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Saga Tim Burton

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Saga Tim Burton

Message  Camarade Totoff le Ven 7 Juil 2017 - 17:14


1. Beetlejuice (1988)
2. Edward aux mains d’argent (1990)
3. Ed Wood (1994)
4. Mars Attack ! (1996)
5. Sleepy Hollow (1999)
6. La planète des singes (2001)
7. Big Fish (2003)
8. Charlie et la chocolaterie (2005)
9. Les Noces funèbres (2005)
10. Sweeney Todd (2008)
11. Alice au Pays des merveilles (2010)
12. Dark Shadows (2012)
13. Frankenweenie (2012)
14. Big Eyes (2014)
15. Miss Peregrine et les enfants particuliers (2016)
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Re: Saga Tim Burton

Message  Philo le Mar 11 Juil 2017 - 14:28

L'air de rien comme ça, 15 films.
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Re: Saga Tim Burton

Message  Camarade Totoff le Jeu 13 Juil 2017 - 14:31

Philo a écrit:L'air de rien comme ça, 15 films.

Tim Burton est un réalisateur qui sort environ un film tous les deux ans. C'est une moyenne sérieuse. Eastwood et Woody Allen travaillent plus vite ( 1 par an).

Pour le chroniqueur, ce n'est pas un nombre impressionnant. La saga "Sandra Bullock" en comptait 19 et la Hammer en comprend 21 !
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Re: Saga Tim Burton

Message  Camarade Totoff le Lun 26 Mar 2018 - 13:58

Beetlejuice (Beetlejuice, 1988) ***




Résumé
Adam et Barbara Maitland sont un jeune couple très amoureux et qui adorent leur maison. Malheureusement, suite à leur décès, ils doivent la hanter 125 ans. Ce qui risque d’être long surtout lorsque la famille Deetz, mélange de stupidité et de snobisme, emménage « chez eux » ! Ils veulent à tout prix les chasser.

Critique
Un bon moment que ce film, une comédie horrifique pleine de trouvailles et de drôleries. Dommage que sa structure soit plus celle d’un film à sketches (certes bons) que d’une véritable histoire. On évolue entre le burlesque (scène du mambo) et la poésie macabre (têtes réduites). Cette présence du comique dans le macabre va devenir un marqueur du réalisateur au point que l’on pourra à bon escient créer l’adjectif « burtonien » ; un style immédiatement reconnaissable.

La structure du film est celle de mondes emboîtés et cela commence dès l’ouverture qui est un trompe-l’œil ! Le spectateur est ainsi saisi d’emblée par ce souple mouvement de caméra qui fait dérouler une ville sous nos yeux en même temps qu’une musique entraînante, très dynamique captive l’oreille ; à la fois étrange et drôle. Mais cette ville est une maquette, la reproduction à l’identique de la vraie ville ! Peut-être une manière pour Tim Burton de dire que deux mondes se superposent. Il pousse même l’entourloupe plus loin avec la manière dont il nous présente, en même temps qu’à ses protagonistes, qu’ils sont morts ! On apprécie aussi l’ironie du « Manuel pour personnes mortes ».

Ces mondes emboîtés sont bien évidemment ceux des vivants et des morts et il y a déjà un thème « burtonien » avant la lettre dans la manière dont ils nous sont présentés. Celui des vivants n’a rien de spécial et on sent bien qu’il n’intéresse pas Burton qui le caricature à travers la famille Deetz. Par contre, le monde des morts ! Quand les Maitland cherchent de l’aide pour se débarrasser des nouveaux venus, ils arrivent dans une salle d’attente aux tons jaunes et verts sales, glauque et, après une longue attente (!) rencontrent leur « assistante sociale », Junon, à qui Sylvia Sydney donne une allure élégante – même si la fumée de sa cigarette lui sort par le cou ! – et un peu blasée. La représentation de la Vie éternelle est à la fois hilarante et déroutante : c’est une bureaucratie formaliste, débordée, absolument dénuée de sentiments (« Les resquilleurs seront punis de la double peine capitale », déjà la lutte contre la fraude !). Ultérieurement, le monde des morts sera plus coloré et plus « vivant » chez Burton qui se cherche encore dans cet opus. Notons un fait étrange dans cette salle d’attente : les morts qui patientent (l’éternité c’est long surtout vers la fin !) portent les stigmates de la manière dont ils sont décédés mais pas les Maitland !

Pour habiter ces mondes emboîtés, il fallait des personnages « habités » justement et là aussi, c’est festival ! D’un côté, nous avons la « normalité » des Maitland mais ils sont morts ! Le couple Maitland nous a été présenté en quelques saynètes pleines de joie de vivre. Alec Baldwin et Geena Davis débordent d’énergie et on croit d’emblée à leur couple désireux de profiter de leurs vacances pour fonder une famille et profiter de leur maison qu’ils adorent. Beaux projets interrompus par leur décès. Un décès qui est loin d’être filmé comme une tragédie, presque comme un gag ! De l’autre côté, la famille Deetz est un joli morceau de bravoure ! Charles est très terre-à-terre, Délia est une artiste « branchée » d’un snobisme stupide et la fille de Charles, Lydia, une gothique. On comprend que les Maitland soient effondrés ! Commence un long moment de « cohabitation » entre des morts essayant maladroitement de faire peur (les clichés sur les fantômes sont passés à la moulinette d’une ironie mordante façon « Le fantôme de Canterville » d’Oscar Wilde) et des vivants qui sont loin de tout cela. Sauf Lydia qui voit le couple défunt. Dès sa première scène, Wynona Ryder a crevé l’écran et imposé sa présence. Bien que plus jeune que Jeffrey Jones et Catherine O’Hara, elle profite de son large temps de présence pour leur voler la vedette. La connexion avec Alec Baldwin et Geena Davis est aussitôt une évidence. Elle incarne une fille malheureuse mais sensible en quête d’une raison d’aimer vivre.

C’est tardivement dans le récit que survient le personnage qui lui donne pourtant son titre ! Beetlejuice nous a d’abord été présenté via une publicité à la télé (!!) puis les Maitland font appel à lui pour chasser les Deetz. C’est en effet un « bio-exorciste » (!!!) que le film « L’Exorciste » (vu 2749 fois) fait « rire comme un bossu » ! A la base, Tim Burton voulait Sammy Davis Jr pour le rôle mais la Warner refusa. C’est le producteur David Geffen qui suggéra Michael Keaton. Lequel commença par refuser le rôle car il trouvait le personnage haïssable mais Burton insista et se dit ouvert à tout ce que Keaton pourrait proposer. L’acteur crée un clochard sorcier friand de blattes totalement déjanté, excentrique, d’une grossièreté confondante ! Il va aider les Maitland mais à sa sauce et c’est un mélange de fantaisie délirante et d’horreur ; en outre, le serpent dont il prend la forme a un visage qui n’est pas sans évoquer le Joker de Batman…le film suivant de Burton. Le nom du personnage est « Bételgeuse » ainsi que l’on peut le voir à plusieurs reprises car Michael McDowell faisait référence à l’étoile souvent citée chez Lovecraft mais la Warner se décida pour « Beetlejuice » plus facilement prononçable !

Le final est le meilleur moment du film car il joue sur plusieurs plans simultanément. On a une part dramatique avec Lydia qui veut se suicider et Barbara qui la réconforte (« Être mort ne rend pas la vie plus facile » ; ce film est un festival d’aphorismes délicieux !), loufoque avec les Deetz qui veulent créer un « centre paranormal », un parc d’attraction et un hôtel de luxe car avoir des fantômes chez soi apportent un cachet et une plus-value !!!, le macabre avec la séance de spiritisme qui tourne mal puisque les Maitland risquent de mourir (!), le délirant avec la façon dont Beetlejuice sauve ses clients – une prestation hallucinante de Michael Keaton qui s’est emparé du rôle avec une autorité qui donne une force à chacune de ses apparitions – et on termine avec l’atroce et l’abjecte façon dont le « bio-exorciste » veut se payer de ses efforts. Malgré la tension grandissante et les manières outrancières de Beetlejuice, le spectateur n’a cessé de sourire voire de rire franchement tellement le grotesque est partout. Les dernières scènes montrent qu’un modus vivendi a été trouvé mais c’est surtout Lydia qui est transformée et le sourire, la joie de vivre retrouvé ainsi que l’énergie mise par Wynona Ryder dans ces dernières scènes qui sont toutes pour elle fait vraiment plaisir par leur tendresse. Finalement, mourir n’apparaît pas si terrible !

Anecdotes :
Sortie US : 29 mars 1988 Sortie France : 14 décembre 1988
Le budget était de 15 millions$ dont 1 pour les 300 trucages prévus. Le film en a rapporté 73.
Scénario : Michael McDowell et Warren Skaaren. Michael McDowell (1950-1999) écrivit les scenarii de Darkside, les contes de la nuit noire (1990) et La peau sur les os (1996). Warren Skaaren (1946-1990) écrivit les scenarii de Le flic de Beverly Hills 2 (1987) et Batman (1989).
La musique est signée Danny Elfman. Ce compositeur de musique de films est un ami de Tim Burton depuis 1985 et on lui doit la musique de pratiquement tous les films de ce dernier. Il a aussi composé la musique de Mission : Impossible (1996), Spiderman (2002), Le monde fantastique d’Oz (2013), Justice League (2017). Il écrivit aussi le thème du générique des Simpson (1989) et de Batman : la série animée (1992).
Le tournage se déroula de mars à juin 1987, presque entièrement dans les Culver Studios de Culver City, seules quelques scènes d'extérieurs étant tournées à East Corinth, dans le comté d'Orange (Vermont). Il dura 10 semaines.
Le film a remporté l’Oscar du meilleur maquillage.
La première version du scénario était plus horrifique. Il a été modifié pour être plus comique.
À la suite du succès du film, une série télévisée d'animation du même nom est produite par Nelvana et est diffusée sur ABC puis sur la Fox de 1989 à 1992. Tim Burton en a été le producteur délégué.
Beetlejuice a également eu pour produits dérivés des comic books édités par Harvey Comics. En 1991, Beetlejuice, un récit complet a été publié. En 1992 et 1993, une série Crimebusters On The Haunt a été publié. Un jeu de société inspiré du dessin animé et publié par Canada Games, « Beetlejuice Bone to Pick Game », est sorti en 1990 et une gamme de jouets Beetlejuice est sortie chez Kenner.
Au début du projet de Beetlejuice, c'est Wes Craven qui devait initialement réaliser le film, mais le scénario n'était pas assez horrifique à son goût. Il s'écarta donc du projet et c’est Tim Burton qui sera désigné à sa place.
Selon les dires de Tim Burton, Beetlejuice serait une version parodique de L'Exorciste.
Sur le tournage de Beetlejuice, Tim Burton sympathisa avec Michael Keaton. Il lui proposa alors le rôle de Batman dans son prochain film. Mais la Warner ne voulait pas de lui car son rôle de Beetlejuice lui collait trop à la peau. Après avoir insisté auprès de la production, Tim Burton obtint gain de cause.
Un projet de suite existe depuis 1990. De nombreuses fois remanié, il n’a jamais été officiellement abandonné.
Alec Baldwin/Adam Maitland : acteur américain né Alexander Rae Baldwin III. Il s’agit pratiquement de son premier film. Au cinéma, il a ensuite tourné dans Conversations nocturnes (1988), A la poursuite d’Octobre Rouge (1990), Guet-apens (1994), Coup de foudre à Nothing Hill (1999), Pearl Harbor (2001), Aviator (2004), Raison d’État (2006), To Rome with Love (2012), Blue Jasmine (2013), Mission Impossible : Rogue nation (2015). Il a également tourné pour la télévision : The Doctors (1980-1982), Côte Ouest (1984-1985), Friends (2002), 30Rocks (2006-2013). En 2016, dans le Saturday Night Live, il joue Donald Trump.
Geena Davis/Barbara Maitland : actrice américaine née Virginia Elizabeth Davis, elle fut mannequin. Au cinéma, elle a joué dans Tootsie (1982), La Mouche (1986), Voyageur malgré lui (1988, Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle), Thelma et Louise (1991), Stuart Little (1999), Stuart Little 2 (2002), Stuart Little 3 (2005). Elle a aussi joué pour la télévision : K2000 (1983), La famille de mes rêves (2000-2001), Commander in chief (2006, Golden Globe de la meilleure actrice dans une série dramatique), Grey’s Anatomy (2014-2015), L’Exorciste (2016)
Michael Keaton/Beetlejuice : acteur américain né Michael John Douglas. Dans une vaste filmographie, on peut relever Night Shift (1982), Batman (1989), Batman, le défi (1992), Beaucoup de bruit pour rien (1993), Le Journal (1994), Jackie Brown (1997), Birdman (2014, Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie), Spiderman homecoming (2017).
Wynona Ryder/Lydia Deetz : actrice américaine née Winona Laura Horowitz,  son second prénom est un hommage à la femme d'Aldous Huxley, Laura Huxley, dont ses parents sont de proches amis. Elle débute sa carrière avec Square Dance (1987) mais c’est Beetlejuice qui lance véritablement sa carrière. Elle retrouve Tim Burton pour Edward aux mains d’argent (1990) puis Frankenweenie (2012). Entre temps, on a pu la voir dans Dracula (1992), La maison aux esprits (1993), Le temps de l’innocence (1993, Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle), Alien, la résurrection (1997), Un automne à New York (2001), Les vies privées de Pippa Lee (2009), Black Swan (2010). Depuis 2016, elle joue dans la série Stranger Things.
Jeffrey Jones/Charles Deetz : acteur américain, vu au cinéma dans Amadeus (1984), Élémentaire, mon cher…Lock Holmes (1988), Valmont (1989), A la poursuite d’Octobre Rouge (1990), Ed Wood (1994), L’associé du diable (1997), Sleepy Hollow : la légende du cavalier sans tête (1999). Pour la télévision, il a tourné dans la série Deadwood (2004-2006).
Catherine O’Hara/Delia Deetz : actrice canadienne naturalisée américaine, on a pu la voir dans After Hours (1985), Dick Tracy (1990), Maman, j’ai raté l’avion (1990), Maman, j’ai encore raté l’avion (1992), Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (2004). Elle a doublé deux films de Tim Burton : L’Étrange Noël de Monsieur Jack (1994), Frankenweenie (2012). Elle a tourné aussi pour la télévision : Dream On (1990), Les contes de la crypte (1994), Au-delà du réel, l’aventure continue (1997), Six feet under (2003, 2005).
Glenn Shadix/Otho : acteur américain (1952-2010), il doubla le film d’animation l’Étrange Noël de Monsieur Jack (1994) écrit par Tim Burton qui fit encore appel à lui pour La planète des singes (2001). Il a aussi joué dans Demolition Man (1993). Il décéda des suites d’un traumatisme crânien consécutif à une chute.
Sylvia Sydney/Juno : actrice américaine (1910-1999), il s’agit pratiquement de son dernier film mais elle tourna encore Mars Attack ! (1996) pour Tim Burton. Remarquée à Broadway, elle débute au cinéma en 1927. Citons, entre autres, Une tragédie américaine (1931), Jennie Gerhart (1933), Furie (1936), Agent secret (1936), J’ai le droit de vivre (1937), Casier judiciaire (1938), L’Amour et la Bête (1941), Les Misérables (1952), Hammett (1982). Elle a également tourné pour la télévision : Climax (1955-1957), Playhouse 90 (1957-1958), Ryan’s Hope (1975-1976), Starsky et Hutch (1976), La croisière s’amuse (1981), Magnum (1983), Equalizer (1989), Diagnostic : Meurtre (1993).
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Re: Saga Tim Burton

Message  Estuaire44 le Lun 26 Mar 2018 - 14:39

Excellent souvenir de l'époque, en effet ! Des étoiles bien méritées !
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Re: Saga Tim Burton

Message  Camarade Totoff le Jeu 3 Mai 2018 - 16:15

Edward aux mains d’argent (Edward Scissorhands, 1990) ***


Résumé
Créé par un inventeur mort avant de « l’avoir terminé », Edward vit seul dans un château abandonné. C’est là que Peggy, représentante en cosmétiques, le trouve et le ramène chez elle. Avec ses mains-ciseaux, Edward devient pour un temps la coqueluche du quartier.

Critique
Un des films les plus connus de Tim Burton qui commence à imposer sa patte. Des éléments, comme la banlieue où se passe l’action ressemble à celle de Beetlejuice mais, cette fois, l’ironie grinçante du réalisateur en donne une interprétation toute personnelle. Si le film a d’indéniables qualités, il ne développe pas grand-chose une fois passée la scène d’exposition initiale. Le déroulé est extrêmement linéaire, ce qui ne veut pas dire qu’il ne soit pas intéressant, mais il s’avère sans véritable surprises.

Visuellement, c’est bluffant. D’entrée de jeu, le réalisateur pose une dichotomie révélatrice. La banlieue sans nom est colorée (jusque dans les voitures !) mais abrite des gens absolument conformistes sur lesquels Tim Burton pose un regard acide. Les « commères » du quartier, la dénommée Joyce en tête, en prenne pour leur grade dans un jeu de massacre permanent. Elles sont pathétiques, suiveuses, girouettes et autocentrées. Quelque part, cette banlieue est un peu celle de George Clooney dans son Suburbicon même si Burton place son film dans son époque. En contraste, le château où vit Edward est gris mais Edward lui-même se montre chaleureux. Le château est en hauteur quand toutes les maisons, identiques, sont posées à plat. Le propos du réalisateur est clair et net : Edward n’appartient pas à notre monde.

Tout le propos du film tient en l’acceptation pour un temps d’Edward mais, à part le voir faire de la taille de tout un tas de trucs, que se passe-t-il ? Le pique-nique de présentation et le passage à la télévision d’Edward ont un côté « bête de foire » dérangeant au fort contraste entre le « monstre gentil » et le public intrigué ou bassement intéressé. La causticité de Tim Burton se lit aussi dans cette scène où une femme prend littéralement son pied en se faisant tailler les cheveux. C’est grotesque et il est évident à qui va la sympathie du réalisateur. Plus intéressant, c’est l’évolution de la relation entre Kim, la fille de Peggy et Edward. D’abord franchement hostile (ils ont mal commencé c’est vrai !), elle évolue vers plus de sympathie et une profonde affection.

Le film ne raconte pas grand-chose mais il y a tout de même une évidence : c’est un conte de fée. Pratiquement, une nouvelle version de La Belle et la Bête. Si on oublie ça, le film devient illisible. Comment comprendre que personne ne se soit soucié du château abandonné ? Comment vivait l’inventeur ? Le décor du château n’a absolument rien de réaliste et, lorsque l’on verra des moments du passé d’Edward, c’est une impression d’irréalité poétique que nous éprouvons. Un mélange du gothique et du mécanique mais moins abouti que, plus tard le montrera Crimson Peak. L’idée de Tim Burton était d’arracher Edward à son contexte de conte de fées pour le placer dans le cadre déconcertant des banlieues normalisées privées de sensibilité artistique et qui doivent beaucoup aux souvenirs du jeune Burton. Pour ce dernier, Edward est l’incarnation physique de la solitude. Pour lui, les monstres sont des incompris. Edward est le premier d’entre eux.  

La Fox avait d’abord pensé à Tom Cruise pour incarner Edward, ce qui aurait été une idiotie complète car Edward n’est pas un héros mais un anti-héros. Burton voulait que le public regarde Edward sans a priori et a choisi pour cela un quasi-inconnu, Johnny Depp. C’est une réussite complète qui lança la carrière du comédien qui devint un des piliers de l’univers Burton. Durant tout le film, le visage de Johnny Depp est peu expressif mais tout passe par le regard, par la gestuelle et c’est peu à peu qu’Edward s’humanise. C’est le rôle de Kim à qui Wynona Ryder apporte une force qui se révèle peu à peu. C’est à partir du moment où le personnage prend davantage d’importance que le récit bascule. D’abord le visage dur et le corps raide manifestant une vraie hostilité envers Edward, Kim se détend, apprivoise autant qu’elle est apprivoisée (magnifique et très poétique scène de la danse sous les flocons) et l’actrice rend excellemment compte de l’évolution des sentiments de son personnage.

Le film a un dernier titre de gloire et il est tout à l’honneur de Tim Burton dont il montre la fidélité à ceux qu’il admire. Le rôle de l’inventeur, qui crée et élève Edward, est tenu par Vincent Price. Le grand acteur américain, héros des films d’horreur des années 1950 et 1960, était pratiquement tombé dans l’oubli. Très âgé et malade, c’est son dernier rôle mais, grâce à Tim Burton, il a pu sortir la tête haute.

Anecdotes :
Sortie US : 6 décembre 1990. Sortie France : 10 avril 1991
Le budget était de 20 millions $ et a rapporté 86 $
Scénario : Caroline Thompson, d'après une histoire de Tim Burton et Caroline Thompson. Caroline Thompson, lectrice-analyste de scénario, avait publié un roman d’horreur intitulé « Premier né » où un fœtus revenait hanter une femme qui avait avorté. Burton l’avait lu et avait été frappé. Son agent les fit se rencontrer. En ayant vu le dessin d’un garçon ayant des ciseaux à la place des doigts, elle s’est écrié : « N’en dites pas plus, je sais exactement de quoi je vais parler ! » et elle écrivit 70 pages de synopsis. « C’est fondamentalement l’histoire que nous avons filmé » dira Burton. A la base, ils envisageaient une comédie musicale.
Tim Burton considère ce film comme son « plus personnel » : « A l’ origine, il y a un dessin fait depuis longtemps. Il représentait un personnage qui veut toucher tout ce qui l’entoure, mais ne peut le faire, et dont le désir créateur est en même temps un désir destructeur, une ambivalence qui a refait surface au moment de mon adolescence. J’avais alors beaucoup de mal à communiquer avec le reste du monde » (cité par Antoine de Baecque, Tim Burton, Cahiers du cinéma). Il a aussi dit « Il y a en [Edward] une merveilleuse (souligné par Burton) sorte de tristesse. Ce n’est pas une tristesse mauvaise, c’est juste l’étoffe de la vie ».
Pour mettre le film en chantier, Tim Burton créa sa propre boîte de production.
De Johnny Depp : « Tim m’a montré plusieurs dessins de cet Edward. J’avais lu le scénario bien sûr, mais les dessins de Tim disaient tout. J’ai tout de suite senti le personnage, il s’est glissé à l’intérieur de moi » (interview au New York Time Magazine du 9 novembre 2003).
En 1991, Tim Burton mit en chantier un documentaire Conversations avec Vincent mais la mort de l’acteur ne lui permit pas d’achever ce projet.
Le tournage se déroule dans une communauté sise à la périphérie de Dade City, comté de Pasco en Floride. Une cinquantaine de maisons individuelles durent cooptées et les résidents relogés dans un motel du coin pendant trois mois, le temps que les équipes du tournage repeignent leurs demeures en pastel « écume des mers », « jaune bouton d’or », « couleur chair », « bleu sale », réduisent la taille des fenêtres (pour donner une « ambiance paranoïaque ») et aménagent des jardins paysagers. A l’entrée du site du tournage, une pancarte avertissait d’éventuels acheteurs qu’en temps normal, ces propriétés ne ressemblaient pas du tout à cela. Le manoir gothique fut lui construit sur le terrain de tournage de la Fox.
Le tournage fut éprouvant à cause de la chaleur (40°), de l’humidité et des nuisibles.
Johnny Depp/Edward : acteur américain né John Christopher Depp II, il se fait réellement connaître avec ce rôle. Il a également tourné dans Arizona Dream (1992), Donnie Brasco (1997), Las Vegas Parano (1998), Le Chocolat (2000), From Hell (2001), Pirates des Caraïbes (2003, 2006, 2007, 2011, 2017), Public Enemies (2009), Transcendance (2014), Into the wood (2015), Alice de l’autre côté du miroir (2016), Le Crime de l’Orient-Express (2017).
Vincent Price/L’inventeur : acteur américain (1911-1993) débute au théâtre en 1935 et jouera sur scène jusqu’en 1978. Il débute au cinéma avec Service de luxe (1938). C’est avec Laura (1944) qu’apparaît son personnage de dandy à l’allure inquiétante. Il devient emblématique du cinéma d’épouvante : L’homme au masque de cire (1953), La mouche noire (1958), La chute de la maison Usher (1961), La chambre des tortures (1961), Le Corbeau (1963), La malédiction d’Arkham (1963), Je suis une légende (1964), Le cercueil vivant (1969), L’abominable docteur Phibes (1971), Théâtre de sang (1973). Il devient plus rare ensuite mais est appelé pour du doublage : Vincent (1982, court-métrage de Tim Burton), Les treize fantômes de Scooby-Doo (1985), Basile, détective privé (1986).
Dianne Wiest/Peggy Boggs : actrice américaine active sur les deux écrans. Au cinéma, elle a joué dans La Rose pourpre du Caire (1985), Hannah et ses sœurs (1986), les ensorceleuses (1998), L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (1998), Rage (2009). Pour la télévision, elle a joué dans En analyse (2008-2009) et Blacklist (2014) mais est surtout connu pour sa participation à New York Police Judiciaire (2000-2002).
Alan Arkin/Bill Boggs : acteur américain, il arrête ses études pour former un groupe de musique et débute au théâtre et obtient un Tony Award pour son rôle dans la pièce Enter Laughing. Au cinéma, il a notamment joué dans Les Russes arrivent (1966, Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie), Seule dans la nuit (1967), Le cœur est un chasseur solitaire (1968), Sherlock Holmes attaque l’Orient-Express (1976), Big Trouble (1986), Bienvenu à Gattaca (1997), Little Miss Sunshine (2006, Oscar du meilleur acteur dans un second rôle), Max la menace (2008), Argo (2012).
Wynona Ryder, déjà présente dans Beetlejuice, incarne Kim, la fille des Boggs.
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Re: Saga Tim Burton

Message  Camarade Totoff le Mar 26 Juin 2018 - 15:11

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Re: Saga Tim Burton

Message  Camarade Totoff le Mar 10 Juil 2018 - 13:15

Ed Wood (Ed Wood) ***

Résumé
Passionné de cinéma, mais perpétuellement désargenté, Ed Wood endosse toutes les casquettes pour réaliser des films.

Critique
Un film difficilement classable, une sorte de biopic sur « le plus mauvais réalisateur de tous les temps » tout autant qu’une réflexion sur le cinéma, sur la création en général ainsi qu’une mise en abyme. Si le film manque parfois de rythme, il ne manque pas de sincérité et la tendresse de Burton envers un cinéaste, qu’il considère à l’évidence, comme un devancier, est indéniable. Son Ed Wood s’arme d’optimisme face à l’humiliation et n’est pas aussi naïf et ringard qu’il semblait l’être. C’est un vaillant rêveur. Il incarne l’espérance et l’absence de compréhension que Burton juge méritoire.

A travers la création de trois films réellement réalisés par Ed Wood – Glen or Glenda (Louis ou Louise en VF), La fiancée du monstre et Plan 9 from outer space – Tim Burton met en scène le processus créatif et il n’élude aucun des problèmes techniques et matériels que rencontre ce qu’on rassemble sous le vocable de « production ». Le choix de tourner un film sur Ed Wood permet de raconter tout cela car il a justement connu tous ces problèmes et il s’est démené pour y apporter des solutions. Si Burton passe par la case comédie pour montrer les approximations parfois phénoménales du réalisateur (finir de nuit une scène commencée de jour par exemple) ou les réponses plus ou moins abracadabrantesques trouvées (comment se procurer une pieuvre ?), jamais il ne le fait passer pour un clown. Ce qui ressort des maladresses d’Ed Wood, c’est sa sincérité ; sa passion du cinéma. Comme le dit Johnny Depp dans une scène : « Je veux juste raconter des histoires ». Le film est aussi une satire tendre d’Hollywood quand Wood présente ses projets aux cadres des studios : c’est un mimétisme avec ce qu’a vécu Tim Burton !

Ed Wood est aussi un film sur l’amitié. Toute l’équipe qui entoure Wood est sans doute une vraie troupe de cirque mais la plupart sont des fidèles. A travers eux, c’est toute l’admiration de Tim Burton pour les marginaux, les phénomènes qui ressort. Mais le film raconte surtout la rencontre entre Ed Wood et Bela Lugosi au crépuscule de sa vie. Ce que l’on ressent à travers les scènes entre Johnny Depp et Martin Landau, c’est un véritable « coup de foudre » amical. Lugosi est aussi un père de substitution pour Ed. En retour de cet investissement sentimental (et pécunier), Ed attend de Lugosi qu’il donne de la crédibilité à ses films. Le jeune réalisateur ne cache pas son admiration et le vieil acteur fatigué et rongé par la déchéance est touché par cette joie sincère. A travers sa création, Tim Burton atténue ce qui s’apparente à un processus d’exploitation car Wood fait travailler Lugosi jusqu’à la corde alors que ce dernier est âgé et fatigué. Mais pour retrouver un peu de sa gloire, Lugosi s’aveugle. Procédé psychologique fréquent. Ce sont les meilleurs moments du film et Martin Landau est prodigieux dans son interprétation de Lugosi. Avec un maquillage génial, l’acteur (qui avait 65 ans au moment du tournage) se rajoute dix ans de plus mais surtout montre que la drogue a accéléré le vieillissement (Lugosi est mort à 74 ans). Il ne dissimule pas ses faiblesses mais il montre avec conviction les efforts de Lugosi pour être à la hauteur des attentes de Wood et retrouver un peu de sa gloire d’antan ; quitte à s’abaisser (scène avec la presse à l’hôpital).

La marginalité est présente à différents titres, mais c’est l’ambigüité sexuelle qui est la plus flagrante. Ainsi, Ed a un ami homosexuel qui songe à changer de sexe. Ed, lui-même, s’il proclame aimer les femmes (il en a deux dans le film), se travestit régulièrement et tourne même en tenue féminine ! On a une scène dans laquelle, sur une musique orientale, Wood/Depp fait une danse du ventre ; ce que l’acteur, dans les bonus appelle « un strip-tease dans un abattoir » ! Ce qui nous vaut un joli manifeste pour la différence lorsqu’Ed/Depp s’impose face à un producteur qui est aussi un homme d’Église ! Tim Burton ne juge pas mais il proclame tranquillement le droit à la différence, quelle qu’elle soit. Ed n’hésite plus à se montrer publiquement déguisé, y compris devant Orson Welles ! Cette dernière scène est brève mais, outre que Vincent D’Onofrio incarne avec une grande véracité un des réalisateurs les plus talentueux de l’histoire du cinéma, c’est là que se trouve la quintessence du film avec ce discours simple, bref mais puissant sur la création. « Quand ça marche, ça vaut le coup ».

Pour sa seconde participation aux œuvres de Burton, Johnny Depp réalise une jolie prestation. Son visage mobile reflète parfaitement les états d’âmes et la passion qui anime Ed. Bill Murray incarne Denis, l’ami homosexuel. L’acteur joue avec sobriété et c’est davantage son maquillage et une certaine préciosité qui révèle visuellement la sexualité du personnage. Celui-ci ne cache rien d’ailleurs et nous sommes pourtant dans les années 1950 ; il fallait du courage et c’est par la tranquillité du personnage que l’acteur fait ressentir ce courage. Petite amie de Burton à l’époque, Lisa Marie incarne Vampira, une actrice qui a réellement existé. Ultra maquillé – comme la vraie – Lisa Marie, parfois un peu statique, montre tout de même comment Vampira passe d’un certain dédain envers Ed Wood à membre de sa bande. Si l’amitié est réelle, c’est aussi – et pour le coup Tim Burton n’idéalise pas – qu’ils sont compagnons d’infortune.

Le travail de production est impressionnant. D’abord, on peut souligner le souci de réalisme de Burton qui tourna en noir et blanc ! C’est visuellement très beau et cela montre aussi le respect du réalisateur pour son sujet. Faute de moyens, Ed Wood tournait en noir et blanc. Le côté fauché des productions d’Ed Wood est aussi montré par les plateaux très « épurés » mais, à travers cela, c’est le travail de Burton qui est souligné puisqu’il a fallu reconstituer les studios où Wood tournait. Plutôt que prendre des extraits des œuvres de Wood, Tim Burton les a retournés ! Le réalisateur de 1994 montre donc comment travaillait le réalisateur de 1954 ; cette mise en abyme double et renforce le discours sur la création. Elle se raconte mais on nous la montre en action. C’est un « processus créatif en marche » qui se déroule sous nos yeux. Au-delà d’un film, c’est le cinéma lui-même qui se met en scène.

Anecdotes :
Sortie US : 28 septembre 1994 Sortie France : 21 juin 1995
Scénario : Scott Alexander et Larry Karaszewski d’après le livre Nightmare of Ecstasy de Rudolph Grey
La musique est signée Howard Shore, et non Danny Elfman, le compositeur habituel de Tim Burton, en raison d’un différend artistique qui a opposé les deux hommes pendant L’Étrange Noël de monsieur Jack.
Le budget était de 18 millions $. Le film en a rapporté 5.9 millions. Échec commercial (le pire fiasco de Burton), le film fut un succès critique.
Ed Wood (1924-1978) : réalisateur inapte qui comptait davantage sur la détermination que sur le talent. Ses films bons marchés manquaient souvent de cohérence au niveau du scénario et du montage, péchant aussi par leur rythme, la qualité de la production et le jeu des acteurs.
Le critique Derek Malcom vit dans le film le « tribut affectueux voire admiratif de l’échec jamais érigé ».
La Columbia se retira du projet quand Burton voulut tourner avec une authentique pellicule noir et blanc. C’est Disney qui prit la relève.
Bela Lugosi : De son vrai nom Béla Blaskó (1882-1956), cet acteur naquit en Transylvanie dans l’ancienne Autriche-Hongrie (actuellement Roumanie) et émigra en Allemagne puis aux États-Unis en 1919. Il décroche à Broadway le rôle de Dracula qu’il jouera des centaines de fois. Il reprend le rôle pour le film de Tod Browning (1931) mais, après qu’il ait refusé le rôle de la créature de Frankenstein, sa carrière va se ralentir et se cantonner aux films d’horreur. Traité pour des problèmes de santé avec de la morphine, il en devient dépendant.
Vampira : Maila Nurmi (de son vrai nom Maila Elizabeth Syrjäniemi) fut une actrice finno-américaine (1922-2008) qui crée le personnage de Vampira dans les années 1950 quand elle présente Movie Macabre sur ABC qui diffuse des programmes d’épouvante. Mise sur liste noire pendant le maccarthysme pour ses opinions politiques et sa vie privée jugée trop scandaleuse, elle se retrouve à jouer pour Ed Wood. Son look influença profondément la représentation gothique de la femme vampire.
Le film remporta l’Oscar du meilleur maquillage pour Rick Baker.
Ce sont Harry et Michael Medved dans le livre « The Golden Turkey Award » (1980) qui ont baptisé Ed Wood « pire réalisateur de tous les temps ».
Martin Landau/Bela Lugosi : acteur américain (1928-2017), il se décide pour la comédie à l’exemple de Charles Chaplin. Au cinéma, on a pu le voir dans La Mort aux trousses (1959), Cléopâtre (1963), La plus grande histoire jamais contée (1965), L’île au trésor (1985), Crimes et délits (1990), The X-Files, le film (1998), Sleepy Hollow (1999). Il a également beaucoup tourné pour la télévision : La Quatrième Dimension (1959), Les mystères de l’Ouest (1965), Colombo (1973), FBI : Portés Disparus (2004-2009). Il est surtout connu pour sa participation à Mission : Impossible  (1966-1968, Golden Globe du meilleur acteur dans une série télévisée) et Cosmos 1999 (1975-1976). Pour Ed Wood, il reçut l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.
Sarah Jessica Parler/Dorothy Fuller : actrice américaine, on l’a vu au cinéma dans Footloose (1984), Lune de miel à Las Vegas (1992), Mars Attacks ! (1996), Où sont passés les Morgan ? (2009), Happy New Year (2011). Elle a également tourné pour la télévision, et surtout Sex and the City (1998-2004 ; Golden Globe de la meilleure actrice dans une série télévisée musicale ou comique en 2000, 2001, 2004) adaptée au cinéma (2008, 2010).
Patricia Arquette/Kathy : actrice américaine, elle joue aussi bien au cinéma qu’à la télévision. Sur grand écran, on a pu la voir dans Les Griffes du cauchemar (1987), True Romance (1993), Rangoon (1995), Lost Highway (1997), A tombeau ouvert (1999), Dans la tête de Charles Swan III (2013), Boyhood (2015, Golden Globe et Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle). A la télévision, elle a joué dans Les contes de la crypte (1990), Medium (2005-2011), Boardwalk Empire (2013-2014), Les Experts (2014), Les Experts : Cyber (2014-2016).
Bill Murray/Bunny  Breckindrige : acteur américain, vu dans Tootsie (1982), SOS Fantômes (1984), SOS Fantômes 2 (1989), Un jour sans fin (1993), Sexcrimes (1998), Charlie et ses drôles de dames (2000), Lost in translation (2003), A bord du Darjeeling limited (2007), Bienvenue à Zombieland (2009), Moonrise Kingdom (2012), Monument Men (2014), SOS Fantômes (2016).
Lisa Marie/Vampira : Mannequin et actrice américaine, née Lisa Marie Smith. Elle a été la compagne de Tim Burton de 1993 à 2001. C’est son premier rôle au cinéma. Elle sera de tous les films de Burton jusqu’à leur séparation. Depuis, elle a joué dans The lords of Salem (2012), Dominion (2015).
Juliet Landau/Loretta King : actrice américaine, fille de Martin Landau et de Barbara Bain. Elle commence comme ballerine avant de devenir actrice. Ed Wood est un de ses premiers films. Elle a enchaîné avec Theodore Rex (1995) puis de faire beaucoup de doublage. Elle est davantage présente à la télévision : Parker Lewis ne perd jamais (1992), MilleniuM (1999), Esprits criminels (2012) mais elle est plus connue pour son rôle de Drusilla dans Buffy contre les vampires (17 épisodes entre les saisons 2, 5 et 7) et Angel  (7 épisodes des saisons 2 et 5). Elle a également coscénarisé deux numéros du comic book Angel : After the Fall (2009).
Jeffrey Jones (Criswell) a joué dans Beetlejuice.
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Re: Saga Tim Burton

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