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Série "Le Virginien"

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Re: Série "Le Virginien"

Message  Patricks le Dim 19 Mar 2017 - 17:34

03-10- Return a stranger (Inédit) *

Histoire de George Slavin. Adaptation : True Boardman. Réalisation : Maury Geraghty.

Résumé

Le vieux Charley Ryan exploite une mine dont le minéral, l’argent, n’est pas exploitable. Son fils Craig qui revient au pays après avoir fait, pendant quatre ans, des études de géologue a trouvé le moyen de le raffiner sur place. Pour cela, Charley n’a que trois mois pour faire ses preuves, ayant hypothéqué sa maison et sa mine.

La critique

Malgré la présence de Leif Erickson en Charley, on sent dès le début que cet épisode va être ennuyeux au possible.

Autant le père est bonhomme et sympathique, autant le fils Craig (Peter Brown) est un jeune blanc bec homme d’affaires sans scrupules et rébarbatif. Il se comporte de façon odieuse, écartant tout le monde, ne voulant être dérangé par personne, refusant le droit au braconnier Sam Elberry ( William Fawcett) de poser ses pièges sur ses terres.

L’histoire traîne en longueur, et le téléspectateur tend à sombrer dans une certaine somnolence. Pour comble de malchance, nous avons droit à un duo Randy à la guitare et Betsy au piano lors d’un récital improvisé, Roberta Shore chantant faux. Ces passages sont là pour combler les creux du script.

Craig, qui n’a pas revu Betsy depuis quatre ans, la trouve très séduisante. Garth et Charley sont de vieux amis et cela nous vaut la présence de Lee J. Cobb pour tromper l’ennui.

A la 48e minute (il ne s’est quasiment rien passé jusque là !), Randy trouve deux animaux morts près de la rivière. Le juge Garth tente d’en savoir plus, mais toute la mine est clôturée. Les associés de Craig voient d’un mauvais œil les visites du juge et tentent de lui démontrer que l’eau n’est pas contaminée.

Or, elle l’est et Craig n’était pas au courant. Il doit choisir entre sauver la mine de son père, la Gloria, ou l’intérêt des paysans de Medecine Bow.

En fait, Craig est sous la coupe de son associé, Whit Parsons (Whit Bissell), un véritable gangster prêt à laisser mourir le braconnier Sam qui a bu l’eau de la rivière. Parsons menace Craig qui réussit à le mettre KO au moment où il allait jeter Sam mourant dans un ravin. Il le transporte à Shiloh, mais en vain, Sam est mort.

Parsons se révèle le seul méchant de l’histoire. L’épisode, on le croit un temps grâce à l’habileté du réalisateur, se termine en tragédie avec la mort de Craig, et celle que l’on ne pleurera pas du cynique Parsons. C’est en fait le braconnier Sam qu’on enterre, Craig Ryan grièvement blessé assiste aux funérailles hors caméras.

Le twist final (spoiler) qui permet un happy end inespéré est un peu tiré par les cheveux. En tout cas, on s’est bien ennuyé devant cet épisode inodore.

Anecdotes

Peter Brown (1935-2013) qui incarne Craig, était un acteur de séries TV : à son actif Lawman, Laredo, On ne vit qu’une fois, Amoureusement vôtre.




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Re: Série "Le Virginien"

Message  Patricks le Mar 28 Mar 2017 - 15:13

Nous passons au second coffret de la saison 3.

03-11- All nice and legal (Inédit)  ***

Scénario : Jean Holloway. Réalisation : Don McDougall

Résumé

Arrivant de Philadelphie, Victoria Greenly veut ouvrir un cabinet d’avocate à Medecine Bow. Pour s’installer, elle veut louer un local au juge Garth. Mais ce dernier est absent, et les choses se passent mal avec le virginien, macho, qui ne pense pas qu’une avocate sera solvable comme locataire, ce métier étant pour lui réservé aux hommes. Il faut dire que notre héros est nerveux, confronté à des voleurs de bétail à Shiloh.


La critique

Dès les premières images, on comprend que l’on est dans l’univers des séries des années 60. Ellen Corby, tante Sarah dans le pilote des Envahisseurs accompagne dans le train qui arrive à Medecine Bow Anne Francis.

Malgré elle, Victoria (Anne Francis) est tombé sous le charme du virginien, malgré ses airs rudes. L’assistante de l’avocate, Mrs Clancy (Ellen Corby, aussi avenante que dans Les envahisseurs est irrésistible avec son bonnet de nuit lorsqu’elle se couche).

Le virginien, comme par hasard, a un litige avec le fabriquant de selles Jerd Morgan (Judson Pratt) qui le conduit au tribunal devant un juge. On devine très vite qu’il va avoir besoin des services de l’avocate.

Cet épisode se situe dans la moyenne, ni un chef d’œuvre, ni un ratage. Cela se laisse regarder sans ennui, même si l’on peut reprocher à l’intrigue trop de bavardages. Toutefois, l’interprétation et la justesse de la mise en scène le font monter à trois étoiles.

L’impression que donne cette série après trois saisons est que toutes les intrigues ne sont pas formatées pour durer 75 minutes, certaines pourraient se satisfaire de cinquante, d’où ce que j’appelle des scènes de « remplissages » destinées à faire durer.

A la 31e minute, le virginien, pour une affaire qui ne semblait pas sérieuse au départ, engage Victoria Greenly comme avocate pour le défendre contre l’homme qui lui a vendu une selle défectueuse.

On regrette que Lee J. Cobb, le meilleur comédien de la série, n’arrive que tardivement dans l’histoire. Dire qu’il faudra se passer définitivement de lui à compter de la saison 5 est cruel. Le virginien changera alors de patron.

Victoria fait une plaidoirie tellement réussie qu’elle sort d’affaire le virginien.

On comprend mal tout de même la dramaturgie accordée à une affaire qui va en justice pour une selle que le virginien refusait à juste titre de payer. Cela permet à Anne Francis, sûre de son art, de faire un beau numéro d’actrice.

Tard dans l’épisode, l’arrivée d’Harold Gould, excellent comédien, apporte un plus à l’histoire. On peut vraiment dire qu’elle rehaussée par l’interprétation.

L’affaire des voleurs de bétails était restée en suspens et constitue la fin de l’intrigue. Ils prennent en otage le virginien et se retrouvent derrière les barreaux, et clients de Victoria. Elle affronte le shérif Ryker (excellent Clu Gulager qui joue de plus en plus juste). Une idylle se noue entre l’avocate et le virginien, mais les voleurs qu’elle a fait libérer sous caution tentent de les tuer.

John Anderson (Harold Gould), après avoir vu plaider Victoria lui propose une place au Capitole, à Cheyenne, pour le gouverneur.

Le virginien a vocation à rester célibataire et cette promotion va mettre fin à son histoire d’amour. La scène finale de la séparation me conforte dans l’idée que James Drury est un comédien limité hors les scènes d’action. Il n’est en effet guère convaincant dans l’adieu déchirant entre les amoureux.


Anecdotes

Ellen Corby (1911-1999) est célèbre en France pour son rôle dans le pilote des Envahisseurs. Du moins auprès des amateurs de séries. Elle a fait une belle carrière comme second rôle au cinéma (Sabrina, Sueurs froides, L’homme des vallées perdues).


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Re: Série "Le Virginien"

Message  Estuaire44 le Mar 28 Mar 2017 - 15:22

Décidément Anne Francis excelle dans tous le registres ! hein
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Re: Série "Le Virginien"

Message  Patricks le Sam 15 Avr 2017 - 16:11

03-12- A gallows for Sam Horn (Inédit)  **

Scénario : Dean Riesner. Réalisation : Don McDougall.

Résumé

Le colonel John Briscoe veut faire expulser le fermier Sam Horn pour construire sur son terrain une ligne de chemin de fer. C’est alors que son fils est tué.

La critique

Une compagnie de chemin de fer au nom du progrès et surtout ici du profit veut faire expulser un fermier avec l’aide d’un décret : voilà qui nous rappelle la série française d’Henri Spade La princesse du rail.

Comme toujours, le juge Garth se range du côté des plus faibles avec son paternalisme débonnaire habituel.

Le fils du colonel, Scott Briscoe (Buck Taylor) incarne un jeune blanc bec détestable. De retour au pays après deux ans en Europe, il veut récupérer sa fiancée Peg Dineen, qui se fait appeler Peg Johnson (Laurel Goodwin) avec la même hargne qu’il montre envers Sam Horn pour le faire expulser.

Il a fait un enfant à Peg, ce qu’il découvre en venant la relancer.

Une fois de plus, c’est vers un procès que l’on se dirige, plutôt qu’une intrigue de western. Le juge prend le parti de Sam Horn. Le colonel John Briscoe se montre ignoble, refusant à son fils de reconnaître l’enfant de peur que Peg obtienne des droits sur sa compagnie.

L’épisode sombre un peu dans l’ennui lorsque l’on découvre que Sam Horn est amoureux de Peg. Le même Sam tue Scott qui l’a assommé pour lui voler son titre de propriété.

John Briscoe est interprété par Edward Binns, le chef de Robert Wagner dans la saison 3 d’Opération vol. Binns joue correctement, sans plus.

Ryker et le juge Garth ne comprennent pas pourquoi Briscoe envoie l’un de ses gorilles faire fuir de Medecine Bow Peg.

Bien évidemment, c’est ensuite le procès de Sam Horn. On se croirait dans un épisode de Perry Mason. Malgré le talent de Lee J. Cobb en juge Garth, qui joue ici les avocats, on trouve le temps long. La série se confirme être une anthologie regroupant tous les genres (procès, policiers, mystères) et ne pas se cantonner au pur western qui sert dans cet opus de décor.

En se lançant sur les traces de Peg, le shérif Ryker tombe sur son kidnappeur, Jack Marshamm (Burt Kennedy, le meilleur comédien de l’épisode), lequel travaille évidemment pour le colonel.

On sombre ensuite dans le mélodrame et le sentimentalisme. L’épisode arrive ainsi tout juste à obtenir deux étoiles. Le happy end très gnan gnan nous fait croire que nous sommes dans La petite maison dans la prairie.

Ce genre d’épisodes faisait sans doute de l’audience en 1964, mais cela a très mal vieilli.


Anecdotes

Le juge Garth a été amoureux jeune de la femme de Briscoe, qui s’appelait alors Judith Scott.


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Re: Série "Le Virginien"

Message  Patricks le Lun 17 Avr 2017 - 11:36

03-13- Portrait of a widow (Inédit)  **

Scénario : Thomas W. Blackburn et Lawrence Edward Watkins. Réalisation : Don McDougall.

Résumé

Charles Boulanger, un peintre français, menacé par des usuriers, accepte de peindre le portrait d’une belle veuve, Maggie Menken. Le juge Garth est soupçonneux envers le peintre que Maggie et Betsy ont rencontré à Chicago.


La critique

Vera Miles, après Psychose et L’homme qui tua Liberty Valence, ne fit quasiment que de la télévision jusqu’à la fin de sa carrière. C’est d’ailleurs la deuxième de ses trois apparitions dans Le Virginien.

John Gavin, qui la croisa dans le film de sir Alfred cité, et joua dans Spartacus, est l’interprète idéal du gigolo peintre français.

Vera Miles incarne la tante de Betsy, Maggie Menken. Gavin est le bellâtre et gentleman type que l’on peut attendre dans ce genre de rôle.

Une fois de plus, on s’éloigne du genre western pour en l’occurrence la comédie dramatique.

Vera Miles et John Gavin s’accaparent l’opus et le reste de la distribution, à part Lee J. Cobb, est un peu sacrifié.

Au bout d’un moment, cette romance tourne un peu en rond. Reba (Ann Doran), la femme de ménage de Maggie, joue les rabats joie et tente de casser l’image de séducteur de Boulanger.

Le juge de son côté mène une enquête discrète auprès d’une galerie d’art.

Les scènes de séduction de Charles Boulanger envers Maggie se révèlent répétitives. C’est le point faible de l’épisode. Il ne se passe rien. Le juge découvre que Maggie possède, héritage de son défunt mari, un authentique Tintoretto, que Charles tente de faire passer pour une copie.

L’épisode sombre dans l’anecdote lorsque le peintre se met à dessiner les cowboys de Shiloh, comme Belden (L.Q. Jones). Le virginien ne fait qu’une apparition dans l’opus.

Garth découvre la vérité : Charles est un imposteur, c’est un peintre américain nommé Baker lié à de mauvais garçons qui le retrouvent à Medecine Bow. Il a fait une copie du Tintoretto et compte le dérober pour payer sa dette aux tueurs.


Au bout d’une heure, par les contraintes du script, Gavin reprend sa voix originale et cesse de parler avec l’accent français. Le juge, qui a mis à jour l’imposteur, ne veut pas briser le cœur de Maggie et laisse le peintre partir avec le Tintoretto. Ce que Baker, à sa grande surprise, ne fait pas.

Le twist final, qui permet de sauver la peau de Charles Boulanger/Baker est quelque peu tiré par les cheveux mais spectaculaire. S’il n’y avait pas eu tant de lenteurs dans l’épisode, j’aurais mis trois étoiles.

Lee J. Cobb dans cet opus est celui qui tire le mieux son épingle du jeu.

Anecdotes

Nous apprenons dans cet épisode que le juge Garth a vécu à Paris.


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