint ! Après cette mise en bouche, c’est bien simple, tout va de mal en pis. L’intrigue devient statique et s’attarde beaucoup trop dans le studio du défunt artiste, sans doute pour rentabiliser un impressionnant décor, relevé d’art moderne. Les péripéties s’avèrent ensuite convenues et minimalistes, mais surtout lestées du boulet représenté par le groupe des hippies.

D’abord amusante ouverture sur l’environnement contemporain de la série (le fameux Summer of Love s’annonce), au plaisant humour potache, les joyeux hurluberlus lassent rapidement. Ils se montrent répétitif dans leurs version Sixties du clip Wannabe des Spice Girls et occupent une place toujours plus absurdement prépondérante au sein d’une intrigue s’effilochant concomitamment. Jusqu’à aboutir à un final au débridé qu’inconsistant et inachevé, à l’image de ce que connaît le pastiche de Casino Royale en cette même année 1967.

On pourra apprécier la présence plus importante qu’à l’accoutumée du savoureux Inspecteur Teal (la confrontation avec les Hippies se montre effectivement divertissante) ou les répliques amusantes décochées par une Pauline Munroe ne manquant pas de chien. Surtout George Murcell brille de nouveau en incarnat un derechef sinistre et machiavélique Vogel, clairement connoté Blofeld, et qui bénéficie ici du Retour de la Vengeance de rigueur. Qu’il soit le seul ennemi de Templar a ainsi revenir reste une bonne idée en soi. Mais demeure la sensation d’un épisode cherchant plus à coller avec opportunisme à l’air du temps qu’à bâtir une réelle histoire.


George Murcell (Vogler) a surtout joué des rôles dans des séries télévisées : Destination Danger, Le Baron, Le Saint, Amicalement Vôtre, Jason King, Les Professionnels, ainsi que deux épisodes des Avengers Square root of evil et Meurtres à épisodes. De très brèves apparitions au cinéma dont des petits rôles dans le pré-générique d'On ne vit que deux fois et The Assassination Bureau avec Diana Rigg.

Pauline Munroe (Cassie) appartient a ces nombreuses charmantes actrices dont la majeure partie de la carrière se résume à de piquantes apparitions au sein des productions des années 60. Elle participe néanmoins à quelques séries marquantes, telles Adam Adamant Lives ! ou Public Eye.

Plusieurs sites londoniens sont aperçus au cours de l'épisode : Park Street, Belgrave Square, Trafalgar Square...

La voiture des Hippies porte l’inscription Mick Jagger for Premier (« Mick Jagger Premiers Ministre »). Depuis 1965 les Rolling Stones, connaissent la gloire et se situent pleinement dans la modernité. L’album Aftermath marque les esprits, de même que des tubes devenus légendaires, tels Satisfaction ou Paint it black. L’année 1967 voit le groupe accompagner l’arrivée de cette Love Generation évoquée dans l’épisode, avec le très expérimental album Their Satanic Majesties Request. Il fait pièce au Sergent Pepper des Beatles, qui connaitra davantage de succès cette même année. « Les Stones font tout six mois après nous », devait ironiser John Lennon.






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Re: Série "Le Saint"

Message  Estuaire44 le Mar 1 Oct 2013 - 22:28

Qui est le traître ? (When Spring is Sprung, 5-26, **)
Date de diffusion : 02 juin 1967
Après s'être vanté de pourvoir facilement faire évader un espion soviétique détenu, le célèbre Simon Templar est contacté par l'Intelligence Service, pour qu'il exfiltre John Spring, qui est en fait un agent double. Son épouse se joint à cette demande. Le Saint va faire équipe avec la belle Toby Robins, afin de circonvenir l'Inspecteur Teal, chargé de la surveillance du prisonnier .En fait les services russes se sont fait passer pour les anglais, afin de manipuler le Saint. Mais celui-ci évente la ruse et va prendre ses adversaires à leur propre piège.

La présence du toujours épatant George Pastell, de la Riviera française et de l’emblématique aéroport de Nice-Côte d’Azur permet de boucler joliment la boucle avec The Queen’s Ransom, l’épisode inaugural de la saison. Pour le reste celle-ci s’achève sur un opus non déplaisant mais relativement mineur. L’histoire se contorsionne et s’alambique à l’excès afin de parvenir à la chute souhaitée. Il en découle de nombreuses scènes de mise en place redent le récit bavard et au final très pauvre en action. L’utilisation habile du thème du double jeu, l’un des piliers du récit d’espionnage, maintient néanmoins l’intérêt. Le Saint demeure également agréablement itinérant au sein d’un même épisode et voit son amitié avec Claude Eustache agréablement mise en avant.

La mise en scène ne peut guère susciter d’étincelles dans ces conditions et doit s’appuyer sur des décors plus minimalistes qu’à l’accoutumée. Une faiblesse compensée par de nombreux extérieur agrémentés de superbes voitures d’époque et de plans de Mews ressemblant trait pour trait à la rue où réside un certain John Steed. Au sein d’une distribution assez automne, les amateurs des Avengers auront le plaisir de reconnaître un Allan Cuthbertson nettement au-dessus. L’un dans l’autre un épisode respectable, souffrant surtout d’une incapacité à apporter une conclusion relevée à cette saison par ailleurs réussie. Il faut dire que jamais la série ne marquera cette occurrence par un opus particulier, les cliffhangers conclusifs étant encore rarement à la mode dans les Sixties, hormis chez le Docteur.

George Pastell (Vulanin), figure régulière d’antagoniste étranger, participa quatre fois à la série et joua Arkadi dans Honey for the Prince (Chapeau Melon).

Allan Cuthbertson (Hannerly). Né en Australie, il est arrivé en Angleterre en 1947. Il joua dans quatre épisodes de Chapeau Melon : The Deadly Air, Mort en magasin, La porte de la mort et Le document disparu.

Plusieurs sites londoniens sont aperçus au cours de l'épisode : l'Old Bailey, New Scotland Yard, le Foreign Office.

Cette saison les aventures du Saint se seront déroulées en Angleterre, en Ecosse, en Irlande en Suisse, à Monaco, en Italie (Venise et Rome), en France (Paris, Côte d’Azur et Chamonix), au San Pablo (Amérique du Sud), aux Caraïbes, au Pérou, en Hollande, en RFA et en RDA (Berlin et Leipzig).








Fin de la saison 5 des prouesses du Saint. Une pause et on retrouve Stargate SG-1 : Annubis frappe à la Porte.
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Re: Série "Le Saint"

Message  Dearesttara le Mar 1 Oct 2013 - 23:31

Excellent, Estuaire44 ! Une saison de plus à ton actif déjà bien impressionnant ! 1010
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Re: Série "Le Saint"

Message  Invité le Dim 6 Oct 2013 - 19:41

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Re: Série "Le Saint"

Message  Estuaire44 le Sam 1 Mar 2014 - 12:57

Saison 6 (1968-1969)
Antiquités (The Gadic Collection, 6-01, ****)

Date de diffusion : 22 septembre 1968 (The Forget Me Knot : 25 septembre 1968)
Le Saint se rend à Istanbul pour assister à l’exposition d’une fabuleuse collection d’antiquités, récemment restaurée. Mais Il s’avère que Kemal, talentueux copiste, a remplacé les pièces par des copies, aidé, par sa séduisante nièce, Diya. La police suspecte le Saint, de même que Turen, richissime collectionneur fanatique qui n’hésite par à le kidnapper puis à le torturer. Simon parvient à s’évader avec l’aide de Diya, l’épouse de Turen haïssant ce dernier. Il s’associe à Ayesha quand Kemal est assassiné par un associé. Les pièces sont restituées aux autorités et le Saint dupe Turen en lui revendant à prix d’or les copies.

Cette ultime saison des aventures de notre chevalier errant anglais débute par un opus de fort bon aloi. La multiplicité des forces en présence suscite de nombreux rebondissements, certes classiques, amis efficacement amenés par le scénario. Le suspense demeure constant, alors que le Saint se voit plongé dans une situation fort délicate, traqué autant par une police autrement plus brutale que l’Inspecteur Teal, et par tout un aréopage de malfrats hauts en couleur. L’intrigue, fort prenant,  revête vite l’allure d’une poursuite effrénée, où Simon doit sans cesse faire feu de tout bois. La mise en scène de Freddie Francis se montre alerte, tandis que des inserts s’affranchissent  de la carte postale pour nous immerger dans le si vivant Istanbul de l’époque. Les décors bénéficient de jolis colifichets et ouvrages d’art, exploitant parfaitement le thème de l’exposition. L’épisode rend de fait un bel hommage à cette ville mythique emblématique des récits policiers d’espionnage des Sixties (From Russia With Love, Topkapi) Les scènes d’action se multiplient, mais sans sacrifier une réjouissante galerie de portraits, portée par d’excellents comédiens.

Parmi de nombreux seconds rôles servis par des acteurs éprouvés, Martin Benson, tout à fait dans son emploi,  excelle dans le rôle d’un policier aussi rude que madré. Le clou du spectacle demeure évidemment la prestation une nouvelle fois en roue libre du fabuleux Peter Wyngarde. Celui-ci aussi génialement excessif que lors de La fête romaine, le Levantin sybarite, cruel et mégalomane succède avec succès à son alter ego romain, de même que le supplice des murs se refermant sur Simon vaut bien celui des lions. On apprécie que le récit rende justice au comédien en prenant le temps d’insérer des scènes de dialogues savoureusement théâtraux, avec le Saint ou son épouse. Georgia Brown se montre d’ailleurs tout à fait pétillante dans le rôle de la vénale et énergique Dyla, largement aussi spectaculaire que son mari et formant une partenaire à part entière du héros. Par contre Ayesha se limite à la charmante damoiselle en détresse habituelle. Antiquités sacrifie d’ailleurs à quelques autres clichés de la série (ami de Simon assassiné, félon discernable depuis la stratosphère), mais, avec son tonique alliage d’action, de charme, d’humours et d’exotisme, il  constitue une parfaite mise en valeur de l’univers du Saint.

Le scénario reste l’un des très rares de la série à avoir reçu une totale approbation de Leslie Charteris. Etrangement le nom aucun scénariste n’a été révélé par la production lors de la diffusion, même si Philip Broadley fut plus tard évoqué.

Pour représenter la ville, Freddie Francis, le metteur en scène de l’épisode, a utilisé des chutes d’un pré tournage qu’il avait réalisé à Istanbul, pour un film qui ne se fit finalement pas.  

Georgia Brown (Dyla) a débuté comme chanteuse de cabaret. Par la suite elle fut surtout une comédienne de théâtre, tout en enregistrant plusieurs albums jazzy. Amie de la chanteuse de jazz Annie Ross, elle participa aux débuts du trio vocal Lambert, Hendricks & Ross, qui connut un grand succès au cours des années 60. Elle a choisit son nom de scène en référence à un standard de 1925, Sweet Georgia Brown.

Nicole Shelby (Ayesha) participa à l’épisode de chapeau Melon They Keep Killing Steed, où elle est l’une des jeunes filles poursuivant le Baron Von Kurt. Elle reste surtout connue pour sa participation au show de Benny Hill, durant les années 70.

Peter Wyngarde (Turen) demeure un méorable invité des Avengers (Le Club de l'Enfer, Caméra meurtre. Il est né à Marseille. Enfant, il fut détenu dans le camp de Lung-Hai en Chine après l'invasion japonaise en 1941. Le rôle de Jason King dans les séries Département S (1969-70), puis Jason King (1971-72) centrées sur son seul personnage, l'a rendu célèbre, notamment pour sa moustache et ses cravates flamboyantes. Auparavant, il avait tourné dans Le Saint (deux épisodes) et Le Prisonnier (Numéro 2 dans Échec et mat). Sa dernière apparition à l'écran remonte à 1994 dans un épisode des Mémoires de Sherlock Holmes.





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Re: Série "Le Saint"

Message  Dearesttara le Sam 1 Mar 2014 - 13:37

Et en avant pour une nouvelle saison ! cheers

WTF ? La tête de Wyngarde !! Shocked
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Re: Série "Le Saint"

Message  Patricks le Sam 1 Mar 2014 - 13:51

Pas de nostalgie envers cet épisode, lors de la rediff 1973, il est passé un jour où j'étais au collège. J'ai dû attendre les rediff 1976 et 1979 (série trois fois diffusée après aujourd'hui madame!) pour le voir. Il ne m'a pas marqué.
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Re: Série "Le Saint"

Message  Estuaire44 le Sam 1 Mar 2014 - 16:53

Le Noyé (The Best Laid Schemes, 6-02, ***)
Date de diffusion : 29 septembre 1968 (Game : 02 octobre 1968)
Sur le littoral anglais, le Saint vient en aide à la jeune Diana. Celle-ci est terrorisée, car venant de découvrir le corps de son oncle, le Capitaine Fleming, victime d’une noyade. Ce dernier était propriétaire d’une vaste flotte de pèche mais subissait les attaques d’un concurrent, Ballard. Peu de temps après, Arlène, la veuve, affirme reçoit des coups de téléphone en provenance de son défunt mari ! Les phénomènes étranges se multiplient et Arlène, nerveusement épuisée, doit être hospitalisée par le Dr. Ormsby. Le Saint mène l’enquête pour découvrir la vérité dissimulée derrière ces prétendues manifestations de l’au-delà.

Le Noyé compose un superbe épisode d’atmosphère. Depuis La Quatrième Dimension jusqu’au contemporain Supernatural, les appels téléphoniques ne provenance de l’Au-delà ont toujours généré des atmosphères énigmatiques et effrayantes, et le présent opus ne déroge certes pas à la règle. La fatidique communication produit pleinement son effet introduisant une bascule dans une tonalité aux lisières du Fantastique, originale au sein de la série. Les différences scènes développant cet aspect relèvent de l’arsenal bien connu des histoires de maison hantée, mais mises ens cène avec efficacité par la mise en scène de John Moxley. Celui-ci joue avec maîtrise de la musique et d’angles suggestifs. Un admirable travail de photographie en teintes froides apporte également beaucoup à l’ambiance étonnamment angoissante du récit, prolongeant d’ailleurs les nombreuses superbes scènes en extérieures ‘littoral, villages de pêcheurs).

Le grand atout de l’épisode demeure la remarquable prestation de Sylvia Syms, exprimant de manière parfaitement crédible l’effroi exprimé par Arlène. Les auteurs ont l’intelligence de lui accorder de nombreuses scènes en quasi solo, sans la présence d’un Roger Moore traditionnellement si omniprésent. Un pari audacieux mais remporté haut la main, tandis que d’excellents acteurs, comme souvent également vus chez les Avengers (Gabrielle Drake, Fulton Mackay, etc.) complètent agréablement la distribution. Le scénario hésite malheureusement entre deux genres se développant en Whodunit crapuleux, alors qu’aucun des suspects envisagés n’aurait réellement intérêt à une éventuelle mise en scène. Le récit ne surpasse pas cette difficulté, d’où parfois une impression d’artificialité. On reste extérieur à cet aspect jusqu’à la révélation du pot aux roses par Simon, avec un drame amoureux s’accordant in extremis à la tonalité dramatique impulsée par la réalisation.

Après son apprentissage à la RADA, Sylvia Syms (Arlene) connut une belle carrière au cinéma. Toujours active aujourd’hui, elle participe depuis 2007 à EastEnders, soap au long cours de la BBC.  Elle va jouer dans  quatre épisodes du Saint, dont The Fiction Makers.

Gabrielle Drake (Diana) a travaillé comme fille au pair à Paris avant de s'inscrire à la RADA (Royal Academy of Dramatic Art, l'équivalent du Conservatoire français). Elle a été testée pour jouer les rôles d'Emma Peel et de Tara King. Elle avait un rôle majeur dans la série UFO (1970) et a participé aux séries Les Champions et Les Professionnels (de Brian Clemens). Dans Chapeau Melon, Gabrielle Darke interprète la féline Angora (Le tigre caché) et la Penny de Méfiez-vous des morts. Elle est apparue dans quelques rôles mineurs assez déshabillés au cinéma au début des années 70 et elle est la voix du livre audio The Kama Sutra (1994). Elle vit dans une abbaye médiévale dans les Midland.

Le littoral le long duquel roule la ST1 de Simon tout au long de l’épisode est celui de Lowestoft, dans le Norfolk. Il s'agit du point le plus oriental des îles britanniques. De ce fait, il s'agit du site ayant reçu le plus de bombardements par habitant durant la seconde guerre mondiale. Depuis toujours un port de pêche, Lowestoft connaît une profonde évolution durant les années 60, avec le début de l'exploitation du pétrole de Mer du Nord. La ville servira de base logistique et technique aux différentes plateformes offshore.

Le titre original de l’épisode, repris comme souvent dans la tirade finale du Saint, est une citation de vers d’un célèbre poème de l’écossais Robert Burns (To a Mouse, 1785) :
The best-laid schemes o' mice an' men
Gang aft agley,
An' lea'e us nought but grief an' pain,
For promis'd joy!







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Re: Série "Le Saint"

Message  Dearesttara le Sam 1 Mar 2014 - 17:45

Estuaire44 a écrit:
Dans Chapeau Melon, Gabrielle Darke interprète la féline Angora (Le tigre caché).

Penny également dans Méfiez-vous des morts ! hein
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Re: Série "Le Saint"

Message  Estuaire44 le Sam 1 Mar 2014 - 17:48

Un titre idoine pour cet  épisode du Saint !  Laughing

Merci, c'est ajouté !
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Re: Série "Le Saint"

Message  Invité le Sam 1 Mar 2014 - 17:56

Je l'ai vue aussi dans un épisode de Thrller. J'aimais bien Le Saint dans les années 70 lorsque j'ai découvert la série. Maintenant, cela m'a l'air très conventionnel et vu les photos, très 'carton-pâte' comme décors. Reste les acteurs qui sont souvent vus ailleurs : The Avengers, L’homme à la valise...
http://theavengers.fr/index.php/hors-serie/annees-1970/thriller-1973-1976/saison-6#5
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Re: Série "Le Saint"

Message  Dearesttara le Sam 1 Mar 2014 - 18:03

Estuaire44 a écrit:Un titre idoine pour cet  épisode du Saint !  Laughing

En effet ! Razz

Le carton-pâte ne me dérange pas perso. Quiconque a vu TZ et Dr.Who 1963 (ainsi que quelques nanars) est blindé de ce côté-là.
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Re: Série "Le Saint"

Message  séribibi le Sam 1 Mar 2014 - 18:12

Ca n'a pas le même effet pour TZ, et beaucoup d'épisodes sont filmés en décors naturels.
Dans le Saint (série qui "voyage" beaucoup), pour les scènes censés se passer à l'extérieur et aux 4 coins du monde, les tournages studio sont utilisés à tout bout de champs.
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Re: Série "Le Saint"

Message  Invité le Sam 1 Mar 2014 - 18:17

L'homme à la valise a également de nombreux passages en studio, lorsque l'action se passe à l'étranger (Afrique, RDA...), mais c'est tellement bien combiné et entrecoupé de passages en extérieurs que la mayonnaise prend beaucoup mieux.
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Re: Série "Le Saint"

Message  Patricks le Sam 1 Mar 2014 - 18:44

En 1973, l'épisode a été diffusé sans être annoncé, en 12e sur 13, après aujourd'hui madame, à la place de "La pièce d'or" qu'indiquait télépoche , mais avec le générique musical saison 5 !
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Re: Série "Le Saint"

Message  Estuaire44 le Sam 1 Mar 2014 - 19:56

La Pièce d'or (Invitation to Danger, 6-03, ***)
Date de diffusion : 06 octobre 1968 (The Super Secret Cypher Snatch : 09 octobre 1968)
Dans un casino londonien, le Saint vole à la rescousse de la belle Reb Denning, victime d’une agression. La superbe blonde lui révèle être un agent secret de la CIA et adresse au célèbre Simon Templar une invitation au danger : elle lui demande de l’aider à démasquer le réseau ennemi dont l’établissement est la couverture. Le Saint relève le défi, ce qui va le plonger dans une aventure particulièrement mouvementée. Reb va toutefois s’avérer être une redoutable arnaqueuse, désireuse de dérober le pactole du casino.

Lors de ses précédentes participations à la série, Terry Nation avait su apporter du sang neuf aux aventures du Saint, catapultant Simon dans des domaines aussi novateurs au sein de la série que la Science-fiction (Le laboratoire secret), le Fantastique (Sibao) ou le film de guerre (.a griffe du tigre). Dans un premier temps on ressent donc une déception certaine en le découvrant renoncer à ce renouvellement, pour se cantonner au secteur si rebattu du policier. Mais l’auteur parvient néanmoins à apporter une précieuse touche personnelle conférant une vraie originalité au scénario d’Invitation to Danger. En effet, au lieu de développer un intrigue linéaire, il déploie de nombreux thèmes emblématiques du genre, sur un rythme effréné (l’enlèvement, la damoiselle en péril, objet mystère, l’affrontement, les malfrats, la poursuite automobile…), lors d’un ensemble de prime abord inexplicable. La suite du scénario devient une astucieuse résolution du puzzle, avec la sublime Reb comme agréable tireuse de ficelles.

Nation accompagne cet aspect plaisamment énigmatique de plusieurs belles audaces en rupture ave les clichés de la série. L’ami rituel de Simon se révèle pour une fois un félon cupide. De plus le ton général reste celui d’un polar noir et violent, alors que les récits d’escroquerie étaient plutôt jusqu’ici traités sous l’angle comique, avec une complicité canaille de Simon. Rien de semblable ici, même si l’épisode joue sur l’évidente complicité entre Roger Moore et Shirley Eaton pour susciter quelques étincelles. L’actrice n’est sans doute pas la plus douée de sa génération mais sa beauté illumine réellement l’épisode. Même si les gangsters apparaissent derechef bien trop classiques, la présence de Julian Glover apporte une indéniable valeur ajoutée, Conjointement à Shirley Eaton, elle vaut un plaisant cachet 007 à l’opus, treize ans avant les retrouvailles avec Roger Moore dans Rien que pour vos yeux. Tout en refusant élégamment de se mettre en avant, Roger Moore se montre de nouveau efficace derrière la caméra, réussissant notamment plusieurs scènes d’action spectaculaires, ainsi qu’une belle poursuite automobile intégralement en extérieur.


Shirley Eaton (Reb), immortalisée par son apparition dans Goldfinger (la jeune femme asphyxiée en étant peinte en or), participe à deux autres épisodes : The Effete Angler et The Talented Husband, le pilote de la série.

Julian Glover (Falconi) a souvent joué des rôles de vilains dans des séries des années 60 et 70. Il est également un invité régulier des Avengers : Un Steed de trop, Le mort vivant, Double personnalité et Pandora.  Au cinéma, on a pu le voir dans Star Wars, l'Empire contre-attaque, Indiana Jones et la dernière croisade et un James Bond, Rien que pour vos yeux.

Après s’être échappés de l’entrepôt, Reb et Simon s’enfuient en voiture. Dans le plan suivant ils ont interverti sans aucune explication leur place respective de passager et de chauffeur.

Ecrit par Terry Nation, il s’agit du septième des neuf épisodes réalisés par Roger Moore.

Plusieurs sites londoniens sont aperçus au cours de l'épisode : Picadilly Circus, New Bond Street...

Quand Simon et Reb sont en voiture, le paysage est à l'évidence une peinture (5')

Outre Shirley Eaton et Julian Glover, Roger Moore aura croisé au cours de la série de nombreux comédiens participant par ailleurs à la saga James Bond : Honor Blackman, Anthony Dawson, David Bauer, Paul Stassino, Marne Maitland, Robert Brown, Joseph Furst, David Hedison, Eunice Gayson, Geoffrey Keen, Walter Gotell, Burt Kwouk, Lois maxwell, Vladek Sheybal, Velarie Leo,, Vernon Dobtcheff, etc.




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Re: Série "Le Saint"

Message  Estuaire44 le Dim 2 Mar 2014 - 19:37

L'Héritage (Legacy for the Saint, 6-04, **)
Date de diffusion : 13 octobre 1968 (You'll catch tour Death : 16 octobre 1968)
Ed Brown, figure du milieu à la retraite et connaissance de Simon, décède dans l’explosion de sa voiture. Son avocat invite sa fille Penny, le Saint, ainsi que quatre rivaux à découvrir son testament filmé. Ed accorde un million  de Livres au premier des présents qui parviendra à réunir un somme d’un même montant. Justement un transfert de capitaux protégé par l’Inspecteur Teal va atteindre le million. Les truands enlèvent Penny, ce qui conduit le Saint à participer au hold-up. Il parvient à démasquer Ed, bien vivant et manipulant ses concurrents pour qu’ils réalisent le travail à sa place.

Pour les amateurs des Avengers, l’épisode revêtira d’amusantes convergences avec Le legs. On y trouve pareillement un baron du crime simuler sa mort pour duper ses prétendants, avec une chasse au trésor les confrontant à de multiples périls. Mais là où l’intégration de Steed et Stara se justifiait pleinement, ici on peine à comprendre le but de la présence du Saint. La prise de risques apparaît inutile, tandis que le scénario présente d’autres faiblesses. L’exposition de la situation prend beaucoup trop de temps (presque la moitié du récit), pour en suite ne déboucher essentiellement que sur la narration efficace mais très classique d’une attaque de convoi. De plus le pot aux roses se voit très vite éventé, puisque que l’on voit l’avocat placer la bombe et ensuite se conformer strictement aux volontés du prétendu défunt, l’intrigue ne tente jamais de lui attribuer un mobile crédible.

Legacy for the Saint bénéficie toutefois de quelques scènes distrayantes, grâce à la rivalité amicale toujours plaisante entre Claude et Simon et surtout grâce aux trognes des pittoresques truands. La musique se montre alors  ouvertement ironique et le scénario aurait sans doute du jouer pleinement la carte de la comédie. On est également sensible au charme très Sixties de la piquante Stephanie Beacham. La jeune actrice, très prometteuse, apporte un vrai chien au personnage de Penny et trouve le ton juste face à un Roger Moore toujours aussi complice de ses partenaires féminines. Outre la somptueuse Rolls-Royce d’Ed, les nombreuses allées et venues liées à l’attaque du convoi permettent au moins de découvrir de superbes voitures d’époque, filmées en extérieur dans la belle campagne anglaise. Il reste néanmoins  dommage que le scénario passe à côté de son sujet.


T. P. McKenna (Tony) a participé à trois épisodes des Avengers: Le Cheval de Troie, Mort en magasin et Je vous tuerai à midi. Très présent au théâtre, cet acteur irlandais a connu une belle carrière tant à la télévision (Doctor Who) qu’au cinéma (Les Chiens de paille, 1971, Valmont 1989…). À la radio, Thomas Patrick McKenna connaît une grande popularité dans la dramatique à succès de la BBC Baldi (depuis 2000).

Stephanie Beacham (Penny) est à l'orée d'une belle carrière, sur les planches et à la télévision. Elle participe à de nombreuses séries (Callan, UFO, Jason King, Charmed, Les condamnées...) mais demeure surtout connue pour le rôle de Sable Colby, dans Dynastie. Elle est  complètement sourde d'une oreille depuis sa naissance. En 2010, elle participe à Celebrity Big brother.

Si les images demeurent identiques, une nouvelle musique de générique apparaît à l’occasion de cet épisode.






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Re: Série "Le Saint"

Message  Patricks le Dim 2 Mar 2014 - 22:40

La pièce d'or, aucun souvenir (même si j'ai le dvd sorti en kiosque)

L'héritage a été diffusé en 2e épisode après chinoiseries, et avant "la vengeance", en avril 1976, avec un nouveau générique plus lent, prenant la suite des 13 épisodes diffusés en 1970 et 1973. Mais ces épisodes de 1969 étaient inédits en France alors, diffusés après aujourd'hui madame.
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Re: Série "Le Saint"

Message  Estuaire44 le Mar 4 Mar 2014 - 0:49

Un diplomate disparu (The Desperate Diplomat, 6-05, ****)
Date de diffusion : 20 octobre 1968 (Split ! : 23 octobre 1968)

Jason Douglas, ami de Simon et diplomate d’un état africain, a disparu. Il a en sa possession 750 000 Dollars, destinées à assurer le développement de son pays. Mais il est poursuivi par un gang dirigé par le brutal Walter Faber, désireux de s’emparer du pactole. Faber enlève Sara, la fille de Jason et propose au Saint de l’échanger contre l’adresse où se cache son père. Simon parvient à libérer mais ils découvrent que Faber est parvenu à débusquer Jason à Genève. Le Saint ne peut empêcher la mort de Jason, mais met hors d’état de nuire Faber.


Terry Nation parait abandonner  ici abandonner tout velléité de dynamiser les aventures du Saint en leur apportant des thématiques ou des traitements nouveaux. Bien au rebours, son intrigue se résume à un assemblage minimaliste de postures maintes fois vues au cours de la série et se résumant de fait à deux simples confrontations entre Simon et la gang adverse, en Angleterre puis en Suisse. Toutefois, s’il semble prendre son parti des contraintes inhérentes aux scénarios du Saint, Nation démontre ici comment un auteur talentueux peut parvenir à sublimer un faible canevas narratif. Refusant de totalement s’insérer dans le polar traditionnel il aère le récit en l’ouvrant largement sur la modernité de l’époque, via des lieux emblématiques  (boutique de mode très Mary Quant, avec l’Union Jack de rigueur, ou la Post Office Tower, bien connue des amateurs des New Avengers) ou l’électrisant par une érotisation plus accentuée que de coutume (jolie lingerie d’époque !).

Surtout Nation soigne comme rarement au cours de la série la personnalisation de l’antagoniste ; Superbement incarné par Robert Hardy, Faber se montre passionnément hors normes, avec un sadisme et une brutalité affleurant sous aune apparence bonhomme et policée. Un véritable choc, d’autant que l’auteur évoque sans fard la réalité crue de la mort. Porté à un paroxysme, sa violence et son aura ténébreuse font basculer le scénario dans un pur et éprouvant thriller, bien au-delà de la simple narration des péripéties. Roger Moore joue astucieusement le jeu, rendant Simon bien plus sombre qu’il ne l’a été depuis longtemps, pour un âpre et impitoyable duel. On apprécie également la présence du spécialiste David Cargill au sein du gang, tandis que Suzan Farmer, certes cantonnée au registre habituel des Templar’s Girls, brille par son charme et son évidente complicité avec Roger Moore.

Nation se trouve un puissant relai en la personne d’un Ray Austin effectuant ici sa première mise en scène pour la série. Il tire un excellent parti des décors intérieurs comme support des affrontements, amis aussi des nombreux extérieurs. The Desperate Diplomat confirme leur présence renforcée en cette saison, tandis qu’Austin les optimise pour rendre nerveuse la scène en soi classique d’échange otage/rançon. Surtout il apporte son inégalable savoir faire en matière de scène d’action, nous offrant trois scènes superbes et variées : bagarre, fusillade puis poursuite automobile. Un véritable festival, conférant là aussi une dimension supplémentaire à des confrontations de nature classique par ailleurs. On regrettera simplement la qualité étonnamment détestable de l’habituel paysage défilant pour simuler le déplacement d’une voiture, aux couleurs totalement délavées.

Robert Hardy (Faber) se fit connaitre comme acteur shakespearien, sur scène et à la BBC. Il devint également un grand spécialiste du cinéma anglais pour les rôles de personnages historiques, notamment Winston Churchill. En 2005, Hardy incarne encore le Président Roosevelt pour le téléfilm français Le Grand Charles. Il fut également Cornelius Fudge, le Premier Ministre de la magie, dans la saga Harry Potter. En 1981, il fut élevé au rang de Commandeur de l’Empire britannique.

Suzan Farmer (Sara) participera à trois autres reprises aux aventures du Saint (The Latin Touch, The Sign of the Claw et The Convenient Monster). L’actrice connaît une vraie popularité durant les années 60 et 70, avant de se retirer. Elle participe notamment à plusieurs films d’épouvante de l’époque, ainsi qu’à l’épisode That’s Me over There, d’Amicalement vôtre. Elle fut l’épouse d’Ian McShane.

Ecrit par Terry Nation, l'épisode est le premier des deux réalisés par Ray Austin pour la série.

Comme de coutume dans les séries de l'époque, l'article concernant le Saint est clairement collé sur le journal (21').

Le village où Simon rencontre Sara est Aldbury, bien connu des amateurs des Avengers (Dead Man's Treasure, Murdersville).

Durant la poursuite finale, la voiture de Faber se renverse sur le coté, mais est ensuite inexplicablement vue sur ses quatre roues.

Lors de la fusillade contre Douglas, un impact apparaît dans la porte, avant que le Saint n’ait tiré le moindre coup de feu.

Quand Jason, mort, est allongé sur la table, on voit à l’évidence que son interprète respire, du fait de ses mouvements d’estomac.






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Re: Série "Le Saint"

Message  Patricks le Mar 4 Mar 2014 - 7:19

Je ne mets qu'une étoile à celui là, pour Suzan Farmer, épisode découvert lors de sa première diffusion vacances de pâques 1976
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Re: Série "Le Saint"

Message  Estuaire44 le Mar 4 Mar 2014 - 21:38

Les Mercenaires (The Organization Man, 6-06, *)
Date de diffusion : 27 octobre 1968 (Whoever shot Poor George oblique stroke XR40 ? : 30 octobre 1968)

Dans un établissement de remise en forme situé à la campagne, Simon repère d’étranges  d’individus semblant suivre un entrainement paramilitaire. Alors qu’il est approché par le chef du groupe, Roper, qui souhaite l’engager come second, le célèbre Simon Templar est également contacté par l’Intelligence Service. Il se voit demander de découvrir le fin mot de l’histoire, en association avec la charmante Kate. Le Saint découvre qu’il s’agit de mercenaires engagés pour libérer un traitre à la solde des Chinois. Ils se griment pour cela en régiment écossais.

Les amateurs des Avengers trouveront ici d’amusantes convergences avec les mercenaires pseudo militaires de Commando très spécial ou avec les gardes écossais félons d’Esprit de corps. De plus l’évocation des Health Farms si populaires en Angleterre ne sera pas sans évoquer Linda Thorson. On s’amusera également de constater que Roger Moore arbore fort bien le kilt. Pour le reste l’épisode n’offre guère de motifs d’intérêt. Le Saint se retrouve en situation de parfait espion, ce qui limite l’intérêt du personnage, malgré la personnalité de Roger Moore, tout en l’enchâssant dans une histoire convenue, aux effets maintes fois vus au cours de la décennie s’achevant. De fait le récit se limite à une intrigue ultra classique d’infiltration, avec tous les clichés que cela comporte (patron crédule sympathisant avec le héros, lieutenant méfiant, péripéties supposées mettre à mal la couverture, etc.) Les interprètes des antagonistes sont de qualité, mais Caroline Mortimer compose une Templar Girl particulièrement fade. La caméra trop sage de Leslie Norman n’apporte guère de valeur ajoutée, même s’il se confirme que cette ultime saison s’ouvre largement aux extérieurs, souvent superbes. On s’étonne toutefois d’y découvrir Roger Moore perpétuellement remplacé par d’évidentes doublures, lui qui paie tellement de sa personne lors des combats et autres scènes d’action en studio.


Caroline Mortimer, issue d’une grande famille d’écrivains et de journalistes fut formée à la RADA. Par la suite elle devint une figure régulière de la télévision anglaise, apparaissant dans nombre de téléfilms et séries (Cosmos 1999, The Cleopatras…).

Durant toutes les scènes en extérieur, le Saint est clairement interprété par une doublure de Roger Moore.

La scène d’introduction, où Simon semble accomplir le meurtre lui permettant d'intégrer l'organisation, est filmée à Battersea Park, l'un des grands espaces verts de Londres. Inauguré en 1858, le parc contient de nombreuses installations sportives ou d'agrément. On aperçoit longuement l'une d'elle, The Parade, un chemin suivant le cours de la Tamise et jadis utilisé par les fiacres.








Dernière édition par Estuaire44 le Mar 4 Mar 2014 - 22:48, édité 1 fois
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Re: Série "Le Saint"

Message  Patricks le Mar 4 Mar 2014 - 22:06

Je me souviens avoir adoré cet épisode, mais depuis le fossé HEVD, je crois Estuaire que nous n'avons pas les mêmes façons de juger. J'attends de voir ce que tu penseras de "La vengeance" (dont amicalement vôtre: une rancune tenace est un remake parfois au mot près), de "Le génie" (qui a un côté cryogénie mi invasion des terriens mi climat interférences) ou du portrait de Brenda.
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Série Le Saint

Message  Estuaire44 le Mer 5 Mar 2014 - 18:39

Le Sosie (The Double Take, 6-07, ***)
Date de diffusion : 03 novembre 1968 (False Witness : 06 novembre 1968)

A Athènes, le milliardaire Patroclos demande au célèbre Simon Templar de contrer un sosie tentant de s’emparer de sa fortune ! A Londres, le Saint se confronte à l’imposteur, mais celui-ci affirme être le véritable Patroclos ! Le Saint mène l’enquête, ce qui le conduit à s’intéresser de très près aux secrétaires des deux rivaux, toutes deux prénommées Annabel, mais très différentes l’une de l’autre. Simon débusque un trafic d’armes en partance du Pirée pour le Vietnam et démasque le seul et unique Patroclos, qui voulait en imputer la responsabilité à son sosie imaginaire.

Le Saint s'attaque ici au fameux thème des doubles, très présent chez les Avengers comme chez l'ensemble des séries d'espionnage de l'époque. La série a la bonne idée de traiter avec son génie propre, celui de Roger Moore, c'est à dire sous l'angle de la comédie. Évidemment les divers artifices utilisés pour nous faire croire à l'existence réelle d'un sosie s'avèrent transparents et relevant davantage du Boulevard. Mais l'intrigue conserve un réel intérêt car, si l'on devine rapidement l'entourloupe, l'énigme perdure jusqu’au bout quant à  l'objectif poursuivi. La tonalité de vaudeville soutient énergiquement le récit, avec les va-et-vient d'un Saint toujours entre deux avions, l'humour de la situation porte par le pittoresque Grégoire Aslan (quoique le double et véhément Patroclos devienne réellement lassant sur la fin) et, bien entendu l'incontournable touche féminine.  La vitalité de l'épisode doit beaucoup au charme et à l'abatage du duo Kate O'Mara/Denise Buckley, particulièrement élégantes et malicieuses. L'auteur varie suffisamment les caractères pour renouveler les effets, avec une Annabel II au caractère plus acéré que l'Annabel I.

On aurait toutefois apprécié davantage d'interactions entre les deux femmes, volontiers rivales.  Le Saint se montre fort heureusement beau joueur et parfait gentleman envers ces exquises arnaqueuses, permettant à al conclusion de demeurer idéalement située dans la comédie. Les seconds rôles relancent efficacement l'humour des situations et des dialogues, avec une jolie galerie de portraits (le journaliste fouinard, le valet obséquieux ou la vénale hôtesse). La mise en scène de Leslie Norman dynamise l'opus, avec une caméra mobile, d’intéressants extérieurs londoniens (la séries s'affranchit décidément quelque peu des studios) et une bagarre finale particulièrement spectaculaire. Les décors se montrent comme souvent des plus soignés, depuis enrichis de nombreuses magnifiques peintures. La forte présence des inserts et décors aéroportuaires, ainsi que l’aspect maritime final, évoquent joliment l'appel au voyage que constitue la série, tandis que le Saint lui même se voit croqué avec malice, incapable de résister à l'appel de  l'aventure ou à un joli minois.


Grégoire Aslan (Patroclos), d’origine arménienne, joua des rôles exotiques dans de très nombreux films américains et anglais. Il fut également un acteur fétiche de Claude Autant-Lara et un pensionnaire régulier d'Au théâtre ce soir.

Denise Buckley (Annabel I) connut une carrière limitée aux années 60 et 70. Outre quelques apparitions au cinéma, elle participa régulièrement aux séries produites par ITC (Randall and Hopkirk (Deceased), Man In A Suitcase, Department S, Thriller…). Dans l’épisode Dance Of The Dead du Prisonnier, elle incarne le Numéro 54, femme de chambre du Numéro 6. Denise Buckley est également la Sally Unstrutter du Stay Tuned des Avengers, l’automobiliste révélant la supercherie à Steed. Elle épousa le grand agent de comédiens Scott Marshall.

Kate O'Mara (Annabel II) fait ses débuts au théâtre dans Le Marchand de Venise (1963) et elle tourna dans des films d'horreur de la Hammer au début des années 70. Elle se concentra sur le théâtre et la télévision (Destination Danger, Le Saint – trois épisodes, Les Champions, Département S, Paul Temple, Jason King, Poigne de Fer et Séduction, Le Retour du Saint, Mission Casse-Cou, Dynasty, Dr Who, Absolutely Fabulous…). Elle a fondé une compagnie théâtrale dans les années 80 et elle a écrit deux livres au début des années 90. Dans Le Visage, (Chapeau Melon), elle interprète Lisa.

Simon se rend à Fleet Street, pour y rencontrer un journaliste du Daily Express. Fleet Street est une célèbre rue de Londres, historiquement l’axe majeur entre les Cités de Londres et Westminster. Elle est, entre autres, réputée pour avoir longtemps accueilli les sièges des principaux journaux anglais. La tradition remonte à 1500 (installation des premières imprimeries) et c’est là que fut édité le premier quotidien au monde, en 1702. Même si la plupart des publications ont désormais émigré vers le quartier d’affaires de Canary Dwarf, « Fleet Steet » demeure un synonyme de la presse nationale britannique.

L'ami journaliste de Simon travaille au Daily Express. Fondé en 1900 et toujours très populaire de nos jours, le quotidien connaît une réputation scandaleuse durant les années 60, du fait d'un conflit avec la famille royale. A bloody awful newspaper. It is full of lies, scandal and imagination. It is a vicious paper devait déclarer le Duc d'Edinburgh en 1962. Le choix de ce journal correspond donc bien aux relations parfois sulfureuses du Saint.

On aperçoit le bâtiment du journal dans Fleet Street. Inauguré en 1932 il est généralement considéré comme l'une des plus belles expressions de l'Art-déco à Londres. Sa fameuse façade noire utilise des matériaux modernes (chrome, marbre vitrifié), tandis que la somptueuse décoration intérieure intègre pleinement le design Art-déco. Des répliques du bâtiment ont été construites à Manchester et Glasgow, pour abriter les succursales du journal.








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