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Série "Doctor Who"

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Message  Dearesttara le Jeu 15 Nov 2018 - 12:54

Demons of the Punjab était prometteur sur le papier : l'exploration d'un monde oriental (même si on reste dans le Commonwealth, we are british) était prometteuse, alors que les événements du nouveau Doctor Who se déroulant dans le passé et le présent restaient circonscrites surtout à la Grande-Bretagne. Le scénariste indien Vinay Patel avait donc les mains libres pour participer à une nouvelle dynamique, qui changerait de la prudence molle de Chibnall.

Et de fait, pendant la première partie, on y croit : mini cours d'histoire sur la partition de l'Inde, enjeux bien dessinés, émotion sincère, opposition inquiétante, ce qui permet de passer outre le cliché du voyageur temporel voulant voir sa famille. Chibnall ne veut pas copier l'excellent Father's Day de Rose, donc Yaz reste sagement prudente pour ne pas commettre l'irréparable, mais cela rend l'épisode moins fort. Ce n'est pas un problème en soi, les thématiques familiales et de la tradition peuvent bien réussir à la série. Un vrai mystère autour du sadhu et des Thijarians s'installe, on retrouve la pulsation de l'action lors des confrontations entre La Doc et les aliens...

... quand Patatras, dès lors que le mystère se lève à la moitié de l'épisode, tout l'épisode s'effondre sur lui-même :  il sera dit que l'ère Chibnall-Thirteen est bloquée dans sa funeste direction : scénarios sacrifiés pour les discours sociaux au traitement lourd, personnages lisses, rythme amorphe... rien ne manque à la deuxième moitié des Demons of the Punjab : les dialogues d'une lourdeur écrasante, le prêchi-prêcha sur la folie des hommes et du nationalisme, l'arrêt total de l'action au profit d'une veillée d'armes à l'issue dévoilée d'avance (un problème déjà dans Rosa, alors que la série classique réussissait parfaitement à intégrer l'Histoire inchangée dans un roman d'aventures palpitant : Marco Polo, La Révolution Française...), le twist si prévisible du traître, les persos seulement là en tant que concepts. A tous ces problèmes, Patel renoue avec un vieux démon de Moffat : s'interdire une vraie opposition. Il réussit également un exploit : alors que Yaz est au centre de l'histoire, elle est complètement transparente (ne parlons pas des deux autres qui ne font que passer les plats), une nouvelle confirmation de l'inanité des Compagnons de cette saison. Tant qu'à être moderne, autant s'appliquer : même Moffat, vieux blanc hétéro conservateur sur les sujets sociaux, avait imaginé une jeune noire lesbienne crédible et avec une vraie personnalité. Que Chibnall, plus progressiste, échoue avec Yaz ce que Moffat avait plutôt réussi avec Bill, rappelle bien que la technique sera toujours supérieure aux bons sentiments (ce que Chibnall lui-même avait prouvé avec Broadchurch).

J'ai cru espérer un moment que Thirteen flirterait avec son côté obscur lorsqu'elle évoque l'idée de se mêler du passé, comme Ten l'avait fait avec Waters of Mars... mais Thirteen retombe vite dans la raison. Si Chibnall veut nous dire qu'avoir un vagin vous prive d'un côté obscur, je suis pas sûr que ce soit le meilleur message féministe qui soit. Whitaker est toujours très bien : je m'attends à ce que le costume du Doc soit trop grand pour chaque nouvel.le acteur-trice (je suis heureux que mes craintes ne furent jamais confirmées), c'est bien la 1re fois que je trouve que c'est le costume du Doc qui devient trop petit pour son interprète ! (**)

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Message  Estuaire44 le Ven 16 Nov 2018 - 14:43

Outre un dépaysement bienvenu de l’action en Inde (une nouveauté pour la série, contrairement aux romans), Demons of the Punjab a une excellente idée : observer le déroulement et les conséquences d’un tournant historique majeur, ici la Partition de 1947, non pas à travers ses protagonistes, mais plutôt via le vécu et le ressenti des petites gens. Un traitement moins académique et davantage sensible, pouvant éveiller une empathie chez le spectateur. Avec un acharnement relevant du pur aveuglement, l’épisode va s’employer à systématiquement gâcher ces deux opportunités.

D’emblée les paysages manifestement européens sabordent à peu près totalement l’aspect indien e l’opus, rajouter des types en costumes ou une version hindoue de l’indicatif de la série relève du gadget à côté de ce désastre. Je n’y ai jamais cru un seul instant, pas plus qu’à la ferme où est censée se dérouler l’action. Le tout s’avère bien trop propret et mignon pour être crédible, c’est La petite Maison dans le Penjab, l’histoire. Chibnall n’évite pas non plus l’erreur fréquente consistant à faire parler et agir des individus du temps jadis. c’est comme nos contemporains, pour les rendre plus compréhensibles du spectateur.  

C’est l’inverse absolu de la patrouille du temps, où des épisodes historiques du temps jadis (Aztèques Romains, Préhistoire…). Pour les besoins de l’imagerie de la saison,  veut notamment montrer des femmes en liberté à peu près totale, ce qui en contradiction avec le mode de vie d’alors (surtout en terme de mariage). Ou alors les personnes montrées sont absolument exceptionnelles, alors qu’expliquer un évènement historique via son impact sur une grande majorité de la population est bien plus riche d’enseignement.

Demons of the Punjab noie par ailleurs ses sujets les plus potentiellement intéressants ( Histoire, contexte indien) en les mélangeants avec d’autres bien moins porteurs. On subit ainsi un pathos amoureux et familial digne de Dallas et surtout interchangeable avec notre culture. Un mariage hindou n’est pas un mariage occidental, en Chine comme en Inde. On rejoint aussi les faiblesse communes à l’entière saison, avec un discours moraliste sympathique, mais aussi terriblement figé et prêcheur, avec à la clef des personnages caricaturaux et unidimensionnels. Je n’y reviens pas, on a désormais l’habitude.

Mais le pompon ce sont les Aliens. Bon, on s’était accoutumé à ce que la période nous propose des antagonistes en carton, mais là c’est la double peine. Avant de nous révéler qu’ils ont très très gentils, on nous aura fait miroiter des assassins venus des temps obscurs d’avant Gallifrey… Gag ! Leur valeur ajoutée est nulle alors qu’ils dévorent un espace précieux qui aurait pu servir à l’excursion historique. Cette faiblesse est antérieure à Chibnall, RTD aussi y avait sacrifié. Mais là on atteint des dimensions nouvelles, en sus du discours mièvre et sentencieux. En plus tous les éléments des Aleins sont des redites d’espèces rencontrées par le passé, chez le Doc ou dans Class.

Des fois je pense que Ten aussi en aurait eu marre d’une « Opposition » pareille, il y aurait eu  explication de gravures avec le TARDIS. Doctor Who a toujours évolué et changé à travers ses époques, mais, à mon avis, son ADN est toujours demeuré celui d’une série d’aventures. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, elle est devenue une tribune moraliste à la leçon hebdomadaire. Rosa avait pour lui l’impact terrible de la scène historique du bus, la Ségrégation dans toute son horreur, mais ici on n’a même pas cette bouée de sauvetage, ne demeure plus que le fade bréviaire du PC. c’est insuffisant.

Comparer les épisodes s’avère toujours dévastateur pour cette saison, 42 enterrait l’Hôpital dans l’Espace, ici Demons of the Punjab est effacé par Father's Day (hormis pour les effets spéciaux, bon, ok). RTD savait ne pas se disperser et se centrait sur le drame familial de Rose, l’aspect historique étant réduit à une savoureuse ambiance d’époque. Les personnages étaient du coup développés au-delà du poncif gentil/méchant, mieux interprétés aussi, car Mandip Gill n’est pas mauvaise, mais Billie Piper dégageait une toute autre émotion. L’actrice jouant la grand-mère jeune m’a aussi semblé avoir davantage de présence. Yaz ne profite pas vraiment d’un épisode centré sur elle pour progresser, y compris dans son relationnel avec le Docteur. Les deux messieurs servent ici essentiellement de confident aux dames, et c’est à peu près tout.

Father’s Day savait encore accroître sa tension dramatique en suscitant une authentique crise au sein du duo vedette, quand Rose modifia la Causalité, au mépris de la parole donnée et de l’interdit proféré par le Docteur (et quand Nine se mettait en colère ce n’était jamais à moitié !). Je pense sincèrement que la scène la plus catastrophique de l’épisode pour l’Ere Chibnall survient lorsque Thirteen se contente, elle, de déclarer « je suis trop gentille », avant de purement et simplement passer l’éponge. WTF ? Il y a toujours eu des moments de forte tension entre Incarnations et Compagnons. Et il y en a toujours dans la vie, même entre personnes qui s’adorent de toute leur âme, sinon, c’est une relation qui n’a aucun réalisme, de la barbe à papa.

Simplement on veut que Thirteen soit parfait, empathique, tellement sympa et compréhensive, une vraie grande sœur pour sa petite famille qu’elle emmène en promenade, etc. Le Docteur féminin, ne constitue plus un personnage, mais une icône, et c’est un drame absolu pour la série. On conserve de l’espoir, car les enjeux de représentation seront peut-être moins contraignants en saison 2, quand la BBC s’éloignera de l’Évènement. Et Jodie demeure irréprochable, elle joue parfaitement le Docteur tel que pensé par Chibnall. Par contre je ne suis pas certain que le Trio soit alors de retour, ni qu’il laisse une trace indélébile chez les spectateurs (*).


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Message  Estuaire44 le Lun 19 Nov 2018 - 14:50

Le sketch annuel de DW pour Children in Need. Thirteen reçoit un colis jadis commandé par Eleven (Amazon in Time and Space). Cela a également servi de prologue à l'épisode de dimanche


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Message  Dearesttara le Mar 20 Nov 2018 - 13:39

Après tant de déconvenues, Kerblam! est bien l'épisode prometteur qui nous redonne confiance en cette saison 11 décrépie. Même s'il charrie nombre de défauts de la saison, il lui donne sa première vraie réussite en remettant certaines pendules à l'heure.

C'est assez con à dire, mais les six premiers épisodes avaient étouffé leurs scénarios sous le poids de sujets sociaux, de discours généreux et de bons sentiments, jusqu'à réaliser des successions de pensums indigestes. Le scénariste Pete McTighe décide donc de revenir à la source de Doctor Who en remettant l'histoire à sa première place, et son corollaire : le danger et le suspense. Et effectivement, après un démarrage assez lent, l'épisode ne cesse d'accélérer : disparitions de personnages, ordalies mortelles, twists renversants, masterplan ingénieux et bien frappé. On est vraiment pris dans l'intrigue, qui ne sacrifie pas pour autant l'humour (coup de coeur pour le fez, mais aussi pour cette description parfois très drôle de cet Amazon de l'espace).

Surtout, l'on voit pour la première fois depuis le début de la saison nos compagnons s'affranchir quelque peu du Docteur. McTighe a le bon sens de séparer assez tôt le Doc des Compagnons, leur permettant de vivre chacun leur mini-aventure. Dès les premiers épisodes des Compagnons, ils et elles nous conquéraient par leur propension à l'héroïsme, magnifique et pourtant crédible malgré leurs origines (des humain.e.s simples comme vous et moi), une chose que la saison 11 nous avait bien frustré. Ici, le trio n'hésite pas à aller au charbon, risquer sa vie. Selon une loi bien connue des scénaristes (oubliée momentanément par le showrunner), l'action fait se développer en même temps les personnages : Graham assume un côté malicieux qui fait plaisir, Ryan fait montre de sa débrouillardise et de sa capacité à bien se couler dans un environnement étranger. Seule Yaz reste en retrait, mais elle fait au moins quelque chose. Les guests du jour parviennent à être finement écrits en peu de temps, du coup, on s'intéresse beaucoup plus à eux, notamment quand ils sont en danger (éprouvante scène de la boîte).

Kerblam! n'échappe pas au sujet social du jour, mais le sien se prête bien mieux à la série : l'automatisation galopante de notre société, destructrice d'emplois pour les humains comme nous. Un sujet SF dans une série SF, donc mieux dosé. L'auteur a le bon sens de ne pas appuyer trop sa démonstration (n'est-ce pas Chris ?) : cette société automatisée à 90% fait vraiment peur, et c'est davantage parce qu'il fait confiance à sa talentueuse réalisatrice, Jennifer Parott : faire parler l'image sera toujours plus fort que le dialogue. Que ce soit la DRH effrayante par ses sourires perpétuels, ces robots humanoïdes à la fixité, l'humeur en demi-teinte d'employés peu heureux d'être là mais mesurant leur chance d'avoir un travail quand la majorité des humains est au chomage (Trepalium n'est pas loin), et bien sûr l'IA partant en surchauffe. Sur ce dernier point, on pourrait croire que c'est attendu, mais c'est sans compter sur le brillant twist final, où l'auteur, par une ruse redoutable, pervertit le traitement attendu.
On peut tiquer sur la relative faiblesse du méchant du jour, mais là, je pense que c'est un problème de casting plus que d'écriture. Surtout, dans une mutine ironie, Kerblam! prend l'exact contrepied de Chibnall avec ce méchant qui normalement aurait dû avoir notre sympathie par son côté "progressiste", n'était son fanatisme fatal. 

Malheureusement, c'est encore une fois La Doc qui plombe l'épisode. A force d'être trop lisse, Thirteen se statufie en héroïne sans défaut, sans que le talent de Whittaker puisse faire quoi que ce soit. Cela la prévient mathématiquement de se débarrasser du méchant à la manière d'un Nine ou d'un Ten, donc de recourir à une ficelle vraiment pas discrète. On peut aussi reprocher un premier quart d'heure assez bavard pour placer l'action. Qu'importe, c'est un épisode mineur, mais un très bon quand même, ce qui à l'échelle de la saison suffit à le considérer comme son meilleur à présent. On espère que ça continue dans cette voie ! (****)
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Message  docpersonne le Mar 20 Nov 2018 - 22:19

ROSA

Je vais faire court. J'ai eu l'impression de voir un mauvais épisode de Timeless (ou de Ministerio del tiempo ;-)  ). L'équipe de timetravellers chargée de protéger l'histoire contre un méchant.
Sauf que les persos ne sont pas sympathiques, que l'histoire est complètement plate (les concepts de suspens et de retournements de situations semblent étrangers à Chibnall) et alors le côté pédagogique n'est pas du tout sublimé. Et c'est bavard, bavard, bavard pour ne rien dire. Vous êtes sûr que c'est Doctor Who ?

Edit : Estuaire, je viens de lire ta critique de l'épisode et je la trouve excellente. Tu pointes du doigt tous les dysfonctionnements du scénario. Et je vois que toi aussi, tu as eu l'impression de voir un épisode de Timeless. Laughing
Après réflexion je me suis souvenu d'un épisode de Code Quantum qui parlait de racisme à cette époque et dans mon souvenir c'était beaucoup mieux géré. ça se passait en Alabama 6 mois avant l'évènement relaté dans l'épisode de Doctor Who.


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Message  Estuaire44 le Mer 21 Nov 2018 - 12:46

Merci ! Pour Timeless, en saison 1, ça allait encore à peu près, mais en saison 2 la série sombre dans le PC jusqu'à perdre tout intérêt en tant que récit d'aventures. Du prêche à chaque épisode, des méchants caricaturaux jusqu'à en perdre toute crédibilité,  des arguments historiques risibles : si tel disque ne sort pas, c'est toute la révolution musicale des Sixties  qui n'existera pas, si telle escarmouche n'a pas lieu, c'est toute la Guerre de Sécession qui sera perdue...   Il y a un peu de ça chez le Ministère du Temps, mais en moindre quantité et surtout inséré avec plus de subtilité que cela. Cela demeure un débat entre trois visions de l'Histoire, pas un concours de défonçage de portes ouverte ou un abécédaire du politiquement correct. Cela ne veut pas dire que le Ministère soit sans défaut (la saison 3 s'est très américanisée), mais elle se délite pas comme Timeless ou l'actuelle saison du Docteur.

Pas encore vu Kerblam, mais je vais attendre jeudi soir avec impatience !  
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Message  Camarade Totoff le Mer 21 Nov 2018 - 14:35

Jodie Whittaker va-t-elle battre un record de brièveté ?
http://braindamaged.fr/20/11/2018/doctor-who-jodie-whittaker-deja-sur-le-depart/
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Message  docpersonne le Mer 21 Nov 2018 - 16:35

Demons in Penjab

J'ai sauté 2 épisodes pour voir celui-ci en replay car désormais pas la peine de suivre dans l'ordre les épisodes. Je voulais voir si ça ça s'améliorait. Eh bien, mauvaise pioche. Une idée de départ somme toute logique pour tout nouveau time traveller à savoir découvrir ses origines, un lieu original, l'Inde. Tout ça commençait bien mais heu... Après plus rien. On nous sort des extra-terrestres comme s'il fallait coûte que coûte remplir le cahier des charges (on est dans Doctor Who, les gars, faut mettre du bizarre alien) et ils ne servent à rien du tout. Un drama familial sur fond de racisme (c'est le leitmotiv de la saison ou quoi ?). Un pathos lourdaud. Les acteurs indiens étaient très bien. La jeune femme est du reste beaucoup plus active et vivante que Yaz, la compagne du Doc que je trouve molle. On pourrait changer les actrices siouplait ? Whitaker a des chaussures trop grandes, elle n'arrive pas à courir avec, ça en est presque risible. Et ses grimaces dans son jeu n'arrangent rien à l'affaire. Vraiment, c'est une saison bien pourrie.
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Message  Estuaire44 le Mer 21 Nov 2018 - 16:57

A oui, cela faisait longtemps que je n'avais )pas mis la note minimale à un épisode de DW, mais, là je n'ai pas eu le choix ! En plus tous les paysages sont clairement européens, on ne croit pas une seconde être en Inde...
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Message  Estuaire44 le Ven 23 Nov 2018 - 0:37

Episode absolument atterrant que Kerblam, irrigué par une propagande pro patronale.  dont même un Alain Madelin ou un Emmanuel Macron n’aurait  pas oser rêver. L’anti Ken loach absolu. La BBC commercialise l’immense merchandising de Doctor Who sur Amazon et manifeste ici une belle reconnaissance du ventre. Amazon assure le bonheur de ses clients via ses beaux paquets,  met certes un peu la pression sur son personnel, mais le rythme de travail demeure largement supportable, l’hygiène est parfaite, les locaux sont design, les lieux de détente sont idylliques, le patron se soucie du bien être de ses employés et la DRH ne vit que pour leur bonheur, elle est une seconde mère.

Le syndicat fait horreur au brave employé ne mégotant pas au labeur et le seul rebelle est évidemment un terroriste total (et crétin, à peu près aussi pathétique comme antagoniste que le Raciste venu du Futur).. On va créer des tas d’emplois, le patronat s’n engage et va tenir parole. Tout ceci est décrit sans la moindre ironie, le premier degré est absolu, le Docteur valide tout. Voilà, le Système a été tragiquement dupé par le terrorisme gauchiste, alors qu’il voulait le bien de tous. Quiconque a bossé en entrepôt ou a eu affaire à une DRH appréciera. On en frémit de honte pour la série.

La saison demeure affligeante, mais se révèle intéressante  comme révélateur sociologique  d’une époque arqueboutée sur le politiquement correct, mais ayant capitulé jusqu’à la soumission devant le libéralisme, le consumérisme et, en définitive, les puissances de l’argent. Le côté réunion décalée d’actrices de Broadchurch est amusant, mais l’effet se dissipe  vite. On retrouve alors les travers de la saison ; Tout y demeure  si ridiculement facile pour le Docteur et ses Compagnons (jamais on ne sent le frisson d’un péril), qu’il n’y a pas d’aventure à proprement parler. Tout est sacrifié au Message. Le Racisme et le Machisme c’est mal, mais la Libre Entreprise et les GAFA c’est super.

Le relationnel continue à ne fournir aucune scène forte entre Docteur et Compagnons, le patos familial de la dernière scène est aussi caricatural que tout ce qui l’a précédé. Les gamineries semblent tenir lieu de caractère à Thirteen, dont le pouvoir de menace tombe totalement à plat ( compris comparé à Eleven, je ne parle même pas de Ten). La dérive avait commencé avant Chibnall, mais là le tournevis sonique (disponible en télécommande sur Amazon) sert vraiment à tout et à n’importe quoi, mais surtout à faciliter la vie du scénariste. (*)


Et bien entendu l'épisode pro Amazon est diffusé la semaine  de Black Friday.  Plus c'est gros, plus ça passe.







Dernière édition par Estuaire44 le Ven 23 Nov 2018 - 9:48, édité 1 fois
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Message  Dearesttara le Ven 23 Nov 2018 - 8:23

Ah, m... je n'ai pas absolument pas eu la même lecture que toi. Mais maintenant, je commence à douter d'avoir vu seulement un bon épisode d'aventures, ton analyse se tient tout à fait. Le côté apologie du capitalisme m'a bien échappé. En tous cas, je note que c'est seulement la troisième fois qu'on a un désaccord intégral (après le Quitters de Calif' et le Provider de Angel), ça demeure une rareté.
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Message  Estuaire44 le Ven 23 Nov 2018 - 9:49

Tout arrive ! hein

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Message  Estuaire44 le Ven 23 Nov 2018 - 11:36



Les Forces du Mal crypto-syndicalistes s'emploient derechef à priver l'humanité du bonheur d'envoyer et de recevoir des colis remplis d'amour. Que le Système se rassure, le Docteur va de nouveau entendre son appel à l'aide et venir châtier ces impudents empêcheurs de consommer dans la joie. La gentille DRH va être rudement contente.
MADRID, 23 nov 2018 (AFP)

 Des salariés du plus grand centre logistique d'Amazon en Espagne ont entamé un mouvement de grève vendredi, jour des super soldes du "Black Friday", a-t-on appris auprès d'un syndicat et de l'entreprise.

     L'ampleur de la mobilisation dans ce centre situé à San Fernando de Henares, près de Madrid, était cependant difficile à évaluer. Une source syndicale a assuré à l'AFP dans la matinée que le centre était "à l'arrêt" tandis que la multinationale affirmait dans un communiqué que "la majorité des employés de la vacation du matin travaillaient et traitaient les commandes".

     Le centre de San Fernando de Henares, où sont préparés des colis adressés aux clients d'Espagne et d'Europe, "est complètement à l'arrêt: les camions n'y entrent pas et n'en sortent pas", a déclaré à l'AFP par téléphone la syndicaliste Ana Berceruelo, membre de la confédération syndicale Comisiones Obreras (Commissions ouvrières ou CCOO).

     Ce centre, ouvert en 2012, emploie selon elle actuellement quelque 2.000 personnes, en contrat permanent ou en intérim.

     Les grévistes réclament de meilleurs salaires et conditions de travail et ont déjà suivi plusieurs journées de grève cette année.

     "Ce conflit a débuté parce que l'entreprise a unilatéralement imposé des conditions de travail aux travailleurs" en leur retirant des droits, a accusé Mme Berceruelo, assurant que les grévistes demandaient "des négociations".

     La syndicaliste a notamment évoqué un problème d'indemnités pour arrêt maladie: "auparavant, quand un travailleur était en arrêt maladie, il touchait 100% durant le premier arrêt, maintenant, l'entreprise ne paie pas le complément pour les trois premiers jours", a-t-elle soutenu.

     Elle a fait aussi fait valoir que la pause "casse croûte" de trente minutes n'était plus payée qu'à moitié par l'entreprise, et que désormais, "au lieu de journées de huit heures, le travailleur travaille en réalité huit heures et demie pour compenser cette pause".

     De son côté, Amazon affirme miser sur "un dialogue ouvert et direct" avec ses employés et assure leur offrir "un salaire attractif, toute une série d'avantages et des programmes de formation innovants".

     Des arrêts de travail étaient prévus vendredi et samedi, soit à la date et au lendemain du "Black Friday", ainsi que les 7, 9, 15 et 30 décembre et les 3 et 4 janvier.


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Message  Camarade Totoff le Sam 24 Nov 2018 - 16:50

je ne suis pas fan de la série mais je lis avec bonheur vos différentes critiques qui vont toutes dans le même sens ; ce qui est inquiétant pour la série dirais-je.

J'ai une interrogation : si Jodie Whitaker devait partir, à la suite de Chibnall (même si je ne crois pas que ce soit confirmé à cette heure), est-ce que cela n'aurait pas un impact négatif sur la série ? Je tente de m'expliquer.

Elle est la première femme à incarner le Docteur mais la saison est très critiquée et donc est-ce que la BBC ne pourrait pas se dire que l'audace qu'elle a eu de choisir une femme ne s'est pas retournée contre elle et que, par conséquent, il faudrait que le Quatorzième Docteur soit un homme (blanc probablement) ? Quelque part, on ferait porter à l'actrice la mauvaise qualité des scenarii, que ce soit justifié pu non.

J'espère avoir été clair !
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Message  Estuaire44 le Mar 27 Nov 2018 - 0:16

Apparemment le conflit est dû au rythme de travail imposé par la BBC. le showrunner et l'actrice le trouve beaucoup trop élevé. La saison compte 11 épisodes (avec le spécial nouvel an), Broadchurch en comptait 8. Et dans un univers permanent de feuilleton, avec un même groupe de personnage, tandis que Doctor Who impulse une  reconstruction totale à chaque épisode, encore bien plus que pour une série standard.

Je suis un peu surpris que le duo ne découvre ceci que maintenant, mais bon. Je ne crois pas à un départ, chacun débute la négo très haut pour ensuite redescendre jusqu'au point d'équilibre, c'est assez classique; Je vois plutôt une année sabbatique, ou quasi. Après tout s'il y avait aussi des poses dans la série classique, c'était aussi pour recharger les accus. La série moderne est non stop depuis 2005, il est peut-être temps de faire une pause (même si je suis en train de regarder ce qui est très clairement le meilleur opus de la saison)

Honnêtement en cas d'échec du duo c'est l'écriture de Chibnall qui sera à mettre en cause. Les gens regardent Doctor Who pour vivre de belles aventures, par pour assister à des prêches, y compris sympathiques. Jodie joue à la perfection le Docteur voulu par son showrunner. Je ne crois pas du tout qu'en cas de départ précipité ou non de l'actrice, le Docteur redevienne un homme blanc (bon, c'est un alien de toutes façons, hein, mais bon), ce serait aller à contre courant de l'option PC dans laquelle s'est engagée massivement la BBC depuis plusieurs années, ce qui ne l'empêche pas d'ailleurs pas de toujours davantge monnayer la série (Cf. la mentalité néo capitaliste de l'épisode de la semaine dernière)
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Message  Dearesttara le Mar 27 Nov 2018 - 12:17

Bon, il y a bien une dénonciation du fanatisme religieux et du patriarcat dans The Witchfinders, mais le prêche des auteurs demeure beaucoup moins lourdingue que les précédents opus. Ce qui n'empêche pas les autres défauts de cette saison de pulluler.

L'épisode apparaît comme une reprise de Hungry Earth (signé par un certain Chris Chibnall), mâtiné d'horreur à la Walking Dead (en beaucoup plus soft), mais bute sur plusieurs obstacles. Comme souvent dans cette saison, la première partie fonctionne plutôt bien, avec une reconstitution bien terrible de l'obscurantisme et de la paranoïa, mais dès lors que les aliens débarquent, l'ensemble vire au film de zombies assez HS pour Dr.Who, même si c'est sa version alien. Le coup de la prison sylvestre me paraît un peu étrange : cela reste un garde-fou terriblement fragile à briser, les geôliers ne se sont pas foulés, à croire qu'ils voulaient vraiment que leurs prisonniers se libèrent (au moins pour Hungry Earth, c'était plus crédible).

Difficile de dépeindre un monde fanatique sans caricature, un problème dont la scénariste Joy Wilkinson ne résout qu'à moitié, se reposant essentiellement sur le métier éprouvé de ses acteurs. L'inquisitrice paranoïaque obstinée et la fille éplorée se passent le relais des scènes convenues sans que l'acting puisse le rehausser vraiment. Coup de coeur en revanche pour le flamboyant Alan Cummings, qu'on ne présente plus GoldenEye et The Good Wife (Eli Gold, splendide rôle), le casting parfait pour ce King James impitoyable plein de morgue et d'ego. Il sauve à lui seul la scène fichtrement grossière du Docteur sur "les secrets du coeur". Enfin, la ficelle qui veut qu'il se balade incognito sans garde dans ce trou perdu m'a l'air un peu grosse. C'est d'ailleurs lui, l'atout de l'épisode tant notre trio retombe dans ses rôles de témoins passifs après les coups d'éclat de Kerblam! et que notre Docteur continue de battre la campagne à la recherche d'une caractérisation qui ne vient toujours pas. J'ai d'ailleurs trouvé Whittaker de moins en moins à l'aise, cabotinant de temps à l'autre comme si son rôle trop flou finissait par prendre le dessus sur son talent, ce qui m'inquiète pour la suite. Le scénario parvient à ménager ses effets comme la première attaque de la boue, les torches vertes, mais n'est pas toujours imprévisible (qui a deviné que le Docteur allait passer à la chaise dès le début ?). En revanche, j'admets que le twist m'a bien attrapé, mais ce qui me chagrine est que l'épisode aurait bien pu fonctionner sans lui.

Au crédit de l'épisode, on compte une belle mise en scène et une photographie bien pâle et sombre qui donne le cachet nécessaire, comme d'habitude depuis le début de la saison. Mais j'attends de la série un peu plus que le plaisir des yeux. (**)
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Message  Estuaire44 le Mer 28 Nov 2018 - 2:02

Avec The Witchfinders, la saison 11 nous délivre son troisième épisode historique, un effort apprécié par l’amateur du genre car cela représente malgré tout un tiers de son parcours. Il n’est pas certain que les saisons précédentes se situent à ce niveau. On goûte d’autant plus que l’on relève un clair progrès vis-à-vis du précédent opus de cette famille. A l’Inde en carton succède une Angleterre encore élisabéthaine autrement plus crédible, avec son décor naturel somptueusement filmé. Cette fois un effort est accompli pour que les personnes rencontrées raisonnent comme en leur temps, même si on peut toujours espérer mieux. Les Aliens participent tout de même de manière davantage dynamique au récit, on éprouve moins l’impression qu’ils sont simplement là pour être là (de vrais méchants, enfin !).

Une part essentielle de cette caractéristique historique se voit consacrée au portrait du Roi Jacques Ier. Tout n’est pas parfait, il est ainsi assez fantaisiste de décrire le roi déambuler dans son royaume avec une simple poigne de gardes, alors même qu’il évoque la fertilité des temps en matière d’assassinats. Mais est-ce tellement plus over the top que d’imaginer que la Reine Vierge ait épousé le Docteur (Ten, évidemment) ou autres évènements des tins à accélérer les scénarios, ceci ne saute pas aux yeux. L’approche de règne complexe et passionnant, très singulier par nombre de ses facettes, reste très parcellaire. On aperçoit certes sa Bible et son enthousiasme envers ses « favoris » est abordée avec humour, mais la longue paix n’est pas évoquée, ni les fondations de la Grande-Bretagne, ou le renforcement du pouvoir royal.

J’ai aussi té très surpris que l’action soit située en Angleterre, alors que l’essentiel des persécutions anti sorcières du règne se situa en Écosse (de même il n’est jamais précisé que Jacques VI fut aussi roi d’écossé) et que c’est là que le Roi se passionna pour la chose, jusqu’à écrire un traité de démonologie et à présider à des séances de torture mettant en œuvre les joyeux instruments ici exposés (l’anecdote du poinçon est véridique). Mais enfin Doctor Who n’est pas une conférence, l’essentiel est que l’opus donne envie au public d’en savoir plus.

L’objectif est atteint par une vraie curiosité suscitée autour des singularités du monarque, encore soulignées par l’extraordinaire prestation d’Alan Cumming, nouvel invité américain grand train de la saison. Ses scènes de drague auprès du valeureux Ryan (son meilleur épisode jusqu’ici) apportent beaucoup de saveur et d’amusement au récit. Des souvenirs aussi, on n’avait tout simplement eu droit à ce registre depuis la grande époque de Captain Jack. Difficile aussi de ne pas songer à l’inoubliable Billie Blaikie de The L Word, à côté duquel le Stanford de Sex and the City paraît d’une retenue marmoréenne.

Évidemment Chibnall n’oublie pas de délivrer de sonores messages moraux, mais il m’a semblé s’y employer de manière plus habile qu’à l’accoutumée. L’écologie se voit évoquée avec une certaine poésie autour du thème de la forêt primordiale, prison érodée par l’humanité jusqu’à la catastrophe. Le féminisme reste le thème de premier plan, mais là on pourra considérer que le recours au thème de la chasse aux sorcières relève du marronnier : toutes les séries temporelles y ont eu recours comme parabole, le Ministère du Temps avec le tumulte de Trasmoz, Timeless et les Legends avec Salem (Les Legends de manière amusante, Timeless à la manière de Timeless). Autant dire que Doctor Who ne fait que rejoindre le peloton, ce qui n’est pas conforme à son statut de maillot jaune.

On éprouve d’autant plus une redite qu’il avait été déjà question de Salem dans l’excellent roman The Witch Hunters (avec le premier équipage du TARDIS, dont Susan qui se met bien dedans une fois de plus) et que l’épisode The Shakespeare Code avait déjà évoqué de manière très astucieuse les sorcières élisabéthaines. Et pourtant cette évocation se l’assujettissement de la femme et de la défiance ressentie envers elle par la société patriarcale fonctionne ici avec force. D’abord parce que la saison introduit enfin un personnage féminin ambivalent, rompant ainsi avec la galerie de représentations si édifiantes qu’elles enlevaient du crédit au récit. On s’extraie du didactisme absolu.

Surtout le Docteur affonte pour la première fois concrètement le fait d’être devenu une femme. Jusqu’ici elle était la sauveuse venant en aide aux victimes féminines et plaçant un laïus. Ici c’est elle qui reçoit l’impact, ce qui dramatise la situation quand elle semble ébranlée, même seulement temporairement. On vit donc cette expérience plus intensément. Jodie prend parfaitement ce virage, mais semble moins convaincante dans les scènes de colère. Il faut dire que Thirteen ayant tellement sympa jusqu’à présent, il est un peu tard, à deux épisodes de la fin de saison, pour lui conférer un écho de la Tempête qui vient, du Destructeur des Mondes, du Dieu Solitaire, etc.  

Les Compagnons ‘en sortent plutôt bien, chacun à un rôle à jouer cette fois, même modeste. Et puis, au fil des épisodes, on a beau critiquer, on finit fatalement par s’attacher à eux.  A moins d’être démenti par le final de saison, ils resteront néanmoins les Compagnons les moins mis en danger de toute la série moderne, une conséquence logique du sacrifice de l’aspect série d’aventures, clairement assumé jusqu’à présent. Les méchants m’ont semblé enfin réussis et structurés en tant que tels. L’imagerie à la Nuit des Morts vivants était assez goûteuse, mais il reste dommage que le final genre Appel de Cthulhu soit en partie gâché par une résolution trop rapide et facile.

Et puis, s’il n’y a pas eu de vannes sur la sorcière d’Holy Grail, j’ai bien aimé le côté Avengers du récit, tant les outils de torture médiévaux que le test  de la plongée se retrouvant dans Murdersville. Au passage on remarque Thirteen s’en sort nettement mieux niveau trempette que Mrs Peel, mais il faut bien qu’être une Dame du Temps ait aussi ses petits avantages de temps à autres. Au total l’épisode a ses défauts, il n’est pas exceptionnel en soit, mais, pour la première fois depuis le pilote de saison, j’ai éprouve le sentiment d’être vraiment devant Doctor Who tel que je le conçois et l’apprécie. C’est déjà beaucoup ces temps-ci, presque de la magie. (***)

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Message  Estuaire44 le Mer 28 Nov 2018 - 10:41

Première image promo pour le spécial nouvel an, avec un petit changement de look pour le Docteur

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Message  Estuaire44 le Dim 2 Déc 2018 - 15:20

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Message  Estuaire44 le Dim 2 Déc 2018 - 18:56

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Message  Dearesttara le Mar 4 Déc 2018 - 0:49

Bon, je suis énervé. Il y a plein de bonnes idées, plein de trouvailles brillantes que n'auraient pas rénié Davies et Moffat dans It takes you away, mais le scénariste Ed Hime transforme son propre or en plomb en s'employant à les sous-utiliser au profit d'une intrigue puant les clichés à des kilomètres, et manquant cruellement d'équilibre.

Tout d'abord, on s'inquiète, on s'imagine que Dr.Who va une fois de plus abdiquer son identité pour devenir le théâtre d'une basique histoire de maison hantée. Lorsque vient le premier twist, c'est tout autre chose qui s'installe. Hime développe plusieurs idées incroyables comme cette "antizone" fonctionnant comme un système immunitaire. L'autre réalité derrière le miroir revisite avec brio et originalité le thème des mondes parallèles. La révélation du mystérieux être derrière toute l'intrigue promet énormément tant il est par essence plus grand que la vie, l'univers, 42 et le reste. La présence d'une guest aveugle confirme la volonté de Chibnall d'offrir des rôles aux minorités (ici, les handicapé.e.s donc) ; Hime, avec adresse, ne s'attarde pas sur cette particularité ; en fait Hanne pourrait bien être valide, que le scénario ne changerait pas vraiment. On aurait pu regretter qu'Hime n'exploitât pas la cécité, mais après tout, pourquoi un acteur handicapé devrait forcément être ramené à son handicap ? La tension opérée par la séparation du groupe, en danger de tous les côtés, marche d'autant plus qu'on trouve vraiment un enjeu vital comme sa(va)it si bien le développer Dr.Who.

On est donc d'autant plus stupéfié quand on s'aperçoit que tout cet attirail de bonnes idées ne sert que de prétexte à un mélo familial, à peine relevé par tout un discours sur le deuil impossible. Encore une fois, cette saison neutralise ses atouts au service d'un message louable (la famille, c'est important, il faut savoir surmonter la perte de l'être aimé) prenant la forme d'une histoire si simplette qu'elle vire au prêchi-prêcha. Pourtant, l'ordalie des éplorés réussit à ménager une forme de tension, hélas éphémère. Histoire d'aller jusqu'au bout, le potentiel méchant se vide finalement de sa substance, car oui c'est encore la désespérément parfaite Thirteen qu'on peut blâmer pour littéralement évider de tout son sens l'adversaire - on va dire que la qualité principale de Thirteen par rapport aux douze (treize) précédentes incarnations est la négociation, pas tout à fait comme on imaginait le Docteur... - Whittaker fait le job, mais depuis le début de la saison, n'a aucun coup d'éclat à défendre, alors que même Matt Smith avait dépassé son départ à retardement par plusieurs coups d'éclat. Graham est un peu mis en avant, mais le trio demeure d'une insignifiance rare. Hime pousse même le vice à massacrer une seconde fois son méchant par son apparence, on est moins proche des Daleks et plus proche du monstre de Tsurunga Conundrum, pour dire le niveau. Il ne parvient pas non plus à développer le concept fascinant de l'antizone, qui reste un simple passage trivial. Privé d'indications, le réalisateur Jamie Childs ne peut rien faire ; on se croirait devant une simple cave souterraine. Le rapprochement entre Ryan et Graham paraît bien soudain.

A la décharge de l'épisode, on lui doit son tout premier moment vraiment "Docteur" depuis le début de la saison. L'un des plus grands contresens de cette nouvelle ère est de faire de Thirteen une incarnation délavée, sans mystère de la Timelady, plus proche d'une bonne copine guide que d'un Seigneur du Temps. Or Le Docteur nous a toujours emporté par son élan, son identité trouble, à mi-chemin entre l'humain et l'extraterrestre plus grand que la vie, un aspect totalement gommé au profit de l'agenda lourdingue de Chibnall. Voir enfin Thirteen avoir une réaction si "Docteur" face à l'adversaire, qu'aucun humain n'aurait eue, lui donne enfin cet aspect "Docteur" que j'attendais d'elle. Quel dommage que ce soit dans une scène si décevante par son refus de la confrontation ! (**)
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Message  Estuaire44 le Mar 4 Déc 2018 - 21:58

It Takes You Away présente la grande originalité d’ériger la déception en tant que concept narratif. En effet, avec un acharnement qui pourrait faire subodorer un sens de l’humour aussi subtil que pervers chez Chibnall, le récit ne cesse de proposer des pistes prometteuses au public, avant qu’elles n’aboutissent toutes au dépotoir.

Cela commence avec la petite maison au fond des bois chère à Joss Whedon, qui laisse entrevoir unr récit de maison hantée, voire une confrontation avec l’univers des Slashers. Pourquoi en Norvège, au fait ?

En fait non, on bifurque vers le mélo familial, avec une héroïne aveugle et vaillante, histoire de faire bon poids en larmichettes.

Après on a un monstre invisible, qui laisse indiquer un huis clos horrifique jouant sur la peur de l’inconnu. C’était déjà traité dans Listen, mais bon, on reprend, cet épisode ayant délivré du copieux (la scène de la couverture reste sans problème la plus effrayante de toute la série moderne).

En fait non, tout ça c’était une arnaque à deux balles. Sam & Dean Winchester ont déjà zappé à ce moment-là : du Scoobidoo, ils préfèrent en vrai.

Après on renoue avec le thème de la Magie des Miroirs, toujours si porteur dans la culture anglo-saxonne, du Pays des Merveilles au Disque-Monde, en passant par les versions SF et quantiques de Star Trek ou Stargate. Le Mystère, le Merveilleux, l’indicible altérité des fascinants Univers-miroirs...

En fait non, ici on a juste un bête passage, qui fonctionne gentiment dans les deux sens, aucun souci. C’est un miroir, cela aurait pu aussi bien être une porte, valeur ajoutée nulle. Elle est même bloquée à volonté par le tournevis sonique, so convenient. Je l’ai déjà dit, RTD et le Mastermind avaient déjà trop accru les facultés de cet engin vis-à-vis de la série classique, bien au-delà de celle d’un tournevis, aussi sonique soit-il. Mais avec Chibnall, cela devient vraiment le Facilitateur scénaristique universel (en vente sur Amazon, piles non fournies).

Après on passe à la dimension horrifique de poche, si propice à l’Aventure. On se dit, chouette, Neil Gaiman nous avait tellement régalé avec ça dans The Doctor's Wife. que même si c’est moitié aussi bien, on tient enfin un épisode qui poutre, c’est sûr et certain. Accroche-toi, Marcel, accroche-toi mon fils.

En fait non, l’univers de poche se révèle un décor super cheap (quel dommage d’avoir renoncé aux belles forêts au profit du carton pâte) et se résume à un passage bien pratique conduisant directement d’une porte à l’autre. On y rencontre certes un méchant, denrée rare cette saison, mais il n’est là que pour placer des dialogues permettant de gratter quelques minutes et surtout pour se faire boulotter par les autres méchants, pour que les gentils puissent continuer leur promenade, enfin, leur Aventure. Un sommet. A ce moment, quelqu’un se lève dans la salle et demande «Mais alors cela veut dire que Gollum  a jusqu’ici survécu sans problème aux piranhas ailés, pour clamser deux minutes après l’arrivée du Doc ? Et le père de Mary Ingalls, il les a aussi passé sans souci les piranhas ailés ? C’est ça, l’histoire ?» Hé bien oui, c’est ça, l’histoire.

Après ces succulents hors d’œuvre, on en arrive au plat de résistance, avec l’univers des morts (des mortes, en fait). On se dit qu’on va passer au niveau supérieur, là c’est sûr, Chibnall et Jodie ayant exploré avec tant de talent et de finesse la notion de deuil, tout au long de Broadchurch.

En fait non. Les sketchs précédents ayant requis tellement de temps que tout ici est bâclé jusqu’au caricatural, l’inverse d’un feuilleton comme Broadchurch, jouant admirablement du temps long pour développer ses personnages. On déguste d’autant plus que le scénariste se perd totalement dans les méandres de la situation fabriquée au possible qu’il a installé pour susciter le lacrymal. Le récit n’explique ainsi jamais clairement pourquoi le père n’a jamais eu l’idée de ramener chez lui sa femme ressuscitée, au lieu de monter un bateau pareil. De même on ne saisit pas vraiment pourquoi une déité cosmique construirait un univers-piège, qui s’effondrerait en fait dès lors qu’il remplit son office. C’est complètement stupide, en fait ? Tant du point de vue eu spectaculaire que de l’émotionnel, le thème du deuil impossible avait té bien mieux exploré dans Dark Water / Death in Heaven, notamment lors de la terrible confrontation entre Clara et le Docteur (ici c’est par contre zéro tension entre Docteur et Compagnons, comme d’hab).

Et puis comme antagonistes on avait les Cybermen et Missy, ce qui se posait tout de même un peu plus que Kermit la Grenouille. Parce que, bon, après tout ça, on parvient au Bout du Labyrinthe,, on se dit que l’on va rencontrer l’Architecte de la Matrice, le Magicien d’Oz, le Numéro  1  du Village, etc. Le Docteur nous l’a tant vanté par son évocation, que, forcément, là c’est certain, ça va déchirer genre, le Celestial Toymaker ou le Black Guardian des temps classiques.

En fait non, on a une grenouille, sans même avoir fumé la moquette. Tandis que nous saisit une immense nostalgie de la Salle Blanche de Wolfram & Hart et de sa fascinante panthère noire, débute alors la scène la plus embarrassante que nous ait jamais proposée la série moderne, toute en mièvrerie et balourdise. Cela donne à peu près ceci :

- Hello, je suis le Docteur. Dis-donc ton  univers-piège qui s’effondre sur tes nouveaux amis qu’il doit piéger, c’est assez ballot comme Maître Plan, non ?

- Tu veux être mon amie ?

- Tu ne serais pas né un peu « différent », comme on dit chez nous les PC ?

- Oui, je suis un peu con en fait. En plus, apparaître en Kermit la Grenouille, ça fait assez de toi  Peggy la Cochonne, du coup. Alors que tu es mon amie.

- (glaciale) J’avais déjà saisi, je suis le Docteur, hein. (souriante). Tiens je vais te filer le numéro d’un vieil ami de Gallifrey. Ses Supers Plans sont mégalos, cruels et amusants, tout le contraire du tien en fait. Ca va aller, tu avais juste besoin d’un Script Doctor. Un peu comme la série en ce moment, d"ailleurs.

- Oh ! Merci, tu es vraiment mon amie, alors ?

- Oui, je vais m’en aller et te laisser tout seul, tu ne me reverras jamais, mais je suis ton amie. Crois-y très fort. Bon, ben j’y vais, alors.

- Au-revoir, mon amie ! Kermit il est bien content !

Voilà, tout ça pour ça, avec un décalage assez risible entre la description emphatique de l’entité par le Doc et ce qu’on en voit à l’écran. En plus les auteurs se prennent magistralement les pieds dans le tapis du PC. Parce que bien entendu seuls les hommes sont assez narcissiques et faibles pour tomber dans le miroir (aux alouettes) et laisser tomber leurs proches afin de s’adonner à un sentiment aussi égoïste que l’amour. Et esclaves de leurs plaisir, parce que ce n’est évidemment. jamais proféré explicitement, mais on se doute que si papa va retrouver maman, ce n’est pour jouer  au Scrabble. Heureusement que le Doc est là pour aider Graham à retrouver le droit chemin. Le sexe fort est le féminin. Du coup le Docteur féminin est totalement immune à toute possible tentation, car cela se saurait si le TARDIS s’était déjà matérialisé à West Hollywood.

Déjà que le tournevis sonique manipule les miroirs à volonté, déjà que Gollum tombe à pic pour servir d’en-cas, déjà que l’antagoniste est un loser pathétique qui se couche d'entrée, le Docteur n’est même pas sujet à tomber dans le piège principal, contrairement à un épisode comme The God Complex. Ca, c’est de l’Aventure, les amis. Ces histoires de représentation sont devenues tellement piégeuses que je suppose que c’était tellement casse-gueule de genrer l’entité, en mâle ou femelle, que c’est en partie pour cela que l’option Kermit a été retenue. Ma main à couper, ma télécommande à la poubelle. C’est étonnant que l’auteur si Rock and roll de Torchwood en soit parvenu là. Mais il faut vendre la série aux USA, où ces questions sont encore plus prégnantes et impérieuses qu’en Europe.

Après tout n’est pas à jeter. Un épisode où le Doc renverse la polarité ne saurait être tout à fait mauvais. L’idée du message écrit en douce était astucieuse. Surtout, le talent de Jodie parvient à faire ressentir toute l’infinie compassion du Docteur, même au sein d’une scène finale aussi intrinsèquement ridicule. Thirteen doit à son interprète d’avoir malgré tout bénéficié de quelques instants dignes de son statut et de sa dimension. C’est à la fois peu et beaucoup, en tout cas cela maintient l’espoir, pour peu que Chibnall renonce à demeurer confit dans l’édification du public.

Après on arrive au TARDIS, on dit au-revoir et on s‘en va. Du coup ou se dit que l’escroquerie, euh, l’épisode est enfin terminé.

En fait, oui. Cet épisode lourdement structuré en tranche napolitaine est vraiment fini. Enfin une non déception, mais elle fut chèrement payée. (**)




Dernière édition par Estuaire44 le Mer 5 Déc 2018 - 8:04, édité 2 fois
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Message  Dearesttara le Mar 4 Déc 2018 - 23:04

Je tiens à te remercier avec chaleur pour le temps que tu as pris à écrire cette critique aussi bidonnante qu'implacable, j'ai eu mon fou rire de la journée ! mdr
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Message  Estuaire44 le Mer 5 Déc 2018 - 7:47

Episode effectivement plus amusant à commenter qu'à regarder ! On est à peu près d'accord sur ce coup ci ! hein
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Message  Camarade Totoff le Mer 5 Déc 2018 - 13:38

J'ai été complètement plié à lire cette critique moi aussi ! Palme d'Or ! (****)
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Message  Estuaire44 le Mer 5 Déc 2018 - 13:41

Merci ! Very Happy
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Message  Estuaire44 le Jeu 6 Déc 2018 - 7:47

Le making of de l'épisode des 50 ans

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Message  Estuaire44 le Jeu 6 Déc 2018 - 13:11

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Message  Dearesttara le Jeu 6 Déc 2018 - 13:14

Ah mais on l'attend tous au tournant, là !
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Message  Estuaire44 le Jeu 6 Déc 2018 - 13:17

Je mets d'ores et déjà le champagne au frais, tellement j'y crois à donf.
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Message  Estuaire44 le Ven 7 Déc 2018 - 17:33

Jodie sera bien là en saison 12 et c'est une très bonne nouvelle.

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18677507.html
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