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Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

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Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Patricks le Sam 28 Mar 2015 - 0:18

Dès demain, début du dossier "NCIS Nouvelle Orléans" avec le pilote en deux parties. La série est absolument géniale.



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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Dearesttara le Sam 28 Mar 2015 - 1:11

Eh bien, c'est prometteur. Contrairement à Alias, NCIS n'est pas vraiment une série évolutive, si ce n'est dans les relations entre personnages. Si tu as aimé les premiers épisodes, je pense que tu aimeras la suite. Stay tuned !
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Patricks le Sam 28 Mar 2015 - 15:14





Genèse de la série

« NCIS » signifie  « Naval Criminal Investigation Service ». La série « JAG » de Donald Bellisario fut celle qui inspira un premier spin off « NCIS Enquêtes spéciales ». La série a commencé à la rentrée 2003 et en est en 2015 à sa douzième saison. Elle a généré elle-même deux spin-off, « NCIS – Los Angeles », débutée en 2009, et « NCIS – Nouvelle Orléans » en 2014.

C’est dans les épisodes 18 et 19 de la saison 11 de « NCIS enquêtes spéciales » : « Le privilégié » (« Crescent city ») qu’apparaissent les personnages de « Nouvelle Orléans ».
Scott Bakula, qui a travaillé pour « Code Quantum » avec Donald P. Bellisario créateur de la série originale, interprète l’agent Dwayne Pride, surnommé « King ». Son nom exact est Dwayne Cassius Pride.

Son équipe dans l’épisode cross-over « Le privilégié » est composée de :

Christopher Lasalle (Lucas Black)

Meredith Brody (Zoe Mc Lellan)

Le docteur Loretta Wade (C.C.H. Pounder, vue dans « Bagdad Café » et « Urgences »)

A partir du premier épisode de la série, nous verrons Sebastian Lund (Rob Kerkovich).

Le pilote est composé de deux parties

11-18- New York enquêtes spéciales - « Le privilégié » première partie (Crescent city : Part 1)  ****
Scénario de Gary Glasberg. Réalisation : James Whitmore Jr.

Résumé

Dwayne Pride est toujours avec son épouse Linda depuis 23 ans, mais elle accepte mal son métier et en dehors de moments intimes, ils vivent séparés. Pride apprend la mort de Dan McLane, que l’on vient de retrouver la gorge tranchée dans la rivière. En raison de la personnalité de la victime, ancien membre de NIS (ancêtre du NCIS) devenu membre du congrès, le FBI s’en mêle. McLane est vite accusé d’avoir été un tueur en série, « Le privilégié », et laissé un innocent, Victor Lorta, mourir en prison à sa place. Un imitateur (copycat) aurait pris la relève pour tuer McLane.

La critique

Dès les premières scènes, et bien qu’il ne soit pas dans « sa » série, Scott Bakula est très à l’aise et vole la vedette au héros de « NCIS » Leroy Gibbs (Mark Harmon). Gibbs faisait partie avec Dwayne Pride, Dan McLane, Felix Bettes et Mile Franks des « Fate five ». Mc Lane était le « mentor » de Dwayne Pride et lui a tout appris

Alors qu’il n’est pour instant que « vedette invitée », le temps d’antenne de Bakula est égal voire supérieur à celui de la vedette de la série Mark Harmon. Malgré la noirceur des intrigues, Bakula ne perd pas sa décontraction habituelle (sa « marque de fabrique » depuis « Code Quantum ») sans perdre sa crédibilité.

Avec le décor de la Nouvelle Orléans, un univers est créé, totalement indépendant  de « NCIS » qui lui se situe à Washington.

Plus que pour les intrigues, on comprend que La Nouvelle Orléans est la star de la série à venir, ainsi que Scott Bakula. Les intrigues sont classiques selon le principe de « Les experts », « FBI portés disparus » et autres séries policières des années 2000.

Les infos supplémentaires

Dwayne précise qu’à la Nouvelle Orléans, les caméras de surveillance fonctionnent très mal.

Faire la cuisine aide Dwayne à réfléchir.

On découvre la guerre que se livrent le FBI et le NCIS.

Dwayne connaît personnellement Abby (Pauley Perrette) de la série NCIS, ainsi que sa tante.

Meredith Brody incarnait un personnage différent dans « Jag », celui de Jennifer Coates, et ne figurait pas dans « NCIS enquêtes spéciales ». Elle intègre l’équipe de « Nouvelles Orléans » qui est assez réduite.

De nombreuses allusions sont faites à l’ouragan Katrina

Dwayne a une fille.


11-19 -New York enquêtes spéciales - « Le privilégié » deuxième partie (Crescent city : Part 2)  ****
Scénario de Gary Glasberg. Réalisation : Tony Wharmby.

Résumé

Lorta avait accusé Dan McLane d’être à tort en prison à cause de lui. De nouvelles victimes apparaissent. Dwayne et Gibbs se rendent auprès de Felix Betts qui faisait partie de leur équipe jadis lors de l’arrestation de Lorta et auquel ils sont obligés d’apprendre la mort de McLane. Dwayne Pride est prêt désormais à affronter la réalité : McLane, son instructeur, n’était pas irréprochable. Si Lorta n’était pas « Le privilégié », deux suspects pourraient l’être : Emile Titus (qui se « suicide » trop vite) et Joseph Hanlon, le soutien financier de McLane, voire son fils Spencer qui aurait pris la relève.




La critique

Dans cette deuxième partie, c’est la Nouvelle Orléans qui a la part belle. En fait, plus qu’avant, on se croit déjà dans le spin-off.

L’intrigue passe désormais au second plan. La trahison de McLane est un peu « excusée » par le fait que sa femme et sa fille étaient gravement malades et que son salaire ne lui permettait pas de payer les soins. L’identité du « Privilégié » est vite révélée, ce qui gomme tout suspense. Le réalisateur s’attache davantage à la constitution de l’équipe NCIS Nouvelle Orléans.

Par exemple, Dwayne teste Meredith Brody qui n’a pas été la hauteur lors d’une attaque terroriste il y  a quelques années, et lui reproche de ne pas lui en avoir parlé. Toutefois, pour lui, c’est le présent qui est important, non le passé.

Toute la fin de l’épisode est centrée sur la traque de Spencer Hanlon, et cette-fois un peu au détriment des personnages, dont Dwayne Price, ce que l’on regrette. Mais la fin nous plaît davantage avec la constitution de l’équipe, pour l’instant un trio : Dwayne, Lasalle et l’agent Brody. L’histoire se termine avec le début de la première enquête du trio. Tout est prêt désormais pour que le spin-off commence réellement, sans plus de références à la série d’origine.



Les infos supplémentaires

Tony Wharmby est un des réalisateurs principaux de la série « Mission Casse-Cou ».

Nous assistons à un enterrement semblable à celui que l’on voit dans « Vivre et laisser mourir » et une allusion à ce James Bond est faite ensuite.

L’agent DiNozzo (de la série « NCIS ») se croit envoûté par une poupée vaudou.

Charmaine est le nom du pistolet de Dwayne.

On apprend que Mile Franks, l’un des « Fate Five », vit retiré au Mexique.

Les faits sont supposés s’être déroulés « vingt ans avant », soit 1994, mais au cours de l’intrigue on apprend que c’était en fait en 1990.


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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Dearesttara le Sam 28 Mar 2015 - 15:44

Voler la vedette à Mark Harmon dans NCIS n'est pas trop compliqué, l'acteur faisant le strict minimum (quand je pense qu'il était excellent dans Moonlighting...). Bon, eh bien, une nouvelle aventure peut commencer !
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Patricks le Sam 4 Avr 2015 - 9:41

01-01- La musique adoucit les mœurs (Musician Heal Thyself)  ****

Scénario : Jeffrey Lieber. Réalisation : Michael Zinberg

Résumé

Un jeune musicien de jazz a été amputé d’une jambe à coup de hache puis tué par un gang. Il s’agit d’un jeune homme, Calvin, afro-américain, que Dwayne Pride connaissait personnellement et avait aidé à réinsérer.



La critique

On commence très fort avec une histoire ultra-violente de guerre des gangs, les Delta Crew et les 113. Dwayne avait tiré du ruisseau un jeune pour le faire entrer dans les marines. L’ambiance est glauque et désespérée. Mais Dwayne définit sa philosophie : « Je préfère savoir la vérité ». Les détails macabres ne nous sont pas épargnés. La victime a été amputée vivante, on l’a tatouée après sa mort pour le faire passer pour un membre de gang.
La musique et la mort sont complices dans cet épisode. Papa Parks, un jazzman, dont Calvin était le fils, est anéanti.
Scott Bakula nous émeut presque aux larmes par sa vulnérabilité. C’est flagrant dans la scène où Dwayne, après avoir feint de bien prendre les choses, reçoit un appel téléphonique de sa fille et s’effondre. Cette vision d’un policier humain, aux antipodes des superhéros, est l’aspect le plus attachant de la série. Et permet à Bak de faire une nouvelle création superbe. Malgré ce ton dramatique, Bakula insère des moments d’humour salvateurs qui ne sont pas en déphasage avec l’ambiance, afin de détendre l’atmosphère.
On assiste à l’intégration progressive à l’équipe de Meredith Brody, toujours appelée par son nom de famille. LaSalle lui explique qu’ils sont une grande famille et elle veut séparer vie privée et professionnelle. L’équipe fonctionne d’emblée à merveille, chaque acteur prenant sa place. Le quatuor Pride-Brody-LaSalle-Lund forme un tout, avec comme seule aide le docteur Loretta Wade (CCH Pounder). Un autre personnage de médecin légiste disc jockey présent dans le cross-over a disparu.
Les décors naturels sont loin de l’image d’Epinal du style maisons coloniales de la Nouvelle Orléans. Ainsi, les visions de chantiers, de rues, sont plutôt réalistes et glauques.
Hamilton (Steven Weber), un politicien pourri, est présenté comme l’ennemi mortel de Dwayne Pride. Mais ennemi intouchable.
La résolution du meurtre est astucieuse, et le téléspectateur pris complètement au dépourvu.



Les infos supplémentaires

On entend au début de l’épisode un extrait de musique du James Bond « Vivre et laisser mourir » : la marche funèbre « Just a closer like with me, new second line ».

Brody fait allusion au fait que Dwayne et sa femme sont séparés.

Un nouveau membre a intégré l’équipe depuis le crossover mais sans être présenté : Sebastian Lund (Rob Kerkovich). Sa fonction est « guide médico légal ».

David Mc Callum intervient par visioconférence dans son rôle du docteur Donald Mallard depuis Washington pour aider l’équipe dans son enquête. Son apparition, brève, qui n’apporte rien à l’intrigue, est là pour rappeler au téléspectateur que nous sommes dans « NCIS ».

Brody ignore que son bailleur est Loretta Wade.



01-02- Se préparer au pire (Carrier) ****

Scénario : Gary Glasberg. Réalisation : James Whitmore Jr.

Résumé

Un marin, le lieutenant Lewis Collier, atteint de peste bubonique est mortellement renversé par une voiture.



La critique

Dans cette deuxième enquête, le grand moment d’émotion est situé lorsque Dwayne Pride reçoit la fiancée de Collier. Bakula nous fait à nouveau habilement son numéro de grand frère réconfortant. Il insuffle à Dwayne Pride un supplément d’humanité.
L’intégration de Brody continue. Elle semble toujours vouloir étaler sa culture devant LaSalle qui en est agacé. A nouveau, les décors de chantiers navals n’ont rien de glamour.
Au début de l’épisode, il n’est pas question de peste et de contamination. On pense que Collier s’est ou a été drogué. La tonalité dramatique est donc amenée brutalement par la découverte de Loretta lors de l’autopsie. Dès lors, une véritable course contre la montre s’instaure.
Les personnages dans cette série sont privilégiés à l’intrigue qui reste au second plan et est souvent un peu « expédiée ». Cela permet des numéros d’acteurs. Zoe Mc Lellan et CCH Pounder sont les comédiens qui arrivent, juste après Bak, a tirer le mieux leur épingle du jeu. Rob Kerkovich en Lund bénéficie moins de cet effet, car ses scènes sont amenées de façon caricaturale et artificielle, tandis que Lucas Black, en LaSalle, est trop stéréotypé. Il pourrait faire partie de n’importe quelle série d’action moderne. CCH Pounder en médecin tente de rivaliser avec Scott Bakula sur le terrain des émotions et de l’humanité, avec un brin de causticité.
Les décors naturels continuent d’être l’atout de la série, puisqu’elle est tournée sur place. Mais on s’attend à des images de cartes postales et le réalisateur nous détrompe.
Bien mieux que dans la série « Burning Zone », cet épisode nous introduit dans les histoires de contaminations. On a plus le sentiment de documentaire que de fiction. La peste ici est le fruit d’une attaque de guerre bactériologique présentée comme un acte de terrorisme.
Cette histoire permet à Scott Bakula d’approfondir son personnage de policier qui appelle La Nouvelle Orléans « ma ville ». Il transcende l’intrigue. On finit par oublier l’histoire pour ne s’intéresser qu’à lui. Il intègre toute son imagerie humaniste de « Code Quantum » dans une série au lieu d’être dévoré par elle, plus qu’il ne le faisait dans « Star Trek Enterprise », et ce sans l'aide du producteur Donald Bellisario auteur de Quantum qui a quitté NCIS suite à un conflit avec Mark Harmon à la fin de la saison 4. On regrette la brièveté des épisodes. Elle coupe court parfois à de belles scènes de comédie. Les épisodes ne durant que 42 minutes, Bak prend déjà cependant la part du lion. On se demande par quel miracle CCH Pounder et Zoe Mc Lellan parviennent à s’imposer. Et les scénaristes à insérer leur intrigue dont le téléspectateur ne parvient à retenir que les grandes lignes.
L’épisode à peine terminé, l’équipe est appelée sur une nouvelle affaire. Chose déjà arrivée dans la deuxième partie du cross over.


       

Les infos supplémentaires

Loretta Wade est une grande amatrice de glaces.

Sebastian Lund pratique le yoga durant ses heures de service.

Apparition sur place de l’agent DiNozzo de « NCIS enquêtes spéciales », mais son rôle est confiné à rappeler une fois de plus au téléspectateur que l’on est dans la franchise « NCIS ». Il fait double emploi avec LaSalle.

Dwayne évoque l’ouragan de 2005 Katrina en expliquant qu’il ne s’en est jamais remis et ne dort plus depuis.

Le docteur Mellora Harley (Nicole Barré) qui ne joue que dans ce seul épisode, est présenté comme quelqu’un s’étant battu aux côté de Pride durant Katrina.



Dernière édition par Patricks le Sam 4 Avr 2015 - 22:21, édité 1 fois
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Dearesttara le Sam 4 Avr 2015 - 16:23

Patricks a écrit:Il intègre toute son imagerie humaniste de « Code Quantum » dans une série au lieu d’être dévoré par elle, plus qu’il ne le faisait dans « Star Trek Enterprise », et ce grâce au producteur Donald Bellisario auteur de Quantum et de NCIS.

Donald P. Bellisario ne s'occupe plus de NCIS depuis la fin de la saison 4, Mark Harmon ne s'entendait pas avec lui, et étant la star du show, a pu obtenir son renvoi. Il n'a donc eu aucune incidence sur la création des spin-off ; NCIS : NO ayant commencé sept ans après son départ. Si Bakula insuffle l'humanité qu'il manifestait déjà en jouant Sam Beckett, cela vient uniquement de lui et parce que Gary Glausberg le lui a permis.

Le scénario du premier épisode est signé Jeffrey Lieber, soit celui qui a eu l'idée originale de Lost. Un grand écart, on dirait !
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Patricks le Sam 4 Avr 2015 - 22:17

Ok Dear, merci, je vais modifier le texte par rapport à Bellisario.
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Patricks le Sam 11 Avr 2015 - 16:56

01-03- Les évadés (Breaking brig)  ****

Scénario : Laurie Arent. Réalisation : Tony Wharmby.

Résumé

Un autobus blindé transportant quatre détenus de la prison navale de la Nouvelle Orléans pour le pénitencier militaire de Charleston, a été accidenté en croisant la voiture de trois filles qui faisaient une balade. Trois personnes se sont évadées, laissant trois morts, deux gardiens et un prisonnier, dans le bus.



La critique

Dès le début, Dwayne est obligé, par visio-conférence, de consulter ses homologues de Washington, car l’un des détenus n’avait pas de nom, simplement connu comme « ennemi d’état ». Ce qui permet un raccord à la série mère « NCIS Enquêtes Spéciales ». Il faut dire que Scott Bakula s’empare tellement des rennes de la série présente que l’on en oublie vite que c’est un spin-off. L’ennemi est en la matière un certain Dmitry Babakov, trafiquant d’armes et a bénéficié de l’aide du matelot Dalton. Le téléspectateur est submergé d’informations qui pour la plupart ne sont que des prétextes, des « MacGuffin » comme dirait Sir Alfred. Le cadre étant posé, Scott Bakula va pouvoir faire son numéro qui n’est pas de faire véritablement du « NCIS » (pour cela il y a déjà deux séries) mais du Bakula. On a parfois accusé Roger Moore de faire du Roger Moore et de ne pas vraiment se fondre dans ses rôles. Bakula qui pourrait se contenter d’être un ersatz de Mark Harmon s’accapare de la série, et personne ne semble s’en plaindre. Avec ce 3e épisode, il devient évident que trois comédiens comptent vraiment, au détriment des deux autres.  Rob Kerkovich, en Sebastien, balance deux vannes à la minute, trop pour retenir l’attention, mais surtout, il y a un terrible décalage entre son humour supposé et son peu de présence à l’écran. Ne nous acharnons pas sur le cas de Lucas Black, il fait honnêtement son job d’acteur, à la fois gravure de mode pour adolescentes mais aussi musclé stéréotypé  de service qui pourrait avoir le même rôle dans n’importe quelle autre série.
C.C.H. Pounder et Scott Bakula se battent sur le même registre, l’humanisme. Zoe McLellan en Brody est l’éternelle empêcheur de tourner en rond, celle qui par son pessimisme est le rabat joie. Il suffit de voir un échange de l’équipe : c’est toujours elle qui amène l’élément dépressogène. Pour le moment, Dwayne tente de la tirer de sa torpeur lunaire, lui qui apporte à la série l’aspect solaire, mais l’on se demande si cela va durer bien longtemps. On peut constater qu’entre Dwayne/Bakula et Sebastian/Kerkovich, la relation est déjà perdue. Dwayne se fiche de ses réponses bourrées de vannes à deux balles.
Lors de ses scènes en solitaire, Brody distille son pessimisme. Elle est la bouteille à moitié vide à l’inverse de Dwayne à moitié pleine. Lorsqu’elle interroge un témoin, comme c’est le cas avec l’ex-fiancée d’un des évadés, elle semble encore noircir davantage le paysage. La comédienne Zoe McLellan a beaucoup de talent pour exprimer ce défaitisme rébarbatif, et qui explique la vie morose de son personnage.
Donc la série repose sur trois acteurs, deux optimistes et l’une qui donne envie de se pendre. Mais dans leur registre, les comédiens sont brillants, laissant sur la touche leurs deux autres partenaires. On note une chose en visionnant plusieurs fois de suite un épisode de « NCIS Nouvelle Orléans », c’est que le temps d’antenne de Rob Kerkovich est réduit par rapport à celui des autres. Il est là pour débiter, le plus vite possible, des informations. Son personnage ne dégage aucune émotion. Il rappelle parfois, en moins bien, Flinkman dans la série « Alias », qui déjà n’apportait pas grand-chose à sa série. Le cas Sebastian Lund est pire. Il ne sert strictement à rien et ressemble à un ordinateur humain qui livrerait des données en s’efforçant de faire rire.
Au cours de la poursuite, Dwayne, Brody et LaSalle trouvent un petit enfant réfugié, Rémi,  dans une maison vide où  a eu lieu une tuerie. Bakula nous fait aussitôt son numéro de « Code Quantum ». C’est lui qui se colle à la tâche de consoler l’enfant. Il ne laisse même pas Brody l’approcher disant à ses deux acolytes « reculez ! ». Si l’on met en parallèle cette scène avec celle où Dwayne sauve Brody en tirant dans le front d’un agresseur, on constate que Bakula est moins à l’aise, là où Clint Eastwood ou Belmondo, dans les polars de jadis, auraient obtenu un morceau de bravoure. La scène où Dwayne parle à Rémi rappelle Sam Beckett chantant « Imagine » à sa petite sœur. Mais Bakula n’est là, en tant qu’acteur, guère charitable avec les deux autres car il vampirise l’image et leur vole leurs scènes, ils deviennent inexistants.
Un critique de cinéma avait dit de l’actrice Diane Keaton : « Quand on la voit à l’écran, elle rend plus heureux ». C’est tout à fait ce que distille Bakula, interchangeable entre « Star Trek Enterprise », « Code Quantum » et « NCIS Nouvelle Orléans ». Dans cette série qui part déjà d’un postulat policier violent et réaliste, dans une ville martyrisée par l’ouragan Katrina, un autre comédien comme Mark Harmon aurait suivi le cours des choses sans rien apporter de plus. La scène de Bakula avec l’enfant devient le moment crucial de l’épisode, et risque de déplaire à beaucoup, qui la trouveront gnan gnan, bondieusarde ou guimauve. Dans ce monde de violence, il est soudain l’oasis d’espoir. Pour 42 minutes, le réalisateur Tony Wharmby a accordé un temps incroyable (trois minutes) à cette scène qui casse le rythme, mais constitue un grand moment de télévision. Scott Bakula est tellement « féminisé » que l’enfant passe de ses bras à celui de sa mère légitime, tout cela sous les yeux d’un agent Brody impuissant et spectateur. Pendant trois minutes, Bakula occupe l’écran à 100% et relègue l’intrigue criminelle au second plan. En trois minutes, ce comédien fait passer plus d’émotion que notre triste Joséphine Ange Gardien hexagonale en 1 heure 30. Le seul bémol, c’est qu’ensuite, il réussit mal la transition avec l’agent fédéral prêt à tuer.
Les échanges entre C.C.H. Pounder et Rob Kerkovich tombent à plat, car le second ne parvient pas à renvoyer la balle à sa partenaire.
Dans la discussion suivante, tournant autour de la vie personnelle de Brody, Lucas Black s’essaie un peu à la psychologie au détriment des muscles, mais Bakula présent ramène la scène à lui et la lui vole.
L’histoire passe complètement au second plan. Nous avons droit cette fois à une rencontre de visu entre Gibbs et Dwayne. Piqûre de rappel superflue : on sait qu’on est dans la franchise « NCIS » et cette scène inutile n’apporte strictement rien à l’intrigue. Laurie Arent tente alors de greffer un scénario dans le scénario, en nous écartant de Babakov comme méchant unique pour démasquer une « taupe ». Sauf que c’est un pari impossible pour 42 minutes, il en faudrait le double. Laurie Arent tue un méchant aux 3 quarts de l’épisode que l’on avait minutieusement confectionné pour l’occasion. Le spectateur a l’impression qu’on l’abreuve d’informations et de péripéties durant lesquelles les acteurs n’ont qu’un rôle passif. Bakula rate d’ailleurs complètement la scène où il sauve l’agent Brody, qui était digne de l’inspecteur Harry. La dureté du flic impitoyable ne fait partie de sa palette. On note qu’il ne cherche en aucune façon à réconforter sa partenaire comme il l’a fait pour Rémi l’enfant. Il dira peu après « Je n’ai fait que mon boulot » quand Brody le remercie.
Un épisode qui serait une banale série policière sans le numéro prodigieux de son interprète principal.



Les infos supplémentaires

Apparitions éclair de deux acteurs de « NCIS Enquêtes spéciales » : Mark Harmon (l’agent Gibbs) et Rocky Carroll (l’agent Leon Vance) , juste là pour bien montrer au téléspectateur que l’on est dans la franchise « NCIS ».

L’agent Brody révèle qu’elle a passé son enfance en internat loin de ses parents.

Linda, l’épouse de Dwayne, absente de l’épisode, lui fait savoir qu’elle veut aller voir un autre thérapeute conjugal.

Felisha Terrell (1979-) reviendra dans le même rôle dans le dixième épisode de cette saison « Stolen Valor ». Elle a joué dans le soap « Des jours et des vies », et en guest star dans « Les experts » et « Marvel : les agents du Shield ». Son personnage de lieutenant Addie Watkins est censé déjà connaître Dwayne Pride et LaSalle dans une affaire que nous n’avons pas vue.

Joe Massingill a joué dans « Glee » à la TV et au cinéma dans « Die Hard, belle journée pour mourir ». Il incarne ici le marin évadé Levon Dalton.

La fiche signalétique de Babakov nous montre qu’il se prénomme bien « Dmitry » et non « Dimitri » et qu’il est né en 1963. Il est citoyen russe.

Evan Gamble, outre ses activités d’acteur (« Mad men », « Vampire diaries », et un épisode de « NCIS Los Angeles » en 2013) est écrivain. Il incarne ici le lieutenant Ted Nash, l’un des fuyards.

La jolie Charlene Amoia était Wendy dans la série « How I met your mother ». Elle est aussi productrice. Elle incarne ici Carly Dawson, ex-fiancée du fuyard Ted Nash.

Cliff Marc Simon (1962-) était Ba’al dans les séries « Stargate SG1 » puis « Stargate Continuum ». En 2013, il tenait un petit  rôle dans « NCIS enquêtes spéciales » mais revient ici dans un rôle différent, celui du méchant de l’épisode, Babakov.

On apprend que tous les matins, Dwayne fait des mots croisés.

LaSalle appelle affectueusement le lieutenant Brody « Houston » du nom de sa ville d’origine.

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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Patricks le Sam 11 Avr 2015 - 19:32

01-04- Jeunes recrues (The recruits)  ***

Scénario : Sam Humphrey. Réalisation : Oz Scott

Résumé

Lors d’une soirée trop arrosée entre étudiants, on découvre le cadavre de T.J. Blake, un quartier maître. Il était le petit ami d’une jeune prostituée, Natalie Lane, qui fait partie d’un réseau impliquant la Mafia russe. Mais Dwyane pense qu’ils ont un complice au sein même de la police. L’enquête se complique car Blake a participé à une mission militaire ultra-secrète en Somalie.




La critique

Dwayne Pride, dit « King », a une fille, Laurel, on le sait depuis la première partie du cross-over avec « NCIS Enquêtes spéciales ». Elle a désormais un visage en la personne de l’actrice Shanley Caswell. On est peu déçu. L’actrice manque totalement de charisme et semble beaucoup trop jeune pour être la fille de Scott Bakula qui pour le coup accuse son âge.
L’épisode peine un peu à démarrer. On se croit dans « Les Experts » ou n’importe quelle série lambda. Scott Bakula est en retrait et n’arrive pas à en placer une. Singulièrement, il se fait voler la vedette par Lucas Black, dans une enquête qui évolue dans le milieu de l’armée et des mercenaires. Qui dit LaSalle dit bagarres violentes et muscles. On s’ennuie quelque peu. Cela devient une série d’action pure sans aucune émotion. Plus grave, et je dois dire inattendu : livrée à elle-même dans des scènes d’interrogatoires, Zoe McLellan, quand elle ne pleure pas sur son sort comme dans les précédents opus, joue carrément mal. Elle nous livre une Meredith Brody peu convaincante. Sans Bakula et son humanisme, avec ses numéros, la série ne vaut plus un kopec.
Mais c’est grâce au personnage de la prostituée étudiante, Natalie Lane, en fait Natalie Burke, qui tenta de tuer son beau-père pour abus sexuel, que l’on revient dans le giron de l’interprète principal et de ses atouts. On va vite oublier l’intrigue pour que l’épisode consiste au sauvetage de Natalie par Dwayne. Notre héros est vite gêné dans une scène quand il comprend que sa propre fille Laurel en sait long sur les combines pour étudiantes pour gagner de l’argent facile avec le sexe. Il lui demandera d’ailleurs de quitter la salle lors d’une discussion trop explicite sur Natalie.
Bakula reprend la main avec un discours sur le rôle de père, quand Brody lui reproche de faire un transfert de sa fille sur la présumée coupable Natalie. Notons que cette-fois, les décors de la Nouvelle Orléans « carte postale » sont filmés à merveille et ajoutent un plus à l’épisode.
Malheureusement, Monsieur Muscle Lucas Black/LaSalle bénéficie de trop de scènes, avec peu de psychologie et beaucoup de violence. Il ne faut pas être un enfant de cœur pour enquêter chez les proxénètes et la Mafia russe. Mais cela donne de pures scènes d’action.
On assiste alors à une double enquête : celle de LaSalle est classique, tandis que Dwayne en fait une affaire personnelle et veut jouer les sauveurs. Cet épisode illustre à quel point ils n’évoluent pas dans le même monde et n’ont pas les mêmes conceptions de la vie.
Enquêtant seule, Brody ne semble pas du tout à la hauteur, elle se fait draguer. On la sent vulnérable. On est rassurés dès que Dwayne vient l’assister.
Une scène (hors enquête) réunit Brody et Pride qui parlent de leur enfance, et à nouveau, on se sent transportés par la vie privée des personnages. Dès qu’elle fait son caliméro, Brody fait mouche et nous émeut. Lorsque l'on tente d’écraser Natalie, et que Dwayne la sauve, Bakula reprend le contrôle et l’on se régale. Bak fait un carton là où en France on s’extasiait, en la surestimant, devant la performance de Gérard Klein dans « L’Instit ». La meilleure scène est celle entre Dwayne et Natalie, après qu’il l’ait sauvée. Bien davantage que Shanley Caswell, la vraie fille, Vanessa Marano en Natalie est convaincante et même si l’on tombe un peu dans les pleurs, ce n’est jamais mièvre et niais. On comprend que pour l’agent Dwayne Pride, sauver Natalie de la prostitution est plus important que son travail de policier. Dans cette scène, on se croit en plein « Code Quantum » ! Un peu comme si Bak n’avait jamais cessé d’être Sam Beckett. C’est poignant, l’histoire nous prend aux tripes, alors que les gesticulations de Lucas Black nous ont laissé froid. Les scènes réunissant Patton dans son fauteuil roulant, hacker pour la bonne cause avec Dwayne, sont également réussies, et ce plus qu’à la perfection, aussi les vannes à deux sous que l’on doit supporter de la part de Sebastian Lund, arrivant juste après, nous remettent en mémoire le rigolo de « Alias ». Et nous irritent fortement. De même que les affrontements Vlad/LaSalle qui tombent dans le mauvais Jean Claude Van Damme.
Comme dans l’épisode précédent, le scénariste tente de nous proposer une deuxième intrigue et un nouveau méchant, en la matière la fameuse taupe au sein de la police. Pourquoi choisir le format 42 minutes quand on a besoin de plus ? En condensant les intrigues multiples mêlées, on tombe dans le piège du médiocre « Alias », trop d’informations noyant le pauvre téléspectateur complètement largué.
Résultat : trois étoiles et pas quatre malgré les formidables scènes Dwayne-Natalie. Bak s’essaie à jouer les durs « donnez moi une raison pour vous tuer » lorsqu’il braque la taupe, mais l’on n’y croit pas une seconde. Il est là pour sauver le monde, pour le rendre meilleur, pas à la façon d’un super-héros, mais en aidant ses semblables les plus perdus. La découverte du cerveau de l’affaire nous fait tomber de notre chaise, un sacré coup de maître scénarique, sans tomber dans l’invraisemblable. Le suspense est alors à son paroxysme.
En regardant la fin, on regrette que Scott Bakula ne soit qu’un comédien, qu’il n’existe pas de gens comme lui (ou ce qu’il incarne) dans « la vraie vie ». Le monde serait certainement meilleur. La fin ressemble à celle d’un épisode de « Code Quantum », et malgré tout l’univers glauque que nous avons traversé, elle marque encore le triomphe des bons sentiments sur le mal. Certains vont détester, en particulier ceux qui aiment le « NCIS » classique, car ici, nous sommes dans un univers différent, hélas pas réaliste. C’est de la fiction et les journaux télévisés nous le rappellent tous les jours. Dans le monde extraordinaire de Scott Bakula, tout s’arrange toujours, un peu comme dans les contes de fées. Les déclarations récentes du comédien disant qu’il privilégie sa vie familiale à sa carrière confortent dans l’idée que ce type là ne « joue » pas face à la caméra mais qu’il se contente d’être lui-même. Son manque de crédibilité complet lorsqu’il est sur le point, en Dwayne, de tuer la taupe, en est une preuve de plus. Cet épisode souffre de trop de présence de Lucas Black, tandis que C.C.H. Pounder, qui se blesse en faisant une autopsie (faut le faire) manque cruellement et devait soit nous cacher une grippe, soit faire grève. Mention très bien à Vanessa Marano bouleversante d’un bout à l’autre et auquel on souhaite de faire la grande carrière qu’elle mérite. Petite inquiétude avec le choix de Shanley Caswell pas du tout à la hauteur en fille de Bak. Espérons qu’elle améliore son jeu.
Série passionnante, dominée par un acteur qui a du talent à revendre, on attend la suite.




Les infos supplémentaires

Daryl Mitchell joue dans dix épisodes de cette saison 1 le rôle de Patton Plame. Il est surtout connu pour la série « Les dessous de Veronica ». Patton Plame ici est un infirme en fauteuil roulant, hacker, qui se met au service du NCIS.

Shanley Caswell, qui tourne depuis 2008, est peu connue (un épisode de « Mentalist »). Elle tient ici le rôle de la fille du héros.

Vanessa Marano (1992-) bouleversante ici en jeune prostituée, a joué dans « FBI Portés disparus », « Les feux de l’amour », « Medium », « Les Experts » et « Dexter ».

Dora Madison (1991-) a joué dans « Dexter », mais dans peu d’autres rôles marquants. Elle incarne Tilda, la meilleure amie de Natalie.

L’agent Brody a été à la faculté de Michigan et déteste le football. LaSalle était en faculté en Alabama.

Gino Anthony Pesi (1980-) qui incarne Max Wolf, était l’une des vedettes de la version 2012 de « Dallas ».

On a vu Alexander DiPersia, qui joue Vlad, dans « Je suis une légende ».

Hunter Burke (ici Mike Banton) est aussi assistant-réalisateur. Il a joué dans le volet 2 de « Divergente ».

Beaucoup de plaisanteries ici sur le « Zini ». Interrogation de Dwayne jusqu’à ce que Brody lui dise que c’est un tapis valant des milliers de dollars ! Plus tard, Dwayne voulant répéter le mot dira « Winnie ».

Dwayne appelle LaSalle par son prénom Christopher, alors qu’il garde un distant « Brody » pour son autre partenaire.

Sebastian évoque, pour l’enquête en cours, une affaire criminelle célèbre et réelle, celle du tueur Gian Luigi Ferri qui tua huit personnes à San Francisco en 1993.

Adepte des théories de conspiration, Sebastian pense que l’atterrissage sur la Lune fut un trucage.

Les parents de la victime, T.J. Blake, ont été tués le 11 septembre 2001.

Une réflexion raciste de l’indic de LaSalle : « Les blanches ont toutes la même tête pour moi ».

C.C.H. Pounder est en retrait dans cet épisode, elle n’a que quelques scènes qu’elle rate d’ailleurs.

Allusion à la série « Starsksy et Hutch » puisque (en VF), l’indic est surnommé « Huggy les bons tuyaux ».

Cet épisode nous présente les fameux souterrains de La Nouvelle Orléans qui permettaient aux riches de sortir discrètement de chez eux pour aller s’encanailler, et sont ici récupérés par les criminels.

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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Patricks le Sam 11 Avr 2015 - 19:51

Quelques suppléments




Lorsque l'on sort des souterrains mythiques de la Nouvelle Orléans, on est en pleine ville.


L'agent Brody enquêtant seule, on comprend qu'elle se fasse draguer


Dwayne au camp militaire


Si LaSalle voulait draguer Brody, c'est raté, il tombe inopinément sur une ex...


Bakula ici semblant être encore dans code quantum


Brody et Dwayne enquêtant au centre ville enchanteur


La jolie Tilda, meilleure amie de Natalie


Rictus classique de Bakula


En pose héros à gâchette facile
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Patricks le Sam 11 Avr 2015 - 21:34

Les téléspectateurs français ont des goûts de chiottes

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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Estuaire44 le Sam 11 Avr 2015 - 21:58

C'est dommage mais ce n'est pas pour autant que la série est menacée. Au cas où cela ne remonte pas, il est fort possible que la diffusion se poursuive sur W9. M6 a déjà eu recours à ce procédé par le passé (par exemple pour Body of proof).
Content d'avoir des nouvelles de Zoe McLellan, je l'avais beaucoup aimé dans la version ciné der Donjons et Dragons et perdue de vue ensuite.
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Invité le Dim 12 Avr 2015 - 12:30

Patricks a écrit:Les téléspectateurs français ont des goûts de chiottes

http://www.toutelatele.com/ncis-nouvelle-orleans-en-forte-baisse-sur-m6-70641
Quelle est la différence de cette série NCIS avec les autres ? Est-ce la présence de Scott Bakula ou autre chose ?
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Patricks le Dim 12 Avr 2015 - 13:30

Comme je l'explique en détail dans mes critiques, Bakula fait du Bakula, détournant complètement à son profit NCIS, au point que l'on se croit souvent dans Code Quantum. Dans l'épisode 4, "Jeunes recrues", il passe son temps à sauver une étudiante tombée dans un réseau de prostitution. Ceux qui ont un coeur applaudissent et sont émus, ceux qui attendent les fusillades lambda du NCIS habituel dont l'acteur principal Mark Harmon joue comme un robot sont déçus et frustrés.
Vu les taux d'audience, on a plus de gens intéressés par Harmon que Bakula. C'est triste Rolling Eyes
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Estuaire44 le Dim 12 Avr 2015 - 14:02

Le décor apporte aussi une originalité, il n'y a finalement pas beaucoup de séries se déroulant à la Nouvelle-Orléans. Je connais Treme et La Loi de la Nouvelle-Orléans, pas d'autres.

J'espère qu'il y aura un épisode pleinement centré sur le Vieux Carré Français, l'antre des Vampires Lestat et Louis chez l'écrivaine Anne Rice, originaire de la ville. Cela pourrait inspirer un épisode sur un serial killer...
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  séribibi le Dim 12 Avr 2015 - 14:20

Estuaire44 a écrit:

J'espère qu'il y aura un épisode pleinement centré sur le Vieux Carré Français, l'antre des Vampires Lestat et Louis chez l'écrivaine Anne Rice, originaire de la ville. Cela pourrait inspirer un épisode sur un serial killer... [/justify]
...Ou un cross-over avec Buffy.
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Dearesttara le Dim 12 Avr 2015 - 15:18

Buffy est arrêtée depuis 2003, ça paraît difficile. Non, simplement un gars qui démonterait ses victimes organe par organe après avoir sucé leur sang. Mais là, ce serait plus Esprits criminels que NCIS...
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Estuaire44 le Mar 14 Avr 2015 - 22:00

En tout cas M6 se bat pour la série, aujourd'hui j'ai vu dans le métro toute une campagne d'affichage pour elle, sur le modèle de ce qui existe d'habitude pour les films.
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Cetp65 le Mer 15 Avr 2015 - 0:20

Estuaire44 a écrit:
Le décor apporte aussi une originalité, il n'y a finalement pas beaucoup de séries se déroulant à la Nouvelle-Orléans. Je connais Treme et La Loi de la Nouvelle-Orléans, pas d'autres.

L'excellente première saison de True Detective se situe en Louisiane (pas exactement à New Orleans, mais les paysages sont relativement semblables et magnifiés par la sublime réalisation). Citons également la calamiteuse troisième saison d'American Horror Story (dont les paysages ne sont pas du tout magnifiés par la non-réalisation).
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Patricks le Sam 18 Avr 2015 - 12:02

01-05- C’est arrivé hier soir (It happened last night)  **

Scénario : Jack Bernstein. Réalisation : Arvin Brown.




Résumé

Des touristes découvrent le corps d’un ancien officier de Guantanamo, William Reed, en faisant une balade sur les bayous. La piste de la vengeance d’anciens prisonniers est écartée lorsqu’on apprend que son épouse Marilyn Reed vient d’être enlevée.


La Critique

Ce qui marque dans cet épisode, c’est que Scott Bakula, noyé dans une intrigue qui va à cent à l’heure, joue comme Mark Harmon. Il n’a jamais le temps de placer son numéro et de faire passer son humanité habituelle. En gros, l’histoire prime sur les personnages. A ce titre, cet opus est un peu décevant et complètement opposé à tout ce que l’on a vu jusqu’à présent, cross-over présérie compris.
Le fan reste forcément sur sa faim, ayant l’impression de voir un épisode des « Experts » ou de n’importe qu’elle série lambda des années 2000. D’ailleurs, la fin arrive comme un cheveu sur la soupe, prenant le téléspectateur au dépourvu. Nous devons de plus supporter les vannes entre Brody et LaSalle qui ne sont pas drôles et n’apportent rien à l’histoire. On se demande si les deux personnages ne sont pas devenus fous tellement leurs échanges tombent à plat. Les supposés révélations « croustillantes » que LaSalle auraient obtenues sur Meredith Brody sont le fil rouge de l’épisode, mais n’intéressent personne et sont vite pesantes. On verra au final que nous nous sommes laissés abusés par des fables qui rendent dérisoires toutes les joutes verbales Brody-LaSalle. Les différents suspects défilent, jusqu’au moment où l’équipe trouve le bon, mais vraiment très tard dans l’intrigue. Le scénariste Jack Bernstein semble avoir voulu caser un maximum de personnages et de fausses pistes en 42 minutes, ce qui aboutit à un trop plein. On compensera avec quelques bons moments au niveau mise en scène, notamment la séquence d’ouverture sur les bayous où un couple en lune de miel fait une balade en bateau au milieu des alligators. C’est donc le réalisateur Arvin Brown qui évite la note minimale à cet opus. Par exemple en nous montrant les attrape nigauds pour touristes avec les faux alligators sur lesquels le guide tire, feignant de les sauver, mais ils ne sont pas dupes longtemps.
La biographie de Brody s’étoffe avec des informations sur son passé à Chicago, pour cela, le scénariste se sert de LaSalle qui vient de rencontrer Logan Ross, le meilleur ami de Brody. On a toutefois du mal à se passionner pour le personnage, il n’y a déjà pas de place ici pour celui de Dwayne tant le suspense prime tout. Nous sommes dans une série qui à force d’évoquer des évènements réels comme Guantanamo et Katrina la datent considérablement. C’est pour nous du passé récent, mais elle servira de repère dans quelques années aux autres générations, comme le fut par exemple la guerre du Vietnam dans les séries des années 70-80.
Ici, la victime a été torturée comme cela se pratiquait à Guantanamo après le 11 septembre. Raison pour laquelle la première piste est celle des anciens prisonniers.
Comme dans cet épisode, peu de place est laissé aux comédiens, Scott Bakula s’en empare, laissant littéralement sur le carreau ses partenaires. S’il ne fait pas son « Code Quantum », il n’en demeure pas moins un comédien rodé. Il vole donc toutes leurs scènes aux autres. Mais n’intervenant en grande partie que dans des séquences d’action, on peut estimer que c’est du gâchis, Bak méritant mieux. Il profite cependant des petites occasions que lui laisse le scénariste pour glisser quelques rictus à la Sam Beckett, notamment lorsque la voisine Helaine Morgan lui demande s’il n’est pas célibataire, un des seuls moments drôles de l’opus.
Arvin Brown filme au maximum en extérieurs (quasiment toute l’intrigue exceptées deux scènes d’interrogatoire dignes de « The Closer ») dont une superbe poursuite en voiture dans les rues de la Nouvelle Orléans. L’affaire touchant à la haute société, Dwayne est obligé de mener son enquête avec des pincettes. Ce qui ne ralentit pas pour autant le rythme de l’action. Le personnage de la voisine jouée par la jolie Dorian Brown est un peu trop présent pour n’être qu’un rôle secondaire, le scénariste commet là une petite erreur en nous donnant trop d’indices. On change de suspects toutes les deux minutes et ce jeu est vite lassant. Un cajun qui distille sa bière Albert Fontenot,  Oliver le frère de Marilyn qui vise l’héritage des parents qu’on lui donne au compte gouttes, d’anciens prisonniers de Guantanemo, l’avocat d’Oliver Bernard Lanier et j’en passe…
Le reproche de jeu que je ferai à Bak est de ne pas montrer Dwayne bouleversé par le compte à rebours laissant peu de chances de survie à Marilyn enterrée vivante ou presque (spoiler). Le suspect le plus évident s’avère totalement innocent. Revirement peu crédible. Le scénariste nous sort en dernière minute une solution peu convaincante. C’est donc à ce jour l’épisode le moins bon de la série, il n’y a pas de secret, on se croit parfois dans « NCIS enquêtes spéciales ». Bakula se rattrapera dans l’opus suivant. Reste l’atout des décors naturels, co vedette de la série avec la star de « Code Quantum », et de ce côté-là, l’épisode nous gâte, mais c’est un l’intérêt de l’existence de ce spin off qui tourné en studios deviendrait une absurdité.



Les infos supplémentaires

Brody nous précise que l’histoire se déroule pendant l’automne, et s’étonne de la chaleur.

LaSalle est originaire d’Alabama et n’apprécie pas qu’un suspect le traite d’analphabète.

Apparition de Leon Vance (Rocky Carroll) de la série « NCIS enquêtes spéciales ».

Loretta a quitté son petit ami James, mais il n’y avait pas été fait mention jusqu’ici. Réflexion savoureuse : « J’aime travailler avec les cadavres, ils ne me rappellent jamais mon hypocrisie ».

Gabriel Olds (1972-) qui incarne Oliver Huntington, le frère de Marilyn Reed, a joué dans « NCIS enquêtes spéciales » un autre personnage. Il est surtout connu pour le film « Urbania », et a été guest star dans toutes les séries connues depuis la décennie 90 :  « Jag », «New York Police Judiciaire », « Cold Case», « Mentalist », « Les Experts », « La vie à Cinq », « New York unité spéciale », « Tru calling », « Charmed », « Six feet under » (série plus connue sous son titre original que français « Six pieds sous terre »), « Medium », « Esprit criminels », « Heroes », « Boardwalk empire ». Il n’est donc pas étonnant de le retrouver ici.

On a vu David Burke (1967-) dans « LA enquêtes prioritaires », « Castle », « Les Experts » et « Les Experts Manhattan », « Bones », « Docteur House », « Numb3rs », « Grey’s anatomy », « Ghost Whisperer », « FBI portés disparus ». Il incarne ici l’un des personnages principaux, Lanier, l’avocat.

Dorian Brown (qui interprète Helaine Morgan) a joué dans « Charmed », « Supernatural », « NCIS enquêtes spéciales » (un personnage différent), « Las Vegas », « Cold Case ».

Chelsey Crisp (Marilyn Reed) a encore peu tourné. Un « NCIS enquêtes spéciales » (autre rôle), « Les Experts Miami » et « Rizzoli and Isles ».

Joe Spano (1946-) a tourné au cinéma « Apollo 13 » et « Peur primale ». Il joue dans cet épisode un agent du FBI, T.C. Fornell.

Gabe Begneaud  (Albert Fontenot, le cajun qui distille son alcool) a joué dans « Homeland » et « American Horror Story ».

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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Patricks le Sam 18 Avr 2015 - 14:55

01-06- Le maître de l’horreur (Master of horror)  ****

Scénario : Scott D. Shapiro. Réalisation : Terrence O’Hara.

Résumé

C’est Halloween et l’on découvre la juge d’instruction Melanie Herman mourante. Ses derniers mots sont « le diable m’a fait çà » et elle a des traces de morsures dans le coup comme si elle avait été victime d’un vampire. Il y a très vite une seconde victime à laquelle le tueur a greffé le rein pris à la première.



La critique

Après un épisode où il était « ailleurs », Scott Bakula est de retour et la présence de son épouse, qui nous fait plus penser à une ex qu’autre chose, lui permet de reprendre sa place avant l’intrigue. Bien qu’il en soit question brièvement, on regrette que le vaudou ne soit pas mis plus en avant au bénéfice de tout le folklore traditionnel d’Halloween. Il y avait là matière à faire un épisode de premier ordre profitant des décors naturels. Quelques scènes nous laissent entrevoir d’ailleurs ce qu’aurait pu être cet opus filmé sous cet angle et avec cet aspect scénarique. « Le maître de l’horreur » (dont le titre rappellera aux fans de Bak « Le maître des illusions », titre français d’un de ses rares premiers rôles au cinéma en 1995, « Lord of illusions ») passe donc à côté de la tradition du Baron Samedi. Le scénariste Scott Shapiro semble vouloir citer un maximum de références à la littérature fantastique. Et il développe une théorie sur le criminel en se basant sur docteur Jekyll et Mister Hyde. L’opus aurait pu être un ratage si l’histoire du couple Linda-Dwayne ne surnageait pas en permanence, prédominante sur le suspense. Au mépris de toute déontologie et crédibilité, Linda « participe », même passivement, à l’enquête. On comprend mieux que dans le cross-over ce qui a séparé Linda de Dwayne qui est davantage marié à son métier comme un Steve Mc Garrett qu’à une femme. Dans la série avec Jack Lord, on n’avait pas marié le héros, ce qui était plus cohérent. Linda n’accepte pas la profession de son mari. On ne donne donc pas cher de l’avenir de ce qui reste de leur couple. Toutefois, la présence de Paige Turco-Linda permet à Bak de nous livrer ses meilleures scènes de l’épisode. Revenu en forme après un épisode où le script le reléguait au rang de simple héros de série d’action.

Bak semble parfois porter sur ses épaules toute la misère du monde, notamment dans la scène où il découvre la victime, une juge qu’il appréciait et connaissait, mais très vite, il retrouve son dynamisme et son optimisme. C’est souvent en déphasage avec la franchise « NCIS ». Mais si l’on s’en plaint, il ne fallait pas aller chercher cet acteur.

Le juge assassiné ressemblait à Lucy, personnage de victime dans « Dracula » de Bram Stoker. La vidéosurveillance de la ville permet de suspecter le quartier maître Jake Dern. Au fil des épisodes, Brody et LaSalle forment un couple d’enquêteurs, comme Purdey et Gambit dans « The New Avengers », sous la tutelle de Dwayne qui leur laisse la bride sur le coup. On assiste donc à des scènes jouées par eux seuls, moins intéressantes que celles avec Dwayne/Scott Bakula qui partage davantage son temps avec Loretta/C.C.H. Pounder. Un peu comme si l’âge sélectionnait deux « couples ». Le second est nettement plus fouillé, alors que l’autre reste à la surface des choses, avec des allusions sexuelles et des plaisanteries superficielles.

La seconde victime, le capitaine de corvette Joel Abraham, avait croisé la route du juge Melanie Hermann. Il était membre du jury qui a condamné le délinquant sexuel John Neville, un militaire. L’homme vient d’être relâché depuis trois mois en liberté conditionnelle après avoir proclamé son innocence. Pour l’équipe, le juge qui a dit « Devil – le diable a fait çà » avant de mourir, aurait en fait dit « Neville ». Quant à la fille qu’il a violée il y a sept ans, elle a disparu. On fait appel au psy de Neville, le docteur Samuel Wilkins, qui ressemble plus à un playboy qu’à un médecin. Le personnage ne fait que passer à la vitesse de la lumière dans l’histoire. Pour revenir à l’épilogue.
Grosse similitude avec le précédent épisode, il faut retrouver ici une victime potentiellement encore en vie. On regrette la multiplication de scènes d’intérieurs, donc de studio, au détriment de décors naturels évidents.

Au moment où tout semble perdu pour la malheureuse Denise Murdock, victime d’un viol il y a sept ans, on quitte la réalité pour revenir dans le monde merveilleux de Scott Bakula, vaguement bondieusard, où les intuitions défient les évidences, où l’espoir est plus fort que tout. Bak repart alors dans son éternel numéro de Sam Beckett, s’éloignant de la série policière réaliste. C’est en joignant sa main à celle de son épouse que Dwayne aura une de ses fameuses intuitions miraculeuses. Le scénariste Scott Shapiro égrène la liste des suspects, après le quartier maître Jack Dern, après le libéré sur parole John Neville, le suspect devient son fils, un demeuré du nom de Jessie. Pourtant ce dernier passe au détecteur de mensonge et se retrouve blanchi.

Dans les scènes « dures », où un policier brusquerait le suspect pour obtenir des aveux, Bak garde, avec son interprétation de Dwayne Pride « King » une sorte d’aura de prêtre parfaitement calme. Le message qu’il fait passer, profondément pacifique et spirituel, va complètement à l’encontre du tandem Brody-LaSalle, ce qui peut désorienter le public. Et ce film montre que c’est la méthode Bakula qui marche pour sauver la fille en péril. D’ailleurs Brody va tenter se s’aligner sur son patron pour sauver Denise.

Mais Dwayne est un flic rodé qui ne donne pas dans l’angélisme. Il sait comment secouer au moment opportun un coupable. Scott Bakula parvient avec un talent rare à conjuguer l’homme qui croit aux meilleures intentions et le flic pragmatique qui va user de violence (très soft) pour faire accoucher la vérité. Mention très bien à l’acteur Adam Rose qui personnifie Jessie, avec une maîtrise de jeu incroyable pour son âge. On lui prédit une longue et grande carrière. Les partisans de la justice expéditive feraient bien de regarder cet épisode, où l’on se rend compte que le mal se cache parfois sous les aspects les plus insoupçonnables, ce qui aboutit à des erreurs judiciaires. Plus qu’avec Dracula, Frankenstein et la fantasmagorie du folklore d’Halloween, on est glacé d’effroi devant la vérité du mal absolu à portée de nos yeux et que depuis quarante minutes nous n’avons pas vue. On plonge totalement dans un monde coupé de notre dure réalité, où le bien triomphe toujours du mal, et disposant d’un tel script de Scott Shapiro, Bakula s’en donne à cœur joie. Là où Mc Garrett, Kojak ou Brenda Johnson auraient perdu leur sang froid et tranché dans le vif, Dwayne Pride, qui n’a pas volé son surnom de « King », parle à la pire des ordures comme à un enfant. Il se veut plus rusé que le démon. Gros clin d’œil à « Code Quantum », le personnage de Dwayne dit qu’il aimerait « rentrer à la maison ». Nous quittons l’univers de la série réaliste pour celui d’un monde merveilleux qui n’existe pas, dans lequel les personnages incarnés par Scott Bakula empêchent tous les malheurs et sauvent les innocents. Il y a aussi dans cette parabole de la nouvelle d’Edgar Poe « La barrique d’Amontillado » une répétition, sans doute involontaire, avec l’épisode précédent, où il est également question de victime soit enterrée vivante soit plongée dans de telles conditions que sa survie semblait improbable.



Les infos supplémentaires

Retour éphémère de l’épouse de Dwayne, Linda, vue dans pour ce seul épisode de la saison 1, après être apparue dans la première partie du cross-over qui a donné naissance à la série. Elle fait une brève allusion à leur fille, Laurel, vue dans l’épisode 4.

Retour aussi de Steven Weber en politicien pourri, le conseiller Hamilton, après l’épisode pilote de la saison 1, il fait une apparition éclair et reviendra dans un seul autre, le neuvième.

Sebastian est un fan des livres d’horreur et cite Algernon Blackwood et H.P. Lovecraft comme des références plus importantes que Stephen King. Dwayne l’appelle alors « Horror man ». Loretta elle déclare ne pas lire de fictions. L’épisode évoque aussi Edgar Allan Poe lorsque le psychiatre intervient, et dès le début « Dracula » et « Frankenstein » comme œuvres littéraires. Mais la nouvelle de Poe « La barrique d’Amontillado » est carrément adaptée stricto-sensu ici.

Nous apprenons que Linda durant des enquêtes passées de son mari a souvent assisté les parents des victimes.

LaSalle informe Brody et le téléspectateur que les Pride mari et femme sont séparés depuis un an puisque c’est le premier Halloween de Dwayne sans Linda.

Paige Turco (Linda) est née en 1965. Elle fut, avant Megan Fox, April O’Neil dans « Les tortues Ninja 2 et 3 » (1991 et 1993), puis fut la vedette d’une série inédite en France « The Agency » (2001-2003). Elle est Zoe Morgan dans « Person of interest ».

Rob Rowland (1964-) est aussi connu sous le nom de Rodney Rolland. Il joue ici John Neville. Peu de choses intéressantes dans sa filmographie qui a commencé avec « Alerte à Malibu ». Citons un épisode de « X Files », et en rôles récurrents les séries « Pensacola » et « Space 2063 ». Il est un guest habitué de toutes les séries récentes.

Eyal Powell (1975-) dans le rôle de Douglas Wilkins reviendra dans l’épisode 13. Il a surtout joué dans « Les feux de l’amour ».

Adam Rose (qui incarne Jessie Neville)  a joué dans « Les Soprano », « Bones » et « Supernatural ».

Aubrey Deeker, qui incarne Jake Dern, a peu tourné. Sa carrière a commencé en 2008, on l’a vu dans « Sur écoute », « Mentalist », « True Blood » et « NCIS enquêtes spéciales » (rôle différent).

Cyd Strittmatter, qui est ici Kimberly la mère de Denise Murdock, tourne depuis 1987, ce qui lui a permis de jouer dans « Code Quantum », « Côte ouest », « La belle et la bête », « Monk », « A la maison blanche », « Le Caméléon », « X Files », « Nip/Tuck », « The Shield », « Mentalist » et au cinéma « Le monde perdu » en 1997, suite de « Jurassic Park ».

Megan Few, qui incarne Denise Murdock, a commencé sa carrière en 2010 et « NCIS Nouvelle Orléans » représente son premier rôle important après de nombreux court-métrages.

Le couple au début, voulant faire quelque chose de bien pervers, était sur le point de faire l’amour dans un cimetière, la découverte du cadavre les en empêchant.

Une réplique du début, savoureuse : « On a un cadavre de juge dans un cimetière » (LaSalle) « Et ce n’est pas normal ? (Brody), « Pas à l’extérieur de la tombe » (LaSalle).

Sebastian a décoré son laboratoire à la mode Halloween, à la consternation de Dwayne.

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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Dearesttara le Sam 18 Avr 2015 - 15:28

Maintenant que je te lis Patricks, me revient en mémoire que le fait d'arrêter le coupable est presque toujours obligatoire dans une série policière, donc que le "bien triomphe toujours du mal" en fait. Je ne connais que 2 exceptions : les affaires Gordon Pratt et Adena Watson de la série Homicide où les coupables ne seront jamais identifiés formellement.
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Patricks le Sam 25 Avr 2015 - 13:10

01-07- Protection rapprochée (Watch over me)  ****

Scénario : David Appelbaum. Réalisation : James Hayman.

Un officier de la Navy, le commandant Darby Wilson, meurt dans un accident d’auto provoqué tandis que son assistante Rebecca Ortega est retrouvée assassinée à son domicile. Dwayne officialise sa séparation et son prochain divorce d’avec sa femme partie vivre chez sa sœur.




En 42 minutes, nous avons une intrigue d’espionnage forcément condensée, mais ce qui prime dans l’épisode c’est la vie privée de Dwayne « King » Pride qui a enfin décidé de divorcer. La suspecte du début, la veuve de Wilson, Katherine (Laura Allen) était elle aussi en instance de divorce. On se désintéresse de l’intrigue d’espionnage convenue pour se centrer sur la vie privée des héros. Katherine trouve Dwayne à son goût. Dès qu’elle est disculpée du meurtre de son mari et de son assistante lesbienne, elle se trouve en protection rapprochée par l’équipe de NCIS. Cela nous vaut des échanges assez émouvants entre Katherine et Dwayne. Les séquences « émotion » abondent : Brody doit présenter ses condoléances à Clementine Hill, lieutenant de la Navy, lesbienne en couple avec Rebecca, Dwayne vend la voiture qu’il offrit à Linda. La dimension humaine passe avant l’intrigue policière. Les scènes d’autopsie de Wilson sont réalistes et peu ragoûtantes.

Patton Plame, le hacker, se régale d'être un comparse indispensable pour les enquêtes avec ses compétences. Il devient un personnage sympathique et familier, dans son fauteuil roulant, comparant tout à l’informatique et ne laissant jamais son humour le quitter, sans dérision ni cynisme. L’histoire d’espionnage est déroulée à cent à l’heure (comme dans un épisode d’Alias) et le téléspectateur, noyé d’informations, s’en désintéresse. Les ennemis de l’équipe, ici une société privée travaillant pour la Navy, dans l’opus suivant le cartel colombien de la drogue, sont des prétextes. Ce serait le cœur de l’intrigue de « Mission Impossible », « Alias » ou « NCIS Enquêtes spéciales », alors que c’est relégué à des MacGuffin. Les méchants d’ailleurs n’ont aucune envergure, ni les personnages, ni leurs interprètes. La réparation de la voiture de sport offerte jadis à Linda pour la vendre a autant d’importance que l’enquête.

A la 22e minute, lorsque Katherine est définitivement innocentée, Dwayne semble ne plus s’occuper de l’intrigue policière. Le tête à tête Katherine-Dwayne est passionnant et émouvant. On se croit à certains moments dans « Bodyguard » avec Costner et Whitney Houston, sauf que Laura Allen nous évite les chansons. Les réflexions sur la vie de couple, le mariage, le divorce abondent et permettent à Bak d’être parfaitement à l’aise dans son registre. Même Brody, obligée de s’intéresser à l’enquête, ne nous épargne pas les séquences émotion. Katherine évoque ses souvenirs de couple avec son mari et ce n’est jamais larmoyant ni ennuyeux. Ce sont les meilleures scènes de l’épisode, même si parfois les balles pleuvent et manquent les tuer. Le choix évident de mise en scène est de faire prédominer l’aspect humain sur l’action et l’intrigue. La jonction entre la vie privée et l’intrigue est habilement faite par le scénariste par un médaillon du défunt mari. Mais les destins privés communs de Katherine et Dwayne prédominent, et la fameuse voiture de sport en réparation, jusqu’aux dernières images, aura constitué le fil rouge d’une série qui certes a pour genre l’espionnage et le policier mais fait avant tout penser à une comédie dramatique.

Les décors de la Nouvelle-Orléans se prêtent à merveille à l’ambiance romantique, à ce sujet, on s’étonnera que pour nous offrir une vue superbe sur la ville, Dwayne assure une mission de protection de témoins sur une terrasse qui permet de faire une cible idéale (ce qui ne manque pas d’ailleurs d’arriver !). Le téléspectateur qui aime les histoires sentimentales se régale, mais il faut avouer que cela fait totalement anachronique dans le contexte.

L’Amérique d’aujourd’hui montre une acceptation complète de l’homosexualité, la scène où le lieutenant Hill avoue être en couple avec une femme ne fait pas sciller un instant Brody, qui montre beaucoup de compassion. Au fil des épisodes, ce personnage révèle des blessures d’enfance cachées qui lui donnent une compassion et une empathie indéniables, bien supérieures à ce que l’on attend d’un policier.

Quant à Scott Bakula, il nous a fait du Scott Bakula pur jus, et c’est tout ce qu’on lui demande. Il doit être insupportable aux fans de la série mère « NCIS enquêtes spéciales », surtout que dans l’opus suivant, il va « contaminer » LaSalle/Lucas Black dans ce registre, lequel quittera sa cape d’héros sans peur et sans reproches pour devenir vulnérable. Curieusement, sur les épisodes 7 et 8, c’est C.C.H. Pounder qui se met en retrait, perdant son aspect humain pour se cantonner à son personnage de médecin légiste. L’évolution spectaculaire de Sebastian/Rob Kerkovich, va en étonner plus d’un d’autant qu’elle était totalement imprévisible.




Laura Allen (1974-) qui interprète Katherine a joué dans « Cold Case », « Dr House », « Les 4400 », « Esprits criminels », « New York Unité Spéciale », « Grey’s anatomy » et « Les Experts Miami ».

Sebastian Lund, qui deviendra plus « humain » par la suite, révèle ici sa passion pour l’ufologie. On note qu’au fur et à mesure que la série progresse, son personnage change et quitte le plaisantin superficiel pour un homme timide et solitaire plein de fêlures.

Dwayne a une curieuse conception de la déontologie : pas une goutte de vin lorsqu’il protège Katherine, par contre il ne proteste pas quand elle pose sa main sur la sienne, et ils s’étreignent à la fin comme des amants.

Melinda Page Hamilton (1974-) qui est ici l’une des « méchantes », fut la partenaire de Scott Bakula dans « Star Trek Enterprise », épisode 2-14 « Contamination ».

Adam J. Harrington (1972-), le beau gosse de la société privée, a joué dans « Dexter », « Castle », « Au-delà du réel l’aventure continue », « Stargate SG1 » et au cinéma dans le film d’horreur « Mortelle Saint-Valentin ».

Andrew Borba, qui incarne le capitaine Marcus, était récemment à l’affiche de « Interstellar ».

Le réalisateur James Hayman a signé des épisodes de « Ugly Betty », « Dr House » et « Mentalist ».

Le scénariste David Appelbaum a écrit 9 épisodes de  « Mentalist ».

Au début de l’épisode, lors de l’accident mortel de Darby Wilson, la ville semble être en plein carnaval, les témoins qui arrivent sont déguisés, thème qui n’est plus abordé ensuite.

La voiture rouge décapotable que Dwayne offrit à Linda est un Volswagen Karmann Ghia (Type 14), modèle produit de 1957 à 1974.



Dernière édition par Patricks le Sam 25 Avr 2015 - 15:58, édité 3 fois
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Patricks le Sam 25 Avr 2015 - 13:16

Quelqu'un peut il m'aider à identifier le modèle de voiture que Dwayne offrit à Linda ? Maserati ? Ferrari ? Facel Vega ? On dirait qu'il y a le sigle VW devant...



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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Estuaire44 le Sam 25 Avr 2015 - 13:40

C'est la Volkswagen Type 14, dite "Karmann Ghia" (modèle convertible) hein
http://fr.wikipedia.org/wiki/Volkswagen_Karmann_Ghia
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Patricks le Sam 25 Avr 2015 - 13:47

Merci Estuaire. Je le mentionne.
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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Patricks le Sam 25 Avr 2015 - 15:31

01-08- Mourir d’aimer (Love kills)  **

Scénario : Jack Bernstein. Réalisation : Michael Pressman.

Chris LaSalle est sur la trace de son frère Cade. Sebastian a rencontré une petite amie par internet, Melissa. Le quartier maître Jonathan Lane est retrouvé mort dans un entrepôt de stockage pour les chars de Mardi-Gras. Il a été piégé par une annonce internet qui cache un complot, une terroriste internationale devant pour le compte du cartel colombien de la drogue provoquer un attentat à l’explosif contre des militaires près à les combattre.



Sebastian a rendez-vous avec une certaine Melissa (Catherine Ashton, une débutante), que l’on ne reverra pas dans la série. Cela nous révèle que jusqu’ici, Sebastian vit dans la solitude et donne une épaisseur au personnage, plutôt inconsistant dans les premiers épisodes. L’enquête permet à Chris LaSalle de retrouver un vieux copain, Phil Martino, dont il espère que cela lui permettra de retrouver son frère Cade. Pour l’occasion, Lucas Black quitte son armure de super-héros pour se révéler un homme vulnérable.

L’épisode parle des sites de rencontres amoureux plus ou moins factices. Mais ici, il y a une affaire de terrorisme derrière. Claudine Bouchard, mercenaire, qui vend ses services au plus offrant, a projeté un attentat tuant des militaires pour le compte du cartel colombien de la drogue. Son combat avec Brody, pour une tueuse aguerrie, nous semble hautement improbable, l’agent du NCIS réussissant à rendre coup pour coup à une championne d’arts martiaux. Pour des raisons inconnues, l’actrice qui incarne Claudine Bouchard n’est pas créditée au générique en dépit son rôle important.

Malgré des atouts scénariques, l’épisode n’est pas une réussite. Tout d’abord, les décors naturels de la Nouvelle-Orléans ne sont pas exploités, alors qu’on est en période de carnaval. Beaucoup de scènes de studios et d’intérieurs. Les interrogatoires nous font parfois penser à « LA Enquêtes prioritaires » ! L’épisode propose une partie spectaculaire digne d’un « James Bond », soit empêcher une explosion en plein restaurant au cœur de la ville.

Complètement submergé d’informations, le téléspectateur perd vite pied. Le thème des rencontres par Internet est archi rebattu, et donne lieu à beaucoup de bavardages et de lieux communs. Quant on dispose d’un décor naturel comme la Nouvelle-Orléans, perdre son temps dans des scènes de studio est bien regrettable. Scott Bakula est en retrait dans cet épisode, au profit de ses partenaires Lucas Black et Rob Kerkovich. La production a dû se rendre compte que leurs personnages étaient stéréotypés et on leur donne ici du caractère et une vie en dehors de NCIS. Bakula joue les grands frères avec Kerkovich, qui apparaît plus sympathique comme un célibataire timide toujours réfugié derrière son ordinateur. C’est la scène de psychologie de comptoir de l’opus. Bak dispose de moins de temps que d’habitude pour cela. Tout cela est donc vite expédié.

On se régale avec les rares scènes d’extérieurs. Hélas, elles restent la portion congrue. Le script est déséquilibré entre toute la trame du début et l’apparition de la super-méchante Claudine Bouchard, qui intervient bien trop tard dans l’intrigue. Toute la fin semble pompée sur les « Mission Impossible » avec Tom Cruise et les derniers « James Bond », mais sans les moyens financiers à la production.

A vouloir trop en mettre en quarante deux minutes, on sature. Il aurait fallu le double de métrage pour un développement correct. Ce qui sauve l’entreprise du désastre, c’est la rencontre de LaSalle avec Lena (Vanessa Cloke) pour une affaire familiale qui n’a rien à voir avec l’enquête, et la visite, qui sera éphémère, de la jolie petite amie de Sebastian.




L’épisode se déroule durant Mardi-Gras, ce qui est une découverte pour Brody. Hélas, le metteur en scène n’exploite pas cet élément ensuite.

Wes Brown, qui incarne Phil Martino, a joué dans « Les Experts Miami », « True blood », « Esprits criminels », « Desperate housewives », « Beverly Hills, nouvelle génération ».

Kyle Davis (1978-) a joué dans « Arrête moi si tu peux » et le remake de « Vendredi 13 ». Il est ici un adepte des sites de rencontres sur Internet, Rodney Abbott

Shawn Carter Peterson est connu pour le film « Les âmes vagabondes » (2013). Il est ici Marco Drayer, l'un des complices de Claudine Bouchard.

Matt Riedy, qui incarne l’amiral Carlton Hume tourne depuis 1991. Il a joué dans le remake TV du « Fugitif », « Ugly Betty », « Esprits criminels », « Las Vegas », « Cold Case », « Mad men ». C’est aussi un acteur de soap opera « Les feux de l’amour » et « Des jours et des vies ».

Il est fait allusion à un attentat célèbre, celui de Timothy McVeigh à Oklahoma City en 1995.

Patton Plame se fait désormais appeler « Double P ».

Deuxième allusion au divorce de Dwayne et Linda.

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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Estuaire44 le Lun 27 Avr 2015 - 10:37

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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Patricks le Sam 2 Mai 2015 - 14:47

01-09- Les arbres du sud (Chasing ghosts)  **

Scénario : Jonathan I. Kidd et Sonya Winton. Réalisation : James Whitmore Jr.

Il y a quarante ans, un ami de Loretta qui aidait les noirs, Jacob Tarlow, a été retrouvé pendu. On lui a alors dit que c’était un suicide, mais une affaire récente fait ressurgir le passé. Un malfaiteur en fuite qui a fait une chute mortelle était en possession d’un pistolet d'un ancien de la Navy, Jacob Tarlow. L’affaire revient donc à NCIS.




Dès la première scène, poursuite entre un suspect et la police en voiture puis à pied, on se régale des décors (un défilé de Carnaval en pleine ville). L’histoire est ensuite un peu artificiellement liée via l’arme à une manifestation pacifiste qui a mal tourné il y a plus de quarante ans. Loretta voudrait résoudre l’affaire à la façon de Lily Rush dans « Cold Case ».

Aux Etats-Unis, il n’y a pas de prescription pour meurtre, par conséquent l’équipe reprend ici une enquête datant de plus de quarante ans (1972). Jacob aurait été assassiné par le père du conseiller municipal Douglas Hamilton, Tom.

Dean Stockwell retrouve ici son vieux complice de « Code Quantum ». Il interprète un personnage hautement antipathique,  policier raciste en retraite, que Dwayne suspecte du meurtre. Si ces retrouvailles sont émouvantes, Stockwell, à 79 ans, accuse son âge et c’est un peu un choc pour les fans de la série de Bellisario. Mais les voir réunis est toujours un plaisir.

Nous en apprenons plus sur la vie de Dwayne « King » Pride, en particulier ses relations trop chaleureuses avec les petits amis de sa fille qui gâchent  ensuite la durée des flirts.

Loretta a beaucoup d’importance dans l’histoire, car c’est elle qui a trouvé jadis le pendu, un juif qui prenait partie pour les noirs. On a conclu hâtivement au suicide. C.C.H. Pounder prend énormément de place dans l’intrigue. C’est un peu son épisode.

Il y a beaucoup d’invraisemblances ici, l’arme du pendu qui a disparu en 1972 se retrouve en possession d’un trafiquant, Brick Myers, en 2015, malgré son obsolescence.

La piste Ku Klux Kan, groupements politiques racistes, s’efface devant un crime passionnel.  Hannah Tarlow meurt d’un cancer du foie et voudrait que l’assassin soit démasqué avant qu’elle trépasse.

En fait, tout est ici prétexte à la présence de Dean Stockwell et à la croisade antiraciste de Loretta. Le scénario assez décousu et peu vraisemblable est l’occasion de confectionner de superbes scènes et des numéros d’acteurs : ici Dean Stockwell C.C.H. Pounder et Scott Bakula. La mise en scène de James Whitmore Jr. sauve l’épisode. Les scènes entre Dwayne père et fille sont un peu ratées et artificielles. Shanley Caswell se révèle une erreur de casting. Toutes ses répliques tombent à plat, et elle n’est pas à la hauteur de son « père » Bak.

C’est assez manicheïste, et sombre parfois dans la sensiblerie. On le regrette car le rendez vous Stockwell-Bakula était un moment attendu. On est déçu, après le prologue, par le peu de séquences tournées à la Nouvelle-Orléans. De plus, le script ne permet pas à Bakula de faire son numéro habituel.

C.C.H. Pounder est de toutes les scènes, jusqu’à l’épilogue. Elle éclipse le reste de la distribution. Notons que Zoe McLellan et Lucas Black ne brillent à aucun moment et on le regrette. Ce mélange de « Cold Case » et de pamphlet antiraciste, avec le discours de Loretta à la fin, est passable, et les retrouvailles entre les deux héros de « Code Quantum » s’en ressentent. Dommage.



Dean Stockwell (1936-) a joué avec Scott Bakula les 96 épisodes de « Code Quantum », mais ils se sont déjà retrouvés en 2002 dans la saison 1 de « Star Trek Enterprise » : « Détenus ». Il a gardé la même voix française ici, Bernard Soufflet, tout comme son partenaire Scott Bakula Guy Chapelier.

2e apparition de la fille de Dwayne, Laurel (Shanley Caswell)

3e apparition de l’ennemi de Dwayne, l’homme politique Douglas Hamilton après les épisodes 1 et 6.

Nous apprenons que le père de Dwayne, Cassius, est en prison.

Tim De Zarn (1952-) qui incarne le lieutenant Share, un retraité, personnage peu glorieux, a joué au cinéma dans  « Fight Club » (1999), « Spiderman » (2002) et « Die Hard 4 retour en enfer » (2007)

Christine Rose (1951-) tourne depuis 1977. On l’a vue dans « Clair de lune », « Arabesque », « Star Trek la nouvelle génération », « Ally Mc Beal », « Urgences », « Charmed », « Six pieds sous terre », « Heroes », « Mentalist », « How I met your mother ». Elle incarne ici Hannah Tarlow, la veuve mourante de la victime.

Jeff Kober (1953-) tourne depuis 1985. Cela lui a permis de jouer dans « V », « X Files », « Buffy contre les vampires », « Walker Texas Ranger », « Falcon Crest », « The Closer », « Esprits criminels », « Supernatural », « Lost », « The Walking dead ». Il incarne ici Brick Myers.

Angela Gots (1978-) a joué dans « L Word », « Terminator, les chroniques de Sarah Connor », « Mentalist ». Elle interprète Miriam Tarlow, la fille de l'amie mourante de Loretta.

Roberto Aguire incarne Orion, le petit ami de la fille de Dwayne.

Loretta évoque les minijupes et bikinis qu’elle portait en 1972 à 20 ans. C’est à cause de cette affaire qu’elle s’est installée à la Nouvelle-Orléans.

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Re: Série "NCIS Nouvelle Orléans" avec Scott Bakula

Message  Patricks le Sam 2 Mai 2015 - 14:57

01-10- L’honneur volé (Stolen Valor)  ****

Scénario : Laurie Arent. Réalisation : Dennis Smith.

Un vétéran qui chasse les imposteurs qui se disent héros de l’armée, Bud Samuels, est assassiné. On le retrouve empalé. Les soupçons se portent sur un homme qui se fait passer pour un héros de guerre, Len Bowers. L’équipe remonte le fil d’une affaire de démineurs tués en Afghanistan. Bowers était en possession de la veste de Zack Chase, mort dans une explosion.



Episode de Noël un peu triste avec le contexte du crime. L’enquête comporte deux parties, celle du meurtre de Bud, et la découverte de la veste de Zack. Si le crime est rapidement élucidé (c’est un accident), l’intrigue sur l’importateur de marchand de tapis Hameed Azizi est plus complexe et va conduire, au détriment de toute crédibilité, a une mission de récupération de Zack en Afghanistan ! On se croirait dans la saga « Portés disparus ».

Après s’être souvent taillé la part du lion, Bak laisse désormais à ses partenaires des scènes qui leur permettent de nous émouvoir, de faire éclater leur talent. Ainsi lors de l’interrogatoire de la compagne de Len Bowers, Trish Parker (Brea Grant), par Brody. On ne saura pas si l’histoire d’amour qu’elle raconte à la suspecte est vraie ou fausse. Christopher LaSalle, avec le remords de ne pas retrouver son frère Cade, est plus vulnérable que jamais. Zoe Mc Lellan et Lucas Black trouvent leur espace.

Toutefois, la partie afghane de l’intrigue est un peu trop incroyable. A vouloir trop en faire, la scénariste Laurie Arent nous perd un peu en route, surtout que l’on est très loin de La Nouvelle Orléans, atout de la série. On veut bien que la série nous enchante, mais on nous entraîne ici de plein pied dans l’incroyable. Au moment de conclure, on est presque sur le point d’entamer une troisième intrigue, celle de la recherche de Cade LaSalle.

On regrettera l’abus de scènes d’intérieurs. Outre sa beauté, Felisha Terrell joue vraiment bien. Dans les deux épisodes où on la voit, elle porte l’uniforme qui lui sied à ravir. Elle donnerait à un antimilitariste l’envie de s’engager ! Elle est sublime dans chaque plan, avec une assurance étonnante pour sa jeunesse.

Cette affaire touche personnellement LaSalle, qui depuis le début de la série voit son personnage développé et de mieux en mieux construit. La quête du frère le rend humain, et l’échange entre LaSalle et Dwayne est intense.

Rob Kerkovich est un peu en retrait depuis deux épisodes après avoir été mis plus en lumière dans l’épisode 8 « Mourir d’aimer ». Il est vrai qu’entre Bak, Zoe McLellan, CCH Pounder  et Felisha Terrell, il est difficile de trouver sa place !

A partir de la scène des docks, on se croirait dans « Alias ». Action non stop, mission express en Afghanistan, visioconférence entre la Nouvelle Orléans et Ghazni. La piste scénaristique est alors trop incroyable pour être vraiment prise au sérieux. Quel dommage de reconstituer un Afghanistan de pacotille lorsque nous avons le splendide décor de la Nouvelle Orléans à portée de mains.

L’attaque finale du camp rebelle afghan sombre un peu dans l’héroïsme surfait et la gloire de la toute puissante Amérique. Ce n’est pas Chuck Norris ou Stallone/Rambo que l’on a envie de retrouver chez Scott Bakula. Fort heureusement, les séquences émotions qui nous envoûtent chez ce comédien reviennent vite.

L’épilogue à Jackson Square, pour écouter des chants de Noël, permet des révélations sur le sort de Cade. Felisha Terrell vole quand même à Bak la dernière scène, il faut dire qu’elle est le père Noël à elle toute seule !





2e et hélas dernière apparition à ce jour du personnage d’Addie Watkins, jouée par la jolie Felisha Terrell (1979-). Dans le précédent épisode, le 3e « Les évadés », Addie évoquait une liaison avortée avec LaSalle. Ils sont à nouveau très amis (mais pas davantage) dans cet opus. Ils se connaissent depuis deux ans.

LaSalle déteste la fête de Noël.

Brody avoue avoir eu une grande histoire d’amour avec un certain James.

Nouvelle évocation de Cade, frère aîné de LaSalle, disparu depuis cinq ans, suite au diagnostic d’un trouble bipolaire. Ce fil rouge continuera jusqu’à la fin de la saison 1 où il sera accusé de meurtre.

Brea Grant (1981-) a déjà une solide carrière à son actif. A la TV, elle a joué dans « Heroes », « Cold Case », « Les Experts Miami », « Dexter », et au cinéma dans « Halloween 2 » de Rob Zombie (2009) et « Detour » de William Dickerson (2013).

Jim Gleason tourne depuis 1997. Il est ici Marshall Case, père d’un démineur porté disparu en Afghanistan. Il a été la vedette d’une série inédite en France, « We’re alive », de 2009 à 2014. On l’a vu au grand écran en 2013 dans « Le Majordome » de Lee Daniels avec Forest Whitaker et la chanteuse Mariah Carey.

Leslie Castay, encore peu connue, (seulement quatre rôles dont ici Lisa, la mère de Zack Chase) a joué dans « American Horror Story »

Katy Sullivan (qui est ici Taylor, partenaire de combat de Zack) est spécialisée dans les court-métrages et les documentaires. Elle a débuté en 2004. Elle a perdu les deux jambes et fait de la course avec des prothèses, comme son personnage dans cet épisode.

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