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Série et films "The X Files" - Partie 2

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Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Steed3003 le Ven 19 Juin 2009 - 15:14

100% d'accord!


Dernière édition par Steed3003 le Dim 20 Sep 2009 - 12:51, édité 1 fois

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Ven 19 Juin 2009 - 17:42

Oui, enfin surtout les publications de l'Almanach Vermot, pour le reste il y loin de la coupe aux lèvres!

Mais merci! hein

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Sam 20 Juin 2009 - 1:17

La prophétie (Provenance/Providence, 9-9, 9-10, 1)
L'ultime double épisode mythologique de la série dégage une pénible impression de lassitude, voire d'épuisement. Le scénario se contente d'aligner des péripéties plus ou moins palpitants selon un schéma particulièrement décousu. Après Essence on reste stupéfait de l'émergence de ces [censuré] ufologiques semblant jaillir de la terre, puissantes et parfaitement renseignées, alors que l'on en avait jamais entendu parler jusqu'ici. Cela ressemble fort à un élément désespérément sorti du chapeau des auteurs pour maintenir à flot une Mythologie prenant l'eau de toutes part. Celle ne cesse de graviter toujours plus artificiellement autour de William, son origine comme son devenir faisant ici l'objet de dialogues particulièrement abscons et nébuleux. On ne s'intéresse plus à cette histoire qui ne cesse de faire du surplace et de tenter de donner l'illusion de la progression en ergotant toujours plus sur le bébé. Le recours au poncif absolu de « La Prophétie » enfonce encore un peu plus le clou.

De plus on retrouve le ton pseudo mystique totalement creux et outré de La Sixième Extinction, avec notamment une scène désastreuse où Scully et Monica, agenouillées devant le Rébus Galactiques soulignent avec un rare lourdeur le caractère prétendument vertigineux de ce concept survendu. Pour tenter d'ajouter du piquant à cette mélasse les auteurs ont recours à du grand guignol (tentative d'étouffer William, fragment magique, final pyrotechnique totalement inexpliqué...) mais oublie de nous offrir un cliffhanger valable car à l'instant où Scully confie William aux Bandits Solitaires on comprend instantanément que cela va virer au vinaigre, tandis que la péripétie demeure archi convenue. Une pitoyable conclusion pour cette flamboyante succession de cligffhangers ayant tant apporté à la série. Quand à la conclusion, la révélation si surprenante que le Toothpick Man est un Super Soldat, elle est exactement similaire au cliffhanger de Essence, une forme d'exploit...

Les personnages ne sortent pas non plus indemnes de ce naufrage. On se réjouit d'abord que le si grand talent de Gillian Anderson avoir enfin quelque chose à exprimer dans cette saison, mais Scully cramponnée à son bébé comme le pendu à sa corde ou enivrée d'une colère répétitive et lassante devient vite ennuyeuse. Même absent Mulder prend aussi pour son grade car l'épisode, une nouvelle fois après Ne faites confiance à personne, constitue une preuve éclatante de l'inanité de l'argument selon lequel il serait parti pour protéger Scully et l'Enfant du Miracle (avec des majuscules). Non seulement ils restent exposés, mais en plus il n'est plus là pour agir. Tandis que Skinner paraît étonnamment effacé après les récits précédents, Follmer montre bien qu'il ne s'élèvera pas au dessus du niveau du simple poil à gratter. Finalement seuls les Bandits Solitaires tirent leur épingle du jeu, avec une vrai moment d'émotion quand Scully déclare qu'ils sont les derniers en qui elle peut avoir confiance (la pauvre) mais aussi d'humour quand leur intervention tourne comme toujours à la panique générale. Avec un zest d’émotion on assiste à la fin du van crasseux qui fut le vaisseau amiral (l’épave ambulante) des Lone Gunmen durant Au coeur du complot et également aperçu dans Triangle.

Monica passe le plus clair du double épisode à la remorque de Scully, hors, même si leur solidarité féminine s'avère touchante, elle demeure un personnage complexe, entre deux mondes, nécessitant de se situer au cœur d’un épisode pour pleinement s’épanouir. La Prophétie ne lui en laisse pas l’occasion (hormis la très intense scène de colère où Annabeth Gish se montre réellement ardente. Doggett, à la présence plus affirmée, donnant toujours lieu à une savoureuse composition même si en retrait. Hélas il est ici malheureusement vite mis hors jeu. Après 4-D on observera qu'il hospitalisé dans le coma pour la seconde fois de la saison, mais, que l'on se rassure, cela sera le tour de Monica dès l'épisode suivant... A la place de ces deux là au Monopoly j'éviterais les cartes Caisses de la Communauté, 10 000 Francs c'est cher... On notera des guests de poids avec Neal McDonough (Boomtown, Desperate Housewives…), et Alan Dale (24h Chrono, LOST, Ugly Betty,NCIS…).


La prophétie apparaît comme une éloquente démonstration de la voie sans issue dans laquelle s'est engouffrée la série, hélas sans remède. Fort heureusement la seconde partie de la saison neuf va se révéler plus relevée que la première, avec un bouquet final de loners fort réussis.


Pas de photos, le logiciel est encore dans les choux.

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Dim 21 Juin 2009 - 0:07

Audrey Pauley (Audrey Pauley, 9-11, 4)
Le thème de la maison de poupée ou de l’univers en réduction vivant sa propre existence parallèle à la notre constitue un thème très riche du Fantastique. La Quatrième Dimension lui consacrait ainsi un épisode à la facture classique, Miniature (saison 4). Mais les X-Files renouvellent ici le genre avec succès avec cette idée étonnante des âmes en suspension des comateux trouvant asile dans cette maquette d’hôpital. Ce thème aussi original que glaçant se voit parfaitement exposé au long d’une progression dramatique d’une très fine écriture. Monica et ses compagnons d’infortune se retrouvent initialement plongés au sein d’une énigme des plus étranges, avant que progressivement la vérité ne se fasse jour. On retrouve encore ici l’idée d’un classique de la Quatrième Dimension, série imprégnant réellement Audrey Pauley, avec ces personnages enfermés dans un mystérieux cylindre sans raison apparente (Cinq personnages en quête d’une sortie, saison 3). Le spectateur ressent une fascination identique devant l’aura de mystère enveloppant cette histoire.

L’impact en est encore renforcé par la musique éthérée de Mark Snow et la mise en scène comme toujours très inspirée de Kim Manners parvenant à force de mouvements de caméras judicieux et variés à parer à toute impression d’immobilisme de l’intrigue et à faire vivre une action se déroulant exclusivement en studio (cela nous évoque les meilleurs moments de Cathy Gale). On remarque également une superbe photographie et un jeu esthétique parfaitement abouti sur les teintes à dominantes froides (blanc, bleu) et le costume sombre de Monica. L’ensemble confère à ces différentes scènes une envoûtante ambiance de zone crépusculaire (toujours la Twilight Zone…), avec des glissements entre le deux mondes parfaitement agencés. L’épisode, particulièrement ambitieux, ne se contente pas d’exploiter cette situation et développe un segment policier convaincant, même si l’on ne saisit pas vraiment la motivation profonde du bon docteur Preijers, défaut secondaire car l’essentiel est ailleurs. On remarque également que c’est la troisième fois cette saison qu’un membre du duo se retrouve dans le coma, mais qu’importe si la qualité est au rendez-vous ? De plus la symétrie avec 4-D, autre moment fort de la saison, se montre très intéressante. On a suffisamment critiqué par ailleurs les liaisons dangereuses entre les X-Files et les séries hospitalières pour ne pas saluer ici la parfaite exploitation de cet environnement particulier et cet audacieuse image inversée des ces médecins si formidables et rassurants peuplant ces séries. Jack Blessing (George Lopez) campe superbement son personnage et sa furieuse violence affleurant sous l’apparente solidité professionnelle.

L’interprétation s’impose d’ailleurs comme un autre atout de l’épisode, Tracey Ellis nous offrant une partition aussi forte que celle de Souvenir d’oubliette et Stan Shaw (Racines) réalisant un duo émouvant avec Annabeth Gish. Mais L’épisode fait avant tout la part aux personnages principaux, avec une relation Doggett-Monica mise sous les projecteurs. L’on retrouve certes des accents à la Mulder et Scully (jusqu’à à la torture rituelle du baiser contourné) mais avec comme spécifié un blocage clairement centré sur John à qui Monica lance non plus une perche, voire une poutre, mais bien le Pont de Brooklyn sans qu’il s’en saisisse. Le personnage se révèle toujours plus complexe, dans la grande tradition des X-Files. Monica est toute à son affaire dans cet univers de poche dérivant autour du notre, tandis que Doggett se montre bouleversant d’émotion et de refus de la fatalité qu’il a jadis connu avec son fils. Annabeth Gish et Robert Patrick sont magnifiques et démontrent une parfaite maîtrise de leurs personnages. Steve Maeda a visiblement parfaitement saisi l’esprit de la série et s’impose comme la révélation de cette saison parmi les auteurs.

L’épisode souffre cependant d’un défaut récurrent de la saison 9, le faible intérêt du rôle dévolu à Scully, ici simple confidente de Doggett (on se croirait au théâtre classique), totalement, désespérément, passive. On pourrait s’étonner de la retrouver aussi sceptique alors qu’elle était devenue « ouverte d’esprit » dans la période récente, mais l’on retrouve l’idée de Régénérations : l’idée de l’irruption du paranormal dans son univers familier de l’hôpital, cénacle de la science triomphante, heurte particulièrement Scully. A défaut d’un réel intérêt le personnage demeure au moins cohérent.

Un épisode phare de la saison, Audrey Pauley prouve le niveau d’excellence que pouvait encre atteindre la série, ainsi que la richesse potentielle du duo Monica/Doggett. Son seul défaut restera d’aviver encore les regrets ressentis devant l’extinction prochaine de la série.

L’épisode reste également remémoré comme la cinquantième réalisation de Kim Manners sur la série. Un chiffre éloquent, d’autant que la qualité fut toujours au rendez-vous pour ce grand artiste filmant l’étrange et l’épouvante avec un rare talent. Un des atouts maîtres des X-Files.


Dernière édition par Estuaire44 le Dim 21 Juin 2009 - 2:05, édité 1 fois

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Steed3003 le Dim 21 Juin 2009 - 1:14

Plus que jamais, l'ami Estuaire nous rappelle à quel point le regretté Kim Manners a fait pour les X Files! Very Happy

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Dim 21 Juin 2009 - 1:59

Rendez-vous samedi soir prochain pour le grand final de la saison 3 de Supernatural, qu'il dirige en personne!

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Steed3003 le Dim 21 Juin 2009 - 2:11

Bigre, moi qui avait abandonné au début de la saison 2...

J'essaierai de suivre, si je ne suis pas pris dans la spirale infernale de la fête de la musique! Razz

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Dim 21 Juin 2009 - 2:20

Son antépénultième réalisation, la dernière étant celle l'épisode 4 de la saison suivante (Metamorphosis, octobre 2008) dans quelques mois (espérons le ) sur M6

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Dim 21 Juin 2009 - 23:57

Dans les abîmes (Underneath, 9-12, 2)
Bien après Mulder dans le déjà médiocre Vengeance d’outre-tombe, Doggett se retrouve confronté à une affaire ressurgissant de son passé. L’épisode joue également avec l’identité altérée du tueur, mais cette fois dans une optique très proche du classique de la littérature fantastique qu’est Docteur Jekyll et Mister Hyde. L’idée pouvait sembler excellente d’adapter le mythe aux X-Files mais l’argument de John Shiban se révèle des plus faibles, incapable de développer l’idée initiale.

Ce manque de substance se traduit par une première moitié de l’épisode très répétitive, avec une alternance ressassée de scènes centrées sur les manifestations de l’assassin puis de dialogues assez stéréotypés entre Scully et Doggett, sans que l’intrigue avance d’un iota. Pour pallier à ce surplace, Shiban développe le tronçon totalement inutile de la forfaiture du collègue de Doggett, un poncif des séries policières qui n’apporte rien ici (on connaît déjà l’intégrité de Doggett) et que l’auteur ne cherche même pas à introduire correctement car nulle part n’est décrit comment Scully découvre le pot aux roses. Le récit redémarre quelque peu dans la seconde moitié grâce à l’intervention d’une Monica ici très similaire à Mulder dans son processus de découverte de la vérité. Malheureusement, au lieu d’exploiter la profondeur du thème de Stevenson, Shiban s’empresse de déboucher sur une résolution facile et spectaculaire, dans une énième course poursuite dans les Ténèbres comme la série nous en a déjà tant offert. La double personnalité n’intervient que pour l’effet final des plus prévisibles.

L’épisode sauve cependant les meubles grâce à la mise en scène imaginative du même Shiban qui développe quelques scènes visuellement efficaces dont plusieurs effets seront d’ailleurs repris dans l’excellent série de Steven Moffat, Jeckyll (2007) : message comminatoire lissé à l’Autre, confrontation physique des deux entités, phénomènes paranormaux annonçant la venue de l’alter ego (ici l’accélération au lieu des perturbations électriques)… On regrettera cependant la reprise de l’idée du visage du tueur apparaissant dans le miroir de la pharmacie ce, ayant déjà servie pour le meurtre du père de Mulder par Krycek, ce que l’on ne risque pas d’oublier ! La poursuite finale s’avère également rondement menée, avec de nouveaux exploits macabres des artistes de la série. W. Earl Brown (Deadwood) réalise également une composition parfaitement convaincante mais, sans aller jusqu’à décevoir, le reste de la distribution n’enthousiasme pas vraiment.

On notera une tentative de doter Scully d’une importance un tantinet plus étoffée que de coutume durant cette saison. Malheureusement cela se produit aux dépends de Monica, car à l’évidence une seule d’entre elles aurait suffit à mener l’action des deux. Chacune se voit ainsi dotée d’un demi rôle, coupant l’épisode en deux de manière assez nette. Même partiellement rééquilibré le trio d’agents ne trouve pas sa pertinence et Scully continue à nuire à l’instauration d’un duo Doggett/Monica ne disposant pas de tout l’espace nécessaire pour s’implanter avec conviction dans la série.

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Lun 22 Juin 2009 - 23:10

Un reportage de M6 à l'occasion de la sortie de IWTB



Improbable (Improbable, 9-13, Improbable, )
Après le semi échec inquiétant du Seigneur des Mouches, la série parvient cependant à produire un épisode décalé de la meilleure, eau, surprenant d’audace. En effet le surprenant scénario de Carter (également réalisateur) accumule les situations les plus improbables dans une succession d’effets chocs donnant véritablement le tournis au spectateur (rencontres fortuites, coïncidences troublantes, écran partagé à la Hollywood…), au point que l’on songe parfois au Générateur d’Improbabilités de Douglas Adams (Le Guide du Voyageur Galactique). Rien de pesant ou de maladroit dans ces évènements, mais au contraire une narration très fluide et dynamique, habilement soulignée par des effets de caméras déstabilisants et un jeu intelligemment accentué des comédiens pour souligner la bizarrerie de l’histoire. C’est particulièrement le cas avec une superbe Annabeth Gish nous régalant d’une Monica plus mystique et exaltée que jamais.

L’exercice de style se voit poussé encore plus loin par le choix des cha-cha-chas bigarrés et au-delà du kitch de Karl Zéro (neuf chansons tirées de l’album Songs for cabriolet y otros typos de vehiculo, 2000), qui doivent apparaître encore plus exotiques pour le public américain que dans l’Hexagone ! La France aura donc été représentée dans les X-Files par Mururoa, Karl Zéro et une paysanne médiévale devenue Génie de la Lampe. Vous avez dit « improbable » ? Mais malgré cette substitution aussi osée que réussie de Snow par le mari de Daisy d’Errata le couronnement de l’épisode demeure bien la participation de Burt Reynolds en divinité mystérieuse et souriante. Aimant les humains (jusqu’au serial killer) et refusant d’influer sur leur libre arbitre au-delà de paraboles nébuleuses et ludiques, ce Dieu (?) incarne admirablement le caractère chaotique de nos destinées, partiellement décrypté ici par la numérologie. Au-delà de l’humour irradiant de la personnalité et de l’abattage de la star, le récit atteint ainsi une authentique profondeur, tout en ne renonçant jamais à constituer un véritable épisode des X_Files.

Contrairement à un All Things interrogeant pareillement sur le Destin (la femme blonde est-elle un autre avatar du Joueur ?) mais en passant par-dessus bord l’esprit de la série, nous retrouvons ainsi un serial killer parfaitement sinistre, aucunement édulcoré, et une vraie enquête, jusqu’à la traditionnelle séance de diapositives horrifiques évoquant tant de bons souvenirs. L’épisode parvient également à accomplir l’exploit, hélas si rare durant cette saison, d’accorder à Scully sa juste place, avec un authentique rôle personnel à jouer à côté de Monica et de Doggett. L’histoire trouve ainsi un équilibre permettant à chacun des trois personnages principaux d’exister sans empiéter sur l’espace de l’autre. Le reste de la distribution se montre parfaitement convaincant, notamment Ray McKinnon (Deadwood) en tueur désaxé et Ellen Greene (la numérologue) qui deviendra bien plus tard la Tante Vivian de Pushing Daisies !

Disons-le, cette étincelante fantaisie, cette humour pétillant et cette ambiance si festive de comédie musicale font du bien alors que s’approche inexorablement le terme de l’épopée…


Allez, on y coupera pas ...



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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Steed3003 le Mar 23 Juin 2009 - 0:45

Un reportage de M6 à l'occasion de la sortie de IWTB

FTF tu veux dire! Cool

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Mar 23 Juin 2009 - 0:55

Effectivement!

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Lala le Mar 23 Juin 2009 - 9:58

Audrey Pauley,j'adore.Il y a un très joli travail sur la lumière bleuté,tout est très stylisé.Voir Doggett complètement destabilisé et qui craque enfin,voir ses yeux bleu d'acier se fissurer est très émouvant.Puis haaaaa que ça fait du bien de voir Reyes agir vraiment,elle est assez touchante dans cet épisode.Elle a vraiment un espace pour s'exprimer.Elle fait autre chose que de jouer les nounous avec William.
Sinon deux choses
-Reyes drague très mal.
-Scully a l'air de s'en foutre complètement de ce qui arrive à sa collégue.Et puis la revoilà en retrait alors que dans les deux épisodes d'avant elle était en plein come back.

Improbable.J'adore aussi,c'est léger,c'est frais,par contre ils ont un peu pompé sur Dancer in the dark lors d'un passage chanté.
Scully est présente!Scully est présente!Scully est présente....et sans William yehaaaaaaaa!Et puis on la voit de nouveau sceptique lors de la partie d'échec avec un joli sourcil qui se relève,il m'avait manqué ce sourcil.
La fin donne la pêche.

Lala
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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Mar 23 Juin 2009 - 22:41

Reyes drague très mal.

Certes le message est envoyé avec des lettres de feu de dix kilomètres de haut mais l'on se verrait tout de même bien comme destination! Avec un peu de méchanceté on pourrait préférer cette méthode, certes maladroite, à celle consistant à attendre tranquillement durant sept longues années que les choses se passent... tongue Laughing


Une vue de l’esprit (Scary Monsters, 9-14, )
- Agent Mulder wasted no time closing that case. I just try to think like him. What would Agents Mulder and Scully do if they were in this situation?
- Agents Mulder and Scully aren't in this situation. Agents Doggett and Reyes are. I don't know about Agent Reyes, but Agent Doggett's going to sit his tired ass down.


Après 4-D et Audrey Pauley, la saison 9 continue à s’inscrire avec bonheur dans le sillon de La Quatrième Dimension. En effet Scary Monsters apparaît comme un pur remake d’un des épisodes les plus fameux de l’anthologie fantastique : C’est une belle vie, lui même repris dans la version cinéma de 1983. Un voyageur y pénètre dans un étrange petit village isolé, où règne une frayeur abjecte du fait de la toute puissance d’un insupportable gamin doté d’un pouvoir quasi divin. Dans son tronçon principal l’intrigue de Schnauz suit la même implacable et terrifiante révélation progressive de la vérité, ponctuée de scènes chocs dues à la mise en scène très dense d’un Little sachant alterner ses effets.

La terreur ressentie par Jeffrey Conlon rejoint celle des villageois et se communique au spectateur, ajoutant une horreur psychologique aux manifestations surnaturelles. A égalité avec les Jumelles de Eve, Tommy occupe la place enviée non seulement le plus inquiétant mais aussi de pire tête à claques d’une série en comportant un nombre certain. Outre son pouvoir il manifeste une propension au sadisme et une fascination pour l’épouvante faisant de lui un intéressant sujet promettant beaucoup pour demain. Grâce à l’étonnant talent du jeune interprète Gavin Fink (Urgences), Tommy constitue bien un Monstre de la Semaine de la meilleure cuvée, malgré son apparence angélique !

A côté de cet excellent détour à travers la Twilight Zone, Scary Monsters gagne sa spécificité en développant un autre versant de l’intrigue, absolument antagoniste car franchement humoristique. Il s’articule autour du retour de la craquante Leyla Harrison découverte dans Seul. Cette fois elle entraîne son amoureux transi dans la danse et l’habile Schaunz va ainsi avoir à faire exister un nombre imposante de personnages, avec à la clé une réussite presque totale.

Tandis que William reste tranquillement endormi (c’est très bien, merci Margaret), Scully demeure certes en périphérie de l’action principale mais participe sensiblement davantage à l’histoire que de coutume durant cette saison. En effet Gillian Anderson dispose ici d’une très belle action d’exercer son talent pour la comédie, avec deux scènes hilarantes et identitaires de l’épisode. Le grand dadais courtisant Leyla en déterrant un chat crevé apporte aussi une vraie cocasserie au récit, avec une autopsie battant tous les records en la matière. Leyla, gaffeuse toujours aussi hilarante, n’a rien perdu de sa nature de groupie des Affaires Non Classées en général et de Mulder en particulier mais se révèle fine mouche en titillant le viril Doggett sur ce qu’aurait accompli l’Absent. On ressent toujours le même plaisir nostalgique à l’écouter commenter évoquer les hauts faits du passé, déteignant sur Doggett, Coup de foudre et Spores passent ainsi au crible et on en redemande !

La grande figure de l’épisode demeure cependant ce même Doggett manifestant une solidité et une astuce forçant l’admiration. Son scepticisme, si souvent mis en défaut se révèle l’élément salvateur du jour, tout comme pour Scully dans Folie à Deux. Il faut dire que, contrairement à la Quatrième Dimension, les X-files cantonnent le pouvoir de Tommy à l’illusion, loin de la surenchère délirante des Super Soldats. Cela nous vaut une spectaculaire confrontation entre Tommy et lui, démontrant au passage que la maison est bien tenue. Monica reste elle pratiquement transparente, se limitant au rôle de victime ou de consolation de l’hypocrite Tommy. Après William c’est à croire qu’elle a raté sa vocation ! Mais créer une véritable action pour un tel aréopage relevait de la gageure, et lucidement Schnauz préfère cette option à l’artificialité.

Scary Monsters se caractérise par une superbe écriture, suscitant deux segments aussi opposés (humoristique et horrifique) qu’aboutis, tout en les entremêlant avec l’efficacité nécessaire pour éviter l’impression de patchwork et en mettant en scène avec maestria un imposant groupe de personnages. Suprême audace cet épisode évocateur de la magie de l’enfance à travers le prisme si particulier des X-Files (l’arrivée de Scully sous la neige rappelle également Shining, au thème proche), s’offre le luxe d’une audacieuse conclusion révélant la télévision comme idéal moyen d’assécher l’imagination débordante de nos premières années !

Leyla a beau conclure que la magie des Affaires Non Classées opère toujours, c’est ironiquement durant le tournage cet épisode que la FOX décide de non renouvellement de la série, comme l’évoque le Complete X-Files. Dès lors les prochains épisodes vont le plus souvent se consacrer à la clôture des lignes narratrices en cours. Et cela va débuter très fort, à la hache.

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Mer 24 Juin 2009 - 19:21

N’abandonnez jamais (Jump The Shark, 9-15, )
Once upon a time, there were three... how should I put this... geeks. Three more unlikely heroes... there never were. It wasn't long before their naiveté nearly got them killed. Until they hooked up with an FBI agent... And began publishing a - what shall I call it? "rag" called "The Lone Gunmen". From their cramped basement office they pointed fingers at powerful, evil forces... And some not so evil. In their own unique way, the three gunmen were patriots, fighting the good fight. And provided... expertise for their friends at the FBI. For a brief time it looked as if they might actually make a difference in this cold, cruel world. They acquired an intern who believed in their cause. And a powerful, beautiful nemesis... who became an ally. But the world is not kind to idealists... and those who fight the Good Fight don't always win.

On n’épiloguera pas inutilement. Certes l’on distingue des éléments fort plaisants au cours de cet épisode calamiteux, comme le retour de cette fripouille cynique mais pas si antipathique de Fletcher (Michael McKean se montre toujours crapuleux et hilarant). On le retrouve avec plaisir, en provenance de Au coeur du complot, d’autant que ce grand hâbleur devant l’Eternel nous offre en ouverture un portrait des Bandits Solitaires aussi narquois et incisif que celui de Mulder au début de la seconde partie de Zone 51. Il est très amusant de le voir faire chou blanc devant Monica et Doggett en se trompant de Mythologie, avant de les intéresser avec les Syper Soldats. On apprécie également de découvrir Kimmey le Geek, Jimmy et la capiteuse, l’envoûtante Yves au sein de la série mère, un honneur bien mérité. L’intrigue en elle-même, construite autour du bio terrorisme, semble effectivement davantage relever de Au cœur du complot (dont on retrouve la musique) que des X-Files, mais se révèle efficacement construite, offrant de nombreux rebondissements des plus réussis ; Monica et Doggett demeurent périphériques, et Scully quasiment absente, bien que l'on doive une épitaphe du Trio particulièrement éloquente au talent de Gillian Anderson. Mais cela ne constitue pas réellement une faiblesse, l'épisode demeurant avant tout la conclusion de Au coeur du complot, il est d'ailleurs fort judicieusement inséré dans le coffret de la série.

Tout ceci demeure cependant parfaitement secondaire car Jump The Shark reste bien entendu avant tout marqué par la plus néfaste décision jamais prise par Chris carter au cours des 202 épisodes des X-Files : la mort assez abjecte du Trio, dont l’absence se fera d’ailleurs ressentir cruellement dans I want to believe. On comprend la nécessité de clôturer les différents dossiers ouverts, y compris dans l’inachevée Au coeur du complot (on se situe un an après le dernier épisode), sur un laps de temps très bref après l’annonce de l’arrêt de la série. Mais l’on ne perçoit pas l’intérêt de faire prendre une porte de sortie aussi définitive et sordide à ces fabuleux personnages ayant tant apporté en humour et fantaisie à la série. Et cela même si l'évènement se voit annoncé par une émouvante scène bilan d'une étonnante gravité entre Byers et un Frohike allumant déjà symboliquement la cigarette du condamné. Langly clame lui prophétiquement son admiration pour Joey Ramone, figure fondatrice du Punk Rock, qui vient de décéder tragiquement en 2001, presque un an jour pour jouravant la diffusiond e l’épisode. Comme indiqué dans le Complete X-Files, Bruce Harwood (Byers) déclare préférer que les personnages aient eu droit à une vraie conclusion plutôt qu’une vague fin ouverte mais Vince Gilligan, auteur du scénario, regrette vivement ce qu’il considère comme une erreur. On adhère ici à l’homme de l’art, tandis que l’on ressort passablement nauséeux de la relecture de l’épisode, nonobstant sa grande qualité. Les X-Files débutent leur agonie d’une bien affligeante façon.

Monica et Doggett demeurent périphériques, et Scully quasiment absente, bien que l'on doive une épitaphe du Trio particulièrement éloquente au talent de Gillian Anderson. Mais cela ne constitue pas réellement une faiblesse, l'épisode demeurant avant tout la conclusion de Au coeur du complot, il est d'ailleurs fort judicieusement inséré dans le coffret de la série.


Pour info, l'impayable Michel McCean sera à l'affiche du nouveau Woody Allen, Whatever works, sur nos écrans le 1er juillet.

Allez, pour Langly... Joey Ramone!


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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Mer 24 Juin 2009 - 22:37

William (William, 9-16, )
La série continue à régler au pas de charge les divers problèmes en instance avant l’extinction des feux. Cette fois c’est au tour de William de prendre la porte de sortie, mais cet évènement salutaire se voit précédé par ce qui restera sans doute comme l’épisode le plus creux des X-Files. De la survenue du mystérieux défiguré à la résolution ultra rapide de l’intrigue absolument rien de ne se passe hormis une accumulation de dialogues convenus et mélodramatiques. L’unique ressort de l’histoire repose sur le doute que cet homme pourrait être Mulder, ce que bien entendu personne ne peut croit. L’inertie s’avère telle que le récit minimaliste de Duchovny va jusqu ‘à oser quelques expédients minables pour donner l’impression de mouvement, comme cet aller-retour à Quantico pour un simple examen médical. Sa caméra ne peut rien face à ce néant d’autant que, si elle se montre sobre et parfois élégante, l’inventivité de Hollywood est remisée au vestiaire (hormis son apparition choc dans l’œil de Scully, astucieuse). On se croirait vraiment dans le mauvais théâtre new-yorkais raillé par Woody Allen, composé de pathos stérile et enflé. Même les comédiens, pourtant si excellents, semblent ici en rajouter. Une scène ressort particulièrement, quand Monica et Scully à l’hôpital (oui, il y a bien entendu un hôpital dans l’affaire) attendent désespéramment du nouveau. Comme on les comprend.

Après cet interminable pensum (les trois quarts de l’épisode) l’histoire se résout avec une succession abracadabrantesque de révélations expédiées en une poignée de minutes. Cet homme dont Scully doute de la véritable identité est laissé quasiment libre de faire ce qu’il veut dans l’appartement de celle-ci, y compris dans la chambe de William nullement surveillé. C’est absurde. Donc l’homme est en fait Spender, qui aurait survécu à une balle tirée à bout portant par quelqu’un qui pourtant s’y connaît vaguement en matière de meurtre, mais également à un brasier. Bon. Il aurait découvert un produit miracle annihilant les pouvoirs (toujours flous, d’ailleurs) de William. Où ? Comment ? On n’en saura rien. Tout ça pour ça, tout le cycle William réduit à néant par une substance jaillissant de nulle part sans que la nature en soit explicitée un minimum... Et tout ça pour se venger du Fumeur, qui, si on a bien suivi Requiem n’est absolument pour rien dans la conception de William. Et donc, en passant, le Fumeur est bien le père de Mulder, un retour en arrière assez hors sujet. Et que devient Spender à l’issue de l’épisode on n’en saura rien non plus. Le tout à l’avenant, dans une histoire navrante d’ineptie et s’effilochant sous nos yeux navrés de constater jusqu’où une telle série a pu déchoir. De bout en bout cette nouvelle Mythologie si faisandée se sera montrée décevante, creusant le tombeau des X-Files au moment où ces derniers nous offrent encore de splendides loners.

Les Bandits Solitaires et William connaissent des sorties de scènes étrangement asymétriques, Jump The Shark constituant un trépidant épisode à la conclusion calamiteuse, tandis que William connaît une fin des plus appréciées (l’évacuation du bébé enclume) mais précédée par une bouillie consternante. Dans les deux cas l’échec cinglant est au rendez-vous, William parvenant à nous laisser encore plus effondré que le précédent.

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Steed3003 le Mer 24 Juin 2009 - 22:51

Tu es prévisible Estuaire, avec un titre pareil, j'étais sur que l'unique étoile était garanti! Razz

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Mer 24 Juin 2009 - 22:54

Ah je préfère nettement William le Sanguinaire, c'est certain! Twisted Evil

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Jeu 25 Juin 2009 - 1:35

La BD est arrivée. Il s’agit pour ce premier tome (un second est à venir) de deux doubles épisodes inédits, c'est-à-dire de deux histoires ayant chacune une césure (et évidemment le cliffhanger de rigueur). Quelques dessins du générique séparent d’ailleurs chacune de ces parties. L’ensemble représente 120 pages.

Difficile d’écrire une critique car non je n’y connais rien (mais alors rien) en matière de BD et je ne veux pas faire de spoilers…

La première de ces deux histoires qui, curieusement, n’ont pas de titre, s’inscrit dans la période de X (on distingue à un moment le fameux signal à la fenêtre). Spotnitz prend plaisir à y faire revivre les personnages récurrents de la série : Skinner, les Bandits Solitaires, et jusqu’au Sénateur Matheson. On y pénètre dans une ambiance bien connue de conspiration politico-financière mettant en scène gouvernement et grand groupe industriel d’armement. Les pratiques du fameux « complexe militaro-industriel » américain font l’objet d’un critique en règle, ardente et incisive, bien dans l’esprit de la série.

La seconde histoire met par contre en s cène nos héros seuls, sans alliés, et se déroule dans le milieu des Triades chinoises. On pense bien entendu à l’épisode Hell Money, mais les deux intrigues apparaissent heureusement fort différentes. Le caractère de double épisode me semble ici un peu artificiel, à l’inverse de la première elle correspond plutôt à un épisode simple.

Les deux récits m’ont semblé de qualité, ménageant à chaque fois un vrai suspens et de nombreux rebondissements. Par dessus tous ils demeurent fidèles à l’esprit et aux codes de la série, sur un mode particulièrement sombre (noirceur des milieux et des personnes décrites paranoïa ardente, violence marquée...) Le spectateur (enfin, le lecteur !) se régale, mais le CSA n’aurait pas permis de diffusion avant 22h30.

Les dessins m’ont semblé de très bonne facture (encore une fois je ne suis pas du tout un spécialiste, il s’en faut de beaucoup) et les personnages sont dans l’ensemble fort ressemblants, à la notable exception de Skinner effectivement loupé. Tout cela reste éminemment subjectif, bien sûr.Mais plus que le graphique proprement dit j’ai apprécié le travail accompli sur les couleurs, marqué par une vraie recherche esthétique.

Je suis resté avec l’impression d’un travail réalisé avec sérieux et ambition, et non pas d’un filon à exploiter, comme la très faible novélisation d'iWTB. L’ouvrage devrait plaire à de nombreux fans qui y retrouveront effectivement les X-Files. On remarque toutefois que les amateurs de la relation Mulder/Scully se contenteront de quelques échanges au clair de Lune (foi/rationalité), l’ensemble reste très majoritairement axé sur l’action et l’enquête. Et les fans du Syndicats se voient privés de l’Homme à la Cigarette et du facétieux Alex car la Conspiration n’entre pas en jeu.

Deux réserves cependant
- De par ses contraintes techniques la BD (pas spécifiquement celle-ci) doit accentuer l’expression des visages pour véhiculer les sentiments, d’où, de temps à autres, l’impression que Gillian et Dave surjouent quelque peu.
- Résumer tout un épisode en quelques planches de BD oblige à faire galoper l’action, parfois jusqu’à l’épure. Les auteurs s’en sortent bien et la narration demeure fluide, toutefois on se retrouve tout de même face à un résumé. On prend beaucoup de plaisir à lire cette BD, l’expérience n’équivaut tout de même pas à la vision d’un authentique épisode. Mais on se situe ici dans l’inévitable.

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Lala le Jeu 25 Juin 2009 - 9:19

Ba moi pour des raisons purement shipperesque,je l'avoue,j'ai apprécié cet épisode.Le moment où Scully examine cet homme est assez chaud,Gillian nous la joue toute troublée. Puis son "si c'était Mulder,ça me serait égale" gniiiiiiiiiiiii love
Puis c'est bête mais qu'est-ce que ça fait du bien de voir le nom de David Duchovny apparaître sur l'écran.On retrouve aussi son goût pour des p'tits moments de banalité,du quotidien qui sont courts mais appréciables et montrent les persos comme nous tous:Scully sortant de l'ascenceur réajustant son bas de pantalon coincé dans sa chaussure,les 3 sur le canapé attendant...on ne sait pas quoi,etc.
Et puis the last but not least:William se barre!!!! ola OK c'est bizarre cette histoire de vaccin survenu de nulle part mais de toute façon l'affaire William est tellement inintéressante que ça ne me choque pas plus que ça.

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Jeu 25 Juin 2009 - 9:27

C'est vrai le retour de Duchovny est en soi une excellente nouvelle! Par contre j'ai trouvé qu'ils avaient l'air comme épuisés à bout de souffle sur ce canapé, une image assez sinistre finalement dans un épisode déjà très crépusculaire. (petit geste de complicité de John envers Monica au passage!)

C'est amusant quand les auteurs d'Angel n'ont vraiment plus su quoi faire de Connor ils lui ont aussi trouvé une fammle d'accueil. je pense que carter au fond ne savait vraiment pas comment s'en sortir avec le gosse. on est content de voit William prendre la tangente mais l'ensemble laisse un peu l'impression de sauve qui peut.

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Sam 27 Juin 2009 - 14:59

Clairvoyance (Release, 9-17, )
He thinks he failed Luke. In his mind, he can never do enough, never suffer enough, for what happened. I think if you can help him find the man who did this, maybe... he could move on. He and Monica could really have something together. He just won't let her in.

Après que les Bandits Solitaires et William aient quitté la série de manière particulièrement désastreuse, les X-Files poursuivent leur frénétique clôture des dossiers avec John Doggett et la lancinante énigme du meurtre de son fils. Autant dire que l'on abordait cet épisode avec de légitimes appréhensions, pourtant Clairvoyance se révèle une excellente surprise.

Un élément crucial vient cliver cet épisode du précédent, tous deux caractérisés par la survenue d'un élément extérieur aboutissant à la résolution de leur arc narratif. Là où William se contentait se contentait de sortir du chapeau magique une miraculeuse substance d'un flou total, David Amenn prend le temps de mettre en scène l'étonnant personnage de Hayes (très Frank Black), porté par un époustouflant Jared Poe, totalement immergé dans son rôle. La personnalité complexe de hayes fait l'objet d'une savante découverte progressive, accompagnant habilement l'enquête de Doggett. Il débute par un amusant numéro de déduction qui ravira les amateurs de Sherlock Holmes, avant d'en venir à une relation plus paranormale avec cet étrange mur de photos de meurtres inexpliqués, admirablement mis en valeur par la caméra de Kim Manners; Sa nature de schizophrène apporte un twist au récit, avant une sortie de scène quelque peu brusque, seul regret occasionné par ce Monstre de la Semaine particulièrement fascinant.

Mais la grande figure de l'épisode demeure bien entendu John Doggett. Le personnage, en qui le spectateur s’identifie pleinement, se révèle particulièrement poignant face aux nouvelles perspectives ouvertes par les facultés de hayes, et Robert Patrick sait admirablement exprimer ce qu’a de terrible l’espoir qui étreint son personnage, avec son lot de souffrances ravivées. La scène où Doggett, homme fier et de convictions solidement enracinées, quémande l’assistance de son étrange partenaire s’avère absolument poignante. Dans cet épisode où le paranormal se limite à la portion congrue (Hayes peut relever des troublants confins de la folie et du génie), on retrouve de manière prononcée les accents de la grande tradition de la série noire américaine. On y distingue une intrigue tortueuse à souhait mais également un policier à la fêlure secrète, hanté par une énigme irrésolue qui le ronge au fil du temps. On songe bien entendu au Dahlia Noir de James Ellroy, comme à l’ensemble du Quatuor de Los Angeles. L’analogie se développe avec brio grâce à Folmer, qui revêt ici une dimension supplémentaire dans son rôle archétypal de flic corrompu et ambitieux, dont les actes s’enchevêtrent de manière complexe à l’enquête du héros, comme un Dudley Smith un peu tendre. Regali vaut aussi le coup en gangster dur à cuire.

L’histoire creuse encore ce sillon avec des personnages féminins subtilement dessinés. Il se révèlent aussi cruciaux que dans cette littérature, hormis Scully qui demeure encore une fois périphérique mais, à ce stade de la saison, on en a pris son parti. Après Amnésie, on retrouve Barbara Patricks, épouse de Robert, dans le rôle de Barbara Doggett. Cette dernière ne ressent pas la soif de compréhension de Doggett et se repli sur son chagrin, elle aussi sapée par la disparition du fils. Les scènes entre les deux parents expriment avec sensibilité l’incommunicabilité installée dans l’ancien couple et l’omniprésence de l’absent. Monica se montre admirable de dévouement et de soutien à John, comprenant mieux que nul autre les tourments qu’il endure et le farouche besoin de compréhension qui l’anime. On peut considérer que leur couple achève de se forger à cette occasion, au terme de cette histoire ayant vu leur rencontre.

La coda du récit intervient lors de la scène où John et Barbara se résolvent enfin à faire leur deuil, en confiant symboliquement les cendres mortuaires à l’Océan. La scène ressort superbement mise en valeur (travelling impressionnant) par Kim Manners démontrant que son talent ne se limite pas à l’Epouvante mais aussi un Mark Snow en état de grâce, dont la musique mélancolique habite l’ensemble de l’épisode. John, enfin libéré (d’où le titre original bien supérieur à sa traduction) peut enfin bâtir un avenir avec Monica, une conclusion présentée avec émotion mais sans pathos. Et c’est ainsi que se conclue véritablement leur histoire, même s’ils participent encore aux ultimes épisodes. Une fin sinon heureuse, du moins non dénuée d’espérance, pour ce duo attachant, ce qui n’est pas peu dans l’univers si sombre des X-Files.

Release, grâce à sa densité, sa sobriété et sa qualité d’écriture (joliment découpée en actes) parvient à l’exploit d’emporter sans réserves l’adhésion du spectateur, même si quasiment dépourvu de Fantastique et laissant de côté les pistes tracées dans Empedocles. Une constatation s’impose à cette occasion : chaque fois que la saison s’est intéressée au parcours et à la personnalité de Doggett et Monica le succès a été au rendez-vous (4-D, Amnésie, Audrey Pauley, Clairvoyance), soit rigoureusement l’inverse que lors de ces histoires ineptes de Supers Soldats et autre William. De quoi nourrir bien des regrets quant à l’erreur stratégique de ne pas développer franchement des New X-Files et de s’entêter à vouloir faire perdurer aussi maladroitement qu’artificiellement un passé glorieux mais révolu.

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Steed3003 le Sam 27 Juin 2009 - 15:07

Je ne me souviens pas d'une saison inégale à ce point.Shocked

D'ailleurs de tous les guides hors série disponibles jusqu'à maintenant, la saison 9 d'X Files sera celle qui alternera le plus entre les une et quatre étoiles!

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Sam 27 Juin 2009 - 15:18

Tout à fait, les saisons précédentes se déroulaient autour d'un unique axe majeur, alors que pour la neuf, on en a deux profondément séparés (William/Super Soldats et Doggett/Monica) totalement hétérogènes également dans leur intérêt, selon moi. Une saison binaire. Ceci dit, immense scoop, on devrait en avoir fini pour les 1 et les 4.

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Lala le Sam 27 Juin 2009 - 16:10

Release ola
Je suis in love de cet épisode.
Robert Patrick effectue un travail admirable en montrant un Doggett passant de l'autorité à la sensibilité.
Mark Snow s'est surpassé dans cet épisode haaaaaaa la scène de fin love
Follmer agit enfin,Hayes est épatant.

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Sam 27 Juin 2009 - 23:04

Irréfutable (Sunshine Days, 9-18, )
I think I'm finally gettin' the hang of this job!

Après une cavalcade à en donner le tournis pour clôturer les différents chapitres ouverts, les X-Files prennent le temps d’une respiration avant le grand final, le temps de cet ultime loner de la série. Or celui-ci retrouve une tonalité très proche, quoique moins aboutie, de l’éclatante réussite de Je souhaite, également avant dernier épisode, cette fois de la sison 7. Tout comme lui il met en scène un beau duo de crétins et manifeste une pétillante fantaisie, parfois teintée d’humour macabre. De même , il joue plaisamment avec cette idée de tenir enfin une preuve manifeste et incontestable du paranormal, à l’issue de cette odyssée à travers les Affaires non Classées. Toutes fois, au lieu d’un récit très structuré comme celui de Je souhaite, Irréfutable part dans tous les sens, avec une énergie et un plaisir évident de la part de l’auteur comme des interprètes, évoquant cette atmosphère si festive des derniers jours de classe avant de longues vacances.

De nombreux thèmes se voient ainsi abordés comme le goût de Chris Carter pour la télévision de jadis (dans les X-Files comme dans Au coeur du Complot), la magie des séries télés et l’addiction pouvant en découler, la psychokinésie (avec Skinner en lévitation), le pouvoir de l’imagination, un premier bilan avant The Truth (200 épisodes, neuf saisons), la société spectacle et ses dérives, la fuite dans l’imagination face aux désillusions du réel (le pouvoir de Oliver apparaît également comme une allégorie de la drogue)… De plus le récit fait la part belle aux personnages récurrents avec un Doggett et une Monica visiblement sur le même petit nuage que Mulder et Scully dans Maleeni le Prodigieux, ravis l’un de l’autre, se taquinant, se tenant par la main etc. On en est ravi pour eux, d’autant que, oh joie, Scully participe cette fois pleinement à la fête, avec une ultime autopsie hors normes (conclusion d’une véritable série dans la série) mais surtout une importance pleine et entière dans l’action. Les acteurs s’amusent visiblement beaucoup, et nous aussi.

Au total l’épisode apparaît joyeusement fourre-tout, mais très tonique. Il finit cependant par s’organiser autours du personnage d’Oliver au fil d’une énigme très ludique. Guest de choix Michael Emerson étonne par la personnalité fragile qu’il confère à son personnage, très loin du fascinant et méphitique Ben Linus de LOST. Grâce à son talent l’épisode connaît une fin élégante et marquée d’une vraie émotion tout comme jadis son modèle. Autre invité marquant, David Faustino, le Bud Bundy de l’inénarrable et hilarant Marié, deux enfants. Chargé à la bière, tout comme dans sa série, il n’est guère étonnant de le voir partir dans le décor, car la rencontre de familles aussi antinomiques que les Bundy et les Brady ne pouvait que provoquer des étincelles ! Enfin l’on reconnaît John Aylward, le Dr. Donald Anspaugh d’Urgences.

Et voici que s'pproche le dénouement...

Pour l’anecdote The Brady Bunch, quasi inconnu chez nous, fut une sitcom extrêmement populaire aux Etats-Unis (1969-1974), conservant encore de nombreux fans de nos jours. Elle racontait les aventures quotidiennes d’une famille aussi nombreuse et soudée qu’amusante. Le Cousin Oliver évoqué dans l’épisode a également existé, son nom subsiste d’ailleurs comme désignant une tactique de scénariste, introduisant un personnage plus jeune pour remplacer ceux vieillissant avec la série.


Un extrait, où l’on reconnaît le décor reconstitué dans l’épisode


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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Lala le Dim 28 Juin 2009 - 0:30

Irréfutable sympas sans plus mais de toute façon j'ai déjà évoqué ce que j'en pensais sur l'une des pages du topic.Bon et bien Estuaire bonne chance pour revoir La Truite,si t'en penses comme moi je vais bien rire en te lisant.

Alors attention voilà le poster du film avec Gillian et Johanna Lumley(et pleins d'autres personnes)

Si c'est trop grand,les modos faites moi signe.
Je l'aime bien ce poster,il y a un petit côté année 70 dans les couleurs,puis franchement la nudité de cette femme passe vraiment,ça colle avec tout l'ensemble et puis Gillian a son nom qui est en premier Cool

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Estuaire44 le Dim 28 Juin 2009 - 1:45

Cela fait un peu penser à Casino Royale (le pastiche) en effet. J'espère que cela sortira en France un de ces jours tout de même!

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Steed3003 le Dim 28 Juin 2009 - 1:59

Mais quelle note donnera Estuaire au grand final ???

Le suspense est à son comble!

Je l'ai personnellement trouvé à ma grande surprise bien fichu! Riche en rebondissements et bouclant la boucle (et quelle boucle! elle aura duré plus de 9 ans!) avec une grande habileté!

Rendez vous au 22 décembre 2012 ? Question

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

Message  Denis le Dim 28 Juin 2009 - 11:03

Lala a écrit:
Alors attention voilà le poster du film avec Gillian et Johanna Lumley(et pleins d'autres personnes)

Si c'est trop grand,les modos faites moi signe.
Je l'aime bien ce poster
"Trop grand ? Trop petit ! " dit papy Philo en rehaussant ses lunettes. Je n'ai pas reconnu l'actrice ainsi tournée.
Euh, X Files vire dans le X tout court ?

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Re: Série et films "The X Files" - Partie 2

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