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Série "Madigan"

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Re: Série "Madigan"

Message  Patricks le Mar 20 Mar 2012 - 21:46

Un souvenir alors que je n'ai jamais revu la série depuis 39 ans. Le noir raciste. Le gangster blanc lui dit "vous pouvez m'appeler Al", le gangster black lui dit "d'accord al, continuez à m'appeler Monsieur".

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Re: Série "Madigan"

Message  Patricks le Mar 20 Mar 2012 - 23:32

On est souvent déçu quand on a sublimé une série ou un film non diffusé depuis des décennies, mais ce n'est pas mon cas pour "Madigan" : 4 melons à "Enquête à Harlem". C'est quasiment de l'inédit pour moi, car je ne me souviens plus des intrigues à part les détails infimes mentionnés dans les autres posts.

Elle n'était pas proposée sur I offer mais c'est tant mieux, je l'ai en français. La voix française de Widmark m'est familière. Par contre, ce n'est pas le même doubleur que pour "Coma" où sa VF est plus grave.
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Re: Série "Madigan"

Message  Patricks le Ven 23 Mar 2012 - 22:20

Je visionne le troisième épisode de "Madigan" : "Enquête à Lisbonne". Je trouve cela toujours aussi bon.
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Re: Série "Madigan"

Message  Patricks le Ven 23 Mar 2012 - 23:01

Attention Spolier


Spoiler:
La fin de l'épisode se termine par une fusillade à quatre dont seul Madigan réchappe, bravo Denis pour ta mémoire, car moi je ne me souvenais ni de cette scène, ni de rien de l'épisode
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Re: Série "Madigan"

Message  Invité le Ven 23 Mar 2012 - 23:04

Ok, bien mais c'est la seule scène dont je me souvienne de toute la série !
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Re: Série "Madigan"

Message  Patricks le Jeu 29 Mar 2012 - 22:50

4 épisodes vus sur 6.

Mon top des épisodes vus

1. Enquête à Harlem ****
2. Enquête à Londres ****
3. Enquête à Naples ***
4. Enquête à Lisbonne ***
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Re: Série "Madigan"

Message  Invité le Ven 30 Mar 2012 - 8:39

Donc, pour l'instant : tous bons. Et le générique, comment est-il ?
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Re: Série "Madigan"

Message  Dearesttara le Ven 30 Mar 2012 - 9:58

Pas vraiment de générique, mais en fait seulement les premières images de l'épisode seulement. Voici l'ouverture de l'épisode 3. Vois par toi-même. Very Happy

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Re: Série "Madigan"

Message  Patricks le Ven 30 Mar 2012 - 10:13

Pas de générique, mais moi j'ai les titres EN FRANCAIS.

Je ne me souviens pas si en 1973 il y en avait un.
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Re: Série "Madigan"

Message  Patricks le Dim 1 Avr 2012 - 22:36

Enquête à Manhattan, vision de l'avant dernier Madigan ** le moins bon jusqu'à présent
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Re: Série "Madigan"

Message  Patricks le Mar 3 Avr 2012 - 22:36

Enquête à Park Avenue * avec Charles Cioffi, pour moi le moins bon de la série.

Je suis curieux de voir si Denis fait la même analyse que moi.
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Re: Série "Madigan"

Message  Invité le Mar 3 Avr 2012 - 22:51

Donc, c'est de moins en moins bon vu tes avis.
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Re: Série "Madigan"

Message  Patricks le Ven 6 Avr 2012 - 17:26

Je pense que le temps enjolive les souvenirs, j'ai vu ces six épisodes avec ma grand-mère en novembre décembre 1973, et ne les avait jamais revu. J'ai montré les DVD à ma mère qui s'est souvenu de Widmark pour ses rôles dans les western. Elle n'avait pas vu la série en 1973.
Il me semblait quand même que c'était mieux que cela, ce qui refroidi un peu pour "Baretta" et "Serpico" qu'à l'époque je trouvais moins bien que Madigan.
Maintenant, j'adorerai revoir "Les Monroe" découvert en 72 et "Le Ranch L" en 73, dont j'ai revu depuis des épisodes (Au moins pour "Les Monroe" en 1975. Si je les trouve en VF, j'espère ne pas être déçu par mon souvenir.
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Re: Série "Madigan"

Message  Invité le Lun 9 Avr 2012 - 20:39

Enquête à Londres / The London Beat. §§

Le sergent Dan Madigan débarque à Londres pour coincer un gangster américain qui s’est réfugié dans la capitale britannique. Malgré l’élimination de son indic, le policier new-yorkais se retrouve rapidement sur la piste d’un trafic de fausse monnaie.

Dan Madigan est appelé en Angleterre pour démanteler la bande de Borden qui a échappé de justesse à la police new-yorkaise. Il compte retrouver un indicateur, Joey Chapman, mais celui-ci est liquidé par les hommes de main de Borden après que le gangster ait remarqué la disparition d’une liasse de faux billets de mille livres sterling dans son coffre. Néanmoins, il manque un billet de vingt livres, celui qu’a remis l’indic à la charmante photographe du pub, qui devient un objet de convoitise pour Madigan et les truands.

C’est sûrement la série que j’ai redécouvert avec le plus d’impatience, presque quarante ans après l’avoir aperçue à sa première diffusion sur les chaines françaises, à l’époque la première chaine de l’ORTF.

Autant dire tout de suite, mon enthousiasme ne fut pas à la hauteur de mon attente et je suis resté sur ma faim. L’intrigue est somme toute banale et il y a très peu, sinon pas, de surprises tout au long de l’épisode, qui dure soixante-dix minutes. La décennie regorgeait de flics prestigieux et Madigan avait forte concurrence avec, entre autres, Mike Stone et Théo Kojak. Madigan n’a pas la personnalité du premier ni la gouaille du second, bien que rien ne peut être reproché à Richard Widmark, en fait l’attraction de l’épisode, car sans sa présence, on pourrait passer à autre-chose. La série n’a pas de générique, la musique est agréable, mais pas inoubliable, et les vues de Londres intéressantes sans échapper aux clichés avec la Tamise (premier plan), Piccadilly Circus, Big Ben, Hyde Park Corner et le superbe plan de Tower Bridge filmé devant la Rolls dans le final.

L’arrivée de Madigan devant Scotland Yard fait penser à celle de Coogan à New York (Clint Eastwood dans Un shérif à New-York) et, à cette occasion, l’échange avec le chauffeur de taxi souligne les différences de culture entre Londres et New-York car Madigan est surpris de la politesse du conducteur ! L’épisode met en évidence les différences culturelles, ce que fera beaucoup mieux la série Dempsey and Makepeace une décennie plus tard. C’est parfois caricatural car on ne sert que du thé à ce malheureux Madigan tout au long de l’épisode et le bobby déclare que tout le monde a le teint pâle à Londres…

D’abord relégué à un rôle de consultant (le policier américain doit laisser son arme et insigne), il fait équipe avec un bobby et la scène de l’interrogatoire de Cathy, la photographe, dans la salle de jeux du Gotham Club est plutôt épique et bien faite (‘Vous êtes un véritable Sherlock Holmes anglais’). C’est la première rencontre de Madigan avec Cathy, la photographe, interprétée par la ravissante Fiona Lewis, connue pour des films d’horreur. Rapidement, Madigan dévergonde son bobby et mène l’enquête qui tourne autour de la fausse monnaie. Borden veut le billet manquant et Madigan doit retrouver la fille, qui s’est évaporée, avant les tueurs.

Beaucoup de bavardages et une histoire pas très originale font de cet épisode un divertissement sans prétention. La V.F. ne rehausse pas les échanges parfois fastidieux (la voix du bobby est celle de Robert Conrad) et la chasse à la bonne pharmacie est longuette mais on passe un bon moment car Richard Widmark, acteur impeccable, est excellent en Dan Madigan.

Il y a un peu d’humour (cinq heures de décalage New York/Londres pour une mise à la retraite avancée), l’admiration du policier pour le décolleté (‘Je n’ai rien à cacher’ ‘C’est ce que je vois’) et, bien entendu, le final où Madigan règle la circulation.

Jack Smight, décédé en 2003, a réalisé un autre épisode de la série, The Midtown Beat, mais on lui doit aussi quatre épisodes de La quatrième dimension, un Columbo (Dead Weight) et au cinéma Détective privé (avec Paul Newman dans le rôle de Lew Harper), 747 en péril, La bataille de Midway. Pour les fans Avengers, on reconnaît Tom Adams (3 épisodes dont Noël en février), Bernard Archard (ici le commissaire, vu dans Les aigles et Double personnalité), Michael Balfour (ici l’indic vu dans Bizarre), Arnold Diamond (Qui suis-je ? et Brouillard), Garfield Morgan (Les marchants de peur, Jeux et Noël en février) et le truand Ralph Borden est David Bauer, le russe de Maille à partir avec les taties.

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Re: Série "Madigan"

Message  Patricks le Lun 9 Avr 2012 - 21:28

Ouh là là, ça part mal, c'est l'épisode que j'ai préféré.(avec enquête à Harlem)

Cela dit, comme toi, j'ai été déçu après 39 ans sans voir "Madigan".

"Banacek" cela ne me dit rien, car tout residait dans les mystères, et je me rappelle du 3/4 des solutions. Je mettais "Madigan" nettement au dessus.(ainsi que de Baretta et Serpico)

Après il y a deux dernières séries pas vues depuis autant de temps, et que je cherche, "Le Ranch L" et "Les Monroe", mais cela sera peut être la même déception que "Madigan".

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Re: Série "Madigan"

Message  Invité le Mer 11 Avr 2012 - 19:19

Enquête à Harlem / The Midtown Beat. §§

Un jeune noir rackette mille dollars aux invités d’une réception d’un truand et ce dernier engage un tueur pour le liquider. Madigan doit retrouver le jeune délinquant rapidement et s’octroie l’aide de la fiancée du frère du suspect pour pénétrer dans Harlem.

Sidney Balinger, un truand qui aspire à monter, donne une grande réception afin de s’attirer l’intérêt du caïd local, mais Billy Fix, un jeune garçon noir, qui travaille comme serveur, met en joue les invités pour obtenir mille dollars, ni plus ni moins, argent qui doit, en fait, servir à payer les frais d’avocat de son frère. Balinger engage un tueur, Roscoe Blue, également noir, pour éliminer ce jeune garçon qui a bafoué son honneur. Le sergent Madigan récupère l’argent et le restitue à son propriétaire mais le contrat n’est pas résilié, bien au contraire, car les tueurs ont un compte à régler avec Smokey, le frère de Billy.

La musique rythmée et le générique montrent Dan Madigan arpenter les rues de Harlem et sont en décalé avec la première séquence. Les dix premières minutes sont, en effet, consacrées à une réception mondaine et au braquage des invités, puis le sergent Madigan fait son apparition pour enquêter sur les lieux. C’est le début d’une investigation qui n’a rien d’extraordinaire. Madigan commence par une place délabrée qui sert de terrain de basket et apprend l’identité du jeune noir responsable du hold-up. Il rencontre Smokey, le frère, puis Clara, la petite amie de ce dernier. Avec l’aide de Clara, Madigan peut enquêter à Harlem, quartier particulièrement hostile aux Blancs, et localiser Billy.

Le passage que j’affectionne est justement cette ‘fouille’ de Harlem par Madigan et son guide Clara sur une musique très jazzy. Le quartier est filmé avec maestro et les personnages sont typiques ; ‘papier collant’, l’indic, et Boots, la pute : ‘Il (Billy) est chez moi. Il sort quand j’amène un client. Le p’tit sait vivre’. Pendant ce temps, les deux tueurs filent Madigan : ‘Le grand chasseur blanc va y trainer ses guêtres et tu le suivras.’ La recherche de Billy occupe tout l’épisode et verra même Madigan sortir son revolver de son étui (sans s’en servir) dans une scène où il monte les escaliers, qui rappelle un peu la séquence d’ouverture du film Police sur la ville (Madigan en VO).

Richard Widmark/Madigan est loin de monopoliser l’écran car l’enquête, après tout, n’est pas trop complexe. On peut d’ailleurs regretter cette réalisation qui fait apparaître le policier en filigranes dans la première partie de l’épisode. La part belle est donnée aux truands et à l’engagement de Roscoe et Kraft, son acolyte. Dans la seconde partie, c’est Billy Fix, le jeune garçon en cavale, qui est aux honneurs. La scène dans le dispensaire, par exemple, est assez longue et peu crédible car il aurait été dénoncé. Le final est bâclé et ne donne lieu à aucune scène mémorable ; Madigan met hors d’état de nuire Roscoe et Billy sauve un enfant d’un incendie qui tombe à pic pour redorer le blason du jeune garçon.

Le politiquement correct n’existait pas dans les années 70 et les dialogues, en tout cas en VF, seraient adaptés de nos jours ; ainsi Balinger demande à Madigan :’Alors, vous allez l’arrêter ce nègre’ et le policier répond :’C’est pour cela que je suis payé, Monsieur Balinger’.

On ne peut pas dire que la production ait rechigné sur les extérieurs, véritablement atout de cette série. Ainsi, même la réception n’est, a priori, pas tournée en studio car l’entretien entre Balinger et Cravat a lieu sur une terrasse venteuse avec un beau panorama. Le tournage dans le quartier de Harlem donne un cachet d’authenticité, jusque dans les bruits de la circulation, qu’on retrouvera dans le téléfilm The Marcus-Nelson Murders, téléfilm tourné un an plus tard, qui servira de pilote à la série Kojak, mais ce quartier fut également excellemment dépeint dans Les nuits rouges de Harlem en 1971, film qui donna, lui aussi, naissance à une trop courte série (Shaft, 7 épisodes). Les années 70 est la décennie de la blaxploitation dans le cinéma américain. C’est un courant culturel et social qui a revalorisé l'image des afro-américains en donnant à des acteurs de couleur des rôles dignes et de premier plan. Shaft est l’exemple dans le cinéma policier mais Madigan ou Kojak dépeignent aussi des rôles de noirs qui ne sont plus des faire-valoir. La scène où Smokey crache sur Madigan de sa cellule montre le ressentiment blanc/noir comme la réplique de Clara au precinct : ‘Si vous croyez que c’est si facile que ça de faire confiance à un blanc’.

Comme l’épisode précédent, Jack Smight est le metteur en scène. Charles Durning est le second rôle le plus en vue car son interprétation de Balinger, truand cynique, salopard et raciste, est sans reproche (il se demande même si Madigan ne va pas lui demander de faire don de l’argent aux Black Panthers !), mais celle de Monsieur Blue, tueur noir aux mœurs incertaines, est également convaincante ; c’est Nathan George, un des trois tueurs de l’excellent épisode de la série Equalizer, Embuscade. Il est affublé d’un comparse au chapeau particulièrement détestable, qui est joué par Tim Pelt, disparu prématurément, à 31 ans, dans un accident de voiture.

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Re: Série "Madigan"

Message  Patricks le Mer 11 Avr 2012 - 19:34

Ce sont les deux que j'ai préféré, "Londres" pour l'exotisme si j'ose dire, et Harlem pour le côté humain, et surtout pour le scénario, parce-que dans "Lisbonne" et "Naples", la production a trois misé sur l'atout des extérieurs et pas assez travaillé les scripts. "Park avenue" lui n'a ni l'exotisme, ni une bonne histoire.

Il me semblait que Madigan était lieutenant et pas sergent, est-il aussi sergent dans "Police sur la ville" ?
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Re: Série "Madigan"

Message  Invité le Mer 11 Avr 2012 - 19:40

Patricks a écrit:Ce sont les deux que j'ai préféré, "Londres" pour l'exotisme si j'ose dire, et Harlem pour le côté humain, et surtout pour le scénario, parce-que dans "Lisbonne" et "Naples", la production a trois misé sur l'atout des extérieurs et pas assez travaillé les scripts. "Park avenue" lui n'a ni l'exotisme, ni une bonne histoire.

Il me semblait que Madigan était lieutenant et pas sergent, est-il aussi sergent dans "Police sur la ville" ?
Il est sergent dans la série en tout cas. Je vérifierai pour le film. Si tu me dis que les deux que je viens de voir ont les meilleurs scripts...Rolling Eyes
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Re: Série "Madigan"

Message  Invité le Sam 14 Avr 2012 - 11:33


Il est 'detective' dans le film, équivalent à inspecteur. La première minute du film.

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Re: Série "Madigan"

Message  Invité le Sam 14 Avr 2012 - 13:54

Enquête à Lisbonne / The Lisbon Beat. §§§§

Lors d’une escale imprévue à l’aéroport de Lisbonne, Madigan tombe dans un piège et l’agression profite au prisonnier qu’il escorte. En faisant équipe avec la police portugaise pour retrouver le malfrat, Madigan est impliqué dans l’enquête de vols de camions commandités par un redoutable truand.

Assurément, cet épisode est un des meilleurs de la série, peut-être même le meilleur. Contrairement aux aventures à Harlem et Londres, l’intrigue est solide et réserve des surprises et de l’action. Si la chanson du générique peut rebuter, le téléspectateur est vite pris dans l’action par le vol du camion puis le guet-apens dans l’aéroport. Madigan ramène aux Etats-Unis un prisonnier avec lequel il est menotté, mais une jolie femme blonde réussit à persuader le policier de la suivre et l’entraine à l’écart. C’est exactement le même procédé qui est utilisé dans Un shérif à New-York (Coogan’s Bluff de Don Siegel, 1968). Lorsque Walt Coogan (Clint Eastwood), shérif de l’Arizona, est sur le point de ramener un dangereux détenu, Ringerman, il est mystifié à l’aéroport avec la complicité de la jolie Linny, l’appât. Madigan est également subjugué par la blonde Luciana, comme il l’avait été avec son coéquipier Bonaro (Harry Guardino) à la vue de la prostituée nue trouvée en compagnie du tueur Benesch dans la séquence d’ouverture du film Police sur la ville, qui donna naissance à cette série.

Coogan reste à New-York pour rattraper sa proie, Madigan en fait de même à Lisbonne, mais une histoire de trafic d’armes automatiques complique la tache du sergent de police new-yorkais dans la capitale portugaise. La collaboration avec les forces de l’ordre locales est intéressante et les soupçons de traitrise se portent presque immédiatement sur Eduardo, le fils du colonel, au train de vie démesuré, même si l’accident, lors de la poursuite avec le camion, tend à le disculper. Contrairement aux films Coogan’s Bluff et Madigan, l’épisode n’est pas seulement une chasse à l’homme car cette histoire de vols répétés de camions d’une même société se greffe et finit par avoir plus d’importance que la capture de Jake Preesley. On découvre ainsi rapidement les agissements d’une petite organisation de voyous que tient le rusé Lyman Bleak (excellent Peter Vaughan) par un subtil chantage.

L’humour fait partie indéniablement de la réussite de l’épisode ; Dan Madigan, par exemple, concède à l’aéroport au type qu’il trimbale menotté comme un siamois qu’il l’échangerait volontiers contre la blonde, puis déclare à Eduardo qu’il n’a pas à s’inquiéter pour ses excès de vitesse car la police ne le rattrapera jamais et définit le mariage comme étant ‘une solitude à deux’. A noter que Madigan dit avoir divorcé deux fois alors qu’il est marié dans le film. L’interrogatoire de Preesley dans un commissariat portugais à la dure réputation est également un grand moment de malice. Par contre, je voudrais bien savoir à quoi correspond en VO le jeu de mots sur ‘poulet’ que fait Bleak au restaurant cossu. Le passage à ce restaurant peut sembler longuet mais il a toute son importance car il permet la première confrontation directe entre Bleak et Madigan. Peu de longueurs en définitive -peut-être lors de l’arrivée de Madigan dans la demeure aux seize chambres d’invités- ralentissent l’histoire dont le tournant se situe à l’arrestation de Preesley.

C’est justement ce passage que je préfère. La tournée des bars de la ville de Madigan coïncide avec la sortie de Vern, truand subalterne, qui quémande à Bleak un peu de fric pour que Preesley, reclus à l’intérieur de la planque, puisse, dans ses propres termes, consommer une fille sur place. Bleak a même concédé qu’il serait dangereux de le laisser en compagnie de Luciana après six mois de prison. La vie nocturne de Lisbonne n’est pas concentrée sur une grande étendue et il n’est donc pas surprenant que Madigan se retrouve au Rossio (on y reconnaît la célèbre fontaine) puis à la Praça da Figueira, où se trouvent Bleak et Luciana en terrasse d’un café (on aperçoit la statue équestre deDom Joao I). Hésitant, le policier suit finalement le truand rabatteur puis la prostituée qui le mène directement à Preesley. Madigan cogne au passage Vern, le complice bon samaritain, y perd son chapeau mou et arrête Preesley manu militari en le redressant à coups de pieds (‘Debout salopard’), façon Harry Callahan ! Exit Preesley mais Madigan suppute que les truands sont plus intéressés par les camions que par leurs contenus et se retrouve menacé d’une arme par Eduardo qui s’est découvert. La scène finale et la fusillade à quatre est le seul souvenir qu’il me restait de la série dont cet épisode fut diffusé le 16 novembre 1973. Le sergent Madigan donne une version modifiée qui permettra au colonel de croire que son fils est mort en héros.

La ville de Lisbonne est un atout indéniable et, malgré des changements notables, j’ai reconnu dans la capitale portugaise de 1973 des charmes que j’ai constatés en 2007 et certains plans incitent véritablement au tourisme. On aperçoit le pont du 25 avril qui enjambe le Tage au début de l’épisode (lorsque le faux taxi suit le camion). La vieille ville, Alfama, est très bien filmée à l’apparition de Bleak qui emprunte les vieux escaliers et les ruelles sinueuses, si caractéristiques de ce quartier. Dans l’histoire, Bleak a l’emprise sur Alfama et ses habitants. Lisbonne est décrite dans l’épisode comme une ville sure, tout le contraire de New-York aux dires de Madigan, une des rares villes du monde où on peut sortir en laissant la porte ouverte et se promener dans les parcs et les rues en toute sécurité à toute heure de la nuit, et tout se fige de 13 à 15 heures pour déjeuner, comme le souligne Eduardo, même les truands.


Le réalisateur Boris Sagal fait un excellent travail jusque dans les détails (Bleak et Luciana dans les escaliers d’Alfama, la course de la voiture d’Eduardo dans les rues de Lisbonne…). Plus expérimenté que Jack Smight, on lui doit au cinéma Le Survivant, un de ses rares long métrages, avec Charlton Heston, adapté du roman de Richard Matheson, mais il est surtout reconnu pour son travail sur de nombreuses séries, certaines inconnues en France, de la fin des années 50 jusqu’à son décès tragique en 1981. On le voit au générique des séries La quatrième dimension, Alfred Hitchcock présente, Des agents très spéciaux, Cimarron, Le riche et le pauvre, Columbo (deux épisodes), L’homme de fer (deux épisodes aussi), comme Madigan car il réalisa également l’épisode suivant. Pour la télévision, il mit en scène Sherlock Holmes à New-York avec Roger Moore et Patrick Macnee. Il décéda de la même façon que Vic Morrow, en descendant d’un hélicoptère sur le tournage de La troisième guerre mondiale pour la télévision.

Peter Vaughan est excellent en truand cynique, arrogant, cupide mais non violent, qui évolue de capitale en capitale. Un acteur toujours sensationnel dans les rôles de méchants de séries, quel qu’elles soient, dont, entre autres, Chapeau melon et bottes de cuir (Jaeger/Mon rêve le plus fou), Amicalement Votre (Schubert/Un enchainement de circonstances), Thriller (Anderson/Les aveugles ont des yeux) et Sherlock Holmes (Turner/Le mystère de la vallée). Marcia Fox, la jolie Luciana, a joué dans le meilleur épisode, à mon avis, de la série Thriller (Un tombeau pour la mariée), Tom Adams (le détective Jaqueta), habitué des Avengers avec trois épisodes, était déjà présent dans Enquête à Londres, Bruce Boa (Vern) est Coltrane dans l’épisode en deux partie, L’étincelle de Mission casse-cou et Zienia Merton (la femme d’Eduardo) est Sandra dans trente-cinq épisodes de Cosmos 1999.

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Re: Série "Madigan"

Message  Patricks le Sam 14 Avr 2012 - 17:01

Bizarre, je pensais que cet épisode ne te plairait pas. En effet, à part le pont suspendu, tout le reste a l'air filmé en studio, mais je ne connais pas Lisbonne et toi si, ce qui t'a permis d'authentifier, par exemple la célèbre fontaine du rossio. Toute cette séquence, ainsi que le long bavardage dans le restaurant, me semblaient destinés à "meubler" les 70 minutes de métrage.
Il est bien que tu chroniques cette série car tu as des références que je n'ai pas ("Un shérif à New York"), autant je maîtrise les univers de Mc Garrett, des envahisseurs ou de Code Quantum, là je suis simple spectateur nostalgique d'une série qui a enchanté mon enfance mais les origines, la conception, m'échappent. Même si nous ne préférons pas les mêmes épisodes, peu importe du moment que tu trouves de bons épisodes.
Tout de même, "Madigan", dans mon souvenir, c'était mieux. Avec les années, on enjolive les choses. Je suis curieux de savoir l'impression que j'aurais en revoyant des séries comme "Là haut les quatre saisons" (1973) avec Catherine Arditi soeur de Pierre et le regretté Frédérique Di Pasquale, jamais rediffusée, ainsi que "Le Ranch L" et "Les Monroe". Quant aux séries qui dans mon souvenir étaient moins bien que "Madigan", soit Baretta, Banacek et Serpico, cela ne donne pas envie de les revoir.
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Re: Série "Madigan"

Message  Invité le Sam 14 Avr 2012 - 17:44

Justement, je n’ai pas l’impression que les extérieurs soient du studio quelque soit l’épisode. Je vais faire des recherches pour la présentation de la série mais sur ce que j’ai lu jusqu’à présent, cela n’a pas l’air. Peut-être pour que cela que ce fut plié après six épisodes ; trop couteux.

Je retrouve dans ce polar urbain la patte de Don Siegel, une sorte du maitre du genre avec Police sur la ville, Un shérif à New York, L’inspecteur Harry mais il y en a eu d’autres, de réalisateurs différents comme Klute, Le détective ou Les flics ne dorment pas la nuit.

La scène de l’agression de l’aéroport est indéniablement piquée à Un shérif à New-York.

Le film par lui-même n’est pas non plus un grand spectacle mais une enquête sur trois jours pour retrouver un tueur ; il y a de l’agitation au début et dans le final. Mais les personnages sont bien campés et même les seconds rôles sont très bons.

C’est possible que cela aussi mieux dans les souvenirs pour moi ; mais les gouts changent. En tout cas, je ne suis pas déçu de les revoir, au contraire. Quand j’ai revu quelques épisodes de Mannix ou Les mystères de l’Ouest, là, j’ai été dépité. Pas Madigan, ça reste dans la bonne moyenne. Dans le sens inverse, Kojak redécouvert en 2007 (et pas revu depuis les années 70) m’a emballé. Banacek, jamais vu ; Baretta, j’aimais pas à l’époque et Serpico, moyen et moins bon que le film en tout cas.
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Re: Série "Madigan"

Message  Invité le Mar 17 Avr 2012 - 20:39

Enquête à Manhattan / The Manhattan Beat. §§§

Tandis que Madigan est affublé d’un jeune policier sans expérience mais diplômé en psychologie, deux frères font régner la terreur dans le quartier. Deux styles s’opposent ; l’expérience et les méthodes rugueuses de Madigan et les théories psychologiques et sociologiques de son jeune coéquipier.

Quatre ans après le film, Madigan, heureusement toujours sous les traits de Richard Widmark, revient ; cette fois-ci sur le petit écran. Aucun lien n’est établi avec des faits ou des personnages de Police sur la ville. Cette sorte de résurrection est accompagnée d’un nouveau statut pour Madigan : il est sergent et célibataire divorcé. De toute façon, Julia Madigan n’aurait pu être interprétée par Inger Stevens, décédée en 1970. Madigan travaille dorénavant au 10ème precinct sous les ordres du capitaine Charlie Kane (qu’on ne verra que dans cet épisode) et la première enquête est, avant tout, une présentation du personnage et on découvre le policier dans son univers quotidien, où il est confronté avec la misère humaine et des trivialités, comme la recherche du truand amateur de hotdogs sucrés, ce qui permet néanmoins d’avoir une pointe d’humour dans cet épisode assez sombre. L’intérêt de l’‘enquête’ n’est pas l’intrigue mais la confrontation entre deux mondes opposés. Madigan est de la ‘vieille’ école et il a une vision réaliste de la société qui l’entoure et, lorsqu’il a pour partenaire Norman Fields, un jeune policier social et idéaliste, deux points de vue vont s’opposer sur fond de délinquance de deux voyous qui effraient tout un quartier.

Les frères Lakka piquent les sacs des vieilles dames dans Central Park ou les agressent dans les ascenseurs. Condamnés à une courte peine de prison, ils reviennent dans la supérette pour menacer le couple de propriétaire qui a porté plainte. Tout le quartier est sous l’emprise des deux frangins ‘siffleurs’ (avant les agressions) et personne n’accepte de témoigner après le tabassage de Mario (Maurice dans la VF !) Zelman, le gérant. Madigan a alors recours à des subterfuges pour mettre Joe, le plus dangereux des frères (comme chez les Dalton), hors service même l’espace d’une nuit. Les interpellations musclées dans une salle de billards ou un night-club ne sont pas du goût de Norman Fields, qui va jusqu’à dresser à ses parents un portait fantaisiste de Madigan correspondant plus à ses idéaux. Une séquence particulièrement cocasse car pendant que Fields déjeune avec ses parents, Madigan passe sa soirée à la cafétéria, draguant ouvertement Angèle, la serveuse, puis au cinéma (La conquête de la planète des singes est à l’affiche) et rentre chez lui boire une bière et regarder la télévision ! Finalement, tandis que Fields tente d’amadouer Tommy, l’autre frère, pour qu’il suive des cours de thérapie de groupe, Madigan épie, harcèle et attend le moindre faux-pas de Joe. Les deux policiers obtiennent de mener leur enquête séparément mais les évènements vont se précipiter et le final mouvementé sur les quais donnera raison à l’expérience du sergent Madigan. ‘Vous êtes un flic à présent, un vrai !’.

La confrontation des façons de procéder des deux policiers est la base de cet épisode, qui n’est pas palpitant d’un bout à l’autre. Il alterne les passages intéressants et les séquences statiques. Les répliques de Madigan font partie des points positifs car elles sont ‘politiquement incorrect’ et impensables dans des films ou séries contemporains où tout est dorénavant formaté. Comme Harry Callahan, Dan Madigan est un policier blasé sur le monde qui l’entoure et il n’a que le souci du bien-être des petites gens honnêtes, comme le couple de commerçants, et le plus profond mépris pour la racaille nuisible et parasitaire. Dans l’excellente séquence de l’hôpital, Janet justifie le comportement de ses frères par la pauvreté, le ghetto et les bandes de jeunes. Un discours démagogique très contemporain alors que Madigan déclare : ‘Je suis un éboueur que l’on charge de nettoyer les petites ordures de la société’. Il ajoute à Fields qu’il n’est pas payé pour chercher pourquoi les crapules font ce qu’elles font mais seulement pour les empêcher de le faire. Je mets au défi de retrouver ce genre de propos dans des œuvres contemporaines car le criminel et le voyou ont autant de droits, parfois même plus, que la victime dans la société actuelle. Les dires de Madigan cités plus haut sont exactement ce que critiquait une certaine Pauline Kael du New-Yorker, qui s’était faite un nom en 1972 en écrivant sur L’inspecteur Harry : ‘ Ce genre de film d’action a toujours recélé un potentiel fasciste, qui a fini par faire surface.’ Il est intéressant de constater que Dirty Harry fut produit entre Police sur la ville et la série car le personnage de Madigan a évolué et s’est inspiré d’une certaine façon d’Harry Callahan. Il est devenu [/i]solitaire, rebelle, marginal (scène du restau à quitte ou double), indifférent à la hiérarchie - mais Kane est son ancien coéquipier - et individualiste. Par conséquent, il est désabusé et n’a plus ses états d’âme qu’il avait dans le film quatre ans auparavant. D’ailleurs, lorsque Fields lui demande s’il aime son métier, Madigan répond par la négative précisant qu’il n’en connaît pas d’autres, et plus tard à la serveuse, il confesse qu’il fait un métier de plus en plus écœurant.

Pour autant, il ne faut pas s’y méprendre, Madigan n’est pas un policier insensible, ce qui est souligné dans le passage où il donne une bouteille de jus d’orange à la petite fille noire dont la mère vient de tuer son mari qui les battait. Madigan peut parfois aussi être borné à tort mais il est un flic fataliste et réaliste. Le personnage de Norman Fields symbolise l’opposé : il fait partie d’un programme pilote après des études de sociologie à l’université de New-York et il considère qu’il est inutile qu’un policier se serve d’une arme…Néanmoins, dans Dirty Harry et The Manhattan Beat, le policier expérimenté a eu, à chaque fois, un coéquipier novice et tendre et les idées basées sur le réalisme et la lucidité, jugées réactionnaires par certaines critiques, sont mises en évidence et prennent le dessus ; Chico Gonzales quitte la police et reprend ses études, tandis que Norman Fields, forcé d’abattre Joe Lakka pour sauver Madigan, se fait muter à la brigade des mineurs. Les idées neuves, comme la psychologie sociale, ne font pas le poids face aux vieux principes, même si ceux-ci n’apportent pas beaucoup de résultats, comme le précise Madigan, mais New-York connaissait dans les années 70 une criminalité exponentielle qu’il fallait juguler autrement que par des mots.

L’épisode se situe entre deux références du cinéma policier américain. The Marcus-Nelson Murders, pilote de la série Kojak, est centré sur une affaire qui défraya la chronique aux Etats-Unis et entraîna le vote de la loi Miranda en 1966, qui stipule que tout agent de police procédant à une arrestation doit lire ses droits au suspect appréhendé, sous peine de voir toute la procédure annulée et le suspect relaxé pour « vice de forme ». A l’opposé, L’inspecteur Harry dénonce ces lois qui ne servent qu’à protéger les criminels. The Manhattan Beat montre Madigan lire à plusieurs reprises leurs droits aux voyous qu’il arrête, mais lorsque Fields se plaint que son voleur courrait trop vite, Madigan, bien plus âgé, qui a rattrapé le sien dans les couloirs du métro, ne se prive pas de dire à son jeune coéquipier qu’il a une arme mais il le couvrira dans son rapport.

Cet épisode vaut quatre étoiles pour le message passé mais seulement deux pour l’intrigue maintes fois vue. La première image de Widmark/Madigan, le générique, le montre marchant dans les rues de Manhattan sur une musique jazzy, introduction qu’on reverra souvent dans les différents lieux d’enquête du policier. Daniel Madigan ne pouvait pas revenir sans Richard Widmark et espérons qu’aucun scénariste en mal d’idées n’ait dans ses cartons l’ébauche d’un Madigan noir aux idées mollassonnes conformes aux idéaux actuels comme c’est le cas pour Robert McCall alias Equalizer. Tony Lo Bianco, en voyou paumé et irrécupérable, donne parfaitement la réplique à Widmark et éclipse totalement le reste de la distribution. Ronny Cox est présent mais peu crédible dans son costume clair et sa cravate trop courte, tandis que Murray Hamilton et James Sloyan font une prestation satisfaisante. Jennifer Harmon, dans un premier rôle resté sans véritable lendemain, assure une présence féminine pas désagréable mais à l’utilité limitée.

Alex March commença sa carrière de réalisateur au début des années 60 et il mit en scène, entre autres, trois épisodes de l’ultime saison des Incorruptibles. Au cours des années 60 et 70, il travailla sur de nombreuses séries renommées comme Le fugitif, Des agents très spéciaux, Kojak, Police Story, Serpico. Il réalisa également le dernier épisode de Madigan, The Park Avenue Beat. Ronny Cox (Norman Fields) n’avait joué que dans Délivrance avant ce rôle de flic ‘tendre’, mais les amateurs de séries policières reconnaitront surtout Murray Hamilton (le capitaine Charlie Kane), excellent dans quatre épisodes des Incorruptibles et Permis de tuer des Rues de San Francisco, où il est un ancien flic, ami de Stone, qui devient détective et justicier. Tony Lo Bianco (Joe Lakka) joue aussi bien les flics que les truands (comme ici) et au cinéma, on a pu le voir dans French Connection, Serpico, Police puissance 7 et à la télévision, il est apparu dans Les rues de San Francisco et, surtout, Police Story, où il est passé de l’autre côté de la caméra tout en jouant également le rôle du détective Tony Calabrese dans cinq épisodes. Plus récemment, il participa à New York police judiciaire. Quant à James Sloyan, il faisait pratiquement ses débuts et il fut souvent cantonner dans des rôles de salopards comme le premier épisode de Kojak, Soir de terreur, l’année suivante.
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Message  Patricks le Mar 17 Avr 2012 - 23:00

Tu n'as pas pu faire des captures de l'épisode ?
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Re: Série "Madigan"

Message  Patricks le Mar 17 Avr 2012 - 23:35

Il me semble que Madigan est plus humain (dû sans doute à la présence de Richard Widmark) que Harry Callahan.
Eastwood est plus jeune et plus vif.

Je suis heureux que tu aimes quand même les épisodes, car je craignais qu'après Londres et Harlem, qui sont ceux qui m'ont le plus plu, ce soit une dégringolade au niveau des étoiles. L'un dans l'autre, "Madigan" reste une bonne série.

En revanche, quand tu écris "L'inspecteur Harry dénonce des lois qui ne servent qu'à protéger les criminels", cela m'évoque beaucoup un autre flic que tu n'évoques jamais aux méthodes loi du talion, Cordell Walker de "Walker texas ranger".

Pour "Serpico", il est évident que celui du cinéma, Al Pacino est plus dur que David Birney aux manières plus douces et qui me rappelait un peu Ben Gazzara dans son jeu d'acteur.

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Re: Série "Madigan"

Message  Invité le Mer 18 Avr 2012 - 14:18

Patricks a écrit:Tu n'as pas pu faire des captures de l'épisode ?
Non, et c’est le ‘big’ problème. Je ne peux lire sur mon ordinateur qu’un des deux DVD. Donc, je ne peux ni copier ni faire des captures d’écran pour le second.

Sinon, Texas Walker, je n'ai jamais tenu plus de cinq minutes...
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Re: Série "Madigan"

Message  Patricks le Mer 18 Avr 2012 - 19:06

Je pense savoir ce qui s'est passé, j'ai voulu protéger l'un des deux DVD avec mon DVD recorder, afin que cela ne s'efface pas (comme la languette que l'on cassait pour les VHS). Le vendeur est vraiment bête de mettre cela du RW, il se doute qu'on ne va pas l'effacer.
Mais j'ai paniqué quand j'ai vu "écriture en cours" , le système pour protéger ne marche pas, c'est un DVD RW fait sur un appareil différent sans doute incompatible avec le mien qui est un dernière génération. Le problème doit venir de là.
Je ne me suis donc pas amusé à faire cela sur le second.
Par contre j'ai vérifié en le lisant (non sur mon PC mais sur ma télé avec le DVD recorder), rien n'est effacé sur le DVD que j'ai voulu protéger.
Mais sans doute ne passe t il pas sur mon PC moi aussi (mon PC n'a qu'un lecteur DVD mais pas de graveur).

Tu devrais pouvoir quand même en faire une copie avec qq'un qui un graveur de DVD, car je n'ai pas mis de système anti copie.
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Re: Série "Madigan"

Message  Invité le Mer 18 Avr 2012 - 20:06

Ok, c’est surement la raison. Je n’ai pas ce problème car sur mes trois lecteurs – ordinateur, salon et portable, le DVD pas touché passe sans qu’on me demande quoi que ce soit. J’ai un lecteur-graveur sur mon pc mais je peux graver les trois épisodes dont j’ai transféré les fichiers sur l’ordinateur. Je ne pas transférer les fichiers du second DVD sur le pc pour les graver ensuite. Ce sont les vacances par chez nous et le collègue qui je pense a un graveur n’est pas là pour le moment.
Sinon, tant pis, j’en aurais au moins trois !
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Re: Série "Madigan"

Message  séribibi le Mer 18 Avr 2012 - 20:18

Belles critiques Denis, ça donne envie de (re)découvrir la série. Par contre je ne me souvenais pas, ou quasiment pas, qu'elle avait été diffusée sur 13ème rue. Il faut dire que j'ai eu CanalSat en 98 ou 99, alors c'était peut-être avant.
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Re: Série "Madigan"

Message  Patricks le Mer 18 Avr 2012 - 21:53

denis a écrit:Ok, c’est surement la raison. Je n’ai pas ce problème car sur mes trois lecteurs – ordinateur, salon et portable, le DVD pas touché passe sans qu’on me demande quoi que ce soit. J’ai un lecteur-graveur sur mon pc mais je peux graver les trois épisodes dont j’ai transféré les fichiers sur l’ordinateur. Je ne pas transférer les fichiers du second DVD sur le pc pour les graver ensuite. Ce sont les vacances par chez nous et le collègue qui je pense a un graveur n’est pas là pour le moment.
Sinon, tant pis, j’en aurais au moins trois !

Mais non Denis, garde la série tant que tu n'as pas trouvé quelqu'un pour la graver.
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Re: Série "Madigan"

Message  Invité le Mer 18 Avr 2012 - 22:27

Belles critiques Denis, ça donne envie de (re)découvrir la série. Par contre je ne me souvenais pas, ou quasiment pas, qu'elle avait été diffusée sur 13ème rue. Il faut dire que j'ai eu CanalSat en 98 ou 99, alors c'était peut-être avant.

Merci. Oui, j'aime bien ce genre de polars. Je vais voir mais je vais peut-être me laisser tenter pour faire un dossier films policiers 60/70, ceux cités dans le topic. Pas revu depuis 1973 pour moi, et encore, sûrement des bribes à l'époque.
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