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Série "Night Gallery"

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Jeu 23 Mar 2017 - 23:08

9-A. House - with Ghost (**)
Date de diffusion : 17 novembre 1971
Scénario : Gene Kearney d'après une nouvelle d'August Derleth
Mise en scène : Gene Kearney
Durée : 17’54’’

Résumé :

Un couple d’Américains séjournant en Angleterre s’adresse à une curieuse agence immobilière londonienne, proposant des locations de maison hantée, l’épouse étant en effet passionnée de spiritisme, tandis que le mari cherche une demeure isolée nantie d’un grand escalier, afin d’occire sa moitié et de pouvoir profiter de sa fortune avec sa maîtresse. Mais, à sa grande surprise, le fantôme s’avère bien réel et rien ne va se dérouler comme prévu.

Critique :

Les prémisses de l’épisode se montrent prometteuses, grâce au cachet anglais les caractérisant. Cette saveur s’installe grâce à des décors et à des inserts bien choisis, à défaut de résulter originaux (le Parlement, les Cotswolds). Toute la scène de l’Agence Chischester, Piccadilly, se verra sans doute très appréciée par les amateurs des Avengers, pour constituer un endroit à la fois décalé et très anglais, à la façon de la saison 4, tandis que son pittoresque propriétaire constitue un Excentrique de la plus belle eau, avec sa marotte des fantômes de diverses espèces.

La réussite de ce volet de l’opus sera prolongée grâce aux apparitions d’acteurs bien choisi aux côtés d’un efficace Bob Crane, tels Bernard Fox, grands spécialistes de rôles d’Anglais ou Alan Napier, le so British Alfred de Batman’66. Malheureusement, contrairement au style originel de Derleth, l’épisode décide de développer sa situation initiale sur un ton très porté sur la pure comédie. Or les gags vont s’y révéler très laborieux, relevant parfois de la simple farce, tout au long d’un déroulement bien trop prévisible, y compris lors de la chute.  


Anecdotes :

Deux acteurs devenus célèbres grâce à la série Papa Schultz (1965-1971) participent à l’épisode, Bob Crane (le mari) et Bernard Fox (le fantôme).


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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Jeu 23 Mar 2017 - 23:39

9-B. A Midnight Visit to the Neighborhood Blood Bank (*)
Date de diffusion : 17 novembre 1971
Scénario : Jack Laird
Mise en scène : William Hale
Durée : 1’35’’

Résumé :

Un Vampire s’introduit dans la chambre d’une jeune femme endormie, afin d’étancher sa soif de sang. Mais une déconvenue l’attend.

Critique :

L’épisode représente une énième vignette pseudo humoristique de Jack Laird, visant une nouvelle fois à représenter de manière décalée les figures classiques de l’horreur gothique. L’indigence de l’humour fait derechef tomber le récit à plat, avec cette fois une circonstance aggravante le quasi doublon opéré de manière assez paresseuse avec le précédent exemple en la matière. A Matter of Semantics. Victor Buono succède ainsi à Cesar Romero comme grand acteur au talent gâché au bénéfice d’une pesante caricature de Vampire. Le plus amusant demeure le soin avec lequel Rod Serling veille encore et toujours à n’effectuer aucune présentation pour ce type de sketch.

Anecdotes :

Victor Buono (Le Vampire) a souvent joué des méchants hors normes et flamboyants, à la télévision comme au cinéma. Il est le comte Manzeppi dans deux épisodes (sur trois participations) des Mystères de l'Ouest, le délirant King Tut dans neuf épisodes de Batman 1966, le Mr Moon des Incorruptibles et le Pr. Schubert dans cinq épisodes de L'homme de l'Atlantide, entre autres nombreux rôles. Acteur, écrivain, poète, chef cuisinier, il succomba à une crise cardiaque à l'âge de 43 ans, le 1er janvier 1982. Il fut l'un des très rares acteurs de son temps à ne jamais faire mystère de son homosexualité.

Journey Laird, fille du producteur de la série, joue ici la victime visée par le Vampire. Il s’agit de son unique rôle répertorié.

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Ven 24 Mar 2017 - 19:26

9-C. Dr. Stringfellow's Rejuvenator (***)
Date de diffusion : 17 novembre 1971
Scénario : Rod Serling
Mise en scène : Jerrold Freedman
Durée : 21’16’’

Résumé :

Particulièrement cynique et hâbleur, Doc Stringfellow est l’un de ces nombreux charlatans parcourant le Far West pour vendre des élixirs de pacotille à une clientèle crédule. Arrivé dans une petite ville, il va tenter de profiter de l’agonie d’une petite fille atteinte d’une péritonite, afin de se faire de la publicité. L’avènement va scandaliser son serviteur et complice, mais aussi le médecin local, qui de son côté à sombré antialcoolisme. L’avidité de Stringfellow va toutefois connaître un stupéfiant châtiment.

Critique :

L’épisode suscite un retour au Weird West, ce Far West mâtiné de fantastique auquel La Quatrième Dimension aura consacré plusieurs opus. D’ailleurs la figure traditionnelle du charlatan vendeur de mirifiques élixirs s’y voyait évoquée dans des épisodes aussi différents que Mr. Denton on Doomsday ou Mr. Garrity and the Graves. Ce plaisant effet Madeleine se voit encore renforcé par la présence de Murray Hamilton dans le rôle du médecin alcoolique, lui qui incarna Mister Death dans le remarquable One for the Angels, opus dont le récit renvoie un curieux effet miroir à celui-ci. Mais l’opus sait développer un intérêt propre grâce à l’implacable portrait de Stringfellow, savamment dressé par Rod Serling.

Impeccablement interprété par un Forrest Tucker très en verve et maîtrisant à merveille les codes du Western, Stringfellow s’émancipe du simple cliché du charlatan pour acquérir une dimension toute shakespearienne à travers son affirmation de la grandeur inhérente à la vente d’un rêve enchantant un quotidien morne ou tragique. Cette métaphore permet à Serling de fustiger les travers d’une industrie hollywoodien dont il critique la vénalité, l’orgueil démesuré et la perte de repères moraux l’entraînant à confondre enchantement et billevesées mercantiles.

Des propos n’ayant rien perdu de leur acuité de nos jours, d’autant plus scandaleux lorsqu’ils s’adressent à l’enfance. La talentueuse mise ns cène sait également apporter une vraie force au moment fatidique voyant le fantastique faire brusquement irruption afin de châtier Stringfellow. On regrettera toutefois la grandiloquence de certaines scènes trop démonstratives (comme le bûcher des vanités final), un travers de Serling là-aussi occasionnellement perceptible dans la Zone crépusculaire.

Anecdotes :

Forrest Tucker (Dr. Ernest Stringfellow) se fit connaître dans les spectacles de Vaudeville. Outre ses rôles humoristiques, il tourna dans de nombreux Westerns. Sa carrière souffrit d’un alcoolisme s’aggravant durant les années 70. En 1986, il mourut d’un cancer, après s’être effondré en chemin vers la cérémonie d’inauguration de son étoile sur le fameux Walk of Fame.

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Ven 24 Mar 2017 - 19:48

9-D. Hell's Bells (***)
Date de diffusion : 17 novembre 1971
Scénario : Theodore J. Flicker d'après une nouvelle d'Harry Turner
Mise en scène : Theodore J. Flicker
Durée :

Résumé :

Un Hippie meurt dans un accident de voiture. Après avoir été jugé par trois démons, il se retrouve précipité en Enfer. Mais le domaine de Satan va se révéler très différent de ce qu’il anticipait.


Critique :

Ce bref épisode développe une joyeuse pochade se moquant des aspects les plus caricaturaux du mouvement hippie, alors en pleine actualité mais se ringardisant progressivement. En effet il a l’astuce de reprendre l’idée originelle du huis clos de Sartre (L’Enfer c’est les autres), en plongeant le héros dans un enfer constitué de poncifs de la société américaine traditionnelle, tous dépeints comme particulièrement ennuyeux. L’écriture se montre irrésistiblement féroce, mais pas réactionnaire pour autant, puisque que renvoyant dos à dos ces deux visions de la société quand celles-ci se caricaturent elles-mêmes. La caricature du Hippie permet à John Astin de déployer toute sa fantaisie de grand acteur comique, on se régale. Malheureusement Theodore J. Flicker se montre moins inspira derrière la caméra qu’à l’écriture, sa mise en scène peu imaginative et très figée entrave réellement le succès d’un épisode toutefois bien plus relevé que les sketchs pseudo gothiques de Jack Leard.


Anecdotes :

John Astin (Randy) reste célèbre pour son interprétation de Gomez Addams dans La Famille Addams (1964-1966) et du Professeur Wikwire dans Les Aventures de Brisco County Jr (1993-1994). Tout au long de sa carrière il se spécialisa dans les rôles d'excentriques, souvent humoristiques, parfois menaçants. Il joua dans La Quatrième Dimension Les Mystères de l'Ouest, Bonanza, Le Virginien, Police Woman, L'Île Fantastique, Love Boat, Arabesques, Killer Tomatoes... Menant également une carrière de metteur en scène, il fit ses premières armes avec Night Gallery, en réalisant trois segments d’épisode.  

Theodore J. Flicker, auteur et réalisateur de l’épisode, joue également le Diable.

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Sam 25 Mar 2017 - 6:38

10-A. Dark Boy (**)
Date de diffusion : 24 novembre 1971
Scénario : Halsted Welles, d'après une nouvelle d'August Derleth
Mise en scène : John Astin
Durée : 31’02’’

Résumé :

Judith arrive dans une petite localité du Far West, où elle est a été appelée pour devenir la nouvelle institutrice. Dans sa classe elle remarque un étrange petit garçon isolé des autres, arborant une cicatrice. Elle va progressivement comprendre qu’il s’agit en fait d’un fantôme qu’elle est la seule à voir.

Critique :

L’épisode doit beaucoup à la mise en scène de John Astin, une nouvelle fois très inspirée. Celui-ci sait mettre en valeur les paysages naturels, le récit se montrant riche en scènes en extérieur, tout en sachant rendre parfois étonnamment insolites les manifestations du fantôme (notamment lorsqu’il apparaît à la fenêtre de l’école). Toutefois, même ajouté  au talent sensible d’Elizabeth Hartman, cette réalisation ne compense pas la faiblesse de l’intrigue. Ainsi, la mise en place progressive du fantôme prend beaucoup trop de temps, d’autant qu’elle se montre répétitive à souhait au travers de différentes journées très semblables vécues par l’héroïne, et qu’elle occupe la quasi totalité de l’épisode, l’affaire se résolvant en suite en deux minutes (littéralement). Cette pesanteur s’accompagne aussi d’un ton émollient soulignant que l’épisode s’éternise trop pour son bien (avec plus d’une demi-heure il reste l’un des plus longs de l’anthologie). Cela passe par une sous intrigue romantique se plaquant sur l’ensemble, ou une esthétique de roman photo, avec ces agriculteurs travaillant la terre mais jamais poussiéreux ou en sueur, ou de ses maisons à la joliesse totalement décalées du réel.

Anecdotes :

Elizabeth Hartman (Judith) devient en 1965, à l’âge de 22 ans, l’une des plus jeunes actrices à remporter le Golden Globe. Ce rôle de jeune aveugle dans un coin de ciel bleu lui vaut aussi d’être proposée aux Oscars. Par la suite sa carrière se partage entre cinéma et théâtre. Elle se suicide en 1987, après avoir souffert de dépression chronique durant de nombreuses années.

L’épisode est basé sur la nouvelle The Dark Boy, d’August Derleth. Le texte fut initialement publié dans The Magazine of Fantasy and Science-Fiction, en février 1957. Souvent surnommé F&SF par les amateurs du genre, ce magazine, régulièrement publié depuis 1949, est réputé pour la grande qualité littéraire  de ses textes.

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Sam 25 Mar 2017 - 9:13

10-B. Keep in Touch - We'll Think of Something (***)
Date de diffusion : 24 novembre 1971
Scénario : Gene Kearney
Mise en scène : Gene Kearney
Durée : 18’41’’

Résumé :

Obsédé par une femme peuplant ses rêves depuis des années, un homme fait appel à la police pour la retrouver, sous le prétexte d’une agression inventée. Claire se révèle être une femme séduisante et très riche, mais aussi malheureuse en mariage. Une étrange romance va naître entre eux.  

Critique :

L’intrigue suit une curieuse trajectoire, partant d’une  situation totalement énigmatique et plaisamment révélée par touches successives, mais en fait pour converger vers un trigonale amoureux à la résolution des plus classiques. L’on ne sort de l’ambigüité qu’à son détriment, pourrait être la morale de cette écriture  ne s’extirpant pas d’un certain mélodrame sur le tard. L’épisode vaut néanmoins le coup d’œil pour une première partie très amusante au sein du commissariat, bref mais divertissant pastiche des séries policières en vogue au cours de la décennie. Mais il capitalise surtout sur le charme étrange de Joanna Pettet, dont le côté à la fois énigmatique et évanescent lui apporte ses meilleurs moments. La solide présence d’Alex Cord amusera les amateurs nostalgiques de Supercopter, tant son personnage romantique se situe à l’opposé d’Archangel.

Anecdotes :

Joanna Pettet (Claire) se fit connaître dans le cinéma de son Angleterre natale au cours des années 60, ainsi qu’à Broadway. Elle est ainsi la Mata Bond de Casino Royale (1967). A partir des années 70 elle apparaît davantage dans les séries télévisées américaines (Banacek, Mannix, L’Île fantastique, La croisière s’amuse, Arabesque...). Elle va également participer quatre fois à Night Gallery. Elle se retire au début des années 90, après la mort de son unique enfant suite à une overdose.

Alex Cord (Sutton) est notamment connu pour le rôle d’Archangel dans la série Supercopter (1984-1986).

On voit un plan de New York sur l’un des murs du commissariat, alors que l’action prend place à San Francisco.



Fin de la première moitié de la saison.
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