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Série "Arsène Lupin"

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Série "Arsène Lupin" - Page 5 Empty Re: Série "Arsène Lupin"

Message  Estuaire44 le Jeu 10 Mar 2011 - 1:36

Bah, c'est un plaisir de redécouvrir cette série hein


Série "Arsène Lupin" - Page 5 Pdvd_207

1-12) Les Tableaux de Tornbüll, Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl21Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl21

Première diffusion : 3 juin 1971

Distribution
Kathrin Ackermann (Lady Bakefield), Walter Bluhm (Comte Tornbüll), Alexander Hegarth (Stefan von Tornbüll)

Résumé
Dans un petite île allemande située près d’Heligoland, Arsène Lupin, avec l’aide de Lady Bakefield, entreprend de dérober la fastueuse collection de tableaux Stefan, fils du Comte de Tornbüll. Stefan semble sur le qui-vive, notamment troublé par la présence de nombreux touristes. Lupin découvre que le fils dévoyé du Comte a participé au vol des tableaux aux Etats-Unis, avant de doubler ses complices et de disparaître avec son butin. Ses anciens amis l’ont portant retrouvé, et ils interviennent sous le couvert du tournage d’un film. ILs gênent un instant Lupin, qui a remplacé les tableaux par des copies, mais le Gentleman Cambrioleur parvient néanmoins à emporter toute la collection. Stefan s’enfuit, tandis que son père touche une colossale assurance !

Commentaire
Les Tableaux de Tornbüll bénéficient du superbe site naturel de cette île de la Mer du Nord, où partout le regard se perd vers l’horizon. L’endroit, comme son habitat, se caractérise patr une beauté solitaire que l’on contemple avec ravissement, mais convenant mieux à un film d’Ingmar Bergman qu’aux facéties de Lupin, celles-ci apparaissent quelque déplacées dans la solennité silencieuse du lieu. Les péripéties du jour ne séduisent guère non plus par leurs qualités intrinsèques, un verbiage ennuyeux et une insipide lenteur caractérisant l’action dès une période d’exposition totalement démesurée. On parle beaucoup pour finalement raconter peu de chose, avec des pointes de remplissage caractérisé assez énervantes. C’est par exemple le cas quand Descrières passe en voix off pour commenter une intrigue que l’on comprend parfaitement par ailleurs, ou quand il se livre à un récapitulatif final absolument inutile.

Outre l’insignifiance de l’intrigue et la mise en scène, on repère quelques autres maladresses. Lady Bakefield se montre aussi inopérante et fade que dans La Demoiselle aux yeux verts, il en va d’ailleurs de même pour l’ensemble des personnages féminins, visiblement sacrifiés. Lupin conserve quasiment tout du long un unique déguisement, alors qu’il reste bien plus pertinent de varier les effets et de jouer sur l’effet de surprise par des numéros brefs mais percutants (comme dans Les Anneaux de Cagliostro). Cela se ressent d’autant plus fortement que le chevrotant Lord Lewcastle ne représente pas, et de loin, la fausse identité la plus pétillante de Lupin. Le scénario regorge de naïvetés, comme le fait que des tableaux dont le vol a défrayé la chronique soient exposés à la vue de tous, ou que l’assurance débourse une telle somme sans vérifier l’origine des œuvres.

Outre le caractère insolite des lieux, l’épisode bénéficie cependant de quelques atouts, comme l’énergie et la drôlerie qu’apporte enfin le tournage du faux film ou la vision de superbes tableaux, même si ceux-ci ne sont pas assez mis en valeur. Le père et le fils sont joliment croqués et interprétés, avec notamment une délectable composition d’Alexander Hegarth en Stephan, noble déclassé et lâche. Par contre l’on se demande bien comment un tel minable a pu mener semblables aventures aux Etats-Unis ! On apprécie également l’éclairage, certes succinct, sur les techniques de copies de tableaux. Mais ces quelquess moments de divertissement, surgissant au milieu des bavardages, n’empêchent pas l’épisode de demeurer mineur.

Série "Arsène Lupin" - Page 5 Pdvd_209

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Message  Estuaire44 le Ven 11 Mar 2011 - 0:26

Série "Arsène Lupin" - Page 5 Pdvd_213

1-13) Le Sept de Cœur, Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl22Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl22Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl22Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl22

Première diffusion : 10 juin 1971

Distribution
Janine Patrick (Paula), Roger Dutoit (Georges Andermatt), Raoul de Manez (Maurice Leblanc), Etienne Samson (les frères Varin)

Résumé
A Bruxelles, le journaliste et auteur Maurice Leblanc sympathise avec l’homme du monde Jean Daspry, dont il ignore encore qui’l est Arsène Lupin. Le gentleman Cambrioleur incite Leblanc à louer une maison, sanas lui dire qu’y résidait Louis lacombre, l’un de ses frères d’armes aviateurs, disparu depuis des semaines. Lupin continue à mener l’enquête et découvre que son ami avait conçu les plans d’un aéroplane révolutionnaire. Il a été assassiné par ses assistants, les frères Varin. L’un d’entre eux meurt d’une embolie, en constatant que le butin de leur crime, dissimulé dans la maison, a disparu, dérobé par Lupin. Le survivant ne possède qu’une moitié des plans, l’autre étant détenue par l’industriel Andermatt, qui finançait les travaux. Pour l’obtenir il fait chanter Paula, l’épouse d’Andermatt, dont il conserve des lettres compromettantes échangées avec Lacombe. Mais Lupin, se faisant passer pour Salvator, détective privé à la solde d’Andermatt, se joue de Varin. Il récupère les lettres, réconcilie les époux, offre les plans à la France… Et révèle son identité à un admiratif Leblanc, qui va devenir son historiographe.

Commentaire
Et voilà comment j’ai connu Arsène Lupin. Voilà comment j’ai su que Jean Daspry, camarade de cercle, relation mondaine, n’était autre qu’Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur. Voilà comment j’ai noué des liens d’amitié fort agréables avec notre grand homme, et comment, peu à peu, grâce à la confiance dont il veut bien m’honorer, je suis devenu son très humble, très fidèle et très reconnaissant historiographe.

Lupin achève son périple européen à Bruxelles, tendis que cette première saison s’achève astucieusement sur ce récit clé de l’univers de Leblanc, voyant l’auteur narrer sa rencontre avec son personnage. Si le scénario schématise inévitablement le récit, tout en le déplaçant à Bruxelles (mais qu’importe), il y demeure finalement bien plus fidèle que nombre des opus précédents, même si l’avion se substitue au sous-marin. D’où une ambiance spécifique, se décalquant avec réussite de l’ensemble de la série et oscillant avec finesse entre roman à énigmes et drame amoureux. Si le premier versant s’avère efficacement mené, avec cette excellente idée du panneau secret à l’intérieur même de coffre-fort dissimulé (joli rebondissement !), on demeure encore davantage sensible à la dimension humaine de l’épisode.

En couple amoureux mais en proie au poison du doute et de l’incommunicabilité, les Andermatt s’avèrent captivants. Roger Dutoit et Janine Patrick expriment à merveille les tourments de leurs personnages et permettent de passer outre à ce que la situation peut avoir de daté. L’amitié de Lupin pour le défunt et la noblesse de la description empreinte de gravité qu’il en réalise ressortent également admirables (formidable Descrières). Avec discernement et cohérence Le Sept de Cœur réduit à la portion congrue les facéties de Lupin (on ne coupe pas cependant à l’accent belge), d’autant que, s’il se montre pittoresque, Salvator ne relève absolument pas de la farce et se montre incisif.

Leblanc se voit parfaitement exploité, il participe juste ce qu’il faut à l’action pour ne pas se limiter à un témoin passif et sans saveur. C’est parfaitement dosé et Raoul de Manez lui apporte une savoureuse personnalité. Le récit exprime à merveille son amitié et son admiration pour Lupin, mais sans en faire un dévot confit en vénération. L’éclat et l’allant de la rencontre des deux hommes se retrouve pleinement dans l’épisode, ce qui lui apporte une plaisante spécificité. Plusieurs pastiches, relevant notamment du Fantastique, s’amusent à confronter Conan Doyle à Holmes, on ne pourra pas faire le coup à Leblanc !

Les dialogues s’écoutent avec un vif plaisir, tant ils sonnent justes et se montrent élégants. On y discerne quelques plaisantes références littéraires, comme le Salvator des Mohicans de Paris de Dumas ou une sublime citation des Fleurs du Mal : Mais le vert paradis des amours enfantines, L’innocent paradis, plein de plaisirs furtifs, Est-il déjà plus loin que l’Inde et que la Chine?. Comme à l’accoutumée la production se montre de qualité, tout en évoquant avec talent les splendeurs de Bruxelles, en passant par la Grand-Place, les Lions de l’Hôtel de Ville ou, inévitablement, le Manneken-pis et ses costumes.

Tout en se montrant suffisamment alerte, la mise en scène réussît plusieurs jolis coups, comme le dialogue entre Paula et Arsène, entremêlant avec fluidité pensées et paroles, ce qui suscite poésie et romantisme. Les amateurs des Avengers apprécieront la scène initiale, remarquable d’intensité, où Leblanc se retrouve seul face à des phénomènes étranges et menaçants, dans une somptueuse maison décorée par des effigies de cartes à jouer : comme un air de Joker. Pour la première fois l’action se poursuit immédiatement après un générique qui s’y intercale, tout comme chez les New Avengers. Episode brillant et en tous points parfaitement maîtrisé, Le Sept de Cœur constitue décidément un exemplaire final de saison !


Série "Arsène Lupin" - Page 5 Pdvd_214

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Message  séribibi le Ven 11 Mar 2011 - 2:09

Cet épisode ne contient-il pas un paradoxe ? : Arsène Lupin est à la base un personnage de fiction, non ?
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Message  Estuaire44 le Ven 11 Mar 2011 - 9:10

Oui, tout à fait : Lupin est entièrement fictif. Il s'agit simplement d'une posture amusante de Leblanc s'imaginant son confident. Cela brouille plaisamment les cartes, mais il n'existe aucune réelle ambiguité.
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Message  Estuaire44 le Ven 11 Mar 2011 - 16:52

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Message  Dearesttara le Ven 11 Mar 2011 - 22:18

L'idée de Leblanc n'est pas neuve : Dans Le parfum de la Dame en Noir, il y a une rencontre entre Joseph Rouletabille et son créateur : M.Gaston Leroux qui le rencontre alors que le futur héros est encore un enfant. Quand Rouletabille atteint l'âge adulte, Leroux lui dit adieu en le pistant sur "l'affaire du pied gauche de la rue Oberkampf" qui sera la première affaire résolue par Rouletabille. Un héros est né ! Razz

C'est une trouvaille amusante, qui permet souvent des situations divertissantes ! Very Happy
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Message  Estuaire44 le Sam 12 Mar 2011 - 10:11

Moorcock image ine également que les voyageurs temporels des ses cycles de romans (Le Nomade du Temps, Les Danseurs de la Fin des Temps...) viennent le rencontrer pour lui narrer leurs exploits. Il brode même de mini aventures autour de cela, auquel il "participe" en début d'ouvrage, puis laisse la aprole au "témoignage" du héros.
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Message  Estuaire44 le Sam 12 Mar 2011 - 11:37

Série "Arsène Lupin" - Page 5 Pdvd_217

2-01) Herlock Sholmès lance un défi, Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl23Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl23Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl23

Première diffusion : 18 décembre 1973

Distribution
Roger Carel (Commissaire Guerchard), Bernard Dhéran (Comte de Dreux-Sobise), Sophie Agacinski (Nathalie), Henri Virlojeux (Herlock Sholmès), Yves Barsacq (Wilson), Michel Peyrelon (Le général)

Résumé
Grâce à ses talents d’aviateur et à la complicité de la belle Nathalie, Lupin parvient à dérober le prestigieux collier de Marie Antoinette, orgueil de la grande famille des Dreux-Soubise depuis des générations. Il s’agit également d’une vengeance, les Dreux Soubise ayant humilié la mère de Lupin, une cousine pauvre, durant la jeunesse de celui-ci. Herlock Sholmès intervient, lui et le gentleman Cambrioleur convenant d’un pari : Arsène dissimule le collier dans le souterrain secret d’un château lui appartenant, tandis que l’Anglais a quatre jours pour le retrouver. L’armée cerne l’édifice. Sholmès découvre à temps la clé de l’énigme, mais voit ses effort anéantis par l’intervention catastrophique d’un Guerchard désirant s’accaparer les lauriers de la victoire. Lupin gagne son pari et s’offre le luxe de faire arrêter Guerchard en le faisant passer pour lui même !


Commentaire
Le lancement de le seconde période de ses trépidantes aventures voit le retour d’Arsène Lupin dans l’Hexagone. Ce simple fait assure le succès de l’épisode, car l’on renoue pleinement avec le ton français faisant le charme de la première partie de la saison précédente. Les péripéties se rattachent de fait à un vaudeville enlevé, volontiers satirique envers les autorités et les puissants. Les dialogues regorgent derechef d’excellents mots d’esprit, énoncés goulument par quelques uns des meilleurs comédiens de la scène française d’alors, la richesse de la distribution constituant le grand atout de Herlock Sholmès lance un défi.

Jacques Monod et Bernard Lavalette excellent respectivement en Préfet autoritaire et en Ministre plus mondain, tandis que Michel Peyrelon crève l’écran en général idiot et imbu de lui même, préfigurant l’Etat Major de la Débâcle de 1940. On retrouve également avec un plaisir des plus vifs le toujours épatant Roger Carel, toujours souverain en l’ineffable Guerchard. Les seules légers regrets proviennent d’Yves Barsacq, moins savoureux que Dudicourt, le contraste se perçoit trop clairement avec le talent de Virlojeux, toujours souverain en Sholmès. Herlock arbore désormais la moustache symbolisant les Anglais depuis toujours dans notre doux pays (Cf. Astérix chez les Bretons).

Avec astuce, l’intrigue évite l’étirement verbeux d’une action trop réduite pour le format long de la série, en agrégeant harmonieusement deux textes distincts de Leblanc. L’affaire du « Collier de la Reine » permet d’exprimer plus qu’à l’accoutumée la personnalité rebelle et avide de revanche sociale d’un Lupin dont on découvre ci l’enfance malheureuse. L’opposition entre un Descrières plus grave qu’à l’accoutumée et son vieux complice de la Comédie Française Bernard Dhéran (impayable Dreux-Soubise) s’avère délectable et incisif.

Descrières campe également avec succès un Lupin également moins espiègle qu’à l’accoutumée, lors de sa belle et sensible romance avec la merveilleuse Nathalie, au cours de « Herlock Sholmès arrive trop tard ». Sophie Agacinski (future épouse d’un Jean-Marc Thibault réalisant avec elle un divertissant caméo) apporte un charme certain à la blonde Nathalie, à l’exquise élégance 1920. De manière amusante, c’est la seconde figure féminine des futurs emblématiques Jeux de 20 heures qu’emploie la série ! L’affrontement Lupin/Sholmès tient par ailleurs toutes ses promesses, entre brillant affrontement d’intelligences et source de piques franco-anglaises bien affutées.

La mise en scène se montre assez tranquille mais réalise de jolis plans du château et d’un aéroplane d’époque, avec un effet « Faucheurs de Marguerites » garanti. Par contre , afin de pallier au manque de moyens, elle abuse du procédé narratif. Trop éléments onéreux se voient seulement évoqués : la grand fête de Fontainebleau, le vol (dans tous les sens du mot) de Lupin, les nombreuses ramifications du Souterrain, les 36 000 hommes de troupe se résumant à un peloton dérisoire etc. Cela finit par en devenir assez artificiel.

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Dernière édition par Estuaire44 le Sam 12 Mar 2011 - 12:13, édité 1 fois
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Message  séribibi le Sam 12 Mar 2011 - 12:07

Cette nouvelle saison correspond aussi à l'arrivée de la nouvelle chanson de Dutronc, dans la générique de fin (pas forcément meilleure, mais plus connue et plus entraînante que la 1ère)
Je me souviens surtout de cet épisode pour le regretté Michel Peyrelon, toujours excellent...
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Message  phildlm le Sam 12 Mar 2011 - 20:55

Hein? 4 chapeaux au "7 de coeur"??? Shocked Rarement vu épisode aussi creux, insipide, incompréhensible et ennuyeux. Au total, cette première saison d'Arsène Lupin récolte une meilleure moyenne que l'unique saison d'Amicalement vôtre...
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Message  Invité le Sam 12 Mar 2011 - 21:00

Phil DLM a écrit: Au total, cette première saison d'Arsène Lupin récolte une meilleure moyenne que l'unique saison d'Amicalement vôtre...
Bigre Shocked ...En tout cas, les photos et ces fausses moustaches me remettent la série. Je ne pense pas que j'accrocherai longtemps maintenant.
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Message  Estuaire44 le Dim 13 Mar 2011 - 17:15

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2-02) Arsène Lupin prend des vacances, Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl24Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl24

Première diffusion : 18 décembre 1973

Distribution
Roger Carel (Commissaire Guerchard), Claude Degliame (Dolores Kesselbach), Daniel Sarry (Leduc), Jacques Debary (Rudolf Kesselbach)


Résumé
Arsène Lupin, en villégiature à Etretat, voit un homme tomber accidentellement d’une falaise Il s’agit de l’Inspecteur Lenormand, arrivé d’Indochine, qui l’espionnait en soupçonnant sa véritable identité pour lui. Lupin substitue à lui et annonce sa propre mort. Il se voit alors nommé à Cannes, où il s’intéresse à Rudolf Kesslbach. Ce milliardaire au passé criminel a jadis découvert un trésor inca, dont, après avoir assassiné les témoins, il a dissimulé le secret dans une statuette représentant un dieu puma. Lupin désire simplement le narguer en lui prouvant que son coffre fort dernier cri n’est pas inviolable et l’entendre avouer son histoire. Après son départ Kesselbach est tué par Leduc son secrétaire, également amant de sa femme. Leduc désire la statuette mais celle-ci se situe désormais dans une exposition organisée par la municipalité. Lupin sympathise avec Dolores Kesselbach, innocente du crime et, sous les traits de Lenormand, fait arrêter Leduc au moment où il s’apprête à dérober la statuette.

Commentaire
Cet épisode s’avère fort mineur, plombé par une action bien trop inconséquente et les interminables bavardages en résultant, destinés à meubler. L’introduction, inutilement alambiquée, évoque fâcheusement Victor, de la brigade mondaine. Lupin se fait pareillement passer pour un policer et utilise ici ce statut pour arrêter, non pas exactement un imposteur, mais un assassin faisant pesant sur lui la responsabilité du meurtre. On a donc une redite similaire, mais également bien inférieure. Là ou les dialogues de l’original pétillaient sans cesse, ceux de la copie se montrent bien ternes, tirant sans cesse à la ligne. La mise en scène passe d’assez vive à totalement figée, tandis que les superbes panoramas de puis la Tour Eiffel cèdent la place à une reconstitution à l’évidence en toc de la Côte d’Azur. Cette seconde saison semble disposer de sensiblement moins de moyens que la précédente et la comparaison des deux épisodes s’avèrent catastrophique pour Arsène Lupin prend des vacances.

L’épisode conserve quelques atouts, comme la beauté et personnalité singulières de Claude Degliame, ou l’abatage remarquable de Roger Carel en un Guerchard , toujours plaisamment obnubilé par Lupin et fort imbu de lui même. Jacques Monod apparaît également remarquable en préfet autoritaire et irascible, le retrouver suer la durée introduit une agréable continuité de l’univers de la série, vis à vis du défilé de la première saison. Jacques Dubary apporte une réelle présence à Kesselbach. A titre anecdotique on remarque l’apparition de l’Argus Parisien et de son journaliste affuté, spécialiste de Lupin, dont on ignore encore qu’il s’agit d’Isidore Beautrellet. Les nostalgiques de Mystérieuses Cités d’Or s’amuseront eux à retrouver des objets d’art et des musiques andines rappelant le dessin animé de 1982. On remarque aussi de forts jolis inserts d’époque de la Riviera. Mais tout ceci ne vient que distraire fugacement dans ce qui demeure un épisode essentiellement verbeux.

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Message  Estuaire44 le Dim 13 Mar 2011 - 18:10

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2-03) Le Mystère de Gesvres, Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl25Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl25Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl25

Première diffusion : 22 décembre 1973

Distribution
Roger Carel (Commissaire Guerchard), Thérèse Liotard (Raymonde), Pauline Larrieu (Suzanne), Bernard Giraudeau (Isidore Beautrellet), Henri Tisot (Juge Duredant)

Résumé
Lupin cambriole le Comte de Gesvres, celui-ci s’étant malhonnêtement enrichi durant la Grande Guerre. Il se fait au passage tirer dessus par Raymonde, nièce délurée du Comte. Sous une identité d’emprunt il prend plaisir par la suite à en faire la conquête. Il doit également se soucier de la vente de son butin auprès de richissimes amateurs d’art étrangers. Mais sa principale préoccupation demeure le jeune et perspicace journaliste Isidore Beautrellet. Celui- reconstitue admirablement l’intrigue de Lupin dans l’affaire de Gesvres. Lupin ressent de la sympathie pour lui et ne lui en voudra pas de refuser d’entrer dans on organisation, d’écrire un article défavorable sous la pression de son patron, ni même d’assister, à son corps défendant, Guerchard et le Préfet.

Commentaire
Certes l’intrigue commet plusieurs maladresses. Une introduction réussie plante le décor d’une mystérieuse énigme, mais celle-ci se voit résolue très vite, pour n’être remplacée que par quelques scénettes dépourvues de liant : Le récit s’éparpille beaucoup trop entre Lupin tentant de placer ses rapines ou de nouer un flirt avec Raymonde, l’enquête menée par le juge, l’idylle naissante entre Suzanne et Isidore, la sympathie du Gentleman Cambrioleur pour ce dernier, intervention météorique de Guerchard… L’épisode manque d’un sujet central, la multiplication de ces instantanés le privant de consistance. On n’évite pas non plus quelques longueurs comme la poursuite dans la forêt ou les discussions dans le souterrain, trop prolongées.

Le talent et la fantaisie de ces interprètes sauve néanmoins Le Mystère de Gesvres, le transformant en un spectacle tout à fait distrayant. Henri Tisot a droit à un véritable One-man-Show. Il se montre aussi truculent qu’hilarant, dans un numéro idéalement taillé pour lui! Thérèse Liotard et Pauline Larrieu se montrent des plus charmantes, mais l’épisode reste avant tout marqué par l’excellente prestation du regretté Bernard Giraudeau. Encore à l’orée de sa carrière donne un portrait espiègle et juvénile d’Isidore, rendant fort agréable sa relation originale avec Lupin. La complicité avec Descrières transparaît à l’écran et nous vaut des passages particulièrement amusants. On apprécie également de découvrir l’arrière cour des activités délictueuses de Lupin, entre gestion de la logistique et démarches de vente de ses trophées (enchères à la Art Incorporated !). Cela achève de donner un ton particulier à cet épisode égratignant au passage les mœurs de la presse. Heureusement pour Isidore, Lupin a de meilleures manières que Fantômas envers Fandor !

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Message  séribibi le Dim 13 Mar 2011 - 20:50

"Arsène Lupin prend des vacances" : dés le prégénérique, avec le type qui tombe de la falaise "dont on voit parfaîtement que c'est une baudruche", le ton est donné !! No comment Laughing
Par contre, "Le mystère de Gesvres" : Un des épisodes de mon enfance, découvert dans "Samedi est à vous". Un des plus célèbres épisodes de la série. J'avais adoré, mais il faudrait que je le revoie ; mais ce sera chose faîte trés bientôt : Estuaire m'ayant donné envie, par ses critiques, de revoir la série Very Happy , je me suis commandé le coffret de l'intégrale sur le net (je ne trouvais la série nulle part par chez moi)
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Message  Estuaire44 le Lun 14 Mar 2011 - 6:59

Bonne redécouverte ! hein
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Message  Dearesttara le Lun 14 Mar 2011 - 9:15

Arsène Lupin aurait-il connu Sabrina, Kris et Kelly (et Bosley) ? La chronique des Vacances d'Arsène Lupin a été faite hier, le même jour que... Les vacances des Drôles de Dames ! Laughing
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Message  Estuaire44 le Lun 14 Mar 2011 - 19:37

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2-04) Le Secret de l’Aiguille, Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl26Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl26 Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl26Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl26


Première diffusion : 25 décembre 1973

Distribution
Roger Carel (Commissaire Guerchard), Catherine Rouvel (Geneviève), Bernard Giraudeau (Isidore Beautrellet), Henry Virlojeux (Herlock Sholmès), Robert Rollis (Bobby)

Résumé
Arsène Lupin réalise un grand coup d'éclat en dérobant les Joyaux de la Couronne, au coeur de la Tour de Londres. Le gouvernement britannique maintient le silence sur ce vol et envoie Herlock Sholmès à Paris, pour organiser les recherches. Celui-ci, outre l'inévitable Commissaire Guerchard, choisit de s'appuyer sur Isidore, dont il apprécie la vivacité d'esprit et la grande connaissance de Lupin. Holmès envoie ses deux associés sur les traces du Manuscrit de Guillaume le Conquérant. Celui-ci contient un précieux, secret, auquel Lupin semble accorder beaucoup de valeur. Une vaste chasse au trésor conduit Guerchard à l'Aiguille d'Etretat, contenant une cache jadis employée par les Rois de France, et récupérée par Lupin. Entre temps Sholmès, puis Isidore, sont enlevés par Lupin. Tandis que Guerchard a recours à des explosifs, ce qui ensevelit définitivement la cachette (abandonnée par Lupin), le Gentleman Cambrioleur explique à Isidore que toute l'aventure ne représente qu'une vaste diversion, qu'il a lui même organisé avec l'aide de la belle Geneviève. Pendant ce temps, il a pu en toute tranquillité négocier la revente du trésor au gouvernement britannique, qui désire éviter le scandale.

Commentaire
Comme souvent au cours de la série, l'introduction s'avère remarquablement soignée, avec une jolie reconstitution des Joyaux de la Couronne mais aussi une hilarante discussion entre un Lupin en grande tenue et le Bobby en faction. La situation développe un non sense tout britannique judicieusement accordé à la situation, tout en permettant de retrouver l'excellent Robert Rollis, inépuisable second rôle du cinéma français. Après cette savoureuse mise en bouche Le Secret de l'Aiguille, joli cadeau de Noël 1973, va s'avérer absolument remarquable en actionnant à la perfection divers ressorts.

Tout d'abord le récit se déploie autour d'un lieu central de l'univers de Leblanc, cette Aiguille et cette Falaise d'Etretat non loin desquelles il écrivit nombre des exploits de son héros et où il situa son repaire secret. Ce la apporte un éclat particulier à l'aventure du jour mais l'épisode ne se contente pas d'une simple récupération. Bien au contraire le site d'Etretat va devenir un protagoniste à part entière de l'aventure. En effet il se voit admirablement mis en valeur par une mise en scène illustrant à merveille sa beauté tout en exploitant ses diverses particularités : altitude, escalier, roche de craie, dimension marine... Le succès s'avère tel que l'on ressent physiquement l'envie d'aller traîner ses guêtres du côté de cet endroit unique !

Par ailleurs Etreta sert d'écrin à un événement majeur au sein de l'univers de la série, outre la résonance particulière du vil des Joyaux de la Couronne : l'alliance des trois pires ennemis de Lupin, qui vont cette fois oeuvrer de concert. Décidément, tout concoure à faire du Secret de l'Aiguille un épisode à part ! L'option retenue s'inscrit résolument dans la comédie facétieuse, ce qui explique peut être, outre les contraintes de temps, l'éviction trop rapide du sévère Holmès, soit l'unique regret laissé par l'épisode. Virlojeux a cependant le temps de nous régaler d'excellentes scènes, comme cette déclamation très particulière d'Hamlet ou ce clin d'œil direct à Conan Doyle, meilleur historiographe qu'Isidore.

L'espace dégagé est intelligemment dédié à Isidore, toujours incarné avec une juvénile énergie par Bernard Giraudeau. Le personnage se montre toujours aussi astucieux et tonique (mais tenant mal l'alcool...). L'incorruptible Isidore, par la modestie de son train de vie, présente aussi le mérite de nous faire découvrir un milieu social autre que celui habituellement déployé par la série, un autre aspect de ces trépidantes années 20. Mais c'est bien Guerchard qui ramasse la mise, grâce à l'épatant numéro réalisé par un Roger Carel absolument déchaîné. Il faut le voir payer de sa personne et donner une hilarante expressivité aux crises de nerf de l'infortuné Commissaire au cours de nombreuses scènes d'excellentes comédies au cours desquelles on rit franchement : du grand art.

La réalisation se montre dynamique, multipliant les scènes courtes et incisives, tout en accordant une large part à l'action. On suit parfaitement les diverses étapes de la vaste arnaque constituant le sel du scénario. Elle est efficacement relayée par une musique guillerette, peut être un tantinet répétitive. Elle met parfaitement Lupin en valeur, ayant compris que les déguisements de celui-ci atteignent leur efficacité optimale avec des effets chocs et variés, en évitant de trop prolonger une personnalité d'emprunt. L'érudit excentrique, la baderne du Deuxième Bureau ou le Moine archétypal relèvent se montent fort gouleyants, avec un Descrières trouvant toujours le ton juste.

Rien ne manquera décidément à l'éclatant succès de l'épisode, puisque le traditionnel personnage féminin sort également du lot grâce à la présence de Catherine Rouvel, la vénéneuse (dans tous les sens du terme) Béatrice d'Hirson des Rois Maudits (1972-1973). Avec brio, l'actrice apporte une vraie personnalité à Geneviève qui se montre plus affirmée et volontiers prédatrice que nombres des autres compagnes d'aventures de Lupin. Porté par des talents divers s'harmonisant à merveille au sein d'un superbe paysage, Le Secret de l'Aiguille demeure bien l'un des grands classiques de ces aventures télévisées d'Arsène Lupin.

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Message  Estuaire44 le Lun 14 Mar 2011 - 22:30

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2-05) L’Homme au Chapeau Noir Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl27Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl27

Première diffusion : 27 décembre 1973

Distribution
Roger Carel (Commissaire Guerchard), Nicole Calfan (Catherine Montessieux), Henri Virlojeux (Herlock Sholmès), Karin Petersen (Juliette de Boisvert), Gérard Chevalier (Antoine de Boisvert)

Résumé
Arsène Lupin fait croire à sa mort, espérant ainsi pouvoir profiter de vacances bien gagnées. Mais Catherine, jeune amie de Natacha, vient lui demander son aide. Elle est persuadée qu’un mystérieux homme en noir rode dans la propriété familiale et qu’il lui veut du mal. De plus un arbre, auquel elle été très attachée durant son enfance, à été inexplicablement déplacé. Lupin, sous l’identité d’un journaliste, se rend sur place, également intrigué par la réputation d’alchimiste du grand père de la jeune femme, aujourd’hui décédé. Il a la surprise de retrouver Guerchard, envoyé à la demande de la sœur et du beau-frère de Catherine. Lupin découvre que ce sont ces deux indvidus qui ont changé l’emplacement de l’arbre car celui-ci délimite l’héritage du grand père Ils espèrent ainsi s’emparer d’une rivière charriant des particuliers aurifères. L’homme en noir a été conçu afin de faire passer Catherine pour une folle auprès de Guerchard, car elle avait remarqué l’escamotage de l’arbre.

Commentaire
L’épisode part sur les chapeaux de roue, avec un pré-générique une nouvelle fois rondement mené. Les pseudo funérailles de Lupin sont décrites avec humour, notamment avec un excellent clin d’œil à Pierre Lazareff, mais aussi une vraie émotion. Quand Herlock Sholmès (ultime apparition, hélas trop brève) déclare, sans être démenti, à Gurchard que celui-ci vient de perdre son seul ami, c’est assez beau. Par ailleurs L’Homme au chapeau Noir (rien à voir avec Tonton) se conclue remarquablement, avec un parfait emboitement des pièces du puzzle. Une conclusion à la hauteur d’une intrigue originale et astucieuse, où l’on retrouve avec plaisir quelques éléments typiques de la littérature populaire à la Leblanc, volontiers mélodramatique et rocambolesque. Et puis utiliser les propriétés d’un estuaire s’avère forcément sympathique…

Malheureusement, à peine entrecoupée par quelques jolies prises de vues aériennes s’étend entre les deux une vaste étendue de dialogues guères enlevés, plombés par une mise en scène des plus inertes, et d’autre part interprétés sans génie. Les comédiens semblent effet en deçà de ce que propose habituellement la série. C’est notamment le cas pour la jeune et sublime Nicole Calfan, qui manque encore visiblement de métier pour affiner son énergie. A sa décharge, son personnage se montre limité et assez vite crispant par ses exclamations continuelles. Les contorsions du scénario visant à faire coïncider les interventions de Gurchard et Lupin apparaissent également quelque peu capillotractées. L’épisode se suit sans déplaisir de fait de son mystère savamment entretenu jusqu’au terme du récit, mais lasse néanmoins de vifs regrets tant il aurait pu gagner en intérêt en se montrant plus nerveux. Reste le bonheur de découvrir le brave Guerchard se montrer enfin efficace, on en sort ravi pour ce commissaire foncièrement sympathique malgré ses petits travers !

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Message  séribibi le Lun 14 Mar 2011 - 23:34

C'est ce que j'avais signalé quelques posts avant à propos de "l'homme au chapeau noir". J'avais adoré l'épisode quand je l'ai découvert en 1975, et la ou les redifs suivantes, mais lorsque je l'avais revu il y a plusieurs années, quelle déception !! Malgré un prégénérique enlevé et original, et sans aucun rapport avec ce qui va suivre (ou presque), on relève surtout le jeu navrant de Nicole Calfan et des autres interprètes, en dehors de Descrières et Carel, toujours justes.
Beaucoup de parlotes, peu de péripéties, malgré un mystère entretenu jusqu'au final... et une réalisation assez banale.
"Le secret de l'aiguille", là aussi un épisode découvert chez Bernard Golay en 75, et que j'avais beaucoup aimé. Mais il faut que le revoie.
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Message  Dearesttara le Lun 14 Mar 2011 - 23:36

Tu mets combien de "monocles" à L'homme au chapeau noir Estuaire44 ?
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Message  séribibi le Lun 14 Mar 2011 - 23:41

Oui, je pense qu'Estuaire a oublié.
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Message  Estuaire44 le Lun 14 Mar 2011 - 23:47

Oups, je suis distrait aujourd'hui j'en décerne deux (notamment pour les funérailles de Lupin "Maintenant que je suis au cimetière, je peux respirer")
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Message  Estuaire44 le Mar 15 Mar 2011 - 16:53

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2-06) L’écharpe de soie rouge Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl28Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl28Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl28

Première diffusion : 29 décembre 1973

Distribution
Roger Carel (Commissaire Guerchard), Prudence Harrington (Jenny Saphir), François Guérin (Prévailles), Sacha Pitoëff (Ignatieff)



Résumé
Lupin, lassé de l’absence d’aventure, révèle à Gerchard qu’il est toujours vivant. Dans le même temps, Jenny, artiste réputée de music hall et ancienne amante, l’appelle à la rescousse. Elle a en effet épousé par amour le financier douteux Prévailles. Mais celui-ci vise en fait le célèbre saphir de Jenny, cadeau d’un noble cosaque. Prévailles en a désespérément besoin car ses escroqueries s’effondrent. Il devient de plus en violent et menaçant, allant jusqu’à provoque la mort de Sacha, un ami russe de Jenny qui veillait sur elle. Lupin achève de le ruiner, avant de livrer à la justice… Avec l’aide du propre Guerchard ! Celui–ci préfère arrêter la sombre crapule que Lupin, d’autant qu’il est ému par le sort de Jenny. Mettre hors d’état de nuire le bandit lui vaut d’ailleurs la Légion d’Honneur, sans qu’il renonce pour autant à affronter Lupin.

Commentaire
Handicapée par le jeu assez démonstratif, mais au si plaisant accent anglais, de la charmante Prudence Harrington (apparue également dans Les Brigades du Tigre) cette histoire solide se suit sans déplaisir. Les divers rebondissements s’enchaînent avec réussite, même s’ils se voient trop soulignés par un montage passablement rugueux. François Guérin campe un joli portrait de canaille et la course à l’abime du personnage, toujours plus épouvantable, se découvre avec intérêt. La mise en scène manifeste un correct sens du tempo, tandis qu’il se confirme qu’à l’instar de John Steed ou de Lord Sinclair, Lupin dispose désormais d’un appartemnt comme décor central de ses aventures. Un Art déco du meilleur goût en caractérise l’élégante décoration. On y remarque d’amusantes portes coulissantes, dont une s’ouvrant sur une petite salle de sport contenant un mannequin d’escrime ressemblant furieusement à celui de Mrs Peel !

Pour autant, l’essentiel de ce réjouissant opus réside ailleurs, dans la relation toujours plus détectable opposant autant qu’elle unit Guerchard à Lupin. Les deux gaillards nous régalent d’unduel où s’entremêlent respect, voire même complicité, dans ce qui demeure humainement fort bien observé. On apprécie que le plaisir de Lupin de retrouver enfin le frisson de l’aventure corresponde chez Guerchard à celui de la chasse, sans jamais départir de l’honneur. Ce savoureux rapport nous vaut diverses scènes particulièrement drôles et sympathiques, comme les retrouvailles, après que Guerchard ait dû s’aventurer dans un tunnel digne des meilleurs cartoons ou l’hommage de Lupin à la rectitude morale de ce brave homme de Commissaire. Peut être davantage encore que durant la première saison, la connivence jouissive entre les toujours parfaits Descrières et Carel s’impose décidément comme le moteur principal de la série

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Message  Dearesttara le Mar 15 Mar 2011 - 17:28

Incroyable, ça doit être le même mannequin ! Peut-être qu'Emma l'a prété à Arsène ! Razz
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Message  Estuaire44 le Mar 15 Mar 2011 - 21:39

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2-07) La demeure mystérieuse, Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl30Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl30Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl30


Première diffusion : 29 décembre 1973

Distribution
Marika Green (Régine Aubry), Evelyne Dress (Arlette), Jacques Toja (Comte de Mélamare), Guy Grosso (Inspecteur Rabloux), Jean Turlier (Van Houben)

Résumé
Le riche diamantaire Van Houben crée une robe où est insérée une fortune en diamants. La modèle Régine Aubry doit l’arborer une soirée de gala. Mais celle-ci se voit enlevée par deux malfaiteurs masqués, qui la libère après avoir récupéré la robe. Par la suite le mystérieux duo procède de même avec Arlette, couturière, qui parvient à s’échapper. Les deux jeunes femmes ont eu le temps d’apercevoir plusieurs pièces de la résidence des bandits, de même qu’un tableau de Quentin de La Tour. Arsène Lupin, fâché qu’on lui ait soufflé la robe qu’il convoitait, mène l’enquête, de même que l’inspecteur Rabloux. Grâce au tableau, la demeure est identifiée comme celle du Comte de Mélamare, qui est arrêté. Mais Lupin parvient à résoudre l’énigme : le Comte a été la victime d’une famille ennemie de la sienne depuis des siècles, qui s’est servi d’un manoir identique au sien pour le faire accuser. Lupin n’oublie pas de subtiliser les diamants, avant de s’éclipser en compagnie d’Arlette…

Commentaire
L’énigme du jour se révèle efficacement conçue et originale. Elle entretient un joli mystère tout en s’agrémentant agréablement d’éléments culturels, comme cette référence bien trouvée à Quentin de la Tour, peintre des figures marquantes du règne du Bien-Aimé. Lupin joue pleinement le jeu en revêtant le costume d’Hercule Poirot et en opérant à peu près exactement comme le Belge, y compris avec la proverbiale scène d’explications réunissant tous les protagonistes. L’enquête varie agréablement ses effets en incorporant avec discernement plusieurs excellentes de comédies, celles-ci parviennent à divertir sans dénaturer l’ensemble en tirant par trop vers comédie. La réalisation se montre alerte, offrant volontiers de superbes paysages au spectateur. Par contre la saison 2 continue visiblement à ne bénéficier que de moyens inférieurs à la première : les décors demeurent certes élégants, mais n’ont plus la splendeur d’antan.

Aux côtés d’un Descrières en grande forme (excellent numéro du juge mondain), dans leur grande majorité les comédiens se montrent excellents tant ils apportent de la vie à leurs personnages joyeusement théâtraux. S’en détachent le naturel et l’allant d’une jeune Evelyne Dress épatante en petite main, mais aussi la maîtrise de Jacques Toja. L’entendre s’exprimer dans un phrasé emprunt de noblesse identique à celui du Louis XIV d’Angélique Marquise des Anges constitue un authentique atout pour La demeure mystérieuse. On regrettera par contre l’absence de Guerchard, Guy Grosso, acteur sympathique mais limité, rendant Rabloux plus terne qu’amusant. On note aussi un prolongement un peu inutile de l’action après la révélation du pot aux roses, notamment avec une course poursuite assez vaine. Mais ces réserves secondaires n’empêchent pas l’épisode de demeurer éminemment divertissant

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Message  séribibi le Mar 15 Mar 2011 - 22:12

Aah, "La demeure mystérieuse" a une valeur toute particulière à mes yeux : c'est le 1er épisode d'Arsène Lupin que j'ai découvert, en mai 75, dans "La une est à vous". C'est un de mes épisodes préférés, et c'est un des plus célèbres aussi.
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Message  Estuaire44 le Mar 15 Mar 2011 - 22:19

Tout à fait d'accord, celui-ci est une vraiment une belle réussite, j'aurais mis quatre monocles si Guerchard avait été là.
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Message  Estuaire44 le Mer 16 Mar 2011 - 0:52

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2-08) Les Huit coups de l’Horloge, Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl31Série "Arsène Lupin" - Page 5 Monocl31

Première diffusion : 12 janvier 1974

Distribution
Corinne Le Poulain (Hortense), François Maistre (Le Baron d’Aigleroche), Pierre Londiche (Gaétan)

Résumé
Lupin, sous l’identité d’un prince russe, s’invite chez le baron d’Aigleroche, dont il convoite un précieux parchemin. Il fait la connaissance de la superbe nièce du Baron, Hortense. Ensemble, ils visitent un manoir abandonné depuis des années, ayant la surprise d’y découvrir une longue-vue et une horloge pourtant encore en marche. Malgré les interventions successives de Gaétan, cousin amoureux d’Hortense voyant un rival en Lupin, le duo va dénouer les fils de l’énigme. Le Baron épiait les rencontres entre sa femme et l’amant de celle-ci, avant de les assassiner. La longue-vue avait bloqué le mécanisme de l’horloge jusqu’à l’arrivée de Lupin. En échange du silence de celui-ci, le Baron lui remet le parchemin, de même qu’il restitue à sa nièce la fortune qu’il lui avait dérobé en tant que tuteur.

Commentaire
L’intérêt de l’épisode réside dans le duo Descrières/Le Poulain, évoquant de manière distrayante le futur Sam et Sally (1978-1980), après Nicole Calfan apparue dans L’homme au chapeau noir. Au-delà de l’anecdote, le duo de comédiens fonctionne à merveille, apportant un charme indéniable au couple Lupin/Hortense. On apprécie que celle-ci se montre joliment rosse, évitant le piège de la caricaturale innocente jeune fille en détresse. Mais elle aurait davantage participer à l’action ! Le problème de l’épisode est que cette relation phagocyte toute le reste, multipliant les dialogues pas toujours relevés au détriment d’une intrigue trainant véritablement en longueur. De plus La mise en scène se contente de filmer platement les superbes paysages naturels, On s’amuse à remarquer que, durant le duel, les doublures sont à peu près aussi évidentes que celles des Avengers.

La fameuse énigme se résume à une astuce enfantine et à un crime prévisible dès le commencement : une intrigue tellement simpliste qu’il n’y a pas véritablement d’enquête mais plutôt de lassants allers et retours entre les deux maisons.. De plus on se demande bien pourquoi le Baron n’a pas pris la peine de faire disparaitre les corps. Les interventions de Gaétan apparaissent davantage comme du remplissage que comme une fausse piste, avec un humour assez répétitif/ L’excellent François Maistre se voit réduit à de trop rares scènes. Lupin se cantonne à une unique personnalité d’emprunt, guère fantaisiste hormis l’accent, et jointe à un déguisement assez passe partout, hormis pour le duel. Soit l’inverse absolu d’un l’emploi judicieux : prestations variées, brèves et percutantes. Un épisode à voir uniquement pour la belle rencontre de Descrières et Corinne Le Poulain

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Message  séribibi le Mer 16 Mar 2011 - 11:52

Encore un épisode de mon enfance (découvert en 75 dans LUEAV), que j'apprécie.
Je le trouve assez agréable à suivre, mais c'est vrai que l'histoire reste bien anecdotique (quoi que le mystère de l'horloge qui continue à fonctionner est toujours aussi subtil je trouve, même si cela n'amène à rien, en définitive, et n'entretient aucun rapport direct avec l'intrigue).
En effet, grosse incohérence : pourquoi le baron n'a pas pris la peine de faire disparaître les corps ? Laughing Cela n'a pas de sens.
On peut aussi trouver étrange qu'il s'en tire à si bon compte à la fin, étant donné ce qu'il a fait, et que Lupin en reste là à son propos.
L'épisode vaut surtout pour son mystère entretenu jusqu'au bout (et dont l'explication finale se relève un peu décevante : tout ça ..pour ça)
En plus, certaines choses sont prévisibles : on a trés bien compris, dés la 1ère partie, que Gaétan n'est rien d'autre qu'un amoureux éconduit, et qu'il n'a pas l'esprit retors.
Malgré tous ces défauts, ça reste un des épisodes que j'apprécie, pour les acteurs (tous justes), les dialogues, son ambiance... et il se suit du début à la fin sans déplaisir ni ennui.
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Message  Invité le Mer 16 Mar 2011 - 12:00

On arrive bientôt au samedi 9 février 1974 où en raison d'une grève, l'épisode "Double jeu" fut diffusé uniquement en région parisienne, et les variétés des Carpentier annulées, à la fureur de mes parents.
Et c'est ainsi qu'après une semaine de dispute, je pus voir "La double vie de Mademoiselle de la Faille" sur la Une, avec Muriel Baptiste. Seul devant le poste !
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Message  séribibi le Mer 16 Mar 2011 - 12:01

Et il faudra attendre quelle date de (re)diffusion pour que "Double jeu" puisse être vu par la France entière ?
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