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Série "Once Upon a Time"

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Re: Série "Once Upon a Time"

Message  Estuaire44 le Jeu 8 Nov 2018 - 17:10

Ah oui, je suis bien d'accord, s'il s'agit simplement de pondre un remake paresseux du pilote, le jeu n'en vaut pas la chandelle. Mais si l'exercice de style est traité de manière suffisamment astucieuse et décalée, il en va différemment. Pour leur épisode 200, Stargate SG-1 et Supernatural ont réécrit une bonne part de leur pilote sous forme de marionnettes pour la première et de comédie musicale pour la deuxième. Avec introduction de pas mal de vannes référencées, mais aussi de perspective sur le chemin parcouru, les compagnons disparus. Le spectacle est avant tout destiné aux fans de longue date, mais cela pétille vraiment.


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Re: Série "Once Upon a Time"

Message  Camarade Totoff le Jeu 27 Déc 2018 - 18:01

Avant de commencer prochainement les critiques de la saison 6, je reviens un instant sur la saison 7 qui s'est achevée le 25 décembre. Terminer une série sur les contes de fées le jour de Noël, c'est un drôle d'humour de la part de 6ter ! Humour involontaire, je vous rassure.

Par rapport à mon message du 8 novembre qui se basait sur les épisodes 1et 2, il n'y a malheureusement rien à changer.

En effet, le casting reste bon tout au long des 22 épisodes. On retrouve même une farandole de méchants comme on n'en avait pas connu depuis la saison 3 et tou(te)s de qualité ! Lana Parilla et Robert Carlyle sont au niveau impérial et la fin pour leurs personnages est géniale et émouvante.

Par contre, le renouvellement n'est pas convaincant. Si vous n'avez pas vu la série, ça vous plaira sûrement parce que la plupart des épisodes sont bien écrits mais si, comme votre serviteur, vous avez tout vu, il y a plus qu'une impression de déjà-vu. Il y a même plus grave. En effet, il y a une nette volonté de "ré-écriture" de la série au point que certains éléments des saisons antérieurs sont passés sous silence ou "revus et corrigés". Se réinventer OK. Se trahir, non.

Au moins, le final est de qualité et, c'est dans l'émotion que l'écran devient noir et que résonne une dernière fois le générique bien connu.

Ainsi s'achève Once upon a time.
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Re: Série "Once Upon a Time"

Message  Dearesttara le Jeu 27 Déc 2018 - 19:13

Merci pour cette review, Camarade ! Oui, le "retcon" (réécrire des événements passés) est un phénomène qui touche des séries durant généralement trop longtemps pour leur bien. C'est arrivé pour Alias, avec une double trahison de personnages que j'ai du mal à pardonner, et Angel entre autres. Dommage que OUAT s'y soit engouffrée, malgré apparemment de méritoires efforts si j'en crois ce que tu écris. Merci, et on attend la suite des chroniques ! 1010
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Re: Série "Once Upon a Time"

Message  Estuaire44 le Jeu 27 Déc 2018 - 20:19

And They Lived Happily Ever After...


Bravo pour avoir suivi la série jusqu'au bout, à notre époque le zapping entre séries devient trop tentant et facile. Cela pénalise parfois les séries ambitieuses

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Re: Série "Once Upon a Time"

Message  Camarade Totoff le Lun 14 Jan 2019 - 15:11

Saison 6


1/23 : Le temple de Morphée (The Savior) ***

Scénario : Edward Kitsis et Adam Horowitz
Réalisation : Eagle Egilsson

Résumé
Hyde a fait venir à Storybrooke les personnages du pays des histoires secrètes. Emma souffre de troubles soudains et il prétend savoir ce dont il s’agit.

Critique
Un lancement mitigé où de bonnes idées voisinent avec d’autres qui le sont moins. En fait, on ne sait pas dans quelle direction veut aller l’épisode.

Tout le segment concernant Hyde est marqué par la confusion et l’obscurité. A quoi rime cette venue de personnages ? Sa menace sur les histoires qu’on ne veut pas voir raconter sent plus l’épisode catalogue à venir que l’épée de Damoclès. Pourquoi Hyde se laisse-t-il si facilement vaincre ? Plus intéressantes sont les scènes entre Jennifer Morrison et Sam Witwer car le second est excellent dans le rôle élégant et menaçant de Hyde. L’acteur rend visible le charme dangereux du personnage même lorsque celui-ci est neutralisé. Il y a chantage et bascule entre Emma et Hyde ; chacun cherche à prendre l’ascendant sur l’autre. En bonne forme, et la réalisation se montrant dynamique, les acteurs rendent le match intéressant à suivre.

Ce qui l’est moins, c’est en partie le traitement scénaristique appliqué à Emma. Qu’elle cache à son entourage, et surtout à Crochet, ses tremblements et ses cauchemars va à rebours de toute l’évolution du personnage depuis la saison 1. L’analyse d’Archie est la bonne mais le rendu est contestable. On appréciera cependant la relation entre la scène d’ouverture et la suite : cette histoire de sauveurs (au pluriel) et de leurs destins funestes constitue une trame qui paraît intéressante à suivre.

Une troisième trame existe en parallèle des deux autres (ce qui fait beaucoup sur un épisode de 41 minutes) ; celle de l’histoire contrariée entre Belle et Rumpelstilskin et cette révélation fracassante au temple de Morphée (encore une adjonction un peu téléphonée de la mythologie grecque dans la série avec un temple en effets spéciaux fort peu convaincant). On a cependant une des plus belles scènes lorsque la Bête demande à la Belle de lui « réapprendre » à danser. C’est un moment plein de douceur et de bonheur. Robert Carlyle est magistral quand il montre les efforts de son personnage pour être galant.

Quatrième et dernière trame, la sororité contrariée de Regina et Zéléna. Encore heureux que les deux actrices soient excellentes parce que les crises existentielles entre elles commencent vraiment à être lassantes. On a par contre et un final surprenant et le plus beau monologue de Lana Parrilla de toute l’histoire de la série concernant la Reine. Un épisode plein de potentiels donc mais trop plein justement pour ne pas inquiéter.

Anecdotes :
Quand Belle et Rumpelstilskin dansent, on entend la musique de « La Belle et la Bête » en arrière-plan
Jordyn Ashley Olson/L’Oracle : actrice américaine, vue à lé télévision dans Fringe (2011), Supernatural (2014). Elle sera récurrente cette saison.
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Re: Série "Once Upon a Time"

Message  Camarade Totoff le Ven 18 Jan 2019 - 14:18

2/22 : Les vipères d’Agrabah (A Bitter Draught) ***

Scénario : Andrew Chambliss et Dana Horgan
Réalisation : Ron Underwood

Résumé
Autrefois, la Reine a engagé le comte de Monte-Cristo pour qu’il tue Blanche-Neige et le prince Charmant. Or, il fait partie des personnes venus du pays des histoires secrètes.

Critique
Après les contes de fées, Once upon a time reprend un personnage de roman bien connu, Edmond Dantès mais la version qui en est donnée, et l’histoire qui lui est prêtée, sont hautement fantaisistes pour ne pas dire que c’est n’importe quoi. Les scénaristes n’ont gardé du personnage d’Alexandre Dumas que sa soif de vengeance pour n’en faire qu’un vulgaire spadassin. Il est heureux que Craig Horner ait récupéré le rôle car, au moins, il donne du panache au comte. Les scènes de duel sont parmi les meilleurs de l’épisode ; ce qui n’a rien de surprenant quand on a manié « l’épée de vérité » !

Plus intéressant est l’entrée réelle en scène du double maléfique de Regina qui semble bien être le deus ex machina d’une machination visant à détruire de l’intérieur la société de Storybrooke. Incarnée par une Lana Parilla des grands jours, qui joue contre elle-même deux versions différentes du même personnage, la Reine noire ne livre que des brides de son plan mais, au moins, le spectateur a l’impression qu’il peut se passer quelque chose. Par contre, on ne comprend toujours pas ce que Hyde – absent de l’épisode – peut avoir à faire dans cette galère. Les scènes avec Rumpelstilskin – on tient également un Robert Carlyle du feu du Diable ! – sont également intéressantes. Une trame se dessine malgré un rendu plutôt brouillon.

En retrait sur cet épisode, Jennifer Morrison se contente de brèves scènes qui doivent nous convaincre du malaise de la Sauveuse qui se refuse à considérer ces visions comme une question existentielle. On peut comprendre le raisonnement mais toujours pas la conclusion.

Anecdotes :
Craig Horner/Le comte de Monte Cristo : acteur et chanteur australien, principalement connu pour son rôle de Richard Cypher dans Legend of the Seeker : L'Épée de vérité (2008-2010).
Le comte de Monte-Cristo est un roman d’Alexandre Dumas père paru de 1844 à 1846 et en volume en 1846. Il raconte comment Edmond Dantès est trahi par des jaloux, emprisonné au château d’If où il rencontre l’abbé Faria. Évadé, il revient sous l’apparence du comte de Monte-Cristo pour se venger. C’est une des œuvres les plus connus de Dumas qui l’adapta lui-même au théâtre. La première adaptation fidèle au cinéma date de 1915. La dernière remonte à 2002 (La Vengeance de Monte-Cristo de Kevin Reynold avec Jim Caviezel). La première adaptation télévisée serait une série britannique de 1956. Josée Dayan l’a adapté en quatre partie en 1998. Les Simpson l’ont parodié en 2007.
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Re: Série "Once Upon a Time"

Message  Camarade Totoff le Ven 25 Jan 2019 - 14:55

3/22 : Le soulier de verre (The Other Shoe) *

Scénario : Jane Espenson et Jérôme Schwartz
Réalisation : Steve Pearlman

Résumé
Dans le passé, Cendrillon vit des moments difficiles mais parvient à se rendre au bal royal. A Storybrooke, elle connaît quelqu’un parmi les nouveaux arrivants.

Critique
Épisode-catalogue suite ! Et celui-ci est encore plus mal relié à un quelconque semblant d’histoire commune qui ferait le lien. L’histoire de Cendrillon n’est pas telle qu’on la raconte ? La belle affaire ! Il y a certes un vague propos sur l’impuissance des Sauveurs condamnés à trouver de nouvelles victimes à sauver sans connaître de fin heureuse eux-mêmes. Mais ce n’est qu’une ligne de texte chez une Blanche-Neige qui avoue franchement sa lassitude. L’impression générale est celle d’un sur-place. Les méchants parlent beaucoup. Regina et Zéléna se querellent encore. Les héros courent ou se téléportent. Steve Pealman anime comme il le peut un propos sans énergie et qui ne passionne guère.

Jessy Schram retrouve pour la dernière fois le rôle de Cendrillon et, au moins, elle nous offre une prestation convaincante. Lisa Banes surjoue la marâtre mais parvient à lui donner assez de cruauté. Jennifer Morrison a quelques couleurs dans cet épisode ; elle donne de la consistance à l’angoisse qui ronge son personnage. Par contre, il est rageant de voir que le scénario ne donne rien à Rebecca Mader. Réduite à l’inutilité, confinée dans un rôle de mère surprotectrice et de sœur à nouveau aigrie, Zéléna n’est plus que l’ombre d’elle-même. Seul le talent de son interprète permet de donner un peu de relief à son peu de temps de présence. Les héros et les méchants sont fatigués.

Anecdotes :
Retour de Jessy Schram (Cendrillon).
Les noms des demi-sœurs d’Ashley, Clorinda et Tisbe, sont extraits de « La Cenerentola », une adaptation lyrique de l'histoire de Cendrillon composée par Gioachino Rossini.
Mekenna Melvin/Clorinda de Tremaine : actrice américaine, vue dans les séries Lie to me (2009), Chuck (2010-2012), Castle (2013), Les Experts (2015).
Lisa Banes/Lady Tremaine : actrice américaine, vue dans les séries China Beach (1989), La loi de Los Angeles (1993), Star Trek : Deep Space Nine (1994), Murder One (1996), On ne vit qu’une fois (1999-2004),  The Practice : Bobby Donnell et associés (2002), Six feet under (2005), New York Unité spéciale (2011), NCIS (2015), Madam Secretary (2016)
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Re: Série "Once Upon a Time"

Message  Camarade Totoff le Mar 29 Jan 2019 - 13:21

4/22 : Le vrai méchant (Strange Case) **

Scénario : Nelson Soler et David H. Goodman
Réalisation : Alrick Riley

Résumé
Jekyll tente d’élaborer un sérum qui détruira Hyde. Dans le passé, Rumpelstilskin vient donner un coup de main à ce même docteur Jekyll.

Critique
Arrivé au quatrième épisode de cette saison, le spectateur ne sait toujours pas où va cette dernière. Il faut beaucoup de temps pour avancer sur la question de comment vaincre le double maléfique de Regina et la réponse arrive vers la 35ème minute. Au moins, le final est surprenant. Par contre, devoir relancer la saison dès son quatrième épisode montre que le choix narratif de départ n’était pas le bon.

L’essentiel de l’épisode nous raconte la « vraie version » de l’histoire du docteur Jekyll et de mister Hyde. Sam Witwer et Hank Harris livrent de très bonnes prestations et avoir Robert Carlyle comme partenaire, puisque Rumpelstilskin joue les mentor du bon docteur, ne peut que tirer les acteurs vers le haut. Il n’y a donc aucun ennui à suivre les manigances du maître magicien (même si un peu d’agacement de revoir ce mélange incongru de magie et de science qui avait si lamentablement échoué en saison 2 avec Frankenstein), les errements de Jekyll et de Hyde. Le plus remarquable, c’est que Sam Witwer parvient à créer une version plus sensible de Hyde, presque touchante et vraiment intéressante. Les costumes victoriens sont chatoyants mais les décors convenus.

A part ça, les héros font du surplace (l’inutilité de Jennifer Morrison force l’admiration) et on s’intéresse fort peu au retour de Blanche-Neige à l’enseignement. Sauf qu’elle a une assistante venue du pays des histoires secrètes. Le scénario veut nous faire languir sur son identité mais celle-ci est transparente.

Anecdotes :
Rumpelstilskin coupe ses cheveux au début de cet épisode parce que Robert Carlyle devait le faire pour Trainspotting 2. Il portait en réalité une perruque depuis le début de la saison.
Le titre original de l’épisode est une référence au livre The Strange Case of Dr. Jekyll and Mr. Hyde de Robert Louis Stevenson.
Le docteur Lyndgate était apparu dans la série dérivée, Once upon a time in Wonderland.
Jonny Coyne/Dr Lyndgate : acteur britannique, il est actif sur les deux écrans : Tomb Raider, le berceau de la vie (2003), Casulaty (TV, 2004), Very bad trip 3 (2013), The Blacklist (TV, 2017-2018), La Nonne (2018).
Absence de Rebecca Mader
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Re: Série "Once Upon a Time"

Message  Camarade Totoff le Ven 1 Fév 2019 - 15:09

5/22 : Jasmine et Aladin  (Street Rats) **

Scénario : Edward Kitsis et Adam Horowitz
Réalisation : Norman Buckley

Résumé
Autrefois à Agrabah, la princesse Jasmine engage Aladin pour lutter contre Jafar. A Storybrooke, tous cherchent ce dernier.

Critique
Un épisode ambivalent. Autant, toute la partie « catalogue » à Agrabah est plutôt intéressante, autant les choses tournent en rond à Storybrooke.

Visiblement, le plan du double maléfique de la Reine consiste à jeter le trouble dans la famille de la Sauveuse et à faire croire à celle-ci que son destin funeste est inéluctable. Soit, mais quand a-t-on vu un génie du Mal prendre une heure pour aller se faire une manucure ? Dans le lot des scènes inutiles, celle-ci tient le pavé mais elle justifie la présence de Zéléna. Pauvre sorcière.

Le segment « Agrabah » est nettement plus intéressant, non pas tant pour l’aspect convenu de la rencontre de Jasmine et d’Aladin (un prétexte original d’ailleurs) ou par certains clichés du conte d’aventure (et un trait d’humour décoché aux Mille et une nuits assez cocasse) mais surtout par le dialogue entre Aladin et Jafar, somptueusement incarné par un Odeh Fehr des grands jours. Etre un Sauveur est une charge, non un honneur. C’est aussi une condamnation à mort à plus ou moins long terme. On songe à l’épigramme du poète latin Juvénal : « Qui gardera les gardiens ? ». Le Sauveur sauve les autres mais qui peut l’aider, lui ? La présence d’un second Sauveur – ce qui pose moins de problème que plusieurs Tueuses – permet de mettre le rôle d’Emma en perspective et de réfléchir en général à ce qu’implique la charge et, en particulier, à ce qu’elle représente pour son titulaire.

Karen David et Deniz Akdeniz sont chacun en qui les concerne parfait dans leurs rôles. Il y a de l’humour entre leurs personnages et pas mal de choses à se dire, y compris des rudes. Mais, n’est-ce-pas le signe de deux personnes qui ne sont pas indifférentes l’une à l’autre ? La relation était attendu et la situation convenue mais, pour cette fois, le scénario se montre habile. On a enfin envie de voir ce qui va suivre.

Anecdotes :
Lorsque Jafar écrit à Aladin, il le fait en anglais !
Jafar ben Yahya était le nom du vizir du calife Harun al-Rachid entre 786 et 803 qui le fit décapiter.
Karen David/Jasmine : actrice canado-indienne, vue au cinéma dans Jack Ryan (2013) et à la télévision dans Castle (2013), Galavant (2015-2016), Esprits criminels (2018)
Deniz Akdeniz/Aladin : acteur australien, vu à la télévision dans Trop la classe (2007-2009), Perception (2015), Jane the virgin (2017)
Absence de Robert Carlyle et d’Émilie de Ravin
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Re: Série "Once Upon a Time"

Message  Camarade Totoff le Lun 4 Fév 2019 - 14:45

6/22 : En eaux troubles (Dark Waters) ***

Scénario : Brigitte Hales et Andrew Chambliss
Réalisation : Robert Duncan

Résumé
Autrefois, le capitaine Crochet est amené à bord du Nautilus du capitaine Nemo. A Storybrooke, le même Nautilus fait soudain surface !

Critique
Après Alexandre Dumas, Jules Verne ! Les romanciers français du XIXème siècle inspirent les scénaristes américains du XXIème ! Centré sur Crochet, cet épisode, plus fidèle à Verne que ne l’était le précédent sur Monte-Cristo, est aussi plus intéressant parce qu’il concerne le « cœur du réacteur » de la série, la notion de famille et celles de vengeance et de rédemption. Dommage que d’autres segments soient nettement plus fades.

A la base, il y a la volonté de la Reine noire de diviser la famille Charmant. Pour cela, elle jette la suspicion sur la « pièce rapportée » que constitue Crochet. C’est cousu de fil blanc mais Colin O’Donoghue et Jared S. Gilmore vont livrer un bel exercice où leurs personnages passent par la colère, le remords, le regret et l’aveu libérateur. Cet exercice rejoint le discours que tient Nemo dans le passé : une famille, ce n’est pas seulement le sang qui la donne, c’est aussi quelque chose qui se construit.

Faran Tahir a bel allure dans son uniforme et le Nautilus est un beau décor. L’acteur campe avec résolution et conviction un homme qui sait que la vengeance est une maîtresse avide mais vaine et qui cherche à tout prix à convaincre. Ce discours, bien inséré dans la trame narrative, permet de dépasser « l’effet catalogue » si préjudiciable à l’intérêt. Ici, au moins, l’histoire particulière rejoint l’histoire générale et a un impact sur elle. Que le passé du capitaine Crochet le rattrape justement au moment qu’il faut est une facilité scénaristique qu’on pardonnera. On a en plus, une fois n’est pas coutume, de bons CGI ; tant le Nautilus en extérieur que le kraken. Soulignons également, dans un autre registre, un numéro divin de Lana Parilla dans son rôle maléfique. Elle est tour à tour cruelle ; elle minaude, charme, menace. Bref, elle varie son jeu à la perfection ! Ce qui, par contraste, montre le rôle franchement mineur dans lequel Jennifer Morrison, et Rebecca Mader plus encore, sont confinées.

Anecdotes :
Lorsque la Reine noire parle de « souffler et de taper du pied jusqu’à ce que la maison s’écroule », elle fait référence aux Trois petits cochons.
Bien que Disney ait réalisé une adaptation cinématographique de 20 000 lieues sous les mers, leur capitaine Nemo a été interprété par l’Anglais blanc James Mason. Faran Tahir est d'origine pakistanaise et est donc beaucoup plus proche du Nemo du roman original qui a été décrit comme un prince indien se rebellant contre l’empire britannique.
Faran Tahir avait joué le rôle de commandant de Jennifer Morrison dans Star Trek (2009).
Faran Tahir/le capitaine Nemo : acteur américain, vu au cinéma dans Le livre de la jungle (1994),  La guerre selon Charlie Wilson (2007), Iron Man (2008), Star Trek (2009), Elysium (2013) et à la télévision dans New York, police judiciaire (1993), Le Caméléon (1999), Alias (2001), A la Maison-Blanche (2002-2003, 2 épisodes), JAG (2003), Cold Case (2007), Grey’s anatomy (2009), Supernatural (2012), Esprits criminels (2014-2015, 2 épisodes), Blacklist (2015), The Magicians (2018)
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Re: Série "Once Upon a Time"

Message  Camarade Totoff le Mer 6 Fév 2019 - 14:40

7/22 : La pousse magique (Heartless) ****

Scénario : Jane Espenson
Réalisation : Ralph Hemecker

Résumé
A Storybrooke, la Reine maléfique somme Blanche-Neige et Charmant de se rendre où elle tuera les habitants de la ville. Dans le passé, deux êtres malheureux voient leurs destins changer.

Critique
Classique dans sa structure, cet épisode renoue en fait avec celle qui a fait les beaux jours de la série en s’appuyant sur ses points forts : ses acteurs ; à commencer par Ginnifer Goodwin et Josh Dallas. Mis sur le devant de la scène avec des vrais enjeux narratifs, ils livrent une belle prestation. Le scénario, bien écrit, est parfaitement équilibré entre ses segments l’un passé, l’autre présent. Enfin, la saison 6 livre un maître-épisode ! Il était temps !

Le segment dans le passé se déroule avant la rencontre réelle entre Charmant (qui ne l’était pas encore) et Blanche-Neige qui n’était pas encore une hors-la-loi et c’est justement aux prémisses de cette relation que l’on assiste ; comment cette future rencontre, qui débouchera bien plus tard sur la naissance d’Emma (« l’enfant d’un véritable amour » selon le mot de Crochet dans une des plus belles tirades que le pirate ait tenu à sa belle), a été rendu possible. Le destin n’est jamais écrit que par ceux qui le vivent. C’est une première réponse à la menace d’inéluctabilité qui semble peser sur Emma. Par contre, renouer avec le passé, oblige à revoir la tenue délirante de la Fée bleue. On préfèrera Keegan Conor Tracy en habit de religieuse !

Outre la lutte contre l’ennemi – qui donne déjà de l’intérêt à l’épisode puisque ce sont directement nos héros qui sont concernés – le scénario se régale avec ses méchants. Dans le passé, on rencontre le Bûcheron, féal de la Reine dans le conte et qui est ici plus efficace. Lana Parilla s’éclate à jouer ses deux versions de son personnage mais on sent la jubilation de l’actrice dans son rôle maléfique. Non seulement, cette version de la Reine est aussi rusée et cruelle que la première (et le sort – dans tous les sens du terme – qu’elle réserve à ses vieux ennemis est vraiment d’une cruauté savoureuse) mais il y a aussi une extase à être le Mal qui ferait presque plaisir à voir ! En somme, l’actrice donne à voir un être malfaisant heureux de l’être et qui prend un pied d’enfer à semer la mort et le chaos !

Anecdotes :
Quand la Reine maléfique dit que la « Blanche-Neige endormie est la Blanche-Neige que je préfère », c’est une référence au conte.
Quand Crochet lit dans le livre d’histoires pour Emma l’histoire d'amour de ses parents, le texte sur les pages est en réalité le conte de fées « La reine des abeilles » des frères Grimm.
La ville de Longbourne a déjà été mentionnée par Rumplestiltskin dans l'épisode « Le Ténébreux ».
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Re: Série "Once Upon a Time"

Message  Camarade Totoff le Ven 8 Fév 2019 - 13:43

8/22 : Le rocher de Sisyphe (I’ll Be Your Mirror) **

Scénario : Leah Fong et Jérôme Schwartz
Réalisation : Jennifer Lynch

Résumé
En voulant tendre un piège à la Reine maléfique, Emma et Regina sont envoyées de l’autre côté du miroir.

Critique
Un nouvel épisode ambivalent. Si le segment principal est intéressant, il est parasité par de nombreux segments secondaires qui montrent qu’il n’était pas fort pour assurer tout un épisode.

Nouvelles Alice, Emma et Regina passent donc l’essentiel de l’épisode dans le « monde derrière le miroir » mais on est loin du Pays des Merveilles ! C’est un endroit cauchemardesque et le décor est vraiment réussi, notamment chromatiquement avec ces couleurs froides que sont le noir et le bleu. Par contre, grosse erreur de scénario quand un dragon asiatique crache du feu sur nos héroïnes. Cette prérogative est réservée aux dragons d’Occident qui sont des monstres quand leurs cousins d’Asie sont davantage des guides, même s’ils restent dangereux. Ce segment permet aussi à Jared S. Gilmore de montrer le mûrissement d’Henry, même confronté aux affres de l’angoisse devant cette épreuve terrible qu’est le bal ! On a aussi de très beaux monologues, tant de la part d’Henry que de la Reine alternative qui donnent de très bonnes indications sur les personnages. Psychologiquement, les portraits sont réussis.

Dommage que ce segment soit encombré par celui sur les Charmant qui s’organisent pour maintenir une « vie normale » (sur fond de musique country ! Une idée originale qui désamorce ce que la situation pourrait avoir à la fois de dramatique et d’ennuyeux) malgré le sort qui les frappe. Une question ressort cependant et fait écho au sort des vilains. Si ceux-ci ne peuvent avoir de fin heureuse, est-ce que les héros peuvent avoir une vie normale ? N’est-ce pas antinomique ? Le segment entre Belle et Zéléna est intéressant sans développer grand-chose mais il donne l’occasion à Rebecca Mader de faire montre de la cruauté suave de son personnage face au maître magicien qu’elle a joué. C’est le troisième segment qui est le plus anecdotique, celui où Aladin (re)joue les voleurs. Deniz Akdeniz fait ressortir la malice et la gentillesse de son personnage quand Karen David se montre plus lisse. On a des promesses, trop sans doute, mais, si le probable est éventuel, il se fait attendre.

Anecdotes :
Quand Aladin fouille dans la boutique de Gold, il passe devant un singe en peluche portant un fez et jouant des cymbales - un clin d’œil à Aladin de Disney (1992), dans lequel le héros avait un acolyte nommé Abu.
Durant la scène entre Aladin et Jasmine suite au vol d’une lampe dans la boutique, ils parlent d’un génie (distinct de Sidney) qui est désormais « parti et libre ». Il s’agit d’un hommage à l’acteur Robin Williams, voix originale du Génie dans Aladin, décédé en 2014.
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Re: Série "Once Upon a Time"

Message  Camarade Totoff le Lun 11 Fév 2019 - 14:35

9/22 : La fée noire (Changelings) ***

Scénario : Brian Ridings et David H. Goodman
Réalisation : Mairzee Almas

Résumé
Dans le passé, Rumpelstilskin invoque la Fée noire. A Storybrooke, la rupture est consommée avec Belle.

Critique
En se recentrant sur ses personnages phares et en oubliant ses fariboles du Pays des histoires secrètes, la série prouve qu’elle a encore des choses à dire. Structuré par une opposition entre la Belle et la Bête, l’épisode réussit en outre à s’insérer dans la problématique générale concernant le sort des Sauveurs, et celui d’Emma en particulier, et à introduire un méchant de qualité. Quelques scènes secondaires en diminuent l’intérêt mais elles restent justement assez périphériques pour ne pas peser sur le sujet central.

Il est symptomatique que les deux scènes fortes de l’épisode se déroulent dans des conditions opposées. Quand Rumpelstilskin est mis échec et mat par Belle, il fait grand jour. Quand il invoque la Fée noire, il fait nuit noire. Or, ces deux femmes sont les pendants de l’existence du Ténébreux. La Fée noire lui a donné le jour mais l’a abandonné. Belle est son grand amour mais, par amour justement pour son fils, elle l’abandonne pour le protéger de son père. Le Ténébreux est rejeté des deux côtés !

Robert Carlyle montre son talent dans cet épisode en renouant avec la verve sarcastique et malsaine du Ténébreux de jadis, en montrant sa froideur menaçante envers la Reine noire avec qui l’alliance est rompue, mais surtout, lorsqu’il montre le désarroi profond de Rumpelstilskin devant Belle. Il se laisse dire ses quatre vérités par une frêle jeune femme qu’il pourrait réduire en cendres d’un claquement de doigt ! Émilie de Ravin est brillante dans ses scènes de confrontation. Elle donne à voir la fragilité de Belle mais une fragilité de cristal : un matériau assez dur finalement et qu’il faut vouloir briser. Elle réussit une magnifique scène d’émotion à la maternité…qui est aussi le couvent des fées ! Côté fée justement, l’entrée en scène de la Fée noire démonétise largement Sa Majesté démoniaque battue (mais pas abattue). En une scène, Jaimie Murray – même avec une tenue à faire vomir un rat – impose son personnage qui rayonne de malfaisance et en répond à Rumpelstilskin en matière de cruauté froide. Prometteur.

Anecdotes :
Le titre original de l'épisode, Changelings, désignent des enfants de fées échangés contre des enfants humains.
Jaime Murray, qui joue le rôle de la mère de Rumplestiltskin, a presque 16 ans de moins que Robert Carlyle dans la réalité.
Jaime Murray/La Fée noire : actrice anglaise, elle tourne essentiellement pour la télévision : Les Arnaqueurs VIP (2004-2007), Valentine (2008-2009), NCIS (2009), Warehouse 13 (2010-2013), Spartacus : les dieux de l’arène (2011), Ringer (2011-2012), Sleepy Hollow (2015). Elle sera récurrente cette saison.
Absence de Josh Dallas
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Re: Série "Once Upon a Time"

Message  Camarade Totoff le Ven 15 Fév 2019 - 14:39

10/22 : Trois vœux (Whish you where here) **

Scénario: Edward Kitsis et Adam Horowits
Réalisation: Ron Underwood

Résumé
La Reine maléfique utilise le génie de la lampe pour qu’Emma n’ait jamais été la Sauveuse.

Critique
Épisode décevant qui, entre une excellente scène d’ouverture et un double coup de théâtre retentissant pour conclure, raconte une histoire « alternative » sans aucun intérêt puisque nous savons qu’elle n’est pas réelle et que Regina sauvera finalement Emma.

Lana Parrilla sauve ce segment central ; pour qu’Emma redevienne la Sauveuse, elle va jouer son propre rôle d’adversaire ! Avec la tenue qui sied bien sûr et que Rumpelstilskin qualifie très justement de « effrayante ». Confrontée à l’hostilité de ceux qui sont ses proches à Storybrooke, Regina doit s’employer à faire le mal sans le vouloir. En face, Jennifer Morrison réalise une jolie performance avec sa pathétique Emma totalement incapable de se battre.

Un segment secondaire existe depuis l’épisode précédent et se poursuit : le devenir du fils de Belle et du Ténébreux. L’inquiétude ronge les traits de Robert Carlyle et Émilie de Ravin qui donnent corps à ce sentiment face à l’inconnu dans lequel sont plongés leurs personnages.

Cet épisode marque aussi le crépuscule de la Reine maléfique, de plus en plus impuissante malgré ses menaces et ses manigances. Un ennemi bien plus redoutable est en lisière de Storybrooke. Son règne s’achève.

Anecdotes :
Lorsque Regina trouve l’Emma alternative, celle-ci fredonne la chanson « Un jour, mon prince viendra », une chanson du film de Disney Blanche-Neige et les sept nains.
Vers la fin de l’épisode, Sean Maguire fait une apparition non crédité dans le rôle de Robin des bois dans le royaume des rêves. Bien que son retour ait été annoncé à l’avance, il n’y avait aucune promotion avant la diffusion de l’épisode.
Le titre original de l’épisode, Wish You Were Here, est tiré d’une chanson du groupe Pink Floyd.
Absence de Rebecca Mader
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Re: Série "Once Upon a Time"

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