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Série "Clair de Lune"

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63. Annie, Maddie, jalousie

Message  Dearesttara le Mar 8 Oct 2013 - 0:18

5.10 Annie, Maddie, jalousie (When girls collide) :


Scénario :
Leo Tecate (pseudonyme de Merrill Markoe), d’après une histoire de Charles H. Eglee et Leo Tecate
Réalisation : Dennis Dugan

- Bert, je vais être franc avec vous, je ne voudrais pas vous gruger, vous avez déniché cette affaire, c’est donc à vous de la résoudre.
- Mais je ne voudrais pas retirer toute la gloire pour moi seul.
- Non, non, non, non, non, à vous les honneurs ; moi, je me contenterai de l’argent.


Crois-moi, sortir un soir avec David Addison ne sera pas un stimulant pour l’intellect.



Lorraine Anne Charnock (dite Annie), cousine de Maddie, débarque à Los Angeles pour quelques jours. Ravies de se retrouver, les deux cousines sortent et s’amusent. Mais lorsqu’Annie et David se rencontrent, une attirance naît entre eux. Le problème est qu’elle est mariée, et que Maddie verrait d’un mauvais œil cette relation…


Nos auteurs semblaient avoir trouvé un semblant de panacée pour maintenir David et Maddie dans une tension sexuelle : les décrire comme un couple marié, le sexe en moins, et les voir hésiter de nouveau à faire le premier pas. On ne comprend alors pas du tout pourquoi Charles H. Eglee - qui signe ici son dernier et plus faible scénario - et Merrill Markoe démolissent cette fragile mécanique et font intervenir encore un tiers pour perturber le fragile duo. Cela non seulement rend caduc les efforts démesurés des auteurs en cette saison, mais en plus, après Sam, Walter, et Terri, ce n’est rien moins que la quatrième fois que nous avons ce type d’histoire, et c’est une fois de trop. De plus, l’arrivée d’Annie et ses conséquences ne sont rien moins qu’un transposé en plus raté de l’arc Sam Crawford. Outre cette ânerie stratégique, l’épisode est un néant scénaristique total, qui laisse encore plus effondré que le précédent.



L’épisode a cependant un sacré atout dans sa manche : sa guest star. Car Annie a les traits de Virginia Madsen, à la sensualité exacerbée, et au jeu d’actrice énergique et pétillant. De plus, la comédienne a un « feeling » pas possible avec Bruce Willis, avec lequel elle forme un couple fusionnel et crédible, ce qui enragera évidemment les fans les plus convaincus de la série. De plus, la réalisation de Dennis Dugan est à elle toute seule une superbe déclaration d’amour aux 80’s et à la ville de Los Angeles, ici bellement filmée. L’épisode surprend également par le changement de comportement de David et Maddie qui jouent des partitions très différentes de l’habitude.

Dans les quinze premières minutes, une séquence seulement retient l’attention : celle où David échange un long, très long, très très long, mais alors TRES TRES TRES LONG regard avec une femme dans un ascenseur. La femme en question n’étant autre que Demi Moore, compagne de Bruce Willis à l’époque, on apprécie cette collusion entre la fiction et la réalité - qu’on retrouvera aussi dans l’excellent Hollywood A.D des X-Files avec la visite surprise de Tea Leoni, femme de l’interprète de Mulder à l’époque. Pour le reste, on est certes scotchés par l’apparition d’Annie, certainement la guest star la plus sensuelle de toute la série, mais l’ennui c’est qu’il ne se passe rien, si ce n’est des discussions convenues entre les deux cousines.



L’épisode s’attache à nous décrire le rapprochement mutuel entre Annie et David. Phénomène remarquable : David change du tout au tout : il arrive en avance, se montre d’une galanterie sincère, ne sort aucune plaisanterie salace... Maddie en est la première surprise, mais met ça sur le compte de sa gentillesse, de sa volonté de ne pas choquer sa parente. Pourtant, un tel changement chez un homme pour qui la finesse a rarement été la tactique de séduction préférée ne peut a priori s’expliquer que parce que cette femme le trouble : d’ailleurs, il est bien moins tchatcheur, et fait parler plus son corps que sa bouche. On comparera les deux slows : celui avec Maddie est amical, souriant, doux, celui avec Annie est plus chaud, intime, sexuel même. Il y’a même un suspense sentimental : vont-ils s’embrasser ? La boîte de nuit de l’époque, la trompette érotique, les slows, la fumée… tout concourt à nous faire basculer plusieurs décennies en arrière, dans les rugissantes années eighties. Un cachet qui a beaucoup de charme, et que capte superbement Dennis Dugan.

La sortie nocturne dans les rues de L.A. où David et Annie s’amusent comme des petits fous dégage une certaine allégresse bienvenue, conclue par un tendre baiser dans la voiture. Le duo est fantastique, rien à dire, mais cette description simple d’un parcours de séduction ne peut remplacer un vrai scénario, et au bout d’une demi-heure, c’est bien simple : Merrill Markoe ne nous a absolument rien raconté. On retient cependant un discret cassage de 4e mur très malin : quand David et Annie achètent des ballons de baudruche, on aperçoit sur la vitrine du magasin derrière une affiche de… Die Hard ! Le premier grand succès sur grand écran de Bruce Willis était sorti en effet l’année précédente.



On croit à une relance lorsque Maddie, qui découvre le rapprochement entre son associé et sa cousine, se dispute avec le premier, avec un joli ping-pong verbal. Mais l’épisode retombe vite dans le brassage de vent avec la désastreuse scène de l’hôtel qui finit en queue de poisson l’enquête du jour. L’affaire Sapperman n’a pas tenu plus de cinq minutes sur l’épisode, il aurait mieux valu supprimer cette intrigue qui ne sert qu’à donner un rôle à Herbert Viola. Viola d’ailleurs, s’autocaricature, et finit par peser sur l’estomac - interminable scène du court-métrage - malgré les efforts de Curtis Armstrong. Et si on attendait une grande scène de dispute façon screwball comedy lorsque Maddie découvre la « concrétisation » de la relation Annie-David, on sera fort déçu, l’épisode ne prenant même pas la peine de s’étendre sur ce sujet. Sauf dans l’épilogue final, d’une insigne lourdeur. Markoe et Eglee ont en quelque sorte réalisé le cauchemar de tout scénariste de série télé : 42 minutes sans scénario !

Le spectateur s’interroge sur les réels sentiments des personnages mais hélas, les auteurs ne savent plus du tout comment les décrire. Le spectateur SAIT que David aime Maddie et Maddie aime David. Alors comment expliquer cette passade amoureuse ? Est-ce un moyen pour David d’attirer la jalousie de Maddie et la forcer à faire le premier pas ? Maddie est-elle réellement jalouse ou inquiète que sa cousine subisse les mêmes ravages qu’elle a eus quand elle était avec David ? Cette confuse sarabande de sentiments est très énervante, car signe que la série marche maintenant en pilotage automatique : il n’y a plus de cohérence, plus de recherche psychologique, les scénaristes sont perdus. Rien que des écrans de fumée, et hélas les épisodes suivants maintiendront ce pathétique cache-misère, qui aboutiront à un final frustrant.




Infos supplémentaires :

- Aka. Tendres cousines.

- Agnès fait référence à Elliot Ness (Les Incorruptibles), pour décrire le comportement justicier de son cher et tendre.

- L’ombre de la caméra est visible sur le dossier du fauteuil de Maddie quand Agnès exprime ses inquiétudes envers elle. Erreur de montage lors du baiser Annie-David : on la voit un moment poser la tête sur son épaule ; au plan suivant, elle l’embrasse.

- L’épisode est dédié à la mémoire de Clint Althouse. Clint Althouse était un perchiste, mais qui n’a curieusement jamais travaillé pour la série.



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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Estuaire44 le Mar 8 Oct 2013 - 0:59

Virginia Madsen (qui depuis réalisé une fort belle carrière) fut l'un des grands Sex Symbols des 80's... Vieux 

Je ne souviens pas d'elle dans la série, j'ai très peu vu cette saison en fait !
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Mar 8 Oct 2013 - 1:46

C'est la saison de trop en général, tu n'as pas trop de regrets à avoir. L'actrice est fabuleuse mais les histoires ne suivent pas.


Ca y'est, j'ai enfin fini la série ce soir. Je comprends pourquoi le final est tellement haï, Maddie et David ne finissent pas ensemble, et jamais plus ne le seront. Un contresens vraiment odieux à l'âme de la série. Pourtant, j'ai aimé comment la série met en scène sa propre mort. Le 4e mur est cassé pendant les dix dernières minutes et toute la série disparaît peu à peu sous nos yeux. L'affaire Anselmo demeure irrésolue, ce qui est un cas presque unique dans l'histoire des séries policières. Je crois que seule la série Homicide a osé des cas irrésolus (affaires Adena Watson et Gordon Pratt). Moonlighting reste originale et unique jusqu'au bout, et l'épisode en lui-même est agréable à regarder, mélangeant avec soin humour et émotion. Mais la scène finale est trop frustrante. Je crois que le scénariste Ron Clark lui-même, en est conscient, reconnaissant par la voix de David qu'il a manqué d'inspiration.

Au revoir Clair de Lune, merci de m'avoir tant fait rêver...
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64. Le juré dissident

Message  Dearesttara le Mer 9 Oct 2013 - 0:26

5.11 Le juré dissident (In’N Outlaws) :




Scénario : Marc Abraham
Réalisation : Christopher T. Welch

- Ah, tu me rends folle, tu as fait de moi une vraie cochonne. Oh, dis-moi c’que tu veux que je fasse ?
- Fais-moi penser à réparer la fuite d’eau dans tes toilettes.


Défendez notre pays, le seul au monde où une personne est innocente tant qu’on a pas prouvé le contraire… en dehors du Canada, des pays d’Europe et d’autres... sûrement l’Australie, mais là, j’suis pas sûre.



Agnès a été désignée comme jurée d’un procès : John Gibson, co-dirigeant d’une société, est accusée du meurtre de sa collaboratrice, Kathleen O’Rourke, avec qui il entretenait une relation proche de David et Maddie. Toutes les preuves sont contre lui, mais Agnès vote non coupable car elle a un doute. Elle bloque ainsi totalement le verdict. Elle s’attire les foudres des autres jurés et celles d’Herbert, qui a organisé une fête avec les 83 membres de sa famille paternelle, et qui pensent qu’Agnès n’existent pas…

Apparemment, il va falloir attendre un peu avant d'entamer la deuxième partie de l'épisode précédent. Les auteurs ayant décidé d'asticoter les fans en insérant entre les deux parties un épisode centré sur Bert et Agnès ! C'est culotté, et jusqu'à présent, seule l'hypertrash South Park a osé faire une chose pareille (le "poisson d'avril" ouvrant la 2e saison retarda la résolution du finale de la saison 1).
David et Maddie nous offrant depuis quelque temps des spectacles de plus en plus affligeants, Agnès et Herbert deviennent illico ce qui reste de meilleur dans cette période de fin de règne. En effet, In n’outlaws confirme un principe majeur des séries télé : des seconds rôles en or massif peuvent venir au secours de premiers rôles fatigués. Dans le désastre ambiant des derniers épisodes, c'est le seul à surnager.
Le scénario de Marc Abraham fait cohabiter deux histoires drôles : Agnès jurée, et la fête de Bert, le tout pour un résultat fort réussi.

L’introduction est pleinement comique où des pas menaçants résonnent dans la rue sous la musique des Dents de la mer… avant qu’on s’aperçoive que l’inquiétant individu n’a absolument rien d’inquiétant ! Le quiproquo absurde où Agnès croit que Bert va la quitter est également pétillant, grâce au cabotinage impressionnant des deux acteurs, en totale roue libre. Leurs petites chamailleries dans l’agence (Je vais le dire à MacGillicudy !) sont typiques de ce couple adorable tellement mignon ! Agnès et Bert, quoiqu’on en dise, restent jusqu’à la fin une valeur sûre pour Moonlighting.



Après Le facteur sonne toujours deux fois (1946), La vie est belle (1946), Luke la main froide, et Casablanca, c’est au tour du classique de Reginald Rose et Sidney Lumet d’avoir droit à son petit pastiche : la situation d’Agnès, unique jurée votant non coupable, et bloquant ainsi le verdict dans une affaire d’assassinat, rappelle en effet 12 hommes en colère. On s’amuse des délibérations avec Agnès seule contre tous. Mais Allyce Beasley n’étant pas Henry Fonda, la situation est inversée et ce sont plutôt les 11 jurés en colère qui tentent de la convaincre ! L’ignorance intégrale d’Agnès en matière du droit le plus élémentaire est aussi drôle que son idéalisme est émouvant. Sa ferveur à rendre une justice réfléchie, sa volonté d’être une citoyenne modèle sonnent juste car l’auteur a la fine idée de pousser au maximum les dialogues clichés de ce genre de situation pour donner autant un décalage comique que défendre des idées sérieuses. A ce titre, sa tirade enfiévrée sur une musique patriotico-pompeuse faux-cul, est un des grands moments de l’épisode.

Les jurés, tout comme ceux de la pièce (et du film), sont des citoyens comme vous et moi, mais qui égoïstement, cherchent à écourter le verdict pour vaquer au plus vite à leurs occupations. Finalement, l’âme d’enfant d’Agnès se montre plus humaine et plus pure que celles de bien des adultes. Bert en particulier, lors de l’excellente scène de la fenêtre, puis des toilettes, où il se comporte aussi comme tel.



C’est toutefois la fête familiale des Viola qui déchaîne le plus de rires. La valeur de la bonne vieille famille traditionnelle est copieusement dézinguée à coups de Grosse Bertha, tant chacun des membres de la famille de Bert vogue au-delà de la caricature. Dans la famille italienne de Bert, les liens du sang sont si forts que même la famille Corleone en serait jalouse. C’est quasiment une mafia familiale : le père patriarche très à cheval sur les traditions, le cousin poil à gratter, la grand-mère élevée au rang de déesse intouchable, les frères, sœurs, cousins pique-assiettes et profiteurs, sans oublier l’obèse cousine italienne, qu’on veut fiancer au rejeton indigne de la famille qui a quitté le cocon familial - Bert évidemment -. La scène où ils dansent une tarentelle burlesque qui expédie notre héros dans le décor est un gros fou rire. Les différents gags comme le glaçon en forme d’Italie (Mais où est la Sicile ???!!!!), ou l’humiliation publique de Bert ponctuent cette fête cauchemardesque.

L’episode est surtout renommé pour le songe d’Agnès, plus connu sous le nom de « couch scene » (scène du canapé) où elle transpose l’affaire en cours en mettant les visages de Maddie, David, et Herbert ! Cela nous vaut donc une étreinte fougueuse entre Dave and Mad’ (si vous ne bavez pas à ce moment-là, vous n’êtes pas un fan de la série), plaisamment inattendue… puis Bert qui s’la joue macho italien avec une Maddie totalement sous son charme, un déphasage sidéral !!



L’enquête de Bert avance à un rythme plaisant, et nous fait savoir que ce dernier a d’étonnants « informateurs ». La scène de révélation où Herbert dévoile devant la cour toute la machination de l’assassin est un bon moment de folie douce. Bert est obligé de faire des scènes d’action dans lesquels il n’est pas du tout crédible ; on est pour le coup assez proches des cascades délirantes des Marx Brothers ! La réalisation de Christopher T. Welch est bien dynamique.

L’épisode n’est cependant pas parfait, il y’a quelques temps morts, et on se demande bien à quoi servent les cinq dernières minutes, totalement inutiles. L’épisode aurait dû s’arrêter après le verdict final, car ensuite, on s’ennuie pas mal devant une coda qui se prolonge à n’en plus finir. Mais nous quittons toutefois nos héros sur une chaleureuse image, bien réconciliés, qui clôt le dernier bon épisode de la série.


Infos supplémentaires :

- Aka. Hors-la-loi. Le titre de l'épisode détourne une populaire chaîne de production d'hamburgers californienne : In n'out Burger.

- A noter que Robert Webber, qui joue le père de Maddie dans la série a participé au casting de 12 hommes en colère (c'est le juré n°12), auquel l'épisode rend hommage !

- La famille Viola est d’origine italienne compte (au moins) 83 membres et rien que du côté paternel ! Herbert Viola va avoir 35 ans.

- Agnès parle italien. Curieux, car elle ne semble pas maîtriser cette langue dans La fiancée de Tupperman (saison 2).

- En plus du thème des Dents de la mer de John Williams, on entend dans l'épisode : Volare de Domenico Modugno et Franco Migliacci, That's amore d'Harry Warren et Jack Brooks, My country 'Tis of thee, et Lady of Spain.



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65. Petit meurtre de nuit

Message  Dearesttara le Jeu 10 Oct 2013 - 0:24

5.12 Petit meurtre de nuit (Eine kleine nacht murder) :


Scénario : Barbara Hall
Réalisation : Jay Daniel

- Je peux vous poser une question ? Qu’est-ce que David vous a apporté ?
- Des séances hebdomadaires à 200 $ sur un divan.


- Inspecteur Donnigan, je suis le garde du corps de Mlle Hayes.
- En ce qui concerne le corps que vous devez garder, vous avez plutôt de la chance.


Maddie Hayes est témoin d’un meurtre dans un parking, et manque elle-même d’être assassinée. Elle est placée sous la protection de l’inspecteur Donnigan, mais Bert a des soupçons sur lui. Pendant ce temps, Annie et David emménagent ensemble…

Les scénaristes, lessivés et hors service, n’ont même plus la force de sauver les apparences, et se hâtent même de couler le bateau. Ils ont perdu l’humour, la fantaisie, la tension sexuelle, la justesse psychologique, l’imagination… la série n’est maintenant plus que l’ombre d’elle-même et meurt petit à petit, étouffée par des auteurs en panne sèche. Barbara Hall avait plutôt bien commencé son histoire, avec des scènes de tension dans le triangle Maddie-Annie-David, et quelques jolis instants de romantisme entre ces deux derniers. Hélas, l’épisode dévie inexplicablement de sa trajectoire et se crashe sur l’enquête du jour, une des plus faibles de toute la série, enquête qui ne sera d’ailleurs même pas résolue par nos héros, sagement spectateurs tout le long. Cette série de scripts médiocres - interrompue seulement par « l’interlude » In’n outlaws - ne bénéficiera pas d’un miraculeux regain comme en saison 4. Elle ne pouvait mener logiquement qu’à l’annulation d’une série certes géniale et révolutionnaire, mais ayant duré trop longtemps.



Le début tranche avec l’atmosphère lumineuse de la série par ce sombre assassinat dans un parking, sous un ostinato inquiétant et entêtant d’Alf Clausen qui hante l’épisode. Excellente séquence initiale où Maddie tente de repousser son agresseur. C’est malheureusement le seul pan de l’enquête qui intéresse vraiment. Le reste en effet, se résume à la protection rapprochée de Maddie par un inspecteur qui se veut ambigu mais qui a le défaut d’être totalement lisse. Joseph Hacker est d’ailleurs transparent d’un bout à l’autre ; on se demande vraiment ce que Maddie peut lui trouver. Ok, son célibat lui pèse, on le sait - voir ses réflexions dans When girls collide - mais est-ce une raison pour s’intéresser à quelqu’un d’aussi oubliable ?

Cela ne rend que plus étincelant la tendresse entre David et Annie, dont les cœurs battent à l’unisson. Outre que Virginia Madsen est sexy à tomber, vêtue d’une chemise de nuit qui laisse ses jambes dénudées, le courant passe superbement avec Bruce Willis. La scène du canapé, mélange de Tex Avery et de romantisme, est de loin la meilleure de l’épisode. Le fait qu’Annie envisage de plus en plus d’abandonner son mari pour David est remarquablement interprété par la comédienne qui a une nature finalement assez proche de son personnage : intense, impulsive, full of love, and ready to risk it all if I have to comme elle le déclara dans une interview. Ce tempérament est cousin de celui de David, à l’inverse de son mari stable et tranquille : chaotique, surprenant, débridé… et ainsi marche sur les propres pas de Maddie. Annie aime être ballottée dans ce tourbillon d’inattendu et de plaisir que lui offre David, et si Mark a ici le rôle du « faux David » de Tracks of my tears (saison 4), ce n’est pas un hasard. Mais la série ne fait que ressasser ce que l’on sait déjà. Pire, elle renoue là avec le soap opera, genre qui ne lui va pas du tout.



Barbara Hall ne respecte pas du tout les personnages, ou du moins leur fait porter tellement de masques qu’on ne sait plus du tout à quel jeu ils jouent ; on est même pas sûr que l’auteure le sait elle-même ! David prétend qu’il ne se préoccupe pas de Maddie, Maddie pense que David veut se débarrasser d’elle pour voir Annie plus souvent, David pense que Maddie se comporte en désespérée, Maddie pense que David ne sait amener que le chaos, etc. le tout sans savoir s'ils le pensent vraiment ! Autant de faux-fuyants, de questions accumulées qui n’obtiennent aucune réponse. When girls collide irritait déjà par ce défaut, mais Eine kleine nacht murder ne fait que l’accentuer davantage. A l’exception du trio de comédiens, toujours impeccable, il n’y a rien à sauver.

L’enquête est une vraie catastrophe, car on ne parvient jamais à s’inquiéter pour Maddie. La présence fixe du fadasse inspecteur suffit pour casser toute tension. La coda est décevante par la non-implication de nos héros dans l’affaire, qui laissent sagement le SWAT résoudre ça tout seul. Les méchants du jour n’ont pas une once d’épaisseur, et ont beau cabotiner, ils sont plus ridicules qu’autre chose, ce qui ne serait pas grave si toute la scène n’était pas d’un premier degré massif. Le tag passe aussi à la trappe. Avec cet épisode, l’électrocardiogramme de la série devient désespérément plat ; il était décidément temps d’arrêter les frais.




Infos supplémentaires :

- Le titre de l’épisode détourne une des plus célèbres œuvres de musique classique : La sérénade pour cordes en ré majeur KV525 dite « Eine Kleine Nachtmusik » (Petite musique de nuit en français) de Wolfgang Amadeus Mozart.

- Quelques laissez-aller scénaristiques : David précise à bien à Herbert que la voiture à rechercher est couleur argent, mais Bert la décrit à la police comme étant blanche. Pareillement, David demande à Maddie de se cacher sous le lit, mais quand il arrive, elle est près de la fenêtre !

- Quand le SWAT fait irruption chez Maddie, la musique est celle de la série.. SWAT !


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66. Eclipse de lune. FINAL DE LA SERIE !!!!

Message  Dearesttara le Sam 12 Oct 2013 - 2:33


5.13 Eclipse de lune (Lunar Eclipse) :




Scénario : Ron Clark
Réalisation : Dennis Dugan

Je ne sais pas comment vous le dire, mais votre série… est annulée !


Agnès et Herbert annoncent leur mariage. Mais Herbert, paniqué et peu confiant, n’est pas le plus enthousiaste. En plus, un homme étrange ne cesse de le suivre partout. Mark, le mari d’Annie, revient, et David doit prendre vite une décision. A la fin de l’épisode, nos héros découvrent, horrifiés, qu’ABC a choisi d’arrêter la série…

Unanimement haï par les fans de la série, considéré comme l’épisode le plus catastrophique de la série, et par là comme un des finales les plus ratés de la télévision, Lunar Eclipse invite pourtant à un jugement plus nuancé. La scène finale est certes tellement ridicule, et surtout horriblement frustrante, qu’il était impossible de rater davantage la sortie de la série. Toutefois, l’épisode en lui-même est loin d’être mauvais. Malgré des intrigues tirant vers le soap opera, la comédie règne. La scène du mariage renoue d’ailleurs avec la tradition slapstick de la série.

Mais surtout, on a droit à une mise en scène de Clair de Lune de sa propre mort. La série, pendant les dix dernières minutes, brise une ultime fois le 4e mur, pour peu à peu disparaître sous nos yeux. Malheureusement, le final demeure tristement inachevé. Ron Clark, qui n’a jamais écrit pour la série, n’a manifestement pas compris cette série, et n’était pas indiqué pour la terminer. Dommage que Glenn Gordon Caron ne soit pas revenu. Le fan ne peut être que profondément déçu d’une fin en eau de boudin, qui ne rend justice ni aux héros ni à eux. Le scénariste ne sait pas comment terminer la série ; et par autodérision, n’hésite pas à le signaler ouvertement. Courageux, mais frustrant. La série tire le rideau d’une manière unique et originale, très Moonlightingienne, mais rate quand même son objectif.



David et Annie filent le parfait amour, à la grande fureur du fan qui n’a jamais vu autant de complicité au sein de son couple adoré. Virginia Madsen et Bruce Willis sont vraiment à l’aise, que ce soit dans la scène de lit comme pour celle de la salle de bains. Mais sous les sourires, le drame demeure car l’arrivée fracassante du mari cocu vient changer la donne. Or, Annie, dévouée corps et âme à son bel amant, est prête à se séparer de Mark, ce qui provoque une crise chez David. Vous reconnaissez le schéma-type de cette situation ? Forcément, c’est du soap ! Jusqu’au bout, la série aura été affectée par ce poison incompatible avec son esprit. Heureusement, l’histoire évite le naufrage par son portrait mélancolique de David. Ce dernier n’a pas assez confiance en lui, ne se sent pas digne d’Annie, et souhaite rompre.



Sous ses dehors de séducteur, David est toujours insatisfait et désespéré, car les femmes qu’il attire finissent par le rendre malheureux : Gillian l’a plaqué sans prévenir, Tess l’a trompé avec une autre femme, Maddie a déchiré son cœur… on peut même ajouter la fille d’un soir de L’annonce faite à Maddie (saison 4) qui ne le voyait que comme un sextoy. Loin de l’image virile qu’il veut donner, on remarque qu’il est toujours dominé par les femmes, et que ce sont elles qui le quitte. Annie ne déroge pas à la règle, car David, trop peureux de lui dire en face ses intentions, s’arrange pour que ce soit elle qui le quitte, en faisant semblant de la tromper avec une des employées de son agence (ravissante dans son maillot rose). Cette idée désespérée et pathétique consolide à la toute fin de la série le rapport complexe de David avec les femmes. Bruce Willis, tout en nuances et en retenue, accomplit une magnifique prestation. Le dernier regard qu’il lance à Annie au commissariat est une sublime bouffée d’émotion. On aimerait penser qu’il rompt avec Annie parce qu’il pense encore à Maddie, mais la fin de l’épisode démentira cette idée, tuée dans l’œuf par les âneries psychologiques commises par les auteurs depuis l’arrivée d’Annie.

En contrepoint, la comédie illumine le couple Bert-Agnès dont le bonheur est ombragé par les paniques de dernière minute de Bert, et par leur filature. La scène du centre commercial fait s’enchaîner quelques gags assez croquants, tandis que Curtis Armstrong et Allyce Beasley (qui accomplit deux apparitions théâtrales) surjouent avec délicieusement. Toutefois, cette intrigue est parsemée de temps morts assez embêtants. Heureusement, le climax de la cérémonie de mariage est un vrai bonheur avec bagarre de saloon et plongeon général dans la piscine.



David rentre à l’agence, et apprend par un envoyé d’ABC que Moonlighting est annulée ! La magie du 4e mur opère une dernière fois pour permettre à la série de nous dire un long adieu. La musique angoissée et agitée d'Alf Clausen traduit bien ce sentiment d'inéluctabilité. Ron Clark a eu une brillante idée de terminer de cette manière la série, prenant le spectateur à témoin lors de l’ultime moment. Toutefois, il se sert de ce moyen pour expliciter sa douleur et son incapacité à conclure dignement la série. Ce qui donne des scènes tantôt consternantes tantôt excellentes. L’évacuation précipitée de MacGillicudy, dans les bras d’Herbert en larmes fait partie de la première catégorie. Mais les scènes qui suivent sont plus intéressantes : les accessoiristes embarquent les décors et les meubles, et surtout David et Maddie s’aperçoivent qu’ils vont bientôt mourir : pas « physiquement », mais une fois la série annulée, ils n’existeront plus. Il est émouvant de voir les personnages prendre une vie propre, se rebeller, crier contre leur fin prochaine, comme s’ils échappaient à leur créateur. On est pas si loin de L'histoire de Gabe, un excellent épisode de La Treizième Dimension, où un personnage se révolte contre le sort que lui réserve son auteur.



Le coup de gueule final d’Agnès, qui s’emporte contre le comportement absurde auquel se sont livrés ses patrons dans cette saison, et qui cause la fin de la série, rejoint cette révolte du personnage par rapport à ses auteurs en panne sèche et un public qui, lassé, s’est détourné d’une série qui allait droit dans le mur. Nouveau pincement de cœur, car le souhait d'Agnès : la création d'un spin-off de la série centré sur elle et Bert, n'aura pas lieu. La conversation avec Cy (Mr.Soupiro en VF), incarné par ailleurs par Dennis Dugan, est le procès de cette saison médiocre qui a emprisonné David et Maddie dans des relations confinant au non-sens, demeurant dans une simple amitié insupportable pour le spectateur. La scène est très maligne, mais se voit gâché par la scène la plus horrible, la plus ratée, la plus grotesque de la série entière, qui est précisément la scène finale.

Le final de l’Eglise amène en fait une irrésolution : nos deux amis tentent de tromper le destin et leurs sentiments en s’inventant une romance de dernière minute et demander un mariage express à un prêtre qui, outré de les voir jouer avec les sentiments et le sacrement avec tant de désinvolture, leur refuse leur bénédiction.
Ron Clark enterre la série de la manière la plus désastreuse possible : David et Maddie ne sont pas ensemble, et finissent assis près de l’autel. Ils expriment certes leur tendresse l’un envers l’autre, et leur chagrin de devoir se dire adieu, de laisser le show se terminer. Mais aucune déclaration d’amour : ils sont bloqués depuis le début de la saison au stade amitié, et le demeureront ainsi. Sans doute la saison avait-elle pour but de les faire se rapprocher par la suite, mais la production ayant coupé court (13 épisodes au lieu de 22), les auteurs n’en ont pas eu le temps.



Pourtant un faible espoir demeure : la chanson qui termine l’épisode - qui se finit sur un clip-show d’images des saisons précédentes, une idée vraiment ridicule pour terminer une série d’ailleurs - est celle de Ray Charles : We’ll be together again. Et si finalement, dans un avenir que nous ne verrons jamais, Maddie et David seraient de nouveau ensemble ? Quoiqu’il en soit, cela ne répare guère cette honteuse fin. Le parallèle avec l’affaire Anselmo, qui ne sera jamais résolue comme nous l’indique le dernier plan de la série, est évident. Précisons que Moonlighting finit quand même sa trajectoire sur une nouvelle innovation : oser ne pas résoudre une affaire dans une série policière ! Jusqu’à ce jour, seule la série Homicide de Paul Attanasio a fait une chose pareille avec les affaires Gordon Pratt et Adena Watson.


Ainsi s’achève Clair de Lune, une des séries les plus révolutionnaires de l’histoire de la télévision. Loin du sérieux rigoureux des séries policières qui l’ont précédée, elle a véritablement créé le genre de la dramedy, le genre le plus exigeant mais un des plus passionnants de la télévision, tout en gardant un ton résolument burlesque et libertaire.
Maddie et David, torride couple en fusion, malgré une non-fin en queue de poisson, sont le modèle le plus fougueux et conflictuel d’un des genres les plus populaires auprès du public : le couple mixte en conflit perpétuel dont on attend impatiemment la concrétisation. Suivre cette série, c’est réellement vivre une expérience intense et inoubliable. Disons maintenant au revoir à cette série légendaire.



- Pour continuer l’aventure Moonlighting, je ne saurais trop conseiller le site n°1 de la série : http://davidandmaddie.com/
- La série a bénéficié aussi d’une autre exégèse passionnante et fouillée de la relation David-Maddie, épisode par épisode. Celle de Christine Graves sur son site Moonlighting Madness : http://home.comcast.net/~christinemgraves/index.html
- Enfin, des fans absolus ont décidé d’écrire des scénarios d’épisodes se situant après le final de la série sur le site Virtual Moonlighting. C’est ainsi que Clair de Lune bénéficie à l’heure actuelle de cinq saisons « apocryphes » qui valent grandement le détour : http://sarahk15.tripod.com/

(tous ces sites sont en anglais)


Infos supplémentaires :

- Final de la série. Aka. Eclipse lunaire.

- Cy est interprété par Dennis Dugan, réalisateur de l’épisode, et interprète de Walter Bishop en saison 4. D’une manière très fantaisiste, l’acteur est crédité au générique sous le nom de… Walter Bishop !

- Quand Cy est dans la salle de cinéma, il regarde une projection de l’épisode Le juré dissident.

- Bert possède une collection de lithographies érotiques.

- Dans la liste des hommes fantasmés par Agnès, elle cite Mark Harmon, l'acteur jouant Sam Crawford dans la saison 3 ! D'ailleurs, Agnès semblait avoir un faible pour le beau Mark !


(c) 2013 par Clément Diaz



FIN DE LA SERIE !!!!!!!!!!!


Dernière édition par Dearesttara le Sam 12 Oct 2013 - 2:39, édité 1 fois (Raison : Série)
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Estuaire44 le Sam 12 Oct 2013 - 11:17

Très elle performance, Dear ! Merci pour la balade ! 1010 
 
Quand j'aurai un peu de temps (on aura marché sur Mars), je jetterai un coup d'œil sur les principaux épisodes, tes critiques en donnent envie.
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Top 5 de la saison 5

Message  Dearesttara le Sam 12 Oct 2013 - 13:44

Tu ne pouvais me faire meilleur compliment ! Merci Estuaire. cheers  Ah, mais je suis tout prêt à en reparler plus en détail avec toi. C'est vraiment une série qui vaut le coup, et qui a toujours son importance dans la conception des séries d'aujourd'hui, ne serait-ce que pour son "syndrome" d'ailleurs.
Si Lala, teeger, ou tout autre lecteur de mes humbles écrits, veut aussi se manifester, qu'il n'hésite pas ! Very Happy
Bon, allez, je clos ma balade avec le Top 5 de la saison 5 :

Top 5 de la saison 5 :

1. Le mort récalcitrant : Pastiche sous acides du déjà décalé Mais qui a tué Harry ? d’Hitchcock. Maddie et David trimbalent un cadavre encombrant au cours de péripéties totalement loufoques. Un scénario plein de folie furieuse et d’inventivité dingo, couronné par un démentiel songe horrifique macabre et hilarant.

2. Et l’homme créa la femme : Un percutant pamphlet contre la dictature de la beauté, et l’illusoire poursuite de la jeunesse éternelle. Le whodunit, savamment écrit, n’oublie ni l’intensité dramatique - assurée par des personnages profonds et fascinants - ni la farce, avec un final étincelant.

3. Le barracuda vire de bord : Une enquête pleine de rebondissements donne naissance à une passionnante interrogation sur les sentiments de nos héros, dialogues brillants et électrisante tension sexuelle en prime. Cet épisode est le modèle qu’il aurait fallu suivre pour construire une saison aussi addictive que les précédentes.

4. Le juré dissident : La chute de la série n’emporte pas le couple secondaire. Bert et Agnès, toujours en pleine forme, s’offrent avant la fin un joyeux divertissement rythmé et plaisant, à l’humour léger. La famille de Viola, défilé de caricatures caricaturées, assure un spectacle de premier choix !

5. Faux mari, vrai sosie : Malgré une enquête peu inspirée et croqueuse de temps, l’épisode convainc largement par une succession de saynètes à double sens, et un humour souriant. Surtout, il installe un nouvel arc narratif qui permet de relancer la magie de la relation entre David-Maddie. Une promesse hélas trahie par un When girls collide hors sujet qui dénaturera toute la fin de la série.
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Lala le Sam 12 Oct 2013 - 14:35

Alors de mon côté je n'ai pas trouvé cette saison 5 si mauvaise dans sa première partie. Certes, elle est loin de l'âge d'or de la série mais je trouve que la relation de David/Maddie, bien que difficile à cerner, est de nouveau remplie de tension et de "ha ça y est...en fait non". Pour les intrigues policières oui bon ça n'a jamais été le fort de la série.
Là où ça se gâte c'est à l'arrivée d'Annie. Les progrès de la relation M/D tombent à l'eau. David devient un p'tit c**. Maddie, une femme frustrée. Et c'est d'autant plus énervant que l'alchimie entre Bruce Willis et Virginia Madsen est évidente.
Mais sérieux les scénaristes à quoi vous avez pensé ? OK votre série prend l'eau. OK vous n'avez plus d'inspiration mais pourquoi ne pas tenter de sauver les meubles ? POURQUOI ? POURQUOI ?
Pourquoi ce final qui m'a anéanti ? et le pire c'est que David et Maddie se comportent comme des glaçons l'un envers l'autre. Rien de chaleureux. Rien. Le pire c'est à l'église où ils font semblant de s'embrasser devant le prêtre mais avec des mines de dégoût....Mais HO! Pas de dégoût dans les dernières minutes!!!! Ils ont rien compris ces scénaristes. Ils en ont fait qu'à leur tête. Même le final d'XF est plus réussi que ça.
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  davidf le Sam 12 Oct 2013 - 20:45

snif! (tear)
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Sam 12 Oct 2013 - 23:13

Oui, davidf, snif. La série va bien me manquer... Sad

Oh, la première partie de la saison 5 est plutôt bien. C'est seulement les deux premiers épisodes qui sont assez moyens. Ensuite, il y'a eu une superbe remontée ; mais après le pic de folie de I see England, bon ben, ça tombe à l'eau, et Annie a définitivement enterré la série. Ironiquement, ce sont Bert et Agnès qui s'en sortent le mieux. Et Lunar Eclipse, quand on y pense, est presque un épisode Bert-Agnès ! Shocked  J'aurais tellement voulu un spin-off. Et on aurait pu en profiter pour intégrer Dave and Mad' quelques épisodes, le temps qu'ils se réembrassent et se jettent sur le premier lit venu.

Alors, Lala, je te conseille vraiment d'aller sur Virtual Moonlighting, où les fans imaginent des scénarios après la saison 5. Ca réchauffe le cœur, ce qu'ils imaginent. Very Happy
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Invité le Dim 13 Oct 2013 - 18:58

La suite et fin du dossier est en ligne!cheers 

http://theavengers.fr/index.php/hors-serie/annees-1980/clair-de-lune-1985-1989
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Dim 13 Oct 2013 - 21:47

C'est parfait S3 ! Merci beaucoup ! 1010

Et une série de plus.vivemoi
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Estuaire44 le Sam 19 Oct 2013 - 3:01

Bruce et Virginia en 2007, à la première de leur film The Astronaut Farmer (histoire un brin naïve, mais charmante)
 
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Sam 19 Oct 2013 - 12:49

Le Bruce y sourit pas vraiment, mais sur cette photo, même 25 ans plus tard, je trouve qu'ils vont toujours bien ensemble !cheers 
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Lala le Sam 19 Oct 2013 - 12:53

Mais...Frustration. Rage! Oui ils vont bien ensemble mais chut on a assez souffert.
Vas retrouver Cybill non de Zeus!
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Ven 29 Nov 2013 - 2:43

S'il te plaît Bruce, s'il te plaît Glenn, entendez-là !!!

http://www.huffingtonpost.com/2013/10/25/cybill-shepherd-moonlighting-movie_n_4163889.html
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Lun 11 Mai 2015 - 2:38

Un top 15 par plusieurs fans de la série. Assez logique, quoique les n°4 et 7 me semblent en trop. The Dream sequence est n°2 - une place inférieure aurait été scandaleuse - détrôné par Maddie turns to cry, un excellent épisode mais pris dans un arc feuilletonesque assez égal en qualité, donc pourquoi celui-là plutôt qu'un autre de l'arc ? On remarque que ce top ne comprend quasiment que des épisodes des saisons 2 et 3, et que décidément Agnès et Bert restent tristement oubliés.

http://redroompodcast.com/moonlighting-monday-episode-countdown/
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  davidf le Mer 10 Juin 2015 - 20:20

C'est drôle, j'ai montré la série à une amie qui ne l'avais jamais vue avant. Elle déteste David Addison et ne comprend pas comment Maddie peut être attirée par cet immature abruti LOL. Elle trouve Maddie super, mais David insupportable
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Mer 10 Juin 2015 - 22:17

Curieux ; je trouve que le staff d'écriture (principalement masculin) a moins réussi le personnage de Maddie, qui a trop souvent le mauvais rôle de rabat-joie ; alors que les délires perpétuels de David remportent généralement l'adhésion.

Je peux donner une explication à ton amie : une des clés de l'énigme est donnée à la fin du 3.13 Maddie's turn to cry lorsque Maddie dit que grâce à David, d'ailleurs beau gosse et tchatcheur de 1re classe, sa vie est remplie d'émotions puissantes, en montagnes russes (colère, plaisir, amusement, exaspération, joie, frayeur, excitation...). Elle a à ses côtés une vie remplie d'émotions fortes, de sensations maximales. Alors que les rivaux de David - en particulier Sam, dépeint comme l'homme idéal - bien que plus "matures" et respectueux, ne peuvent lui donner pareille intensité. Je pense que c'est la cause principale de son attirance. Si tu dis cela à ton amie, peut-être trouvera-t-elle moins bizarre cette attirance.
Au fait, n'oublie pas de dire que David évolue dans la série et acquiert de la maturité (même si c'est surtout à partir de la fin de la saison 3).
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  teeger59 le Ven 26 Juin 2015 - 14:33

Excellent résumé Dear (comme d'habitude!)
Je préfère (et de loin) la saison 5 à la saison 4...
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Ven 26 Juin 2015 - 14:52

Merci teeger. Very Happy Autant le ton soap opera des deux premiers tiers de la saison 4 m'a barbé, autant son dernier tiers a retrouvé le niveau des premières saisons. Quant à la saison 5, elle a fait une belle remontée en qualité avant de s'effondrer assez lamentablement. Toutefois, je ne trouve qu'aucun épisode de la saison 5 n'est à la hauteur des meilleurs épisodes de la saison 4, et que les pires épisodes de la saison 5 sont plus durs à regarder que les plus mauvais de la 4 : l'incohérence de la psychologie des personnages étant pour moi une faute moins excusable qu'une dérive soap. Donc, j'aurais tendance à dire que je préfère la saison 4. Après, c'est très subjectif, bien sûr !
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  docpersonne le Dim 3 Jan 2016 - 14:36

Je viens de lire en diagonale les pages de ce sujet (pour ne pas me spoiler trop car je n'ai pas revu la série depuis sa diffusion) et je ne me rappelais plus quand Brooke Adams arrivait dans la série. C'est vraiment quand elle arrive que j'ai lâché la série ce qui fait que je n'ai jamais vu la dernière saison. Je ne sais pas, j'arrivais pas à me faire à son physique. Je l'avais vue dans Lace et je ne l'avais pas appréciée. Vu que j'ai tous les dvd, je vais pouvoir me rattraper. Mais je vais recommencer par le début. Very Happy
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Dim 3 Jan 2016 - 15:00

Brooke Adams arrive à la fin de la saison 4, mais ne reste que le temps de 3 épisodes.
Bien que la saison 4 se traîne dans un soap opera lourdingue la plupart du temps, je trouve que les 4 derniers épisodes de cette saison retrouvent l'éclat des 3 premières saisons, sans conteste "l'âge d'or" de la série.

Pour la saison 5, je trouve qu'elle a ses qualités, avec notamment un regard souvent acéré sur les tares de la société (dictature de la beauté, sexisme, égoïsme auto-satisfait des "bons citoyens"...) mais la série se rapproche alors plus des codes traditionnels du polar, avec une plus grande importance attachée aux enquêtes (et moins à la relation David-Maddie). Il est d'ailleurs typique que dans cette saison, les moments les plus "Moonlighting" soient le plus souvent dispensés par le second couple de la série "Agnès-Herbert" - dont j'ai toujours été grand fan.
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  docpersonne le Dim 3 Jan 2016 - 17:22

Que 3 épisodes ?!! Waow !! Elle avait vraiment un effet répulsif sur moi. Je pensais qu'elle était là toute la saison.

Je viens de revoir le pilote et ça n'a pas du tout vieilli. C'est toujours un plaisir à voir. L'intrigue est un mélange de Marathon man et de monte là-dessus pour le final sur l'horloge. D'ailleurs l'intégration des acteurs dans cette scène est très bien faite, on pourrait presque croire qu'ils ont pris de vrais risques sur certains plans.
Le tueur très lent est vraiment en décalage avec le genre de méchants qu'on nous servait à l'époque. Brian Thomson qui se met en chemise transparente m'a fait mourir de rire. Les dialogues de David sont tordants. La scène de poursuite à pied au début ainsi que celle en ascenseur sont vraiment très bien réalisées et montées.

Et qui vient faire coucou dans l'épisode 2 ? Tim Robbins. Very Happy
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Dim 3 Jan 2016 - 20:07

Globalement d'accord avec toi (sauf sur Brooke Adams, qui m'a fait fondre à chaque apparition dans la série, je l'ai préférée à Walter qui arrive à peu près en même temps).
Avec le recul, je pense que l'enquête du pilote est inhabituellement plus soignée dans cet épisode que pour le reste de la série, alors qu'avec le temps, le côté polar ne sera plus qu'un véhicule pour la comédie. Le mélange n'apparaît pas encore maîtrisé, mais l'énergie du scénario et des interprètes survoltés embarque absolument tout. Fan des X-Files, j'ai été ravi de voir Thompson rouler des mécaniques et être toujours aussi économe en mots. Dès le début, on sent bien que c'est surtout David qui va mener la danse, il apparaît déjà aussi shooté et délirant qu'on puisse l'espérer.

Brillante réalisation aussi. En découvrant la série, j'ai été surpris de la qualité quasi cinéma de certains épisodes, ce sera toujours le cas des épisodes les plus ambitieux de la série : l'épisode-parodie des films noirs, le remake de La vie est belle, l'épisode Shakespearien, l'épisode avec le ballet central... ou cette fabuleuse déclaration d'amour à Los Angeles dans le 5x10.
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  docpersonne le Dim 3 Jan 2016 - 20:19

Tu n'as pas vu Lace, c'est pour ça. ;) (mais sinon, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas :) ).
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Mar 12 Jan 2016 - 16:59

Décès de Richard Libertini, interprète remarquable de l'Ange Albert dans It's a wonderful job, l'épisode remake de La vie est belle de Clair de Lune.

http://www.hollywoodreporter.com/news/richard-libertini-dead-laws-actor-853847

http://theavengers.fr/index.php/hors-serie/annees-1980/clair-de-lune-1985-1989/clair-de-lune-saison-3#8
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Invité le Sam 4 Juin 2016 - 19:16

Dear vous propose son top/flop pour Clair Lune :

Top 10 - Meilleurs épisodes :
http://theavengers.fr/index.php/hors-serie/annees-1980/clair-de-lune-1985-1989/meilleurs-episodes

Flop 10 - Pires épisodes :
http://theavengers.fr/index.php/hors-serie/annees-1980/clair-de-lune-1985-1989/pires-episodes
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  docpersonne le Sam 4 Juin 2016 - 20:01

ça donne envie de se replonger dedans et même de voir les flops comme cette aventure de Topisto remakant la mort aux trousses qui ne me rappelle rien du tout. Very Happy
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Estuaire44 le Sam 4 Juin 2016 - 20:02

Globalement d'accord avec le très bon Top 10, je pense que dans cette série les meilleurs épisodes feront davantage l'unanimité que chez d'autres. Je garde aussi un bon souvenir de Dame au masque de fer, ainsi que d'une histoire s'inspirant joliment du folklore irlandais. J'avais aussi beaucoup apprécié le finale de la série (Lunar Eclipse, titre aussi magnifique qu'incontournable), pour toute l'ultime séquence de fermeture du studio et son impayable représentant, si ma mémoire est bonne. Je ne me souviens pas vraiment des épisodes du flop 10 , ce qui représente déjà un signe en soi, mais j'ai conservé un meilleur souvenir des Aventures de Miss Topisto. Agnès méritait tellement d'avoir son épisode.

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