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Série "Night Gallery"

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Jeu 1 Juin 2017 - 11:39

18-A. The Waiting Room (**)
Date de diffusion : 26 janvier 1972
Scénario : Rod Serling
Mise en scène : Jeannot Szwarc
Durée : 27’08’’

Résumé :

Au Far West le bandit et assassin Sam Dichter pénètre de nuit dans une petite ville et se rend au saloon. Il se rend compte qu’il reconnaît les personnes présentes, sans toutefois les connaître. D’autres étranges évènements surviennent, qui vont l’amener à découvrir une terrifiante réalité.

Critique :

L’épisode soufre d’apparaître comme un évident remake d’épisodes de La Quatrième Dimension, où  des damnés étaient condamnés à revivre sans cesse les conditions de leur mort, dans une vision très psychologiste de l’Enfer. Cette énième version d’apporte rien de réellement nouveau et résulte prévisible dès la mise en place de la situation. C’est d’autant plus vrai que Rod Serling retombe ici dans péché mignon consistant à trop développer des dialogues prêcheurs et parfois lénifiants. L’épisode est de ce point de vue beaucoup trop long pour son bien, malgré les prestations convaincantes de comédiens rompus au Western, dont le solide Steve Forrest. Heureusement l’excellent réalisateur Jeannot Szwarc, aidé par une habile photographie, maintient un intérêt en reconstituant à la perfection l’atmosphère des grands Westerns classiques, un genre dont l’étoile comme à pâlir en ce début des Seventies.  

Anecdotes :

Steve Forrest (Sam Dichter) est le frère de l’acteur Dana Andrews. Il lui doit pour partie le lancement de sa carrière. Celle-ci le verra occuper de nombreux seconds rôles au cinéma (Le jour le plus long, 1962...) mais également à la télévision : Gunsmoke, Opération Danger, Les rues de San Francisco, Cannon, Dallas Arabesque, Columbo… Il demeure surtout connu pour le rôle principal de la série anglaise Le Baron (1966-1967) avec Sue Lloyd comme partenaire.

Jim Davis (Abe Bennett) est connu pour le rêle de Jock, patriarche des Ewing dans Dallas, de 1978 à 1981.

La longue durée de l’épisode excéda ce qui était programmé, mais le statut spécial de Rod Serling conduisit Jack Laird à plutôt supprimer l’une des scèns de l’histoire suivante (Last Rites for a Dead Druid), afin de rattraper la situation.

Par souci d’économie, Jack Laird souaitait avoir recours à un décor préexistant de Western, mais Szwarc et le décorateur Josep Alves obtinrent de pouvoir créer un design original, convenant mieux aux vues du metteur en scène.


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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Jeu 1 Juin 2017 - 15:59

18-B. Last Rites for a Dead Druid (***)
Date de diffusion : 26 janvier 1972
Scénario : Alvin Sapinsley
Mise en scène : Jeannot Szwarc
Durée : 22’26’’

Résumé :

Chez un antiquaire, Carol Lyndey découvre une antique statue ressemblant trait pour trait à son mari Bruce. Elle l’acète et Bruce, d’abord indifférent, devient de plus en plus fasciné par la statue. Celle-ci lui apparaît dans des cauchemars, où elle semble se précipiter vers lui dès qu’il détourne le regard. Il apprend que l’objet représente en fait un sorcier du temps jadis, peut-être l’un de ses ancêtres.

Critique :

Ce genre d’histoire d’objet ou endroit maudit exerçant une subjugation toujours plus marquée du protagoniste n’apparait certes pas original. Mais la version ici proposée se caractérise par une narration efficace ; Ainsi le récit ne cherche pas à élucider trop en avant le parcours de la statue et la réalité du rapport entre Bruce et le sorcier, ce qui serait fastidieux et contreproductif, le mystère demeurant toujours le meilleur allié de l’effroi.  L’auteur joue également du contraste établi entre un jeune couple sympathique et aux dialogues pleins d’humour (un ton volontairement très sitcom) et l’épouvante dégagée par l’artéfact, afin d’accroître l’impact des manifestations horrifiques de celui-ci.

La mise en scène étonnamment élaborée de Jeannot Szwarc, jouant autant des formes que des couleurs, autorise d’ailleurs des moments réellement effrayants. Les amateurs de Doctor Who s’amuseront également des convergences parfois étonnantes existant entre la statue et les Anges pleureurs, l’une des plus grandes réussites de Steven Moffat. On regrettera toutefois que Bill Bixby très à l’aise, tout comme Carol Lynley, sur le registre de la comédie le soit clairement moins quand il s’agit d’incarner l’entité maléfique. Par ailleurs, la fin demeure confuse quant à ce qu’il advient en définitive à Jenny.

Anecdotes :

Bill Bixby (Bruce Tarraday) est très connu pour le rôle du Dr. Banner dans la série L’Incroyable Hulk (1977-1982). Il mène également une belle carrière de réalisateur.

Carol Lynley (Jenny Tarraday) fut une actrice populaire dans les années 60, notamment dans le domaine du Polar, où elle tient des rôles de blonde platine (Harlow, 1965); Elle fut par la suite la vedette de nombreuses séries B d’horreur et apparût également à la télévision (Alfred Hitchcock présente, les Envahisseurs, Kojak, …)

L’épisode est très librement basé sur la nouvelle Out of the Eons, d’Hazel Heald. Toutefois les différences sont tellement marquées avec l’original, que le scénario fut finalement considéré comme une création.

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Ven 2 Juin 2017 - 14:04

19-A. Deliveries in the Rear (***)
Date de diffusion : 09 février 1972
Scénario : Rod Serling
Mise en scène : Jeff Corey
Durée : 28’19’’

Résumé :

A l’époque victorienne le prestigieux chirurgien Dr. John Fletcher utilise des cadavres volés pour mener à bien ses cours de dissection. Il ferme les yeux quand ces rabatteurs lui amènent des gens manifestement assassinés, car il s’agit de gens issus de la plèbe, qu’il méprise. Mais la situation va bientôt lui échapper.

Critique :

L’épisode résulte comme très à part au sein de l’anthologie. En effet il est l’un des rares opus de l’anthologie à ne comporter aucun élément fantastique, de quelque nature que cela soit. Par ailleurs il ne s’appuie que marginalement sur la chute de son récit, très prévisible et basée sur une énorme coïncidence, qui plus est  manquant de logique (pourquoi les tueurs se seraient-ils risqués à s’aventurer dans la haute société ?). Au contraire, le scénario  joue habilement la carte du portrait psychologique, avec un tableau réellement de ce médecin que l’orgueil de sa propre virtuosité conduit à traduire tous ses serments.

Ce personnage maudit s’inscrit dans une atmosphère adéquate glaciale et sinistre, d’ailleurs accompagnée d’une reconstitution historique de qualité. Cornel Wilde campe efficacement ce personnage à la fois abject et impressionnant d’autorité, mais ne peut que se réfugier dans la théâtralité pour assumer une conclusion rocambolesque. L’épisode aurait pu utilement aller jusqu’au bout de sa logique en enfaisant l’économie, mais cela aurait sans doute résulté trop en rupture avec la charte de l’anthologie

Anecdotes :

Cornel Wilde (Dr. John Fletcher), acteur d’origine hongroise, se fit connaître grâce à ses talents pour l’escrime (il fut sélectionné pour les Jeux Olympiques de 1936). IL fut choisi par Laurence Olivier pour superviser les duels des représentations de Roméo et Juliette données à Broadway avant guerre. A partir de 1940, il mène une belle carrière d’acteur, tenant de nombreux rôles de séducteurs, souvent dans des films en costumes.

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Ven 2 Juin 2017 - 17:29

19-B. Stop Killing Me (***)
Date de diffusion : 09 février 1972
Scénario : Jack Laird, d'après une nouvelle d'Hal Dresner
Mise en scène : Jeannot Szwarc
Durée : 14’01’’

Résumé :

Frances Turchin vient se plaindre au près de la police, car son mari ne cesse de lui dire qu’il va la tuer et de simuler l’évènement. Il espère que la nervosité de sa femme lui occasionnera un évènement fatal. Le policier en service va être considérablement impressionné par cette histoire.

Critique :

Les amateurs de Chapeau Melon et Bottes de Cuir se plairont à observer d’amusantes convergences entre ce récit et l’épisode particulièrement efficace qu’est Meurtres à épisodes. Les autres pourront s’amuser d’un véritable sketch, aux dialogues particulièrement réjouissants et variés. On débute ainsi sur un humour avant de passer à une charge caustique sur le mariage, de plus en plus teintée d’un misogynie assez mordante. Le ton totalement cynique de l’ensemble se montre souvent pétillant et nous vaut une chute réellement astucieuse, L’épisode capitalise également sur l’abatage et le métier de deux comédiens vétérans ; ceux-ci s’amusent visiblement beaucoup et n’hésitent pas à surjouer l’affaire à l’instar d’un sketch du Saturday Night Live, ce qui convient idéalement ici

Anecdotes :

Geraldine Page (Frances Turchin) fut une grande star de Broadway, connaissant également le succès au cinéma. Elle reçoit ainsi l’Oscar en 1986, pour Mémoires du Texas. Elle tint toujours des rôles particulièrement variés. Durant le années 80 elle devient une professeure d’art dramatique très influente sur les comédiens de l’époque.

L’épisode est basé sur la nouvelle Stop Killing Me d’Hal Dresner, initialement publiée dans Alfred Hitchcock's Mystery Magazine en Novembre 1963.

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Ven 2 Juin 2017 - 19:26

19-C. Dead Weight (***)
Date de diffusion : 09 février 1972
Scénario : Jack Laird, d'après une nouvelle de Jeffry Scott
Mise en scène : Timothy Galfas
Durée : 7’16’’

Résumé :

Poursuivi de près par la police, le gangster Landau fait appel à un exportateur crapuleux,  afin d’être envoyé discrètement en Argentine, contre 15 000 dollars. Son partenaire semble sûr de lui, affirmant avoir toujours respecté ce type de contrat. Et il a effectivement mis au point une martingale très originale.

Critique :

E tr-ès bref sketch brille par son humour noir, versant in fine dans le pur macabre lors d’une conclusion réellement énorme. . En soit l’idée de base manque de réelle originalité, sous des formes variées elle a en effet utilisée dans plusieurs séries d’aventures des Sixties, dont Le Saint et Chapeau Melon et Bottes de Cuir dans Remontons le Temps. Si la mise en scène  n’a guère l’occasion de briller lors de ce huis clos concis et très statique, les dialogues et le jeu pittoresque des comédiens induisent d’emblée un ton goguenard fort délectable. On de vine d’emblée que le gangster assassin se met dans un fort mauvais pas, mais la menace sait rester totalement dissimulée jusqu’à la chute, un fort bel exercice de style.

Anecdotes :

Bobby Darin (Landau) accomplit quelques apparitions prometteuses à l’écran, mais il fut avant tout un musicien et chanteur de Rock et de Jazz très populaire aux USA durant les années 50 et 60. Tout en se produisant régulièrement à Las Vegas, il composa également de nombreuses bandes sons pour le cinéma. Malade du cœur depuis sa jeunesse, il décède en 1973, à l’âge de 37 ans.

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Sam 3 Juin 2017 - 15:39

20-A. I'll Never Leave You - Ever (****)
Date de diffusion : 16 février 1972
Scénario : Jack Laird, d'après une nouvelle de Rene Morris
Mise en scène : Daniel Haller
Durée : 26’32’’

Résumé :

En Angleterre, au XIXe siècle, la fermière Moira a pris en horreur son époux, qui agonise longuement d’une maladie l’ayant privé d tout charme. Elle fait appel à une sourcière afin d’abréger la vie de son époux, d’autant qu’elle a pris un amant. Mais rien ne va se passer comme prévu.

Critique :

Jack Leard opte ici pour un surprenant virage à 180°. En effet il délaisse l’humour se voulant décalé qu’il projette le plus souvent sur l’épouvante gothique, pour en venir à l’expression la plus primale du genre. Si l’histoire ne comporte guère de surprise ensoi, elle rejoint ainsi idéalement les thématiques des anciens films de la Hammer à son meilleur niveau, avec plusieurs figures archétypales, comme la femme fatale, la sorcière décatie où le mâle cynique et dominateur. Le grand mérite de I'll Never Leave You - Ever repose sur la parfaite cohérence de son propos. A travers le décor emblématique et sinistres à souhait, les dialogues et postures paroxystiques, le jeu ultra théâtralisé des acteurs, les maquillages effrayants ou la musique suggestive, l’épisode sait saisir toute l’essence d’un style. Grâce au gran savoir-faire de Daniel Haller, sa réussite est telle que sa conclusion pourtant des plus prévisibles, se montre réellement effrayante. Lois Nettleton  exprime avec talent les diverses facettes de Moira, à la fois instigatrice d’un meurtre mais aussi victime du désir sexuel des hommes.

Anecdotes :

Lois Nettleton (Moira) mena une active carrière au théâtre comme à la télévision, ce qui lui valut de remporter deux Emmy Awards. Elle participe à La Quatrième Dimension, Alfred Hitchcock présente, Le Fugitif, Bonanza, Cannon, Hawaii Police d'État, Kung-fu, Les rues de San-Francisco, Le Caméléon...

Le metteur en scène Daniel Haller effectue ici  son unique participation à l’anthologie. Il est un grand spécialiste de l’horreur gothique, ayant notamment créé les décors des fameuses adaptations de Poe au cinéma par Roger Corman : House of Usher (1960), The Pit and the Pendulum (1961), etc. Il dirige également plusieurs adaptations de Lovecraft à l’écran, dont The Dunwich Horror (1970).

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Sam 3 Juin 2017 - 21:14

20-B. There Aren't Anymore MacBanes (**)
Date de diffusion : 16 février 1972
Scénario : Alvin Sapinsley, d'après une nouvelle de Stephen Hall
Mise en scène : John Newland
Durée : 23’07’’

Résumé :

Le jeune Andrew MacBane se passionne pour la sorcellerie, ce qui le fait négliger ses études. Quand son oncle menace de le déshériter, il invoque un démon pour l’assassiner. Mais l’entité s’attaque ensuite aux amis d’Andrew, sans que celui-ci puisse l’en empêcher.

Critique :

La mise en bouche de l’épisode se montre prometteuse, avec une mise en place très rapide de la situation et l’instauration d’un vrai suspense autour du rapport d’Andrew à la magie noire : mythomanie ou véritable talent ? La mise en scène se montre efficace et la narration se voit soutenue par l’interprétation très intense de Joel Grey, idéale pour positionner le protagoniste à mi-chemin entre folie et don visionnaire. Malgré ses atours et sa coiffure si 70’s, les amateurs de Buffy contre les vampires s’amuseront en retrouvant le futur interprète de Doc, démon autrement blasé vis-à-vis de la sorcellerie. Malheureusement la seconde partie de l’intrigue en revient à des schémas narratifs beaucoup plus balisés, conduisant d ‘ailleurs à une conclusion ultra classique. Du plus le récit délaye durant toute une longue scène où Andrew rabâche tout ce que l’on a déjà appris ou compris, sans aucune plus-value autre qu’un drama familial superflu. Inquiétant quand il demeurait dissimulé, le démon devient grotesque quand il apparaît, l’anthologie trahissant ici son âge.

Anecdotes :

Joel Grey (Andrew) est un important acteur de cinéma, notamment réputé pour son rôle de maître de cérémonie dans Cabaret (1972), qui lui valut de remporter l'Oscar. Joel Grey interprète également le Diable, rencontrant J. R. à la fin de Dallas et incarna Doc dans Buffy contre les vampires. Il est le père de Jennifer Grey (Dirty Dancing).

L’épisode est basé su la nouvelle By One, By Two and By Three, de Stephen Hall.

Un jeune Mark Hamill accomplit une très brève apparition en cours de récit. Il deviendra Luke Skywalker en 1977.

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Dim 4 Juin 2017 - 13:55

21-A. The Sins of the Fathers (****)
Date de diffusion : 23 février 1972
Scénario : Halsted Welles, d'après une nouvelle de Christianna Brand
Mise en scène : Jeannot Szwarc
Durée : 29’22’’

Résumé :

Au Moyen-âge, dans une contrée ravagée par la peste, la famille d’un riche fermier décédé fait appel à un mangeur de péchés. Ce dernier est censé festoyer en compagnie du mort et ainsi avaler ses péchés afin qu’il aille au paradis. Mais le Mangeur de péchés est lui-même malade, et sa femme, tourmentée par la faim, envoie leur fils à sa place.


Critique :

Cet épisode se montre d’abord formellement impeccable, se structurant en tableaux médiévaux qui pourront, toutes proportions gardées, évoquer Le Retour de martin Guerre au public français, par sa description d’un Moyen-âge cruel, dépourvu de toutes enluminures. Le talent de Jeannot Szwarc et son sens aigu de l’image apportent beaucoup à l’impact visuel de ces différents scènes successives, de même que des plateau plateaux particlièrement suggestifs, qui seront réutilisés lors du tournage de I'll Never Leave You – Ever, cette saison. La distribution réalise également une formidable prestation, encore rehaussée par la présence d’une icône  du film d’épouvante comme Barbara Steele, ici parfaitement dans son emploi dans le rôle de la veuve fortunée.

Michael Dunn ase montre également étonnant en laquais, bien loin du plastronnant Loveless des Mystères de l’Ouest. Sa présence nous rappelle d’ailleurs que la dernière partie de sa carrière, durant les années 70 fut principalement dédiée aux films d’horreur. Mais c’est bien son propos qui distingue cet opus singulier, à la chute aussi sinistre qu’astucieuse. En effet il peut se lire à deux niveaux, sous l’optique traditionnelle des contes et légendes de nos terroirs mais aussi dépouillé de tout atour fantastique, en considérant qu’il ne s’agit ici que de superstitions archaïques. Dès lors il devient une condamnation à la force rare de l’aliénation sociale, conduisant les pauvres à abdiquer leur dignité pour survivre.

Anecdotes :

Michael Dunn et Alan Napier apparaissent dans des seconds rôles. Ils sont respectivement connus pour les rôles de Loveless dans Les Mystères de l’Ouest et d’Alfred ans Batman 1966.

Barbara Steele (la veuve) fut une grande vedette des films d’épouvante italiens des années 60, souvent tournés à Cinecitta (Le Masque du Démon, 1960). En 1963, elle participe également au 81/2 de Federico Fellini.

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Dim 4 Juin 2017 - 14:38

21-B. You Can't Get Help Like That Anymore (***)
Date de diffusion : 23 février 1972
Scénario : Rod Serling
Mise en scène : Jeff Corey
Durée : 20’20’’

Résumé :

Dans un futur proche, une société commercialise des robots spécialisés dans les différents métiers de la domesticité. Mais certains clients fortunés se servent de la passivité de ce qui demeure à leurs yeux des objets pour pouvoir se défouler à leur encontre. Mais les robots apprennent progressivement des humains.

Critique :

Cet épisode apporte une tonalité commune à la première partie du même programme que constituait The Sins of the Fathers. Par des voies différents, les deux segments condamnent en effet pareillement la tyrannie déshumanisante d’une société bâtie entre dominants et dominés et surplombée par l’argent comme vecteur de puissance. Ces deux discours se tiennent avec un stupéfiant tranchant pour un Network des années 70. Mais le fantastique aussi bien qu’ici la Science-fiction partagent la même vertu de pouvoir contourner bien ces censures les considérant comme des styles mineurs. Il en va de la Galerie de Nuit comme auparavant de la Quatrième dimension.

Toute la première partie de You Can't Get Help Like évoque d’ailleurs clairement l’un des meilleurs opus de la précédente anthologie de Serling, The Trade-Ins, quand le vendeur présente les différents modèles de robots aux acheteurs. Toutefois si l’opus demeure visuellement très efficace, son propos devient malheureusement quelque peu caricatural, tant le couple des propriétaires de la servante se montre haïssable. Mais là aussi la  réalité rattrape la fiction quand l’actualité nous montre des domestiques traités en esclaves, y compris avec violence. Le récit peut s’appuyer sur la composition très sensible Lana Wood dans le rôle de la martyre finissant par se rebiffer, car elle lui apporte la même sympathie qu’avait suscité la malheureuse Plenty des Diamants sont éternels. On regrettera par contre une conclusion bien trop soudaine et comme sortie de nulle part, qui affaiblit le propos global de l’épisode.

Anecdotes :

Lana Wood (la servante robotique) fut la sœur cadette de la grande star Natalie Wood. Si au cinéma, elle est surtout connue comme l’avenante Abondance Delaqueue (Plenty O'Toole) de Les diamants sont éternels (1971), elle participa également à de très nombreuses séries télévisées des années 60 et 70 (Le Fugitif, Peyton Place, Les Mystères de l’Ouest, Mission imposible, Baretta…).

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Mar 6 Juin 2017 - 21:20

22-A. The Caterpillar (**)
Date de diffusion : 01 mars 1972
Scénario : Rod Serling, d'après une nouvelle d'Oscar Cook
Mise en scène : Jeannot Szwarc
Durée : 33’08’’

Résumé :

Au XIXe siècle, Steven Macy est recruté comme régisseur d’une plantation de tabac, à Bornéo. Mais il prend le pays et son climat en horreur et se consume de désir pour l’épouse du propriétaire, Rhona Warwick. Il décide de faire appel à un malfrat local, qui propose d’occire le mari grâce à une méthode locale, un perce-oreille introduit dans le conduit auditif et progressant ensuite jusqu’au cerveau.

Critique :

L’épisode apparaît comme l’un des plus longs de l’anthologie et de fait souffre de plusieurs longueurs, notamment dans la mise en place de la situation, très délayée. Par ailleurs les dialogues résultent trop théâtraux, de même que certains effets de caméra, comme la lumière sans cesse accentuée sur le y eux de Macy, ou l’entendre hurler hors champ à deux reprises,  au point d’évoquer certaines pages de la Rubrique-à-Brac de Gotlib. On an connu Jeannot Szward mieux inspiré, et il semble ici en partie butter sur la difficulté à rendre horrifique une menace en soi totalement invisible pour le téléspectateur. Il reçoit fort heureusement le soutien des acteurs, avec une Joanna Pettet toujours aussi convaincante pour cette nouvelle participation à l’anthologie, et surtout Laurence Harvey, dont la propre maladie insuffle un réalisme soudainement troublant aux tourments vécus par Macy. Le public français pourra également voir dans ce récit une version horrifique de la nouvelle de Maupassant, La Bête à Maît' Belhomme.

Anecdotes :

Joanna Pettet (Rhona Warwick) se fit connaître dans le cinéma de son Angleterre natale au cours des années 60, ainsi qu’à Broadway. Elle est ainsi la Mata Bond de Casino Royale (1967). A partir des années 70 elle apparaît davantage dans les séries télévisées américaines (Banacek, Mannix, L’Île fantastique, La croisière s’amuse, Arabesque...). Elle va également participer quatre fois à Night Gallery. Elle se retire au début des années 90, après la mort de son unique enfant suite à une overdose.

Lors du tournage de l’épisode, Laurence Harvey (Steven Macy) était déjà traité pour le cancer qui devait l’emporter quelques mois plus tard. Afin de pouvoir au mieux dépeindre les souffrances de son personnage à l’agonie, il arrêta temporairement de prendre ses antidouleurs.

L’épisode est basé sur la nouvelle Boomerang, d’Oscar Cook. Le texte est paru initialement dans la nouvelle Switch on the Light (1931).

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Mer 7 Juin 2017 - 1:30

22-B. Little Girl Lost (***)
Date de diffusion : 01 mars 1972
Scénario : Stanford Whitmore, d'après une nouvelle d'E.C. Tubb
Mise en scène : Timothy Galfas
Durée : 16’38’’

Résumé :

La fille du Pr. Putman meurt, renversée par un chauffard. Putman sombre alors dans une profonde dépression, s’imaginant que sa fille est toujours vivante. Cela l’empêche de mener à bien son important travail au service du programme atomique de l’armée américaine. Un psychiatre est chargé de le guérir.  

Critique :

Cette histoire apparaît singulière au sein de l’œuvre d’Edwin Charles Tubb, grand auteur britannique de Science-fiction le plus souvent attiré par les récits se déroulant dans un lointain futur (cycle de L’Aventurier des Etoiles) et non à l’époque contemporaine. Mais elle l’est aussi par sa structure narrative, qui résulte comme un empilement de scènes plus improbables les unes que les autres (immersion complète dans la folie interrompue au moindre incident, scènes de jeu avec la fille absente, collègue de Putman tout d’un coup clairvoyant sur son cas sans aucune raison, conclusion choc irréaliste…). Ce qui pourrait sembler rédhibitoire finit toutefois par conférer à l’ensemble une dimension de cauchemar éveillé impactant directement le spectateur. Il est à regretter que la mise en scène, trop sage, ne participe  pas davantage à ce mouvement. Mais le talent et la sensibilité de William Windom rendent réellement troublantes les scènes où le père s’adresse à l’absente.

Anecdotes :

William Windom (Pr. Putman) est un vétéran des séries américaines, dont le demi-siècle de carrière s'étend des années 50 aux 2000. Il participe ainsi à : La Quatrième Dimension, Les Envahisseurs, Les Mystères de l'Ouest, Le Fugitif, Star Trek, Columbo, Gunsmoke, Banacek, Mission Impossible, Les Rues de San Francisco, Super Jaimie, Kojak, Magnum, JAG, etc.  

L’épisode est basé sur la nouvelle Little Girl Lost, d’Edwin Charles Tubb. Le texte fut initialement publié dans New Worlds, en Octobre 1955.

Un roman d’Edwin Charles Tubb, Le Navire étoile, fut adapté par l’ORTF en 1962. Réalisé par Alain Boudet et notamment interprété par René Arrieu et François Mestre, ce téléfilm est répertorie comme la première œuvre de Science-fiction produite par la télévision française.


Fin de la saison 2. Après une petite pause, on va traiter la saison 3 et dernière dans la foulée.
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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Mar 20 Juin 2017 - 23:30


Saison 3

The Return of the Sorcerer (3-01, ***)

Date de diffusion : 24 septembre 1972
Scénario : Halsted Welles, d'après une nouvelle de Clark Ashton Smith
Mise en scène : Jeannot Szwarc
Durée : 24’13’’

Résumé :

Noël Evans est recruté par le riche occultiste John Carnby, afin de traduire le Nécronomicon un grimoire mystique écrit en arabe ancien. Evans va progressivement s’apercevoir que Carnby et Fern, sa mystérieuse compagne, s’adonnent à la magie noire. Tous deux s’efforcent de faire face à une effroyable menace.

Critique :

Sous bien des aspects la narration apparait bancale tout au long de l’épisode. On ne comprend jamais réellement la motivation profonde des évènements, car noyée dans un discours en permanence théâtral et sensationnaliste dissimulant un flou constant. Si on entraperçoit malgré tout une partie du but recherché par Carnby et Fern, Evans résulte à l’inverse à peu près totalement incohérent danses attitudes, ne cessant de changer de position vis-à-vis du duo à peu près à chaque scène. Mais l’opus à la bonne idée de compenser ce manque de fond par le rythme des péripéties, ce qui évite au spectateur de trop réfléchir à ce qu’on lui raconte ici. Surtout, il présente  le mérite de reconstituer le duo gagnant de Class of 99, l’un des sommets de l’anthologie, en faisant se retrouver Vincent Price et Jeannot Szwarc.

Si ce dernier n’évite pas quelques passages davantage grotesques qu’effrayants (le bou, le pied se déplaçant comme la Chose de la famille Addams), il sait fort bien mettre en valeur des décors étonnants, improbables alliages de Gothique et de Disco. Sa mise en scène dédie talentueusement  à la mise en valeur de l’incroyable numéro de Vincent Price, auquel l’unit toujours une parfaite complicité. Price se donne totalement dans cette recréation 70’s de la grande époque de l’épouvante à la Hammer, la sublimant jusqu’à renouer avec l’intensité des œuvres de Clark Ashton Smith. L’épisode devient de la sorte un pur hommage au grand acteur, ceci constitue à la fois son intérêt et sa limite. Si Tisha Sterling se montre iconique à souhait dans son rôle de femme fatale, la fadeur de Bixby n’apporte rien à l’ensemble.

Anecdotes :

Vincent Price (John Carnby) fut l’une des plus grandes figures du cinéma d’épouvante, genre qu’il marqua par sa présence élégante, son rire diabolique et son timbre de voix particulier, à la fois inquiétant et caressant. Il devient ainsi un acteur fétiche de Roger Corman et participe à de nombreux classiques du genre : La Chute de la Maison Usher, Le Corbeau, la Mouche, L'Abominable Docteur Phibes, Je suis une légende... . Il se parodie dans Batman 1966 avec l’inénarrable Crâne d’œuf, mais aussi dans Le théâtre de sang aux côtés de Diana Rigg (1973). Egalement un important acteur de voix, il assura celle du clip Thriller de Michael Jackson, mais aussi celle de l’attraction Phantom Manor, à Disneyland Paris.

Bill Bixby (Noël Evans) a été l’interprète du Docteur Banner dans la série L'Incroyable Hulk (1977-1982). Également réalisateur, il a travaillé pour Mannix, Drôles de Dames et de nombreux téléfilms.

Avec cet épisode, la troisième saison introduit plusieurs modifications dans le rituel de la Galerie de Nuit, avec des tableaux désormais mobiles, une nouvelle musique, et les acteurs du jour apparaissant non plus dans le générique, mais dans un cadre fixé au mur.

L'épisode est basé sur la nouvelle The Return of the Sorcerer, de Clark Ashton Smith. Elle fut d'abord publiée dans le Pulp Strange Tales of Mystery and Terror, en septembre 1931.

Noël Evans est chargé de traduire le Nécronomicon. Cet ouvrage ésotérique et sulfureux, volontiers présenté comme fictif, occupe une place majeure dans l'univers de Lovecraft. En effet il révèle plusieurs éléments majeurs du Mythe de Cthulhu et des autres Grands Anciens. Il fut repris par les divers disciples du Maître de Providence poursuivant ses travaux (dont Clark Ashton Smith) et il est désormais passé dans la culture populaire. Il figure ainsi dans la saga des films Evil Dead, de Sam Raimi et est devenu une référence pour de nombreux groupes de Métal.

Sous différentes versions, le Nécronomicon se retrouve dans de multiples Univers, sa nature mystique et profanatrice transgressant la Réalité. Sous le titre de Nécrotelicomnicon, l'aventurier érudit pourra ainsi en trouver un exemplaire conservé dans la section la plus secrète et interdite de la Bibliothèque de l'Université de l'Invisible, siège des Mages d'Ankh-Morpork, la grande cité humaine du Disque-Monde. La lecture de la moindre de ses pages est réputée rendre complètement fou, mais semble curieusement n’avoir aucun effet particulier sur les Mages.

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Mer 21 Juin 2017 - 13:50

2) The Girl with the Hungry Eyes (****)
Date de diffusion : 01 octobre 1972
Scénario : Robert Malcolm Young
Mise en scène : John Badham
Durée : 25’02’’

Résumé :

Le photographe de publicité Philip Faulkner s’associe avec une séduisante et mystérieuse modèle « Hungry Eyes », dont le charme promet à ses photos de connaître un immense succès. Mais la dame demeure inaccessible jusqu’à lui dissimuler son nom,. Faulkner découvre également que les hommes se montrant trop pressants envers la jeune femme, dont un important client, sont retrouvés morts. Mais qui est-elle vraiment ?


Critique :

The oldest and strongest emotion of Mankind is fear, and the oldest and strongest kind of fear is fear of the Unknown. (H.P. Lovecraft).

L’épisode reconstitue fort bien le merveilleux horrifique propre à l’œuvre de Fritz Leiber Jr, sous son aspect de continuateur de Lovecraft, avec lequel il tint une correspondance passionnée durant les années 30. Toute la première partie du récit se montre ainsi captivante, avec la montée d’une insidieuse épouvante autour de l’énigmatique Hungry Eyes. L’intrigue accompagne par ailleurs son progressif dévoilement de l’Indicible par toute une critique sociale des mœurs machistes du monde de la publicité dans les années 70, que l’on peut volontiers élargir à l’ensemble de la condition féminine. Outre la mise en scène électrique de John Badham, l’épisode bénéficie de l’impact des œuvres d’Harry Langdon, Jr, ce grand photographe sachant à merveille mettre en valeur la fascinante beauté de Joanna Pettet, dans des atours irrésistiblement 70’s.

L’actrice effectue d’ailleurs une formidable prestation à l’issue de sa quatrième et ultime participation à une anthologie dont elle demeure l’un des visages les plus séduisants et inoubliables. La voir croiser John Astin, autre grand habitué de la Galerie de Nuit, suscite d’ailleurs une amusante curiosité. La solidité de James Farentino dans le rôle de Philip Faulkner complète une idéale distribution. On peut certes regretter que la situation se dénoue trop brusquement et que la seconde partie de l’intrigue ne dévoile pas tout à fait assez de la véritable nature et surtout des motivations de la créature semi vampirique, mais, après tout, le mystère sied si bien à Joanna Pettet… John Badham sait également doper la conclusion par un montage hyper nerveux et quelques étonnants trucages. L’un des ultimes chefs d’œuvre de Night Gallery.

Anecdotes :

Grâce à l’entremise du réalisateur John Badham, les différents clichés de Joanna Pettet ont été pris au studio du photographe Harry Langdon, Jr. Ce dernier a été l’un des plus grands photographes professionnels d’Hollywood et de Los Angeles durant quatre décennies, des années 70 aux 2010, assurant de grandes campagnes publicitaires et les portraits de nombreuses stars.

Joanna Pettet (Hungry Eyes) se fit connaître dans le cinéma de son Angleterre natale au cours des années 60, ainsi qu’à Broadway. Elle est ainsi la Mata Bond de Casino Royale (1967). A partir des années 70 elle apparaît davantage dans les séries télévisées américaines (Banacek, Mannix, L’Île fantastique, La croisière s’amuse, Arabesque...). Elle va également participer quatre fois à Night Gallery. Elle se retire au début des années 90, après la mort de son unique enfant suite à une overdose.

L’épisode est basé sur la nouvelle The Girl with the Hungry Eyes de Fritz Leiber Jr (1949). Celle-ci a également été adaptée au cinéma en 1995 (L’oeil du démon en VF), avec Khristina Fulton dans le rôle principal.

http://lecinemadreams.blogspot.fr/2016/02/night-gallery-joanna-pettet-episodes.html

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Mer 21 Juin 2017 - 15:15

3) Rare Objects (**)
Date de diffusion : 22 octobre 1972
Scénario : Rod Serling
Mise en scène : Jeannot Szwarc
Durée : 25’05’’

Résumé :

Le gangster August Kolodney a été condamné à mort par ses rivaux. Aux abois, il fait appel à un certain Dr. Glendon, qui lui propose un sanctuaire contre forte rémunération. Mais une grande surprise attend Kolodney quand il découvre la très particulière collection de trophées du Dr. Glendon.

Critique :

L’épisode vaut pour la sensible composition de Mikey Rooney en personnage à la fort et au bout du rouleau, qui n’est d’ailleurs pas sans évoquer celui qu’il a interprété pour La Quatrième Dimension, lors de The Last Night of a Jockey. La présentation du protagoniste s’accompagne par ailleurs d’un long plan magistralement ordonnancé par Jeannot Szwarc. De son côté, Raymond Massey apporte un agréable charme suranné au docteur. Mais le scénario compte parmi les plus malhabiles de Rod Serling.

En effet, dès que le pacte se noue entre le bon docteur et le gangster, on devine d’emblée que ce dernier commet une terrible erreur. Dès lors la conclusion devient en soi très prévisible, quelque soit son modus operandi. De plus sa chute se montre également maladroite, sa soudaineté manquant d’explications et jouant tout sur la simple image au lieu de se profiler en écho ironique à la vie de  Kolodney. L’ensemble manque également de logique : on ne perçoit pas clairement pourquoi un « collectionneur » s’étant jusqu’ici consacré à des figures histoires s’intéresserait d’un coup à un gangster de seconde zone.

Anecdotes :

Mikey Rooney (August Kolodney) est un très populaire acteur, réputé pour la longévité de sa carrière. Celle-ci fut lancée dans les années 30, notamment en association avec Judy Garland. En 2009, il participe encore à Une nuit au musée, succédant à un nombre particulièrement imposant de films très divers. Il rivalise également avec Liz Taylor, puisqu'il défraya la chronique avec un total de 8 mariages. En 1983, il reçut un Oscar pour l'ensemble de sa carrière.

Les membres de la collection du docteur se composent de personnalités célèbres mystérieusement ou supposément disparues, (Anastasia, Hitler, Roald Amundsen) mais aussi d’autres peu-être moins connues du public français.

Amelia Earhart (1897-1937) fut une légendaire pionnière de l’aviation. Elle fut la première femme à traverser l’Atlantique en solitaire aux commandes d’un avion et disparut dans le Pacifique lors d’une tentative de tour du monde. Elle fut une ardente militante du droit de vote pour les femmes.

Joseph Crater (1889-1930) fut un juge new-yorkais aux troubles connexions politiques. Sa soudaine disparition demeurée inexpliquée devint l’un des cas de personnes escamotées lds plus fameux aux USA et est désormais entrée dans la culture populaire du pays.


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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Mer 21 Juin 2017 - 16:52

4) Spectre in Tap Shoes (***)
Date de diffusion : 29 octobre 1972
Scénario : Jack Laird et Gene R. Kearney
Mise en scène : Jeannot Szwarc
Durée : 24’58’’

Résumé :

Marion, une danseuse de claquettes, se suicide par pendaison. Sa sœur jumelle Millicent entend la défunte danser au-dessus de sa chambre, précisément dans la pièce où celle-ci s’est pendue. Elle entend cette danse à plusieurs reprises, ce qui la plonge progressivement dans une dépression suicidaire. Pendant ce temps un entrepreneur tente d’acquérir la propriété familiale.

Critique :

L’intrigue de Jack Laird a la bonne idée de croiser deux thèmes fantastiques en eux-mêmes très classiques, les liens psychiques entre jumeaux et la maison hantée, afin d’obtenir une histoire solide et raisonnablement dense. Les évènements se succèdent de manière assez attendue, mais produisent néanmoins leur effet. Une conclusion un rien tarabiscotée (tout n’est pas réellement explicité), et surtout quasiment dépourvue de tout surnaturel, pourra décevoir les aficionados du genre.

Mais, si dans la grande tradition de Scooby-Doo la chute s’avère prévisible, elle parvient malgré tout à susciter la surprise lors de son ultime prolongement. Sandra Dee fait de son mieux pour animer le récit dans son double rôle de jumelles et s’en sort honorablement, même si l’épisode se repose trop sur son talent. Derrière la caméra, Jeannot Szwarc, l’inépuisable mettre en scène, parvient à insuffler un surcroît d’énergie à cet épisode de bonne facture, à défaut d’être inoubliable.

Anecdotes :

Sandra Dee fut une jeune vedette durant les années 50, où elle connut la popularité grâce à de nombreux rôles d’ingénues (Gidget, 1959). Elle fut l’épouse du chanteur Bobby Darin. Elle avait déjà participé à l’épisode tell David, la saison précédente.

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 le Mer 21 Juin 2017 - 23:13

5-A) You Can Come Up Now, Mrs. Millikan (***)
Date de diffusion : 12 novembre 1972
Scénario : Rod Serling
Mise en scène : John Badham
Durée : 23’21’

Résumé :

Désireux de rétablir son crédit auprès de collègues doutant de la pertinence de ses travaux, le scientifique Henry Millikan décide de frapper un grand coup en ressuscitant son épouse, tout en la rendant plus vive d’esprit au passge. Seul problème :  celle-ci n’est pas encore décédée.

Critique :

Sans bénéficier des résonnances caractérisant les grands scénarios de Rod Serling, l’opus se montre plaisant. En effet, il opère un astucieux contrepoint humoristique sur une situation potentiellement sinistre, et qui évoque d’ailleurs plusieurs classiques de l’épouvante, de Réanimator à L’Expérience interdite. Le pari de la comédie fonctionne globalement, m^me si l’épisode aurait pu gagner à être légèrement plus bref. Le récit capitalise à plein sur la complicité du couple réel formé par Ozzie et Harriet Nelson, tout en incorporant d’efficaces rouages de vaudeville grinçant, comme l’intervention du neveu du scientifique. La conclusion relève du même registre se montrant astucieuse dans son déroulement car puisant sa sources dans le récit antérieur au lieu de tomber comme un cheveu sur la soupe comme lors du précédent scénario de Serling, Rare Objects.  L’inventive mise en scène de Badham vient encore agrémenter cet épisode aussi léger que distrayant.
,

Anecdotes :

Ozzie et Harriet Nelson interprètent le scientifique et son épouse. Ce véritable couple est très populaire aux USA pour avoir joué les protagonistes de la sitcom The Adventures of Ozzie and Harriet, sur ABC, de 1952 à 1966 (après avoir été lancée durant les années 40 sous forme radiodiffusée). Les Nelson sont entrés dans la culture populaire américaine comme incarnant la famille idéale des années 50. Avec 14 saisons et 434 épisodes, il s’agit encore de la plus longue sitcom américaine recensée à ce jour.

L’épisode est basé sur la nouvelle The Secret of the Vault, de J. Wesley Rosenquist. Il devait initialement s’intituler The Vault.

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 Hier à 0:02

5-B) Smile, Please (**)
Date de diffusion : 12 novembre 1972
Scénario : Jack Laird
Mise en scène : Jack Laird
Durée : 1’30’’

Résumé :

Une jeune photographe veut être la première à photographier un Vampire endormi. Un guide la conduit dans une crypte, mais le cercueil s’avère vide !

Critique :

L’épisode marque le retour des vignettes ourdies par un Jack Laird prétendant jeter un regard moderne et humoristique sur les figures classiques de l’épouvante gothique. Bien davantage creuses que divertissantes, elles encombrèrent le plus souvent inutilement la saison 2, mais vont heureusement demeurer bien plus rares dans la présente. Celle-ci ne déroge pas à la règle avec son traitement expéditif et sa chute ultra prévisible tombant plat, mais les comédiens parviennent à lui apporter un semblant d’intérêt. Il en va ainsi du charme de la présence toujours suave de Cesare Donova, mais aussi et surtout de la pimpante prestation d’une Lindsay Wagner très expressive et piquante avec son chapeau rouge et son accent anglais joyeusement caricatural. L’actrice va bientôt devenir Super Jaimie et l’opus revêt de ce fait une valeur documentaire pour les amateurs de la Femme bionique.

Anecdotes :

La merveilleuse Lindsay Wagner accomplit ici sa seconde et ultime brève apparition au sein de l’anthologie, après avoir participé à The Diary en saison 2. Trois ans après la diffusion de l’épisode, elle va accéder à la gloire en devenant Jaimie Sommers, la Femme bionique.

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Re: Série "Night Gallery"

Message  Estuaire44 Hier à 23:08

6) The Other Way Out (****)
Date de diffusion : 19 novembre 1972
Scénario : Gene R. Kearney, d'après une nouvelle de Kurt van Elting
Mise en scène : Gene Kearney
Durée : 25’30’’

Résumé :

Le riche homme d’affaires Bradley Meredith est responsable de la mort d’une jeune danseuse, sans être inquiété par la justice. Le grand père de la victime l’attire dans une maison déserte, où il va exercer une terrible vengeance.

Critique :

L’anthologie renonce ici une nouvelle fois au Fantastique pour puiser l’horreur au sein de l’âme humaine, une nouvelle fois avec une totale réussite. Le côté démentiellement cruel de cette vengeance saisit d’autant plus le spectateur qu’elle passe par une habile inversion de postures, le justicier devenant un bourreau monstrueux bourreau et l’initialement égoïste protagoniste se mue en victime pour qui le spectateur prend fait et cause. L’amateur des Avengers pourra ici discerner comme un écho de l’héritage diabolique, le récit perdant en sophistication ce qu’il gagne en impact brut. La mise en scène de Gene Kearney choist d’ailleurs de renoncer à toute afféterie, pour filmer au plus près le jeu terriblement réaliste de Burl Ives dans le rôle du vengeur et  d’un Ross martin étonnant de crédibilité tout au long du cauchemar vécu par son personnage, bien loin des irrésistibles pitreries d’Artemus Gordon. Un récit d’une force rare, ayant le mérite de n’opérer aucune concession,  jusqu’à sa terrible chute.

Anecdotes :

Ross Martin (Bradley Meredith) reste bien entendu l'interprète du célèbre Artemus Gordon des Mystères de l'Ouest (1965-1969). Ce comédien polyglotte eut également une belle carrière au cinéma, jouant notamment régulièrement dans les films de Blake Edwards (La Grande Course autour du monde, 1965...). Il participa également à de nombreuses séries télé des années 60 et 70 : Wonder Woman, Columbo, Hawaï Police d'État, Drôles de Dames… Il décède d'une crise cardiaque survenue durant une partie de tennis.

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Re: Série "Night Gallery"

Message  séribibi Aujourd'hui à 0:02

Ross Martin avait également -et déjà- joué pour Rod Serling dans "La quatrième dimension", dans l'épisode "4 d'entre nous sont mourant".
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