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Série "Wycliffe"

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Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Dim 2 Aoû 2015 - 10:38



Découverte par les français sur France 2 en soirée l'été 1998, puis en 1999 prenant la succession de "Derrick" le dimanche soir sur France 3, "Wycliffe" est une série de 38 épisodes qui a l'originalité de se dérouler entièrement dans les Cornouailles.
La vedette en est Jack Shepherd dans le rôle du superintendant Charles Wycliffe, personnage de romans de WJ Burley qui avoue s'être inspiré de "Maigret".
La série comporte au départ une équipe de cinq personnes, réduite au fil des saisons à 3.

Le dénominateur commun est bien sûr le héros. Shepherd, assisté de Lucy Lane et Kersey, deux inspecteurs.
Dans les premières saisons apparaissent deux policiers bon enfant, les sergents Potter et Dixon.

La série s'est bêtement interrompue, en raison de la méningite de Jimmy Yuill (Interprète de Kersey). Considéré comme perdu, l'acteur s'est rétabli mais la production refusa de le reprendre pour une saison 6. En réaction, la vedette Jack Shepherd refusa de continuer l'aventure.

"Wycliffe" bénéficie comme aux temps de l'âge d'or d'un superbe générique avec une musique entraînante de Nigel Hess, de scénarii captivants, et de décors naturels enchanteurs. Lorsque l'équipe survole en hélicoptère les côtes des Cornouailles sur fond du thème de Nigel Hess, on assiste à un grand moment de télévision.

C'est une série feuilleton. Dans un épisode, Wycliffe est grièvement blessé, laissé pour mort, et nous assistons à sa convalescence, Lucy et Kersey assurant les enquêtes durant quelque temps ensuite.

Le dernier épisode voit réapparaître un nemesis qui met le superintendant dans une situation impossible, le mettant à mal avec la hiérarchie et une chef sèche et sans coeur. Il réussira à s'en sortir lors des toutes dernières images, mais l'on aurait bien aimé que l'aventure continue.

Pour cause de méningite, l'acteur jouant Kersey, policier alcoolique, est absent des derniers épisodes, laissant un duo Charles Wycliffe- Lucy Lane (l'équipe de 5 au début passant donc à 2).

Je ferai la série après la saison en cours des "Routes du Paradis" et la saison 3 de "200 dollars plus les frais".

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Re: Série "Wycliffe"

Message  Invité le Dim 2 Aoû 2015 - 10:43

J'ai vu quelques épisodes de cette série. Elle semblait très intéressante, cohérente et tournée dans de somptueux décors. Typiquement britannique.
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Re: Série "Wycliffe"

Message  Estuaire44 le Dim 2 Aoû 2015 - 12:14

Je ne l'ai pas vue, mais je sais qu'elle a en effet une très bonne réputation. Ce sera l'occasion de la découvrir ! hi
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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Sam 24 Oct 2015 - 13:12

PRESENTATION




Pour le téléspectateur français, « Wycliffe » fut la bonne surprise de l’été 1998. Le vendredi 24 juillet, Antenne 2 propose le premier épisode de la série et le succès est immédiat. Pour les britanniques, « Wycliffe » vient juste, le 5 juillet de la même année, de se terminer avec l’épisode final de la saison 5, « Le piège machiavélique ».

Rapidement, le succès est tel que tous les épisodes sont programmés dans la foulée, mais cette-fois  le dimanche soir sur France 3 en remplacement de « Derrick ». Nous rattrapons donc, au grand galop, cinq saisons d’une traite. Mais le téléfilm pilote « Wycliffe and the cycle of death » diffusé sur ITV le 6 août 1993 n’est pas proposé, et ne se trouve pas d’ailleurs dans l’intégrale en DVD éditée par Elephant Films. Il faut dire que dans ce pilote, seul Jack Shepherd dans le rôle du superintendant Charles Wycliffe, demeure. Tous les autres personnages (que l’on retrouve dans la série) sont interprétés par d’autres acteurs.

La musique rappelle , par sa qualité et son thème entraînant, les meilleures productions des années 60-70. Elle est composée par Nigel Hess. Le générique en décors naturels nous montre d’emblée le paysage singulier des Cornouailles.

William John Burley, dit W J Burley (1914-2002) a toujours vécu aux Cornouailles. Il y est né et mort. D’abord ingénieur du gaz puis enseignant en biologie, il est passionné par l’écriture, sa vraie vocation.

Il a débuté sa carrière d’écrivain en 1966 à 52 ans et s’avoue d’emblée influencé par Georges Simenon. Il crée le personnage de Wycliffe deux ans plus tard, en 1968. Il en écrira 23 de 1968 à 2002, le dernier étant resté inachevé.

Présentons maintenant les personnages et leurs interprètes.



Charles Wycliffe est marié à Helen. Ils ont une fille, Ruth. Dans cette série réaliste, Jack Shepherd l’incarne avec sobriété. Wycliffe n’a que faire de la hiérarchie et son métier passe avant tout, bien qu’il ménage une vie de famille harmonieuse. Dans certaines enquêtes, il va se retrouver dans des situations limites. Ce n’est pas un héros invincible et il passera à deux doigts de la mort devant alors subir une longue convalescence. Durant cette période, c’est son équipe qui assurera la continuité. Nous verrons cependant notre héros dans l’intimité reprenant peu à peu ses forces après s’être fait tirer dessus. Affrontant sa hiérarchie, il se retrouvera dans une position impossible dans le tout dernier épisode, « Le piège infernal ».

Il est interprété par Jack Shepherd (1940-) lequel trouvait là le rôle de sa vie. Il a commencé sa carrière au théâtre en 1965. En 1969, il fait ses premiers pas au cinéma dans « All neat in Black Stockings » (inédit en France) aux côtés de la belle Susan George, vue dans l’épisode d’Amicalement vôtre, « Les pièces d’or ». Jusqu’à « Wycliffe », il est peu voire quasi pas connu de l’hexagone, bien qu’il ait participé à des séries et téléfilms vus chez nous. Citons « Les grands mystères d’Orson Welles », « La couronne du diable », « Les rescapés de Sobibor ». Après la série, qui lui a apporté une certaine notoriété, on le revoit notamment  dans « A la croisée des mondes : la boussole d’or » (2007) avec Nicole Kidman et Daniel Craig, et en 2015 dans un épisode de « Inspecteur Barnaby » : « Murder by magic ». Sa fille Catherine Shepherd est également comédienne. Jack Shepherd est le grand atout de la série, on le trouve attachant dès le début par sa douceur et son intégrité.



L’inspecteur Doug Kersey est un homme assez bourru, fidèle adjoint de son patron. Il est alcoolique mais fiable. La maladie de son interprète, Jimmy Yuill (1959-), atteint d’une méningite, entraînera l’annulation de la série en 1998. ITV ne veut pas l’engager pour une saison 6, les assurances s’y opposant. Par solidarité, Jack Shepherd et Helen Masters décidèrent d’arrêter la série. Le comédien s’est remis est a repris le chemin des studios. Peu connu chez nous, on l’a vu dans « La mort en direct » en 1980 avec Romy Schneider. Il a été vedette invitée de séries comme « Taggart » et « Inspecteur Frost ».



Troisième personnage du trio d’enquêteurs, l’inspectrice Lucy Lane. Professionnelle et  douée dans son métier, son interprète Helen Master (1964-), grande, longiligne et sans charme la rend froide et glaciale. Le contraste est étonnant avec Jack Shepherd qui fait plus « humain ». L’actrice a joué notamment dans « Diana princesse de Galles », « Inspecteur Barnaby » (« The animal within » en 2007) et « L’affaire du collier ».

Dans les trois premières saisons, le trio est accompagné de deux sergents : Dixon (Aaron Harris) et Potter (Adam Barker).

« Wycliffe » malgré son arrêt brutal en fin de cinquième saison mérite largement d’être redécouverte comme une série de qualité quelque part entre « Maigret » et « Barnaby ». Il est vraiment dommage que Jack Shepherd, sur les épaules desquelles repose la qualité de la série, n’ait pas fait une plus grande carrière.
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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Sam 24 Oct 2015 - 16:35

WYCLIFFE SAISON 1


01.01-La bande des quatre (The four Jacks)  ****

Scénario : Edward Canford-Dumas. Réalisation : Ferdinand Fairfax.

Résumé

Une jeune femme, Celia Dor, est grièvement blessée d’une balle dans la tête et se trouve dans un coma dépassé. Très vite, il apparaît qu’elle était en train de faire l’amour et a changé de position au moment où le tueur à tiré. Le suspect est son amant, le peu recommandable écrivain David Strive qui se dissimule ici sous son vrai nom de Cleeve.



La critique

Cette histoire de vengeance en différé est glaçante d’effroi. Le romancier David Cleeve/Strive (Bill Nighy, un sosie du chanteur Nino Ferrer) se révèle vite la personne visée, la fille n’ayant été qu’une victime collatérale. Personnage méprisable, marié mais avouant plus de 300 liaisons avec des jeunes filles sur une période de vingt ans, Cleeve est le premier d’une longue liste de personnages lisses en apparence que Wycliffe va mettre à jour (Un lord homosexuel dans le deuxième épisode). Comme dans « Inspecteur Barnaby », les britanniques les plus respectables se trouvent avoir des vies privées tumultueuses opposées au conformisme qu’ils affichent.

Ce « pilote » (si l’on excepte le téléfilm test de 1994) pose les jalons du cahier des charges de la série : décors filmés au maximum en extérieurs, nous permettant de découvrir les côtes des Cornouailles, voyages en hélicoptère sur fond de musique de Nigel Hess pour bien imprégner le téléspectateur du thème musical entraînant de la série. Lucy Lane, Doug Kersey, les sergents Dickson et Potter épaulent leur chef.

Jack Shepherd s’empare du personnage du superintendant Wycliffe sans faire d’esbroufe. Homme équilibré, posé, il tente toujours d’être rationnel et de ne pas se laisser dominer par ses émotions. Même si derrière le policier se cache l’homme que l’on voit bouillir parfois devant l’hypocrisie de ses semblables. Le dédain qu’il affiche pour l’écrivain playboy est clair et net. L’homme se sent menacé, Wycliffe lui répond que la police dispose d’effectifs restreints.

L’inspecteur Lucy Lane ne nous émeut jamais, faute à une Helen Masters froide comme un glaçon. On préfère la vulnérabilité de Doug Kersey, dont l’alcoolisme n’est pas encore évoqué, mais que l’on sent fragile.

L’intrigue est profondément dramatique. C’est l’histoire d’une vengeance qui s’étend sur plusieurs décennies, d’un homme qui a été pendu à l’époque où la peine de mort existait au Royaume Uni, de petites gens meurtries qui n’ont pas eu droit à la justice et d’un homme qui a décidé de se faire justice lui-même.

Pas d’humour dans « Wycliffe ». On se console avec deux choses, la profonde humanité que donne Shepherd au personnage principal, et les décors absolument superbes. Cleeve a proposé à des étudiants en archéologie de leur fournir des cottages, mais pour se « fournir » en jeunes femmes. Le sort du  personnage de cet écrivain cynique nous laisse de marbre.

A la 16e minute, le téléspectateur, lors d’un second meurtre, voit le visage de l’assassin mais ignore son identité. Ce personnage n’est pas l’un des protagonistes que l’on nous a présenté. La seconde victime est un certain Roger Keatson qui se promenait son chien sur la plage.

Le sergent Potter apparaît comme un jeune homme assez joufflu, timide mais gourmand. On découvre que Keatson multipliait les fausses identités. Le suspect du meurtre de Celia (elle ne survivra pas) croise le regard de Wycliffe à la 20e minute. On a vu une voiture de marque « Metro » à proximité du domicile de Celia, l’écrivain en a une, le tueur aussi. Sans être devin ou doté de pouvoirs surnaturels, Wycliffe comprend que l’homme entr' aperçu est suspect.

Sans être un père la pudeur, Charles Wycliffe ne peut s’empêcher d’exprimer son dédain devant David Cleeve qui racontant le mort de Celia se félicite de ses performances sexuelles. Wycliffe est un bon père de famille, qui aime sa femme, et a du mal avec les déviances de ses semblables. Il est une sorte de Steve Mc Garrett-Jack Lord british, qui se donne à fond dans son métier (plus une vocation qu’un emploi) mais a aussi l’équilibre d’un foyer. Cela lui permet de prendre toujours de la distance avec les aspects sordides qu’il doit parfois affronter dans ses enquêtes.

A la 30e minute, le héros change d’orientation dans son enquête. L’intérêt de l’écrivain pour Keatson lui fait comprendre que les deux hommes se connaissaient.

Lucy et Potter sont sur la piste du possesseur d’une voiture Metro, Gerald Prout. Sans poursuites, sans bagarres, « Wycliffe » s’avère une série palpitante tenant en haleine le spectateur.

Une vieille affaire datant de 1960 ressurgit : Jonathan Welsh, convaincu d’avoir tué un policier, a été pendu. Il était le frère de Mrs Prout. Elle accuse un certain John Larkin d’avoir été le vrai coupable. Roger Cross était un des complices – chacun ayant le pseudonyme de « Jack », qui se révèle être Keatson. Un troisième comparse étant mort en prison, il ne reste que Larkin. Ne se cacherait-il pas sous une énième identité ?

Bill Nighy, né en 1949, qui incarne l’écrivain Cleeve/Strive né d’après Kersey le 5 septembre 1931, paraît bien trop jeune pour le rôle, ce qui nuit à la crédibilité quand on devine qu’il est le quatrième « Jack », le fameux Larkin.

On éprouve peu de compassion pour la victime, mais on comprend que Wycliffe ne condamne pas vraiment l’assassin qui a fait justice lui-même. A propos de la mort de Celia Dor, Prout confesse ses remords : « c’est toujours l’innocent qui paie, c’est pas juste ». Wycliffe semble l’approuver.

Shepherd est absolument fabuleux dans cette scène.

La dernière scène montre le cœur de la comateuse qui cesse de battre. « Wycliffe » est le reflet du monde réel, où l’optimisme et la candeur ne règnent pas.



Les infos supplémentaires

Dans cet épisode, Wycliffe téléphone à son épouse pour lui parler de l’enquête qui le retient sur les lieux. On comprend que son travail le conduit à des déplacements continuels.

Lucy trouve que Doug Kersey est « graveleux » et que ses allusions sexuelles dans une enquête sont déplacées.

Wycliffe pense que Lucy Lane aura un jour de la promotion, il lui confie être exaspéré par les rivalités entre les services de police pour les effectifs qui manquent cruellement ici. Il le déplore à plusieurs reprises dans cette enquête.

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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Sam 24 Oct 2015 - 17:58

01-02- La mort d’un flûtiste (The dead flautist)  ****

Scénario : Steve Trafford. Réalisation : Martyn Friend.

Résumé

Deux jeunes amoureux découvrent un flûtiste mort, apparemment par suicide. Wycliffe comprend que c’est un meurtre déguisé en suicide et que la victime, homosexuelle, était l’amant d’un membre de la chambre des Lord. Peu après, on retrouve le corps d’une domestique qui a disparu depuis quelque temps. Le scandale menace une grande famille d’aristocrates, les Bottrell.





La critique

Il ne faut pas se fier aux apparences : les premières images montrent des amoureux la nuit. Leur quiétude est troublée par un coup de feu. Ils voient un homme s’enfuir, et trouvent un flûtiste « suicidé », le régisseur du domaine des Bottrell : Tony Miller. Seule la jeune fille, Jean Lander, donne l’alerte. Paul, le fils de famille, ne veut pas être mêlé à l’enquête.

La famille Bottrell se compose de Lord Hugh, Lady Cynthia, le fils Paul qui refuse de tendre la main à Wycliffe et d’un militaire bourru et agressif, Guy, le frère du Lord.

Celle de la jeune Jean est aussi pittoresque : le père Steven Lander, un avocat, photographe à ses heures, l’épouse Edith. Wycliffe comprend vite que la fille a menti et que ces deux familles cachent de lourds secrets, à commencer par la disparition de Lizzy Biddick, une domestique partie et jamais arrivée à Londres. De mœurs légères, Lizzy est trouvée morte à son tour dans les bois. Peu avant cette macabre découverte, on avait su que Lizzy Biddick posait pour des photos de nu. Lady Cynthia, pour donner un alibi à son beau-frère Guy le militaire, prétend être sa maîtresse. Quand à l’auteur des photos nues de la victime, c’est l’avocat.

Lucy fait parler les paysans du manoir, les employés. Ils évoquent sans détour  l’homosexualité de Miller. Lord Cottrell révèle la sienne à Wycliffe. Il était l’amant de Tony, et en était éperdument amoureux. Le comédien Jeremy Clyde est brillant dans le rôle.

Ici, le meurtrier a tué pour rien, ayant contracté le SIDA au Kenya. Tout a l’aspect d’une tragédie grecque. On retrouve, avec le mépris de Wycliffe pour les aristocrates, l’héritage de Simenon dont Maigret détestait la bourgeoisie.

L’ambiance est assez étouffante. Kersey interroge l’avocat Steven Lander, qui admet avoir photographié nue Lizzy et d’autres jeunes filles. Selon lui, c’est de l’art. Le policier le prend pour ce qu’il est, un pervers.

Wycliffe comprend qu’il existait un triangle amoureux entre Lizzy, Tony Miller et Lord Hugh Cottrell.

Tout au long de l’enquête, tant Kersey que Wycliffe éprouvent un profond dégoût pour les perversions auxquelles ils sont confrontés. Pas l’homosexualité, ils ont l’esprit moderne, mais la pornographie, la violence conjugale de l’avocat, lequel n’a pas hésité à assumer ses penchants pédophiles (il voulait photographier sa propre fille nue, et devant son refus l’a faite chanter).

Le bourru militaire Guy Cottrell ne rachète pas le reste. Quand aux aristocrates, dont Lady Cynthia, ils s’embourbent dans le mensonge, l’hypocrisie, jurant par la religion. « Dieu nous préserve de la religion » déclare Wycliffe dans la première scène quand il arrive au manoir où des devises et des tableaux illustrent les guerres saintes.

Peu d’action (à la différence d’autres enquêtes), une ambiance qui rappelle « Barnaby », un excellent épisode que conclut Wycliffe en disant que « les aristocrates rendent la justice eux-mêmes ».



Les infos supplémentaires

La voiture de Wycliffe est une Audi break.

Wycliffe évoque devant un suspect le fait qu’il est lui-même père d’une fille.

Première évocation de l’alcoolisme de Kersey qui drague maladroitement une collègue, Sally. Il fait une seconde tentative et apparaît aux yeux de sa collègue comme « lourd ». La femme changera d’avis trop tard, car Kersey rentre à Combord, l’enquête étant terminée.

Doug Kersey aime les restaurants indiens.

Le père de Wycliffe était employé dans une ferme, chassé, il s’est suicidé d’une balle dans la tête avec un calibre 12. Le superintendant s’est confié à Lucy qui le répète à Doug. Celle-ci veut ainsi expliquer que le chef habituellement si calme s’énerve.

Les propos sur l’homosexualité tenus ici en 1994 ne pourraient plus l’être en 2015 au nom du politiquement correct, ils seraient jugés homophobes. Par exemple, Doug évoque un homme bisexuel comme « à voile et à vapeur ». Plus tard, le frère Guy, parlant de Lizzy, « elle avait couché avec cette sale pédale » et qualifie son frère  de « sale phoque ».

Le thème du SIDA est évoqué ici.

Doug est du signe du taureau.

Jeremy Clyde (1941-) a joué dans « Le docteur Jivago », « La dame de fer », « Kaspar Hauser » (version 1993).

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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Sam 24 Oct 2015 - 21:07

01-03- Le bouc émissaire (The scapegoat)  ***

Scénario : Russell Lewis.  Réalisation : Martyn Friend.

Résumé

Chaque mois d’août, les habitants d’un village de Cornouailles font brûler un mannequin à l’intérieur d’une roue qu'ils jettent à la mer. Une femme croit avoir vu que le mannequin était un homme mort. Or un certain Jonathan Riddle vient de disparaître.




La critique

Si W.J. Burley n’avait pas avoué s’être inspiré de Maigret pour créer Wycliffe, ce serait évident dans cet épisode digne du commissaire à la pipe.

Très bon épisode avec une enquête de Wycliffe chez un sorcier, mais vers la fin, l’intrigue traîne légèrement en longueur ce qui lui coûte sa quatrième étoile.

On avoue être surpris lors de la scène du village du far west qui arrive brusquement au point que le téléspectateur de l’époque, déconcerté, a pu penser avoir appuyé sur la télécommande et être passé sur une autre chaîne. Il s’agit en fait d’une sorte de kermesse à la mode western dans ce village où les habitants sont, c’est le moins que l’on puisse dire, légèrement allumés.

Dès le début, Wycliffe est certain de tenir une piste. Son flair le conduit chez la belle Mariah Penrose, la maîtresse d’école (et maîtresse aussi de la victime mais pour tout autre chose que les manuels scolaires). Elle est incarnée par Susan Penhaligon, comédienne que l’on a pu voir dans des productions populaires au cinéma et à la TV.

Les motifs du double meurtrier (puisque le sorcier Ephraïm Gardner à son tour est assassiné) sont quelque peu obscurs. L’explication est donnée très rapidement. L’opus nous propose des scènes d’action étonnantes, avec une Lucy moins présente que dans les premiers épisodes au profit de Kersey. Dixon et Potter sont là aussi mais n’assurent pas des rôles majeurs.

Le réalisateur se régale visiblement avec les scènes à filmer : la descente de la roue le long de la falaise, Wycliffe au bord de la mer lorsqu’il rencontre Mariah ce qui rappelle les scènes du générique de fin, enfin la séquence « western » totalement insolite qui voit Shepherd prendre une pose de tireur qui n’aurait pas dépareillé dans « Il était une fois dans l’Ouest ».



Les infos supplémentaires

Wycliffe boit de l’eau avec son repas, Kersey et Dixon de la bière brune.

On ne comprend pas pourquoi Gardner n’est pas arrêté après avoir menacé d’un fusil et tiré sur Kersey.

Le médecin légiste parle des enfants de Wycliffe, il n’a donc pas qu’une fille.

Premier contact (téléphonique) entre Wycliffe et son chef.

Au commissariat, l’interrogatoire de Matthew, fils de la victime, est enregistré sur des cassettes audio.

Susan Penhaligon (1949- ) a joué dans « Docteur Who » saison 1972, « Le sixième continent » (1975), « Maîtres et valets », « Le retour du Saint », « Bizarre, bizarre », « Les enquêtes de Remington Steele », « Bergerac », « Inspecteur Frost ».

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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Sam 24 Oct 2015 - 23:51

01-04- La toile d’araignée (The tangled web)  ***

Scénario : Andrew Holden. Réalisation : Ferdinand Fairfax.

Résumé

Elinor Clemo vient de mourir. C’est la dernière survivante de la famille qui héritera d’un tableau de Pissaro, Agnès. En réalité, cette dernière est morte d’une hémorragie cérébrale et pour hériter, Jane Rule sa belle-soeur l’a faite congeler. Hilda Clemo, une lolita, qui se prétend enceinte, et a plusieurs amants, est au courant de la supercherie. Elle disparaît.




La critique

Intrigue ingénieuse qui mélange deux histoires pour finalement faire croiser les deux fils scénaristiques. On regrette vraiment la trop rapide disparition de la jolie Hilda (Stephanie Bluttle). Petite peste mais bigrement attirante.

Wycliffe cette-fois est bien entouré de son équipe : Lucy, Kersey, Potter et Dickson, qui se répartissent à part égale les tâches. Le superintendant va trouver la vérité au terme d’un coup de théâtre qui est le spoiler de l’épisode et qu’il n’est bien entendu pas question de révéler.

Autour de cet héritage, deux lignées d’une famille se déchirent. Malgré l’atmosphère purement anglaise, on se croirait dans un « Maigret ». Wycliffe ici mène surtout des interrogatoires dans un camping où des caravanes stationnent à l’année. On découvre la vénalité de deux hommes qui s’arrangent pour se donner des alibis et tromper leurs femmes.

Neil Innes et son épouse handicapée après un accident de voiture Polly sont au centre du drame. Hilda était la maîtresse de Neil, après avoir eu une aventure avec le jeune et écervelé Ralph qu’elle veut convaincre d’épouser. Francis Harvey, un expert en antiquités, malheureux en ménage, complice occasionnel de Neil Innes, n’est pas non plus un personnage reluisant.


Le personnage du demeuré, le fils de Jane Rule, Clifford, est assez inutile. Il traîne sa silhouette dégingandée tout au long de l’épisode. Mais il n’a pas de véritable importance dans l’intrigue. Wycliffe après l’affaire de la femme congelée se concentre sur la disparition d’Hilda, et son meurtre (on la retrouve sur un chantier) change le sens de l’enquête.

On a parfois un peu de mal à s’y retrouver dans ces histoires de famille. Wycliffe pense que la tableau de Pissaro est la cause du meurtre d’Hilda qui avait écrit à un musée pour le faire expertiser. Mais les tréfonds de l’âme humaine dépassent parfois les questions matérielles. Pour trouver l’assassin, parmi la multitude de coupables potentiels, il va devoir faire fonctionner ses neurones. Finalement, le titre est très bien trouvé, une vraie toile d’araignée. En menant ses interrogatoires de façon méthodique, Wycliffe reconstitue les pièces du puzzle. Et découvre la vérité.

Jack Shepherd s’affirme comme un comédien exceptionnel. A la manière d’un Peter Falk dans « Columbo », il a parfois l’air besogneux et laborieux mais son côté Jack Lord Mc Garrett l’impose. Bien que toujours aussi froide, Helen Master en Lucy Lane fait aussi un sans faute. Jimmy Yuill ne dispose pas cette-fois de scènes qui lui permettent de faire mouche ou d’étoffer son personnage de Doug Kersey sur lequel l’épisode ne nous apporte rien de plus. La fin est bouleversante, le drame humain triomphant de l’énigme policière.



Les infos supplémentaires

Lors de l’enterrement d’Elinor Clemo, nous apprenons que nous sommes en 1994.

Nous voyons au début une photo des enfants de Charles Wycliffe. A une question d’un suspect, il répond qu’il a un fils de 16 ans et une fille de 14.

Dans cet épisode, Wycliffe a un affrontement au téléphone avec sa hiérarchie à laquelle il demande des moyens en homme et en matériel.

Stephanie Buttle ne tourne plus depuis 2002 après une trop courte carrière. Elle est surtout connue pour son rôle au cinéma dans « Un divan à New York ».


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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Dim 25 Oct 2015 - 12:13

01-05- Le dernier sacrifice (The last rites)  ***

Scénario : Rob Heyland. Réalisation : A. J. Quinn.

Résumé

On découvre la femme de ménage de l’église d’un village, un certaine Jessica Dobell, tuée à coups de marteau. Arrivé sur les lieux, Wycliffe est effaré de voir qu’il a affaire à une population de catholiques intégristes. Les suspects ne manquent pas.



La critique

Cet épisode nous en apprend beaucoup sur la psychologie de Charles Wycliffe. Il se montre plus homme que policier dans cette enquête, se mettant en colère, chose rare chez lui. Dès le début, il se fait une idée sur le crime. Etudiant des passages de la Bible, il est consterné de voir que certains peuvent appeler au meurtre. « Brises leurs dents au seigneur dans leurs bouches, abats les impies et les licencieux ! ». « Le vertueux se réjouira à l’heure de la vengeance, il se lavera les pieds dans le sang des impies ». Lors d’un échange verbal avec l’un des nombreux suspects, la victime étant de mœurs légères, il établit que le mobile du crime est religieux. Cartésien, le superintendant est pressé d’en finir avec cette enquête et l’on sent qu’il étouffe véritablement dans ce village où la seule distraction est l’église !

Pas d’action mais beaucoup d’interrogatoires dans l’épisode. En 2015, cet opus sur l’intégrisme religieux a gardé toute son actualité et fait froid dans le dos. Bien entendu, on ne dira pas qui est le coupable, mais il a simplement agi pour des mobiles religieux. Dans ce village, il n’y a guère que le propriétaire du pub qui semble affable. Les autres sont soit soumis, soit fanatiques. Mais il finira par éprouver de la sympathie pour un « pêcheur », l’amant de la victime qu’il considère comme ayant de la générosité d’esprit, de la bonté. « C’est un homme bien » hurle-t-il.

Jack Shepherd incarne à merveille le policier sortant de ses gonds. Wycliffe va dans ce dossier bien au-delà de son métier, émettant des opinions personnelles. Il fait non seulement le procès du coupable, mais aussi de certains passages de la Bible. Il est humain, tout simplement. Tellement énervé, il couche la première nuit dans sa chambre d’hôtel tout habillé (dans une seconde scène, Lucy Lane vient le réveiller en pyjama). Après les aristocrates, les intégristes religieux sont dans sa ligne de mire. Il éprouve un profond dégoût pour celui qui a tué, et lorsqu’il le met en état d’arrestation, on le sent libéré.

C’est un épisode sous haute tension, pas spectaculaire mais profondément dense. Même si ce film est excellent, on déconseillera de commencer par cet opus non représentatif de la richesse de la série. L’interprétation domine, au détriment de l’action policière. La suite de la série nous montrera d’autres aspects plus attendus et distrayants de l’univers de « Wycliffe ».



Les infos supplémentaires

Le médecin légiste, le docteur Franks, apparaît dans 30 épisodes de la série dont tous ceux de la saison 1. Il est interprété par Tim Wylton (1940-). On l’a vu dans « La légende des Strauss » (1972) avec Jane Seymour, « Thriller », « Regan » avec John Thaw, « Bergerac », « Hercule Poirot », « Inspecteur Frost », « Cadfael », « Bugs » de Brian Clemens, « Absolutely fabulous » et « Inspecteur Barnaby ».  Il a arrêté sa carrière en 2010. Franks fait donc partie intégrante de l’équipe d’enquêteurs de la série.

Pour la première fois dans la série, on voit Wycliffe se fâcher contre des témoins. Mais aussi contre Lucy. « Lucy, je voudrais que tous les policiers aillent se mettre au lit, c’est une enquête pour meurtre, pas une réception de mariage ».

Le révérend Jordan assume des penchants homosexuels. Ce qui est surprenant dans un village aussi intolérant.

Wycliffe s’énerve contre les « chrétiens fanatiques ». Deuxième manifestation de sa part contre la religion après « La mort d’un flûtiste ». A l’intérieur de l’église, il dira à Lucy « J’ai besoin d’air ».

Wycliffe déteste les phobies irrationnelles et  les chauves-souris.

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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Dim 25 Oct 2015 - 15:22

01-06- Le bateau vert (The Pea green boat)  ****

Scénario : Steve Trafford. Réalisation : A. J. Quinn.

Résumé

Dans un port de pêche non loin de Truro, le bateau d’Harry Tremaine explose. Grâce aux hélicoptères de la Royal Navy, on retrouve son corps. Le suspects sont légion : son épouse, Greaves l’associé du mort amant de la veuve, Freddy le fils de la victime, David Jones un employé de garage automobile fils naturel du défunt, et enfin un promoteur immobilier aux méthodes musclées auquel résistait Tremaine.




La critique

Les producteurs, conscient que la série ne pourra perdurer sur le schéma de départ, décident de mettre de l’action et des moyens pour épater le téléspectateur. Cet épisode final de la première saison  va donc nous en mettre plein la vue : poursuites en voitures, balades en hors bord, intervention des hélicoptères de la Royal Navy, décors naturels enchanteurs.

L’important est que la série ne perde pas son âme et c’est le cas. Sans tomber dans les invraisemblances de James Bond, « Wycliffe » reprend désormais, parfois un peu au détriment du réalisme, les clés des productions populaires.

« Le bateau vert » nous propose le coupable idéal : le fils, Freddy, propriétaire d’un garage, joueur et ayant des dettes, aimant les femmes, les belles automobiles et la vie de luxe, et qui a tout intérêt à hériter. Wycliffe le fait arrêter. Alexandre Greaves, l’amant de la veuve, associé, voulait vendre le port (Tremaine était propriétaire de quasiment tout l’endroit) à un personnage louche et dangereux : Daniel Forbes, toujours escorté d’un gorille : George Garner.

Avec le personnage de Forbes, entouré de jolies filles en bikini, cynique, milliardaire, on quitte un peu l’univers de « Wycliffe » et l'homme n’aurait pas détonné dans « Banacek » ou « James Bond ».

Mais les suspects sont tellement nombreux que Wycliffe a du mal à se contenter de l’arrestation de Freddy, surtout lorsqu’il découvre que l’employé du garage de ce rejeton gâté, David Jones, est le fils naturel d’Harry Tremaine. Il va donc se démener pour trouver la vérité, Forbes et son menaçant Garner étant le danger le plus sensible aux yeux du téléspectateur. L’intelligence du scénariste et des producteurs est de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, la solution étant peut-être sous nos yeux dès le début et pour des motifs bien plus humains et personnels que les colossales  fortunes qui sont en jeu.

Terriblement malin, dirons nous presque « diaboliquement », le superintendant Charles Wycliffe fait mine de ne rien voir mais suit jusqu’au bout ses intuitions qui vont le mener au meurtrier.

Episode à couper le souffle, ne laissant pas une minute de répit au spectateur, mais conservant le charme des cinq premiers opus, « Le bateau vert », sans conteste le meilleur numéro depuis le pilote, permet de terminer en beauté une saison 1 qui avait tous les atouts pour être ainsi renouvelée.

Jack Shepherd reste à sa place de superintendant sans jamais se prendre pour un héros qui échappe miraculeusement aux balles. On ne le trouve pas très adroit pour poursuivre l’assassin (son Audi 80 break 20e finit vite sur le bord de la route) mais qu’à cela ne tienne : il monte dans la voiture conduite par Lucy. La scène finale au bord des falaises est époustouflante et nous en donne pour notre argent. L’univers de « Wycliffe » nous permet de passer de l’austère village et de l’église de « Le dernier sacrifice » à ce « bateau vert » qui cette-fois nous sort des influences de Simenon et conclut la première saison en grandes pompes.



Les infos supplémentaires

Ann Stallybrass (1938-) est connue des anciens téléspectateurs français pour avoir été la vedette de la série « La grande aventure de James Onedin » que l’ORTF programma en 1973. La même année, nos compatriotes la virent dans « Les six femmes d’Henry VIII ». Elle revint sur les petits écrans français l’année suivante en tenant le premier rôle féminin de « La légende des Strauss ». Elle incarne dans cet épisode Mrs Tremaine.

Lucy Lane a envie d’être mutée à Londres.

Doug Kersey travaille depuis dix huit ans dans la police.



Présentation et saison 1 envoyées à Steed.
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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Dim 25 Oct 2015 - 16:50

02-01- Coupable par amour (All for love)  ****

Scénario : Steve Trafford. Réalisation : Martyn Friend.

Résumé

Un trafiquant de drogue, John Bonetti, s’évade de prison avec la complicité d’une visiteuse bénévole, Jane Hardy, tombée amoureuse. Il s’empresse de tuer l’indicateur qui l’a donné. Wycliffe pense que Jane Hardy joue un rôle bien important dans cette affaire qu’elle veut bien le dire.



La critique

On trouve notre superintendant bien naïf envers la suspecte Jane Hardy qui au fur et à mesure que l’intrigue avance se révèle une véritable criminelle.

Le téléspectateur a toujours une longueur d’avance sur le policier. Il nous est montré que Jane est machiavélique, œuvrant pour récupérer le magot de Bonetti qu’elle tue. Puis elle va doubler son associé George Warder.

Le sergent Potter ayant brillé dans l’enquête et reçu les félicitations de son chef, un Kersey jaloux va lui donner les tâches les plus rébarbatives. On ne soupçonnait pas tant de mesquinerie voire de méchanceté de la part du fidèle adjoint de Wycliffe.

Devant ce dernier, Jane pleurniche et joue les énamourées inconscientes. Si l’épisode est excellent, on ne peut pas dire que notre héros est au mieux de sa forme et de sa perspicacité.

On découvre comment la surveillance vidéo d’un magasin permet à notre équipe de policiers de se remettre sur la bonne piste. Jamais désarçonnée pour mentir, Jane Hardy, acculée, trouvera de nouveaux mensonges. Avant de mettre cartes sur table avec Wycliffe pour lui proposer un étrange marché.

L’épisode se regarde d’une traite sans ennui, sans réserver cependant de surprises au spectateur toujours mis dans la confidence avant la police.

Parallèlement à l’enquête, on découvre les coulisses du pouvoir de la police britannique, les rivalités, et bien peu certainement ont la vocation de Charles Wycliffe qui ne montre aucun goût pour la politique intérieure de sa profession.

Ce début de saison 2 augure du meilleur, même si pour le personnage de Jane, une actrice davantage « femme fatale » aurait mieux convenu.



Les infos supplémentaires

Lucy a un boy-friend que l’on ne voit pas : Simon.

Cathryn Harrison (1959-) qui incarne Jane Hardy a arrêté de tourner en 2001. On l’a vue dans « Le retour du Saint », « Bergerac », « Hercule Poirot », « Les cadavres exquis de Patricia Highsmith ».

Nous apprenons que le chef de Wycliffe – qui vient de prendre sa retraite – était le superintendant chef Ted Turner. La place est vacante, Wycliffe n’en veut pas.

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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Dim 25 Oct 2015 - 19:47

02-02- Le cheval de Troie (The Trojan horse) **

Scénario : Steve Trafford. Réalisation : Patrick Lau.

Dans le coffret Elephant Films, l’épisode se trouve par erreur sur le 2e DVD, donc en quatrième. C’est une série/feuilleton où il est fait parfois allusion à des évènements passés.

Résumé

Alison Keir est enlevée dans un haras. Wycliffe soupçonne dès le début le mari, Alex. Il aurait une liaison avec l’épouse du major Tregelles, d’un haras rival.




La critique

Premier épisode de la série avec des scènes cruelles. Ce ne sera pas le dernier, mais on ne s’y attend pas dans ce genre de séries. La malheureuse Alison est enchaînée dans un endroit inconnu, un cellier. Puis tuée.

Cet épisode au départ est une affaire criminelle classique, mais elle dissimule en fait une terrible histoire de vengeance qui remonte à des années dans le passé, huit ans. L’assassin est « le cheval de Troie » qui s’est introduit chez son ennemi.

La violence de cet opus étonne car « Wycliffe » ne nous y avait pas habitués. Notre superintendant s’acharne contre le mari, qui a un bon mobile, mais le téléspectateur sait que la victime a été torturée avant d’être tuée puis a fait l’objet d’une mise en scène macabre.

Jack Shepherd ne semble pas vraiment s’impliquer dans ce scénario. Il reste assez insensible (alors que ses partenaires montrent leurs personnages véritablement émus).

J’ai trouvé John McArdle, qui incarne le mari Alex Keir, plutôt mauvais dans son jeu. L’épisode nous met mal à l’aise, pas à cause de l’horreur du crime, nous en verrons d’autres similaires et pourtant excellents. Pas vraiment possible de parler du jeu du meurtrier à moins de dévoiler le spoiler. Sans être un ratage, c’est le moins depuis le début de la série, raison pour laquelle je n’ai attribué que deux étoiles. Les acteurs ne se sentent pas impliqués par le drame faute à une mise en scène mollassonne.

Jimmy Yuill dont le personnage évoque la guerre des Malouines se montre le plus talentueux et émouvant. Son Kersey nous surprend beaucoup. A partir de cet épisode, on garde en mémoire que c’est un vieux soldat reconverti dans la police. On aurait aimé que Shepherd soit aussi talentueux dans la scène finale. Peut-être a-t-il choisi de jouer tout en retenue pour ne pas tomber dans la sensiblerie ? Le criminel, qui a agi par vengeance, nous glace d’effroi. En ce sens, l’épisode est terriblement réaliste. On préfère l’univers plus feutré habituel.



Les infos supplémentaires

Wycliffe est né dans les environs de Leeds (Yorkshire).

Lucy a fait beaucoup d’équitation. Elle n’est donc pas dépaysée dans cet épisode.


Disposant d’un budget serré, Wycliffe refuse de payer une balade à cheval à Lucy pour les besoins de l’enquête.

Doug Kersey était dans les parachutistes durant la guerre des Malouines. Il évoque en pleurant un de ses copains mort mutilé par les argentins.

Nous faisons la connaissance de Simon Granger (Dominic Wallis), le petit ami de Lucy. Il est journaliste.

Nous apprenons que le prénom du sergent Dickson est « Andy » (Andrew). Lucy l’appelle ainsi.

Franks, le légiste, appartient au « Royal Cornwall Hospitals Trust ».

Kersey conduit une Ford Escort MKV rouge.

Anachronisme dans cet épisode, il y a huit ans (Nous sommes en 1995), un homme a risqué la peine de mort (1987). Or, la dernière exécution dans ce pays a eu lieu en 1964 et la peine capitale a été abolie en 1969.

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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Lun 26 Oct 2015 - 21:37

02-03- Charades (Id)  ****

Scénario : Jonathan Rich. Réalisation : Martyn Friend.

Résumé

Un couple fortuné, les Miller, arrive dans sa résidence secondaire en Cornouailles et trouve un malheureux cloué à leur porte. Pourtant, dès le début, Wycliffe ne peut s’empêcher de trouver que quelque chose cloche chez le mari, David Miller.



La critique

Pas de whodunit possible dans cette enquête en raison de l’attitude de Wycliffe qui dès le début soupçonne David Miller, le touriste, d’être l’instigateur de tout. Et cela sur sa seule intuition ! Alors que d’autres semblent des coupables bien plus évidents, comme ce vieil homme qui hait les touristes au point d’être presque un indépendantiste !

Lucy se fait draguer par le beau Colin Drake, dont les moyens d’existence sont bien obscurs. Il se révèle vite un personnage peu recommandable.

Cet épisode de « Wycliffe » laisse de côté l’aspect policier pour se concentrer sur la psychologie des personnages, la femme riche et stérile de David Miller que ce dernier aimerait bien voir partir les pieds devants. Il est vrai qu’elle est fortunée et lui non, en cas de divorce il perd tout. Wycliffe, qui a deux enfants, ne l’aime pas car il manifeste trop un désir de paternité et couvre de cadeaux les enfants des autres, comme s’il était le père Noël.

Lucy plaît beaucoup, il en faut pour tous les goûts, du patron de restaurant qui n’est pas étonné qu’elle ne puisse se joindre à une soirée conviviale à Colin Drake qui lui fait les yeux doux. Mais elle est fidèle, dès le début, à son arrivée à l’hôtel, elle appelle son boy-friend Simon. Tandis que Wycliffe, lui, s’entretient avec sa fille, lui demandant de ne pas déranger sa mère.

En raison de la forte intuition de notre héros, il n’y a pas de suspense sur le nom de l’assassin, tout du moins du commanditaire, le mari David Miller. Mais lucy ne haussera pas un sourcil alors qu’elle a – amicalement – longuement conversé avec l’assassin, Drake.

Pour apprécier cet excellent opus, il faut se sortir du canevas du roman policier pour apprécier toute la finesse de l’intuition de Wycliffe. La réalisation est soignée au possible, favorisant les extérieurs, en dehors de quelques scènes de pub. On nous propose deux coupables de remplacement :  Gary Penhale, surpris en train de jeter une pierre sur la villa des Miller (c’est là que l’on s’aperçoit, à la mine déconfite de Charles Wycliffe, qu’il a son idée bien arrêtée sur l’affaire et que cet incident le gêne plus qu’autre chose) et le fanatique Donald Thorne, un vieil homme distingué qui est aussi indépendantiste qu’un irlandais. On est un peu gêné par l’obsession du superintendant contre Miller, même lorsque ce dernier offre des cadeaux aux enfants, il le soupçonne, ne l’aime pas. Wycliffe ne fonctionne pas avec des preuves dans le cas présent mais en fonction de son intime conviction qui parfois ressemble à un délit de faciès pour un homme ordinaire et qui n’a pas l’air de pouvoir faire du mal à une mouche.



Les infos supplémentaires

Nous apprenons dans cet épisode que le prénom de Potter est Ian.


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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Mar 27 Oct 2015 - 21:02

02-04- Perdu de vue (Lost contact)  *

Scénario : Isabelle Grey. Réalisation : Patrick Lau.

Résumé

Un cadavre non identifiable est rejeté par la mer à Mullion Cove. Deux femmes pensent qu’il pourrait s’agir de leur mari.




La critique

Premier ratage de la série, je me suis vraiment ennuyé durant cet épisode. Il ne se passe pas grand-chose, et en dehors de quelques confidences de Wycliffe sur la mort de son père, « Perdu de vue » tourne au ralenti. On se croirait dans le plus mauvais des « Maigret ».

Des deux « veuves » potentielles, l’une ment, et l’on comprend rapidement laquelle. L’enquête s’éternise et tourne en rond. Le script d’Isabelle Grey n’a pas été assez travaillé. On le comprend lors d’une des scènes finales, lorsque Wycliffe dit à Doug Kersey d’annoncer la mort aux enfants de la victime « Quoi que vous disiez Doug, il se le rappelleront toute leur vie ». Une bonne scène dans un océan d'ennui.

Mullion Cove est très beau et bien filmé, mais cela ne suffit pas à faire un film. Avec ce scénario gruyère, les protagonistes sont contraints de palabrer sur des considérations générales sur l’existence, la famille, la vie, ce qui nous donne un épisode très verbeux, sans aucune action.

Au quatrième épisode de la saison 2, nous n’avons toujours pas vu Wycliffe en famille, avec femme et enfants. Cela reste évoqué. Le début de l’épisode est peu ragoûtant pour les âmes sensibles, avec le cadavre dont le visage est mangé par les crabes. L’ambiance est au réalisme et au sordide de deux existences ratées, celles de deux couples et de deux familles.

On ne voit pas Simon, même s’il en est beaucoup question. Que l’on se rassure, « Perdu de vue » est un faux pas, et la série compte plus d’opus à quatre étoiles que d’échecs. Patrick Lau n’a pas de chance, il avait déjà signé un épisode très moyen, « Le cheval de Troie », mais tout de même nettement meilleur que celui-ci.

Profitant de cet opus mineur, Jack Shepherd prend son temps pour peaufiner son interprétation du superintendant. On découvre que sous sa réserve et ses attitudes parfois en retrait, il impulse au personnage un côté assez dur, bien plus que Barnaby. La scène finale, où il dit « Un peu de décence, Madame » à celle qui a voulu faire croire son mari mort pour toucher l’assurance, est à ce titre édifiante. Wycliffe est un faux gentil qui cache en fait une personnalité bouillonnante et explosive.



Les infos supplémentaires

Franks, le médecin légiste, évoque la visite de la mère de Wycliffe chez ce dernier et le fait qu’elle ne s’entende pas avec l’épouse du policier, dont le prénom est Helen. Wycliffe répond qu’à cause de l’enquête il n’aura pas le temps de rentrer chez lui.

Lors d’une discussion sur la famille en général, Lucy dit qu’elle ne dépendra jamais de Simon financièrement. Wycliffe lui est plus « vieux jeu » sur la question du mariage.

Wycliffe évoque à nouveau le suicide de son père quand  il avait neuf ans : il s’est tiré une balle en pleine tête.

Kersey est célibataire et n’a personne dans sa vie.

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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Mer 28 Oct 2015 - 22:14

02-05- Braconnage mortel (Four and twenty black birds)  **

Scénario : Julian Jones. Réalisation : Steve Goldie.

Résumé

Un automobiliste ivre renverse un homme sur une petite route de campagne. Il rencontre un jeune homme et le presse d’avertir la police, mais ce dernier lui fait remarquer qu’un incendie vient d’éclater dans une ferme avoisinante. Derrière cette affaire se cache un homme qui fuit pour avoir découvert une terrible épidémie porcine chez une voisine fermière.





La critique

Cette histoire de contamination animale porcine est certes intéressante, mais le scénario a tendance à vouloir partir dans tous les sens. Wycliffe comprend rapidement que l’homme qui a été renversé est un certain George Totts et qu’il est séquestré quelque part. Totts n’a pas été conduit dans un hôpital, et une course contre la montre s’engage. Hélas, « Wycliffe » est une série réaliste et pessimiste où les miracles n’arrivent pas.

Il est dommage que Julian Jones ait compliqué à ce point son script, car l’idée de départ était très bonne, et d’ailleurs, on ne s’ennuie pas. Au contraire, il y a tellement de rebondissements que nous ne parvenons pas à tout retenir. Trop de personnages aussi : le chauffeur ivre Patrick Rowland un temps soupçonné d’avoir tout inventé, Stephen le fils du vétérinaire , l’employé de Totts Rob Mills, enfin l’éleveur de porcs, Mrs Prentice (et sa petite fille Jenny). Le tout est compliqué par des problèmes de budget qui sont opposés à Wycliffe dont on estime que la présence avec son équipe est trop coûteuse, et que la police locale ferait très bien l’affaire.

Ce n’est pas un grand épisode mais on est loin du ratage. J’ai hésité entre deux et trois étoiles. Les personnages, s’ils sont trop nombreux, sont hauts en couleurs.

« Vous n’y connaissez pas grand-chose au travail de la ferme, n’est-ce pas Monsieur Wycliffe ? »
« En effet »
« J’ai des bovins et des porcs, cela n’a rien à voir avec des moutons ».

Le malheureux Totts est victime d’un concours de circonstances, de paysans acculés à la pauvreté, mais pas foncièrement méchants, voulant taire un cas de grave contamination qui les ruinerait. Le meurtre relève plus de l’accident que du crime prémédité. Nous avons ici un portrait de la Grande-Bretagne miséreuse. En ce sens, ce n’était peut être pas une enquête pour Wycliffe comme l’estime la police locale.

L’épisode date du 16 juillet 1995, soit un an avant que l’affaire de la vache folle éclate. Le scénariste a rédigé un script prémonitoire.

Mrs Prentice et sa petite-fille Jenny sont des personnes dépassées par la situation. Wycliffe semble presque les comprendre. Ce qui est rarement le cas avec les suspects dans la série.

Parallèlement à l’histoire déjà complexe se développe un fil rouge, les tensions entre le vétérinaire et le fils de sa première femme, ce qui alourdit le sujet inutilement. Le spectateur (en dehors des principaux rôles) a parfois du mal à comprendre qui est qui.

En tout cas, face à ce qui l’attend dans l’affaire suivante, Wycliffe n’a affaire ici qu’à des agneaux, même s’il y a mort d’homme et non assistance à personne en danger.




Les infos supplémentaires

Lucy a rompu avec Simon, Wycliffe y fait allusion.




Dernière édition par Patricks le Mer 28 Oct 2015 - 22:43, édité 1 fois
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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Mer 28 Oct 2015 - 22:24

02-06- Les joies de la famille (Happy families) ****

Scénario : Siân Orrells. Réalisation : Steve Goldie.

Cet épisode est sans conteste le meilleur de la série, toutes saisons confondues.

Résumé

Une jeune fille de seize ans, Ruth Penrose, est retrouvée morte dans des conditions atroces, un sac sur la tête, enfermée à clef dans le placard d’un laboratoire de chimie, avec un tuyau de gaz ouvert. Wycliffe se retrouve devant l’affaire la plus épouvantable de sa carrière entre un professeur aux tendances pédophiles, et des adolescentes diaboliques derrière leur apparence d’ange.



La critique

Il est véritablement étonnant qu’après cet épisode, la jeune comédienne Jo Stafford, qui est prodigieuse, n’ait pas fait carrière. Elle donne corps et chair à un personnage qui hantera longtemps la mémoire du téléspectateur après la vision de cet épisode.

Jo incarne deux jumelles, Ruth et surtout Sheena Penrose. Nous voyons très peu la première,  déjà absente lors d’une surprise party, puisqu’elle trouve une mort abominable durant celle-ci. Ce sont les scènes avec son cadavre où Jo interprète Ruth.

Le téléspectateur n’est pas épargné par les détails les plus sordides. Ruth est morte étouffée par un sac de plastique et dans un placard, au milieu de ses excréments. Ecartant la thèse du suicide suite aux examens du médecin légiste Franks, Wycliffe n’a que l’embarras du choix pour les suspects entre un professeur de physique aux tendances pédophiles, un petit ami de la victime beaucoup plus jeune qu’elle et qui disparaît vite se sachant menacé, et des adolescentes, Beth et Cathy, sous le contrôle d’une autre,  infiniment plus effrayantes que les enfants extra-terrestres du film « Le village des damnés » voire même que Norman Bates, le tueur de « Psychose ».

Quoi de plus glaçant que l’horreur surgie du quotidien, de ce qui est à côté de nous et semble en tout point conforme aux règles de la « normalité ». De tous les meurtriers de la série, celui de cet épisode est le plus réaliste, loin du grand guignol et des effets parfois fantasques du cinéma et de la télévision. Nous l’avons sous nos yeux dès le début, et lorsque l’horreur petit à petit se fait jour, nous comprenons ce qu’éprouvent les parents de la victime, mais aussi les policiers qui ne sont pas insensibles.

Dans cet épisode, Wycliffe a besoin de se réconforter en téléphonant sans cesse à son fils qui a fait une fugue chez un ami, Matthew, laissant sa mère dans l’angoisse en découchant. Chacun des policiers a besoin ici de se rattacher à quelque chose, à la vie, tant ce que révèle l’enquête leur donne la nausée. Lucy téléphone à un homme (on ignore si c’est avec Simon réconcilié), Doug Kersey a besoin « d’un bol d’air frais » alors qu’il a vu des horreurs à la guerre des Malouines, mais rien de tel que dans cette enquête. Même Franks, le légiste, dont le métier doit le rendre aguerri, est bouleversé.

Jo Stafford est à la fois le cadavre anorexique de Ruth, que nous voyons, et sa sœur Sheena assez bien portante, trop à son goût, bien en chair. Sheena n’hésitera pas du haut de ses seize ans à se moquer de Kersey et de son poids, de sa gourmandise, en l’interrogeant avec une impertinence inouïe sur sa vie privée, ricanant en disant « vous savez pourquoi vous n’avez pas de petite amie ».

Bien sûr le prof de physique, Mick Brandon, est abject, mais le rôle est assez facile à jouer pour l’acteur Dominic Guard. Il est même un peu caricatural car trop prévisible. On ne croit pas une seconde que le coupable puisse être le trop jeune petit ami de la victime, Danny Whear. D’ailleurs, le comédien, vraiment juvénible, est assez maladroit, sa carrière ne dépassera pas cet unique apparition. L’assassin, nous l’avons sous nos yeux durant tout l’épisode, et dans toutes les scènes, lorsque les parents sont effondrés. Ces derniers, incarnés par Lesley Clare O’Neill et David Schofield, sont parfaits. Mais également prévisibles.

Depuis l’affaire James Bulger en 1993 (deux enfants de dix ans kidnappant et tuant un autre de deux ans), les britanniques ont découvert que les enfants peuvent être des monstres. Celui de cet épisode est un plus âgé, c’est même déjà, à sa façon, une femme (aux yeux du pédophile Brandon qui danse un slow langoureux avec elle).

Bien sûr, Wycliffe affrontera des individus très dangereux : dans « La danse du Scorpion », un tueur professionnel l’enverra aux portes de la mort et durant sa convalescence, que l’on verra, Lucy et Kersey devront faire sans lui. Son Nemesis le plus redoutable, dans le dernier épisode, « Le piège machiavélique », le mettra dans une situation impossible, le discréditant auprès de sa hiérarchie. L’assassin n’est pas en soi dangereux pour Wycliffe, mais l’on peut vraiment dire que c’est le plus effroyable de la série.

La notion de « monstre » est ici subjective : au premier abord, il n’est pas repoussant, et on peut le taxer de banal. Mais petit à petit, à l’effrontement, l’insolence, aux regards qui en disent long, on comprend et la vérité toute crue est là devant nos yeux.

« Vous êtes marié Doug ? »
« Non »
« Une petite amie ? »
« Non, non »
« Maintenant vous savez pourquoi ».

Cette Lolita, profondément perverse, bien qu’un peu enveloppée par rapport au schéma de l’héroïne de Nabokov, s’adresse au policier par son prénom. Pour elle, il n’y a pas de notions d’adultes et d’enfants. Aucun respect.

L’affrontement Sheena/Wycliffe est le sommet de l’opus. C’est un grand moment de télévision. On a même l’impression que le superintendant, qui en a vu d’autres, voit toutes ses certitudes s’ébranler. Meneuse de bande, avec à sa solde deux camarades de son âge Cathy et Beth, maître chanteuse (envers le petit Danny), arrogante envers les adultes et l’autorité, orientant l’enquête vers un faux coupable (Danny), Sheena Penrose est un monstre cent fois plus effrayant qu’un Norman Bates. Vers le dernier quart de l’épisode, Wycliffe n’a plus de doutes. Et pourtant, la vérité qui l’attend sans fards au bout de son enquête est purement incroyable. Notre héros semble presque avoir trouvé son maître. Jack Shepherd joue à merveille, et son personnage semble comme terrassé lorsqu’il dit à Jimmy Yuill : « Je vais informer les parents que je dois l’arrêter ».

Sheena est la synthèse de deux personnages, l’un réel, l’autre de fiction : Charles Manson pour la manipulation (ici avec Cathy et Beth), et Michael Myers enfant de la saga « Halloween » qui est le mal incarné. Le diable désormais a un visage : le moins que l’on puisse dire est que toute l’équipe de Wycliffe n’est pas prête de s’en remettre. Nous non plus. L’absence de remords dans la scène des aveux, la délectation avec laquelle Sheena décrit son crime abominable, rendent Wycliffe totalement hébété.



Les infos supplémentaires

On sait peu de choses sur la formidable Jo Stafford. Son seul autre rôle est dans le film « Golden burn », de Mark Jenkin, en 2002. Plus de nouvelles depuis.

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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Jeu 29 Oct 2015 - 21:26

02-07- L’enfant de l’amour (Wild Oats)  ****

Scénario : Patrick Harkins. Réalisation : Michael Owen Morris.

Résumé

Lors de fouilles archéologiques concernant les celtes, on découvre le squelette d’un corps vieux de seulement trente ans, sans doute assassiné. Deux hommes ont tenté de déterrer le corps et ont volé le crâne. Agnes Currow, propriétaire de l’endroit,  les a chassés à coups de fusil.




La critique

Début en fanfare avec Wycliffe transporté en hélicoptère par un pilote le long des falaises, sur fond de musique déjà entendue au générique, histoire de bien enfoncer le clou et de nous marteler ce thème très entraînant. ITV a mis les petits plats dans les grands pour épater le téléspectateur.

Ensuite, c’est l’enquête policière classique qui commence et aboutit à une vérité certes sombre mais une conclusion plus heureuse que dans l’opus précédent. On va faire une étonnante incursion dans le passé et une enquête sur des évènements survenus en 1970. Tilly Rawle, fille de noblesse devenue folle, a fauté avec un soldat noir américain assassiné (c’est lui le squelette) mais ils ont eu un enfant, confié à une famille d’accueil. Il est à présent lui-même père de famille.

La haine de Wycliffe pour les  aristocrates ressurgit très fort dans cet opus, et il va s’acharner à rétablir un héritier dans ses prérogatives et à mettre des nobles sous les verrous pour de longues années. L’intrigue est palpitante, alternant passé et présent, écornant les grandes familles nobles de Cornouailles qui se croient tout permis. Lucy, même en l’absence de son chéri Simon à peine évoqué, brille dans toutes les scènes. Lorsque l’un des complices, le tavernier Jack Choak, l’appelle « ma toute belle », elle lui réplique froidement « Dites plutôt Inspecteur Lane ! ».

C’est encore une fois une immense réussite, le script sans failles permettant à la façon plus tard de « Cold Case », de faire justice sur un crime datant de plusieurs décennies. Le trio Jack Shepherd- Jimmy Yuill- Helen Masters est au sommet de sa forme. Il naviguera parmi les arcanes de la haute aristocratie qui est présentée ici comme totalement décadente, prête à recourir au meurtre, mais trente et quelques années plus tard également à l’incendie et l’intimidation de témoins.

« L’enfant de l’amour » nous laisse une note d’espoir, là où « Les joies de la famille » nous plongeait dans les abîmes de la désespérance du genre humain. Non seulement, c’est bien joué, mais les moyens mis en œuvre sont inhabituels et colossaux pour une série britannique.

On retrouve, très âgée, et pour l’un de ses derniers tournages, l’une des partenaires de Patrick Mc Goohan du « Prisonnier ». Aucune erreur dans la distribution, même si les comédiens ne sont pas très connus, ce qui n’est pas un handicap, Jo Stafford du précédent épisode ne l’est pas et compose une interprétation inoubliable. On reste dans le quatre étoiles, sans égaler le chef d’œuvre.

Dans cet avant-dernier épisode de la saison 2, nous n’avons toujours pas fait la connaissance de la famille de Wycliffe, de sa maison, de l’endroit où il vit, mais l’on comprend que cette série/feuilleton va bientôt nous présenter tout cela.

Une réussite superbe, dotée d’une photographie magnifique.



Les infos supplémentaires

Lucy Lane s’est réconciliée avec Simon.

Rosalie Crutchley (1920-1997) était la reine dans l’épisode du « Prisonnier » : « Echec et mat ». Elle tient ici le rôle de la fermière Agnes Currow.

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Re: Série "Wycliffe"

Message  Invité le Jeu 29 Oct 2015 - 21:43

La présentation et le guide d'épisodes de la saison 1 de Wycliffe par Patrick Sansano sont en ligne! cheers

http://theavengers.fr/index.php/hors-serie/annees-1990/wycliffe-1993-1998
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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Ven 30 Oct 2015 - 19:24

02-08- Point de rupture (Breaking point)  ****

Scénario : Steve Trafford. Réalisation : Michael Owen Morris.

Résumé

Une surfeuse, Anne Carter, est retrouvée à moitié morte, dans le coma. On lui a volé sa voiture et ses papiers. Wycliffe comprend qu’elle a été victime de trafiquants d’héroïne.




La critique

Superbe épisode où il y a tout : de la romance, de l’action, une poursuite en bateau (sur fond de thème musical de Nigel Hess), des trahisons, un sergent macho et ripoux : Rinnick. Quand la production ne sort pas les hélicoptères, ce sont les navires des garde-côtes. On ne lésine pas sur les moyens pour épater le téléspectateur. Le budget semble vraiment confortable, et permet de ne jamais avoir recours à des décors factices et des scènes de studio.

L’intrigue alterne les moments forts comme l’attente devant la comateuse de son éventuel réveil, et les aléas de l’enquête. Pour terminer cette saison 2, Wycliffe pour une fois ne fait aucune allusion à sa famille en leur téléphonant ou les contactant.

Du côté des suspects, l’ex-petit ami s’accuse, victime de troubles de mémoire, mais notre superintendant le pense innocent, penchant davantage pour la piste des trafiquants de drogue qui ont fait chanter la victime, longtemps membre de leur bande. La solution sera donnée par Anne sortant du coma. Après le terrible opus « Les joies de la famille », la production a sans doute voulu nous donner une image plus optimiste de la série.

Les colères de Wycliffe sont mémorables : il ne se fâche pas souvent, mais Shepherd entre vraiment dans la peau du personnage dans ces scènes-là et devient plus vrai que nature comme policier. Il sait aussi se montrer juste et compréhensif quand Lucy vient lui parler, alors que tout l’accuse d’avoir été la source de la fuite à la presse via son amant Simon.

Interprétation irréprochable, avec toutefois un petit côté eau de rose pour la romance d’Avril et Potter que leurs formes rapprochent.

L’atout de l’épisode, ce sont les décors, même si l’on n’a pas envie de connaître la température de la mer qui ne gêne pas les surfeurs en l’occurrence. Wycliffe garde son calme et mène son enquête de main de maître malgré les différentes embûches qui lui sont mises en travers de la route, notamment l’informateur de Simon, mais aussi les faux témoins qui veulent protéger leur trafic.

On évitera d’en dire plus sur l’intrigue pour ne pas dévoiler de spoiler. Avec des épisodes de cette qualité, la série était certaine d’être renouvelée pour une troisième saison.



Les infos supplémentaires

Violente dispute entre Lucy et Simon qui publie un article confidentiel sur l’affaire qui nuit à l’enquête de Wycliffe. C’est la deuxième et dernière apparition de l’acteur Dominic Wallis dans le rôle après « Le cheval de Troie ». Simon et Lucy rompent définitivement.

Potter flirte avec une infirmière un peu enveloppée comme lui, Avril.

Nous apprenons que le prénom du médecin légiste Franks est Cyril.



Saison 2 envoyée à Steed.
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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Ven 30 Oct 2015 - 21:43

Cette saison 3 commence par un changement de producteur : Michael Bartley remplace Geraint Morris qui assurait ce rôle durant les deux premières saisons.

03-01- Mort à l’arrivée (Dead on arrival)  ****

Scénario : Steve Trafford. Réalisation : Michael Owen Morris.

Résumé

Alors que la famille Wycliffe fait une fête pour le 25e anniversaire de mariage, des douaniers découvrent cinq clandestins morts dans un camion avec des passeports volés.



La critique

Nous faisons connaissance enfin avec la famille Wycliffe : pour leur 25e anniversaire de mariage, les enfants Ruth et David ont ménagé une surprise à Helen et Charles. Pour la première fois, Wycliffe fait preuve de beaucoup d’humour. Un aspect qu’on ne lui connaissait pas, et que Jack Shepherd restitue à merveille.

Les saisons de « Wycliffe » étaient diffusées sur ITV l’été, de juin à septembre. En juin 1996, cette histoire de migrants clandestins était très en avance sur l’actualité. La fête est gâchée pour notre héros puisqu’il doit intervenir sur une affaire de migrants clandestins retrouvés morts.

Dans cet épisode, la proportion fête/enquête n’est pas équilibrée, puisque c’est après une longue introduction à la fête (où tous les amis du policier sont réunis) que Wycliffe est obligé de planter sa petite famille pour s’occuper de l’affaire.

C’est la partie festive qui est la plus réussie. L’enquête en soi n’est pas au dessus de l’ordinaire. Toute la faute est mise sur un chauffeur, Eddie Sowden, mais Wycliffe a des doutes. Il soupçonne plutôt son patron Jack Carlyon.

On note que la gravité de l’affaire s’amplifie : au début, seul Potter doit renoncer à une soirée avec Avril pour aider Dickson, puis Lucy et Kersey quittent la cérémonie. Enfin, le chef n’a pas le choix et doit quitter sa famille bien déçue.

Le trafic des migrants est une filière entre la France et les Cornouailles. Lucy Lane trimballe sa grande silhouette d’éternel glaçon, triste à mourir. Helen Masters n’a pas beaucoup de charisme mais convient parfaitement à ce personnage triste.

L’enquête de Wycliffe est de pure routine, mais c’est tout de même un bel épisode, surtout pour les scènes permettant enfin de voir sa famille. Le trafic de migrants n’est pas vraiment dans le registre de notre superintendant : les candidats au voyage clandestin paient 10 000 livres. Les immigrants sont des indiens.

« Je suis britannique et j’ai des droits » dit Menna Desai. Cette britannique d’origine indienne voulait faire venir son mari, mais s’est heurtée aux services de l’immigration.

Jack Shepherd s’en tire avec les honneurs et réussit le prodige à nous captiver à partir d’un scénario qui n’est pas de haut vol. Peut être les nombreuses histoires d’immigrés clandestins en Angleterre aux actualités nous ont rendu le sujet un peu banal.

On est heureux de voir Wycliffe tentant de rattraper le fait qu’il ait faussé compagnie à sa femme à la fête lorsqu’il veut l’inviter à dîner. Mais vingt cinq ans de mariage n’ont pas habitué Helen aux déconvenues, et elle lui en tient rigueur, refusant l’invitation. On passe sans cesse de la vie privée de Charles Wycliffe à l’enquête. En cela, l’épisode est une grande réussite. Il faut dire aussi que c’est la première incursion (mais pas la dernière) dans la vie de famille du policier.

L’épisode se termine par la réconciliation autour d’un dîner dans un grand restaurant entre Wycliffe et son épouse enfin compréhensive.




Les infos supplémentaires

Lynn Farleigh (1942-) qui est Helen Wycliffe a joué dès 1964 dans une série culte inédite chez nous « Z cars ». On l’a vu ensuite dans « Nouvelles de Somerset Maugham » (première série diffusée par la chaîne 3 ORTF en janvier 1973), « La légende des Strauss », « Bergerac », « Inspecteur Wexford », « Inspecteur Morse », « Sherlock » et au cinéma « Le mystère des fées, une histoire vraie ». Sa dernière apparition date de 2014.

Helen Wycliffe est professeur de littérature.

Charlie Hayes ( ?-) qui débutait dans cette série dans le rôle de Ruth, la fille du superintendant, ne tourna que huit rôles ensuite.

Gregory Chilsom a peu tourné (28 rôles de 1986 à 2009). Après avoir été David, le fils de notre héros, il est devenu assistant-réalisateur de courts métrages.

Grace Mitchell incarne la mère de Wycliffe, Irene. Elle est en réalité professeur de théâtre, passion qu’elle a léguée à sa fille Ruth Mitchell. Comme actrice, elle n’a tourné que 13 rôles de 1990 à 2002.

Potter fréquente toujours l’infirmière Avril.

Wycliffe présente Lucy Lane à sa mère venue spécialement du Yorkshire. On comprend qu’elle connaît déjà Kersey.

Le hobby de Wycliffe est de jouer du piano jazz, clin d’œil au fait que Jack Shepherd est un musicien reconnu (plutôt pour le saxophone).

Il est fait allusion à la crise de la vache folle.

Le personnage de Jack Carlyon (Nick Dunning) est doublé par Dominique Paturel.

Adam Barker, qui incarne Potter dans 22 épisodes, a été emprisonné en 2012 pour pédophilie et possession de photos pornographiques d’enfants. Il a purgé une peine de douze mois de prison.

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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Sam 31 Oct 2015 - 12:53

03-02- Le monstre de Bodwin (Number of the beast)  ***

Scénario : Jonathan Rich. Réalisation : Michael Owen Morris.

Résumé

Un instituteur est assassiné par une bête mystérieuse dans la lande. Puis c’est au tour d’un vicaire, tandis que la population croit à l’intervention d’une malédiction.




La critique

L’aspect fantastique de cet épisode est vite mis de côté, bien que l’on ait affaire à un descendant du chien des Baskerville. Mais trop rapidement, le scénariste révèle le pot aux roses. Aussi, malgré une mise en place de moyens assez imposante côté réalisation, le téléspectateur n’a pas le temps d’avoir peur.

C’est un soldat chassé de l’armée après la guerre du golfe qui est le criminel, avec l’aide de son chien. L’homme a perdu la raison et seul Kersey, qu’il a pris en otage, le comprend. Ce Rambo britannique, Davie Trelan, est plus pathétique qu’autre chose. Un pauvre type qui ne demande qu’à parler. L’épisode évoque la récente guerre de Bosnie où il s’est engagé comme mercenaire. L’armée britannique fait l’objet d’une critique au vitriol (l’homme a servi à Belfast, puis dans le Golfe où il affirme que les autorités l’ont drogué).

Cette absence de mystère laisse donc la place à un opus essentiellement consacré à l’action. Notons qu’au début, et bien que l’on ne le voit pas en famille, Charles Wycliffe est à son domicile, un changement par rapport aux deux premières saisons.

Kenneth Coley (1937-) qui incarne l’homme qui répand l’histoire de la bête, Sam Peploe, est bien connu pour avoir joué dans «  L’empire contre attaque », « Le retour du Jedi », « Firefox, l’arme absolue » et « La vie de Brian », alors que le meurtrier fou, Trelan, a le visage de Robert Perkins (1966-), un comédien de télévision.

On a le sentiment que le scénariste a changé son fusil d’épaule en cours de route, débutant un récit flirtant avec le fantastique pour vite nous présenter un film sur les vétérans rejetés de la guerre. En choisissant l’une des deux options, on aurait atteint la perfection.

Après quelques scènes nocturnes, c’est la lumière qui prédomine avec l’assaut donné par la police au repaire du soldat déchu. Un très bon épisode, mais le mystère et le fantastique s’éclipsent vite pour une intrigue plus classique.



Les infos supplémentaires

Dans cet épisode, Kersey pourrait mettre fin à son célibat. Mais l’aubergiste divorcée qui voudrait faire sa vie avec lui veut qu’il quitte la police et cesse ses allées et venues dans les Cornouailles.

Le vicaire fait une longue citation de Platon sur « la bête à l’intérieur de nous ».

Pour la première fois, Kersey se révolte contre son équipe, tandis que Lucy lui fait un sacré sermon, n’ayant rien à faire de la vie de Trelan.

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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Sam 31 Oct 2015 - 15:49

03-03- Le trésor maudit (Slave of duty) *

Scénario : Jonathan Rich.  Réalisation : David Innes Edwards.

Résumé

On retrouve une voiture en mer, au pied de la falaise. La police recherche son propriétaire. Peu après, un corps tué à coup de fusil est trouvé, Jamie Yelland, ami d’un historien, dans un trou peu profond dans une ferme.



La critique

Deuxième gros ratage de la série après celui de la saison 2 « Perdu de vue », faute à un scénario absolument anémique. Cette histoire de trésor du fond des âges recherché depuis des siècles (1780) et qui se trouverait sur une terre de Cornouailles est ennuyeuse à mourir. Le titre original « Slave of Duty » évoque le fait que Lucy tombe amoureuse d’un suspect et qu’il ne lui pardonnera pas de l’avoir considéré comme un meurtrier potentiel.

Le reste du script est profondément laborieux, et tout le talent des comédiens ne pouvait rien faire pour sauver l’entreprise du naufrage.

On comprend dès le début qu’il ne faut pas attendre des miracles de cette banale enquête policière. Pour une autre série, on serait plus indulgent, mais vu la qualité de « Wycliffe », l’épisode n’est pas du tout à la hauteur de l’attente.

L’enquête commence auprès de la petite amie de Yelland, Sarah Penna. Chez eux, on trouve un détecteur de métaux. Il s’agit de plongeurs qui ont trouvé un trésor mais ne veulent absolument en parler à personne pour ne pas payer de taxes ou en donner une partie au gouvernement. L’histoire est tirée par les cheveux, les plongeurs fréquentant un groupe théâtral et un historien, Treloar, au courant d’un naufrage où un trésor a disparu.

La chasse au trésor est un classique des séries, mais le thème est rebattu. La romance entre Lucy et l’ex-associé du mort, Adam Nankivell, prend une part trop importante dans l’intrigue.
Daniel Hopden, le propriétaire du terrain où l’on a trouvé Yelland est le principal suspect avec le prétendant de Lucy.

Jack Shepherd n’a pas grand-chose à défendre, son personnage étant sacrifié à la romance de Lucy et Adam.

Le vieux docteur Donald Treloar, l’historien local, est mêlé à l’affaire et connaît l’auteur du meurtre : l’assassin le réduit vite au silence juste après une visite de Wycliffe où le policier l’accuse d’avoir expertisé des pièces volées par Yelland. On se perd dans les méandres du parcours historique entre le naufrage de 1780 et nos jours. L’ancêtre de Daniel Hopden est celui qui a jadis volé le trésor et l’a caché sur la propriété.

On part sur la piste d’un personnage, Van Der Harlen, un hollandais, qui aurait l’intention de racheter le trésor. Nous ne le verrons pas, il est en prison dans son pays.

A la charge de Lucy, tout accusait Adam Nankivell, le dernier à avoir vu le docteur Treloar, du moins aux yeux du téléspectateur. Le coupable était tout autre, nous sommes cette-fois dans un whodunit, genre qui ne réussit pas à la série.

On s’ennuie vraiment, et une deuxième vision n’arrange pas les choses, confortant le critique dans l’impression que cette histoire manque vraiment de tonus.




Les infos supplémentaires

Nous sommes en 1996 et les disquettes d’ordinateur, aujourd’hui obsolètes, recèlent une partie du secret, un objet qui ne dira rien aux générations actuelles.

Lucy révèle un autre de ses hobbies : celui de plongeur. N’oublions qu’elle pratique aussi l’équitation (« Le cheval de Troie »).

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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Sam 31 Oct 2015 - 18:12

03-04- Perdu corps et bien (Totall loss)  ****

Scénario : Isabelle Grey. Réalisation : David Innes Edwards.

Résumé

Parce-qu’il a dépassé son quota de morues pêchées et récidivé, Joe Mawman est traqué par la police maritime. Acculé par les amendes, il décide de saboter son bateau pour toucher l’assurance mais provoque la mort de son meilleur ami Don Collins.



La critique

Un épisode de « Wycliffe » presque sans Wycliffe ! Jack Shepherd fait une brève apparition au début, le superintendant devant aller à une réunion au sujet du budget de la police à Londres. Il revient à la 30e minute.

Violent réquisitoire contre la communauté européenne et ses lois sur les quotas de pêche de morue, cet opus est plus dramatique que policier. Lucy et Kersey se coltinent tout le travail. Suite à l’infraction commise par le patron pêcheur Joe Mawnan, qui a dépassé le quota de morues pêchées, et se trouve en état de récidive, il risque une amende de 150 000 livres. Il a donc saboté son bateau pour toucher l’assurance mais provoqué la mort de son fidèle compagnon Collins.

Il n’y a pas vraiment ici d’intrigue policière, mais une peinture de la misère humaine des pêcheurs dans le petit port de New Lin. Pour la série, des petites villes imaginaires ont été crées par les scénaristes en plus des grandes agglomérations comme Truro, Camborne, Penzance. La  vision des choses par Wycliffe, Doug et Lucy est plus la compréhension que le répression. Ceux qui commencent par cet épisode, au demeurant excellent, le trouveront ennuyeux, c’est pourtant bien joué.

Wycliffe lui-même trouve stupide les lois européennes obligeant à rejeter le poisson mort quand les quotas sont dépassés. Jack Shepherd, Jimmy Yuill et Helen Masters sont prodigieux. Isabelle Grey a fait un épisode politique véritable réquisitoire anti-Bruxelles. Mais c’est aussi un drame humain, Mawman ayant provoqué accidentellement la mort de Don Collins.

On ne révèlera pas la fin, qui évite de tomber dans le mélodrame, mais se montre d’une tension extrême. Shepherd joue un Wycliffe tout en pudeur qui sait la valeur des silences quand il n’y a rien à faire. Yuill et Helen Masters expriment davantage leurs sentiments. Mais ils savent qu’ils n’ont pas affaire à des criminels.

C’est un épisode qui ressemble à une tragédie grecque, fort bien menée, et l’absence d’enquête policière ne nuit pas à notre plaisir.



Les infos supplémentaires

Le bateau du fils de Mawman indique qu’il est immatriculé à Penzance.

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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Sam 31 Oct 2015 - 20:21

03-05- Folle de toi (Crazy of you) ****

Scénario : Tom Needham. Réalisation : Martyn Friend.

Résumé

L’épouse de l’éminent psychiatre Sam Malvern, Dawn, est tuée de soixante trois coups de couteau. Tout accuse une patiente qu’il vient de libérer, Annabel Naylor. Mais Wycliffe n’est pas convaincu bien qu’au cours de sa fuite, la démente poignarde Potter.



La critique

C’est le premier échec de la carrière de Wycliffe. Il va, fautes de preuves, devoir laisser partir l’assassin, on peut dire le commanditaire du meurtre, et renvoyer dans son asile Annabel.

L’épisode traîne parfois en longueur, et j’ai failli, s’il n’y avait le twist final, ne mettre que trois étoiles. L’épisode renoue avec l’univers familial de notre héros qui apprend la pêche – et oui ! – de son fils David. Dans le début de l’épisode, ils pêchent de nuit, et sont interrompus par le meurtre. Au final, alors que Wycliffe a perdu la partie et dû laisser partir l’assassin, il fait une nouvelle partie (ou leçon) de pêche, cette-fois au grand jour avec son fils.

Il y a trois parties dans cet épisode. La recherche du coupable, qui correspond aux vingt premières minutes. Le mari éploré aide la police et permet de cerner Annabel. La seconde partie est centrée sur la fuite et l’arrestation de cette dernière, qui au passage manque tuer Potter. Enfin, la révélation finale, au moment où la culpabilité d’Annabel ne fait plus aucun doute, son alibi venant d’être battu en brèche.

Supérieurement intelligent, Charles Wycliffe a tout compris, mais sait qu’il ne pourra établir la vérité. Il est tombé cette-fois sur plus fort que lui.

John Shrapnel est très doué en psychiatre tandis que Zara Turner se surpasse en Annabel. Le scénariste nous a livré une histoire assez glaçante qui (ne manquez pas les dernières images !) nous entraîne sur une fausse piste pendant plus des trois quarts de l’épisode.

Le trio de vedettes fait émerger Jimmy Yuill, qui en Kersey free lance fait une performance peu commune. Il rend crédible ce détective en rébellion contre l’enquête officielle. N’oublions pas Shepherd dans la confrontation finale sur laquelle je ne dirai rien (spoiler).

Il n’y a pas beaucoup d’action dans l’épisode, si l’on excepte l’attaque des épouvantails à coups de couteau et la fuite éperdue de la malade mentale dans l’hôpital. Tout le reste se place comme sur une grande partie d’échecs que Wycliffe perdrait. On se régale des différentes scènes d’interrogatoires, des réflexions entre policiers et chacun des comédiens (à part les interprètes de Potter et Dixon qui sont des personnages purement fonctionnels) tire son épingle du jeu. Les décors pour une fois n’ont que peu d’importance, il y a d’ailleurs beaucoup de scènes d’intérieurs, au commissariat, à l’hôpital psychiatrique. « Folle de toi » cependant sans le twist final tomberait à trois étoiles en nous révélant trop vite la « culpabilité » d’Annabel.

Même si le contexte est différent, « Folle de toi » est doté d’une ambiance aussi lourde que « Perdu corps et bien ».



Les infos supplémentaires

John Shrapnel (1942-) a joué au cinéma dans « Coup de foudre à Notting Hill », « Gladiator » et à la télévision dans la mini-série « Le 10e royaume » ainsi qu’en vedette invitée dans « Barnaby ».

Zara Turner (1968-) a notamment joué dans les séries « Father Ted » et « McCallum ».

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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Dim 1 Nov 2015 - 13:00

03-06- Foi aveugle (Faith)  **

Scénario : Siân Orrells. Réalisation : Martyn Friend.

Résumé

Une confrérie de païens se livre à d’étranges cérémonies nocturnes avec des nouveaux nés et un homme les surprend. Peu après, on trouve un bébé de dix jours étranglé devant une église. Le meilleur ami de Wycliffe, Bill Hewton arrive chez lui avec sa fille comme chaque année pour le festival de jazz, mais sans son épouse.




La critique

Déjà auteur de « Les joies de la famille », Siân Orrells nous propose un nouvel épisode horrible. Malgré beaucoup d’efforts, il n’égale pas l’autre. On croit que les deux fils scénaristiques sont séparés mais ils constituent en fait une seule histoire.

Cet épisode nous confirme que « Wycliffe » n’est pas une série où peut s’introduire le genre fantastique, déjà « Le bouc émissaire » et « Le monstre de Bodwin » étaient des faux espoirs et « Foi aveugle » le confirme. La piste de la communauté païenne est vite écartée, trop vite, alors que le réalisateur avait insisté après le générique sur le climat malsain et quasi surnaturel de la cérémonie nocturne.

L’opus se déroule davantage au domicile du policier que sur le terrain. Le meilleur ami, Bill, vient chaque année, mais cette année, sa femme Joyce n’est pas là. Kate, la fille, une adolescente, n’arrête pas de pleurer. Nous voyons Wycliffe s’enivrer, ce qui le rend plus humain et moins glacial.  Ses rapports avec son fils David ne sont pas des plus faciles. Helen, l’épouse, de montre plus compréhensive.

Plus qu’une enquête, c’est une tragédie familiale qui est évoquée. On comprend rapidement que l’absence de Joyce n’est pas naturelle. « Foi aveugle » ne joue cependant pas tout à fait dans la même catégorie que « Les joies de la famille », on le constate quand Wycliffe éprouve de la compassion pour le coupable en posant ses mains sur les siennes en plein interrogatoire, après l’aveu, ce qui ne fait pas très professionnel.

On passe cependant à côté du chef d’œuvre. La piste du grand méchant docteur Dayton, pourtant incarné par l’impressionnant Richard Durden, est trop vite écartée. Les limites de la crédibilité sont trop repoussées pour que le téléspectateur adhère. Malcolm Storry en fait des tonnes, parfois trop, en « meilleur ami », tantôt ivrogne, tantôt pleurnichard, on a envie de secouer ce grand gaillard qui dépasse d’une tête son ami superintendant.

Submergeant le spectateur de trop d’émotions, « Foi aveugle » rate un peu sa cible. Au lieu d’une enquête, c’est une pièce de la vie privée du héros sur laquelle le voile est levé. J’ai noté quelques incohérences : Ruth, la fille, doit revenir de France le lendemain, on ne la verra jamais. Bill prétend qu’ils ont eu, sa femme et lui, un nouveau né, mais ils sont bien trop âgés pour cela, nature oblige. Kate, la fille, évoque auprès d’Helen Wycliffe « l’oncle Charlie », mais il n’existe pas de lien de parenté entre les deux familles.

Siân Orrells a voulu trop en faire, et la mule est surchargée. Autant « Les joies de la famille » nous glaçait d’effroi, autant ici on est parfois gêné et mal à l’aise. Le final est réaliste, mais incohérent par rapport au contexte. La scène la plus bouleversante est l’émoi du médecin légiste Cyril Franks qui estime ne pas être aguerri à faire l’autopsie d’un enfant de dix jours étranglé. On veut trop nous assener d’émotions le reste du temps, au sein même du clan Wycliffe, et le spectateur est submergé et saturé.



Les infos supplémentaires

Wycliffe habite à Camborne.

L’histoire se passe le 18 mars 1996, la date apparaît sur l’appel à témoins lancé par Wycliffe.

Ruth, la fille de Wycliffe, fait un séjour en France et est absente de l’épisode.

Malcolm Storry (1948-) a joué dans « Le dernier des mohicans » (1992) et « Les amants du Nouveau Monde » (1995).

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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Dim 1 Nov 2015 - 15:08

03-07- Le jugement dernier (Last judgement) *

Scénario : Carolyn Sally Jones. Réalisation : John Glenister.

Résumé

George Pender, un magistrat que Wycliffe connaît, se pend. Le superintendant est le seul à mettre en doute la thèse du suicide.



La critique

Episode soporifique, qui a pour thème une vengeance. Nouveau ratage après « Perdu de vue » et « Le trésor maudit ». Le téléspectateur patiente pendant 51 minutes. La montagne accouche d’une souris, en raison d’un scénario complètement inabouti de Carolyn Sally Jones. Trop moraliste.

On mesure avec cet épisode que si la série avait continué au-delà du conflit intervenu entre comédiens et production à la fin de la cinquième saison, nous aurions eu davantage d’opus ratés.

Dans cette enquête, Wycliffe s’obstine envers et contre tous pour la thèse du meurtre, se mettant à dos Cyril Franks, le médecin légiste, qui affirme que ses services ne sont pas gratuits : il réclame tout un tas de choses à Lucy avec agacement, car il devait se rendre pour une autopsie sur une grosse affaire à Plymouth. Il veut un pyjama, une brosse à dents, et ne cesse de maugréer. Le superintendant n’arrête pas de l’appeler par son prénom, ceux qui auraient zappé l’épisode « Point de rupture » n’ont plus d’excuses, on sait dix fois plutôt qu’une que le docteur Franks se prénomme Cyril.

En dépit de toute raison et de toute logique, Wycliffe s’acharne à prouver qu’un suicide d’un homme dont il reconnaît ne le connaître que superficiellement est un meurtre. L’argument de départ, assez mince, ne pouvait aboutir à un grand opus.

Finalement, la clé de l’énigme se trouvait dans le passé de la vie privée du pendu.

Les comédiens font le minimum syndical, du moins pour la partie « invités ». On dirait que c’est l’épisode de trop, que l’équipe était fatiguée, et a mijoté ce septième épisode dans la hâte. En cela, « Le jugement dernier » n’est en rien représentatif de la série. Il y a trop de scènes d’intérieurs, alors que l’atout principal est justement le contraire, la série bénéficiant d’un budget confortable. Il n’est pas mis à contribution cette-fois.

Pourquoi faire huit épisodes avec un ratage comme celui-ci au lieu de huit « haut de gamme » ? Voilà le vrai mystère à résoudre, et que notre héros serait bien en peine de réaliser.

Au fond, Cyril Franks pose la bonne question au début : « C’est un suicide, il vous reste à savoir pourquoi il a fait çà ». Bien sûr, la piste d’un premier suspect est censée égarer le spectateur, pour mieux ensuite arriver au pot aux roses.

La fin est tirée par les cheveux, certes Wycliffe trouve un coupable, mais ce n’est pas crédible une seconde.



Les infos supplémentaires

Dans le rôle de Patricia Trethowan, on retrouve Pam Ferris (1948-) qui a joué dans « Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban ».

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Re: Série "Wycliffe"

Message  Patricks le Dim 1 Nov 2015 - 16:27

03-08- Au-dessus de tout soupçon (Old habits)  **

Scénario : Scott Cherry. Réalisation : John Glenister.

Résumé

La jeune Ellie Creed est étranglée. Elle pourrait être la nouvelle victime de « l’étrangleur de Penlane » qui ne sévit plus depuis onze ans. L’un des suspects d’autrefois, Hugh Samford, vient de revenir dans la région. Il y a vite une seconde victime.



La critique

Cette saison 3 inégale se conclue avec un thriller. L’épisode est nettement plus violent que d’habitude. Gary Creed, le frère de la victime, blesse une femme officier de police et surtout l’ex-petit ami d’Ellie qu’il laisse à moitié mort.

Il y a eu jadis cinq victimes, et l’on n’a pas retrouvé le coupable. Hugh Samford raconte le calvaire qu’il a subi depuis onze ans, étant jugé par la population comme l’étrangleur.
Cyril Franks pense que les meurtres d’autrefois n’ont rien à voir avec les nouveaux. Lucy pense qu’ils ont affaire à un copycat. C’est un épisode de suspense dans lequel la psychologie, grand atout de la série, intervient moins.

John Glenister multiplie les plans de Shepherd et Yuill sur les rochers, devant les vagues.
Kersey pense avoir trouvé l’âme sœur, Jill Gillepsie, mais elle est mariée à un ancien policier, Paul, qui fait partie des suspects. A cette intrigue se mêle le dossier du père de la première victime Ellie Creed, qui a hérité d’une lourde peine de prison. Ellie en voulait à Jill dont l’équipe comprend qu’elle est au centre de l’affaire.

Les rebondissements sont nombreux, l’action ininterrompue. Deux fils scénaristiques se dessinent : l’affaire Creed et l’étrangleur de Penlane. L’explication de ce que l’on nous a montré juste après le générique (la fuite d’Ellie) nous est enfin livrée.

Raccorder les deux intrigues était un pari difficile, le scénariste l’a fait. Nous ne saurons rien de l’identité de l’étrangleur de jadis, seul le copycat sera épinglé.

Afin de détendre l’atmosphère, un voisin envahissant a été imaginé pour la famille Wycliffe.

Ce dernier épisode de la saison est loin d’atteindre le niveau habituel de qualité des deux premières. La solution de l’affaire du copycat paraît quelque peu bâclée.



Les infos supplémentaires

Il est fait allusion à une affaire d’étrangleurs datant de onze ans, avant l’arrivée de Wycliffe, mais à laquelle le médecin légiste Cyril Franks a été confronté.

Michael Cronin (1942-) qui incarne Samford a joué dans « Wolfman » (2010).



Saison 3 envoyée à Steed.
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Re: Série "Wycliffe"

Message  Invité le Dim 1 Nov 2015 - 18:12

Les saisons 2 et 3 de Wycliffe par Patrick Sansano sont en ligne :
http://theavengers.fr/index.php/hors-serie/annees-1990/wycliffe-1993-1998
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Re: Série "Wycliffe"

Message  Invité le Dim 1 Nov 2015 - 18:14

Shocked  Patricks, faut manger, s'aérer, profiter de l'automne. J'ai l’impression qu'il va nous péter une durite, là.
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Re: Série "Wycliffe"

Message  Invité le Dim 1 Nov 2015 - 18:25

En effet, Patricks est une véritable Formule 1 en ce moment! cheers
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