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Série "Equalizer"

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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Mar 29 Déc 2009 - 16:34

5. Lady Cop (Police en jupon). §§§§

Une femme flic, fraichement nommée, doit faire face à la corruption et aux menaces de ses collègues. McCall est son seul recours.

Après l’incapacité de la police new yorkaise (The Lock Box), la série traite de la corruption des forces de l’ordre dans un épisode violent mais efficace grâce à l’interprétation juste des seconds rôles. Une jeune rookie (bleue) est confrontée à un fléau déjà décrit dans de nombreux films dont le modèle du genre, Serpico. Les scènes chocs foisonnent ; les trois fonctionnaires se servent dans la chambre d’une vieille dame alors que celle-ci, qui vient de décéder, est encore dans son lit et un clochard est abattu gratuitement pour compromettre la jeune recrue dans la séquence forte de l’épisode. Karen Young est l’officier Sandra Stahl, très convaincante dans le rôle de la bleue qui a foi en son métier et que même son père, policier à la retraite, ne peut conseiller. Will Patton est tout aussi excellent en Braxton, le policier corrompu, dépravé et meurtrier du clochard et d’un collègue. Le jeu du chat et de la souris entre McCall et Braxton est captivant.

- Cet épisode fut le plus suivi de la série au Royaume Uni : 13,9 millions le mercredi 12 novembre 1986.

- Karen Young (1958) a débuté dans Handgun (1983) où elle tient le rôle principal. Elle est devenue connue très tôt tournant avec des acteurs prestigieux. Elle est l’agent Sanseverino dans Les Sopranos.

- Will Patton (1954) a commencé à tourner dans les années 80, souvent des rôles de méchant. Il est Alan Wilson dans 5 épisodes de la saison 7 de 24 heures chrono.

- Première apparition de Jimmy (Mark Margolis), un contact de la rue pour McCall. Il l’aide contre de l’argent car il a un divorce couteux. Il participe à 12 épisodes.

- A partir de cet épisode, il n’y a plus de scène pré-générique. Celle-ci est remplacée par un patchwork de scènes de l’épisode à venir.

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Re: Série "Equalizer"

Message  Estuaire44 le Mar 29 Déc 2009 - 16:50

Je n'ai jamais trop compris l'intérêt de ce procédé consistant à annoncer l'épisode par une courte compilations de ses "scènes chocs". Cela dévoile souvent des moments clés d'une intrigue qui perd ainsi de son efficacité (notamment pour Mike Hammer !) et semble bien inférieur à la scène d'introduction qui permet souvent des scènes toniques ou mettant en perspective le héros.

Sinon je conservais un souvenir vague mais très positif de la série, elle semble effectivement bigrement intéressante !
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Mar 29 Déc 2009 - 18:07

Oui, procédé un peu bêta. Comme une scène cruciale pour Les Incorruptibles; autant commencer directement par le générique.
La série fut diffusée pour la première fois en France en janvier 1991 et ce n'est pas étonnant que je n'en ai aucun souvenir... J'ai passé cette année-là tous mes week-ends en Allemagne, donc pas devant la télé. Grâce à Seribibi et son premier message et aux divers vidéos sur You tube, j'ai découvert la série. Achetée pour une bouchée de pain sur e-bay.uk, je découvre la première saison. Espérons que le reste sorte en DVD et que The Equalizer n'ait pas le même traitement que Kojak !
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Mer 30 Déc 2009 - 19:41

6. The Confirmation Day (Le piège). §

McCall est contacté par le fils d’un paumé qui a dérobé un camion bourré d’antiquités. Le chargement est convoité par deux bandes dont le chef d’un gang local.

Le seul intérêt qui réside dans cet épisode est la confrontation de deux acteurs disparus en 2009 : Edward Woodward et Joseph Wiseman. Ce dernier est le parrain local et rencontre McCall à deux reprises, au restaurant et lors du dénouement sur la jetée où on apprend que les antiquités sont en fait des armes automatiques. Le reste n’est pas palpitant ; le vol du camion, le coupable dépassé par ses actes, personnage central sans consistance, et le piège de McCall, invraisemblable vu les parties en présence. J’allais oublier l’histoire B ; une vieille dame paranoïaque qui pense être espionnée. Chaque série a son…Piège !

- Joseph Wiseman (1918-2009), Vanessi, est surtout connu pour son rôle de docteur No dans le premier James Bond avec Sean Connery et Ursula Andress. Il a joué dans d’autres séries dont Les Incorruptibles (deux épisodes de la seconde saison) et The Thrill Killers, le seul épisode en deux parties des Rues de San Francisco. Sa dernière apparition fut pour la série Law & Order en 1996.

- Le World Trade Center sert d’arrière plan à plusieurs scènes de l’épisode.

- A la question de McCall : ‘Qui dirige ce qui se passe de ce côté de la ville ?’, Burnett, le lieutenant de police, répond : ‘We do.’[Nous.] Et McCall d’ajouter : ‘And when your backs are turned, who runs things then?’ [Et quand vous avez le dos tourné, qui commande alors ?’]

- Le titre original fait référence à la confirmation du fils de Ganucci (scènes à l’église au début et à la fin de l’épisode) tandis que le titre français met en avant le piège tendu par McCall sur la jetée.

- Burt Young (1940) fut nominé aux Oscars pour son rôle dans Rocky. Il a souvent joué des rôles de méchant en particulier dans des films de Sam Peckinpah, Tueur d’élite et Convoi.
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Jeu 31 Déc 2009 - 14:48

7. The Children’s Song (Un week-end à la campagne). §§

En week-end à la campagne, McCall et son fils portent secours à une jeune fille menacée par un trio de violeurs potentiels qui finit par assiéger leur cabane.

Un épisode qui sort de l’ordinaire. McCall n’est pas contacté par une petite annonce du New York Times, il n’a pas de costume cravate et l’aventure se passe à l’extérieur de New York. Son fils, déjà vu dans le pilote, a été admis au conservatoire à Paris et ils décident de passer un week-end ensemble afin de mieux se connaître avant son départ. Ils sont impliqués par hasard dans cette histoire sordide et McCall joue les MacGyver pour assurer la défense de la cabane. Malgré un sujet intéressant (même si éloigné des standards de la série), l’épisode pèche surtout par ses invraisemblances, à commencer par le fait que la jeune fille et son ami, qui sera assassiné par la bande, acceptent de monter dans le pickup. L’aventure se passe la nuit, ce qui accroit la tension, et s’achève à l’aube sur des interrogations ; comment sont-ils parvenus à s’échapper de la cabane dynamitée ? Et puis, McCall aurait dû se débarrasser plus rapidement de ces trois trublions !

- Aka, Father and Son.

- Dana Barron (1966), Melinda, la jeune fille, a joué dans la série Crossbow (Guillaume Tell, 52 épisodes, 1987-1989).

- C’est le premier rôle de Bradley Whitford (1959) connu pour sa participation à la série A la maison blanche.
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Sam 2 Jan 2010 - 15:17

8. The Distant Fire (Carla). §§§§

McCall doit faire équipe avec un tueur professionnel pour sauver une femme que les deux hommes ont aimé par le passé.

Excellent épisode à l’intrigue un peu plus alambiquée que d’habitude. La relation anormale et dangereuse entre McCall et Michael Roza, le tueur, est un des intérêts de l’aventure mais les seconds rôles sont également parfaits ; Carla et son mari, homme politique devenu gênant pour certains, et la tueuse qui doit servir de couverture (backup en VO). Le tueur met en péril sa mission pour sauver la cible et il contacte McCall, un parfait allié, car tous les deux ont aimé/aiment Carla. A noter l’échange intéressant entre les deux hommes où McCall est décrit comme arrogant. Ils doivent trouver le tueur de secours, en embuscade, qui agira à la moindre faille. La violence excessive de l’épisode est crescendo aux agissements de Roza ; le témoin gênant liquidé à la casse (on ne voit que le sang qui goutte du coffre), le complice poseur de bombe forcé à respirer une substance toxique et la tueuse, la backup, qui a la nuque sauvagement brisée. McCall revoit Carla (une sorte d’Irène Adler pour lui) à une réunion à l’ambassade puis sur un yacht où ils échangent un baiser, le premier de la série pour le héros. Le tueur est témoin et, jaloux, change ses plans. Les deux meilleurs passages sont la fusillade sur le porte-avions et la scène finale dans laquelle McCall réalise finalement que Roza, se sentant trahi, a décidé d’accomplir sa mission comme prévu initialement. Le cynisme est omniprésent dans l’épisode ; dès le début, le tueur rassure le témoin qui l’a vu par mégarde : ‘No problem’ et il l’exécute, le barman demande à McCall qui est Carla. Réponse laconique :’A woman’ et, surtout, lorsque le tueur vient de liquider son complice et que McCall refuse de lui donner un coup de main pour se débarrasser du corps. ‘You clean up your own mess.’ Roza fait à McCall le récit des assassinats qui doivent avoir lieu devant une église et c’est judicieusement accompagné des scènes appropriées. Evidement, l’issue finale sera différente mais le procédé employé par le réalisateur est excellent.

- Cet épisode semble avoir été le premier tourné après le pilote.

- McCall se rend dans un bar pour trouver le message, une carte postale codée (Save Carla), comme aux temps où il travaillait pour les services secrets.

- Jason Mazer, un nouveau membre des services secrets, déclare que ‘Control’s memory’ et qu’il a pris sa place. Absent de cet épisode, Control reviendra pourtant dans les suivants. Mazer conseille à McCall, perdu dans ses pensées, de se retirer dans un pays chaud. Il lui répond dans la dernière réplique de l’épisode :’Sorry, what did you say ?’ Mazer, interprété par Saul Rubinek, reviendra dans seulement deux autres épisodes…avant que Control retrouve son statut.

- Saul Rubinek (1948), Jason Mazer dans trois épisodes, a joué dans de nombreuses séries : Hill Street Blues, NYPD Blue, L.A. Law, Star Trek, The Next Generation. Il est le biographe Beauchamp dans un des chefs-d’œuvre de Clint Eastwood, Impitoyable.

- USS Intrepid, lieu de rencontre de McCall et du tueur, est un porte-avions qui servit pendant la seconde guerre mondiale dans le Pacifique et la guerre du Vietnam. C’est un musée depuis 1982.

- Alberta Watson (1955), Carla, est native de Toronto. Elle a reçu des récompenses dès le début de sa carrière mais elle est devenue célèbre pour son rôle de Madeline dans la série La femme Nikita (1997-2001). Elle est Erin Driscoll dans la saison 4 de 24 heures chrono.

- Le titre français est le prénom de la cible tandis que le titre original fait référence au second tueur (en fait, une tueuse).

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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Lun 4 Jan 2010 - 18:57

9. Mama’s Boy (Le fils modèle). §

Un adolescent est subjugué et entrainé dans un trafic de drogues par un psychopathe expert en arts martiaux. Ses parents divorcés vont, tour à tour, faire appel à McCall.

Une histoire malheureusement ordinaire pour un épisode assez terne. L’intrigue met beaucoup de temps à se mettre en route. McCall fait de la surveillance avant de tendre un piège au trafiquant qui manque de mal tourner. Le combat martial final est peu crédible car le dealer, Eugene Benton (très bien interprété par Mark Soper), semble bien plus apte que cela à résister à McCall. On a également beaucoup de mal à croire que McCall puisse faire impression en gros acheteur de drogue et le rapprochement du père et du fils est bien mal ficelé. Il n’y a même pas une bonne scène à se mettre sous la dent mais on peut néanmoins noter la prestation de Christine Baranski en directrice de publicité inquiète pour son fils.

- McCall: ‘I don’t fight that way. I use different weapons.’

- Sixième et dernière apparition dans la série du lieutenant Jefferson Burnett (ici, dans la voiture avec McCall devant le lycée).

- Christine Baranski (1952) a commencé sa carrière par une apparition dans Flipper le dauphin. Elle a joué dans 9 semaines et demie et dans les séries Law & Order et surtout Cybill et Happy Family où elle a un rôle récurrent.
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Mer 6 Jan 2010 - 18:11

10. Bump and Run (Embuscade). §§§§

McCall doit rechercher un vigilante, devenu son émule, et secourir une étudiante persécutée par deux voyous.

Deux très bonnes histoires composent cet épisode ; contrairement à d’habitude, aucune des deux ne pâtit de l’autre et elles finiront même par se croiser. Dans la première, un justicier liquide les criminels libérés à tort et laisse l’encart du New York Times de l’Equalizer sur les lieux des crimes. Cette partie rappelle un peu les films Death Wish avec Charles Bronson mais la comparaison s’arrête là. Le vigilante contacte McCall en laissant des messages sur son répondeur téléphonique car il le considère comme un modèle. A la première scène, la démarche et l’ombre du vigilante sont identiques à celles de l’Equalizer mais l’unique échange de vive voix entre les deux hommes à la fin de l’épisode différencie les agissements de McCall de ceux du justicier, sûrement une volonté des producteurs ! Si la traçabilité de l’appel téléphonique un peu désuète (mais qui révèle que l’homme recherché est un policier) est mise de côté, cette intéressante intrigue aurait pu constituer la trame entière d’un épisode. Même constat pour la seconde histoire où une jeune et jolie étudiante échappe au vol de sa voiture en tuant accidentellement un des trois agresseurs noirs (il n’y avait pas de politiquement correct à l’époque). Menacée et apeurée, elle appelle McCall qui place un ami, Mickey Kostmayer, en surveillance chez elle. Une romance nait, qui ne dénature pas l’intrigue, et McCall sermonne son aide qui a mélangé boulot et plaisir dans une scène paternaliste et drôle. ‘You were supposed to protect that girl, not seduce her!’ Le final haletant autour de l’école relie les deux intrigues et démarque l’Equalizer du Vigilante même si certaines répliques entendues dans le commissariat laissent planer l’ambigüité sur le message de la production :’The system’s falling apart !’.

- Laura Ashton, la jolie étudiante, a un accent prononcé en VO. Elle est née à Caracas et sa (trop) courte carrière cessa en 1986.

- A noter la brève participation du chanteur Meat Loaf dans le rôle de Sugar Fly Simon qui a vendu un Magnum au vigilante.

- Charles S Dutton, un des trois voyous, a véritablement fait de la prison, plus de dix années…

- Un peu d’humour lorsque le technicien vide le frigidaire de McCall : ‘Do leave me some milk, will you ?’.

- McCall se justifie auprès du sergent qui le compare au vigilante: ‘If by that remark you mean that I sometimes help people in trouble, yes I do. But if you mean that I'm anything like this madman out there, then you're wrong again!!’[Si vous voulez dire par cette remarque que j’aide parfois les personnes qui ont des problèmes, c’est exact. Mais si vous insinuez que j’ai quelque chose à voir avec ce fou, vous avez encore une fois tort !]. La dernière réplique de l’épisode démontre néanmoins que McCall et le policier condamnent les agissements du vigilante et qu’ils se retrouvent sur la même longueur d’onde: ‘I really do understand your point of view.’

- Erreur de continuité : lorsque Sydney Blake, l’étudiante, est effrayée et terrée chez elle, la porte de son appartement n’a pas la chaine. Dans la même scène, elle court vers la porte après avoir entendu un bruit suspect et la chaine de sécurité est mise.
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Ven 8 Jan 2010 - 20:48

11. Desperately (Par désœuvrement). §§§§

Une femme négligée par son mari se rend en ville et fait une mauvaise rencontre : un tueur professionnel. Témoin d’un meurtre, sa copine la persuade de contacter McCall.

Le début est poussif : Allison Webster, la femme au foyer ignorée par son mari, fait du shopping et prend un verre avec Samantha, une copine. Le changement de rythme avec l’excès de colère de Dryden, le tueur, envers Allison dans la chambre d’hôtel prend par surprise. L’histoire s’emballe et le tueur nerveux, très bon Ray Sharkey, est planté par son patron et n’a qu’une idée en tête : éliminer le témoin. Il la retrouve et pénètre chez elle dans une scène à suspens. McCall doit héberger le couple en bon samaritain mais Allison quitte la cachette pour rejoindre sa copine, le maillon faible déjà repéré par Dryden. Le final se conclut par une belle fusillade. L’Equalizer tient un bon rhume, tousse, se mouche, café à la main et en robe de chambre ! Quelques excellents effets de réalisation ; un client du bar remarque que Dryden s’empare du double de la facture (en fait un complice) et, surtout, Samantha monte dans l’ascenseur au moment où Dryden, qui vient de fouiller son appartement, sort par les escaliers. De l’humour bien sûr lorsque McCall est abordé par une prostituée et qu’il demande à Dana de l’aider à retrouver l’identité du tueur dans ce milieu : ‘Sex before a contract steadies the nerves !’. [Faire l’amour avant un contrat calme les nerfs !]

- Beaucoup de vues de New York dont la Pennsylvania Station. McCall et Allison passent à Times Square devant la statue de George M Cohan (1878-1942), dramaturge, chanteur, danseur, compositeur…

- Les propos du tueur en goguette à Allison et son amie: ‘One third of American housewives this year are having an affair’. [Un tiers des américaines au foyer ont une aventure cette année.]

- Deuxième apparition de Dana, interprété par Ray Baker (1948). Comme dans The Lock Box, il renseigne McCall dans les quartiers chauds de la ville. Une prostituée va reconnaître le tueur et ainsi fournir à l’Equalizer son identité. Dana est présent dans quatre épisodes dont trois fois interprété par Ray Baker.

- L’horripilant personnage d’Harvey (interprété par Jack Gilpin), qui apporte les médicaments à McCall, reviendra dans un épisode de la seconde saison, Tip on a Sure Thing.

- Dans la dernière scène, McCall appelle son fils en France à l’hôtel Strasbourg et quelques mots en français rudimentaire sont prononcés en VO.

- Blanche Baker (1956), l’épouse délaissée puis menacée, alterne entre sa carrière au cinéma et la sculpture.

- Tovah Feldshuh (1952), Samantha Page, est Danielle Melnick dans 13 épisodes de Law & Order. Elle a été nominée quatre fois pour le Broadway’s Tony Award.

- Ray Sharkey (1952-1993), le tueur, fut renvoyé d’un tournage pour possession de drogue. Accroc à l’héroïne et la cocaïne, il contracta le sida par une aiguille infectée. Il a joué dans Les rues de San Francisco, Deux flics à Miami, La loi est la loi.

-On aperçoit l’affiche d’un film de Bogart dans l’appartement de Samantha Page ; Call it murder, film de 1934 connu sous son titre initial, Midnight.
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Dim 10 Jan 2010 - 12:07

12. Reign of Terror (Le règne de la terreur). §§§§

Une doctoresse refuse de donner de la drogue au gang local pour pouvoir exercer dans le dispensaire de quartier. Elle décline également l’aide armée de McCall.

Un épisode particulier et excessivement violent. La doctoresse, très bien jouée par Lonette McKee, refuse de cautionner les pratiques de son prédécesseur et s’élève seule contre le sinistre gang des Crips. Nous sommes dans les années 80 et les méchants sont un mélange de ceux des films de Bronson et de Mad Max. La scène d’introduction plante le décor ; le vieux médecin est emmené dans l’antre du gang, un décor apocalyptique, pour constater le décès de leur chef. Le nouveau leader, héroïnomane, a la rue et les habitants sous sa coupe. McCall débarque dans cet endroit, tiré à quatre épingles et en Jaguar (qu’il fait surveiller), au milieu des graffitis et d’un monde qu’il ne connaît pas. La doctoresse est opposée à toute violence même celle que pourrait employer McCall pour remettre de l’ordre. [New York doesn’t need another man with a gun.]L’Equalizer est fragilisé dans cette intrigue ; il rencontre dans ce quartier une vieille connaissance, un transfuge cubain qui lui renvoie son passé. Comme lui, McCall n’est pas sorti indemne de son passage dans les services secrets et, après une hésitation et un superbe monologue de Edward Woodward dans son dictaphone, il décide de ne pas se défiler et d’affronter le gang sans arme. Une fin anti-Bronson où McCall, ensanglanté et sans violence, triomphe de la racaille. Un excellent épisode avec quelques scènes fortes dont la rencontre McCall/Pena, le monologue de l’Equalizer qui rend le personnage vulnérable et le final intense. Les séquences violentes sont sans complaisance (le père projeté avec son bébé contre le mur, la tronçonneuse utilisée), et le vocabulaire est approprié (‘ugly place’ pour le quartier, ‘animals’ pour les voyous). Une très bonne histoire partagée entre la violence de la rue et la conscience de l’Equalizer mise à nue dans la scène du tir sur des ombres. ‘I come here to think’.

- Que s’est-il passé le 26 novembre 1973 dans la vie de l’agent McCall ? Il fait référence à un évènement survenu 12 ans auparavant qu’il a encore sur la conscience. Il avait décidé de ne pas agir jugeant ses chances trop minces.

- McCall abandonne son arme après hésitation: ‘That doctor is naive. You can’t fight this kind of enemy without a weapon.’[Ce médecin est naïve. On ne peut pas combattre ce genre d’ennemie sans arme.]

- Lonette McKee (1954), la courageuse doctoresse Elly Walton, était une prodigue de la musique composant la bande du film Quadroon à l’âge de quinze ans. Elle se produit toujours dans des concerts de jazz. Elle a joué dans Cotton Club, Malcolm X entre autres et elle a un rôle récurrent dans la série New York 911.

- Fred Williamson (1938), le lieutenant de police Mason Warren, est une ancienne star de football américain et il a plusieurs ceintures noires en arts martiaux. Il s’en sert d’ailleurs dans une scène de combat très réaliste de cet épisode. Son premier rôle fut dans la série L’homme de fer. Il a tourné de nombreux films d’action dits ‘blaxploitation’ des années 60 et 70 puis dans des films de guerre/commando les deux décennies suivantes. Le lieutenant Mason Warren revient dans l’épisode suivant.

- Tomas Milian (1932) est Pena, un transfuge cubain qui avoue à McCall avoir tué un prisonnier lors d’un interrogatoire. La fiction rejoint la réalité car le père de l’acteur était général pendant la dictature cubaine et il se suicida sous les yeux de son fils.

- Joe Maruzzo, le chef du gang, était l’un des deux voyous abattus par le vigilante dans Bump and Run, le 10ème épisode de la saison.

- ‘sick’, terme américain, est employé sauf par McCall, britannique, qui utilise ‘ill’.
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Lun 11 Jan 2010 - 21:37

13. Back Home (Chacun chez soi). §

Des locataires âgés d’un immeuble, menacés et humiliés par leur propriétaire pour les forcer à partir, font appel à McCall. Très vite, l’Equalizer découvre que l’indélicat a également engagé un tueur pour supprimer sa femme.

Une intrigue bien pâlotte, comparée aux trois précédentes, à laquelle on a beaucoup de mal à s’intéresser. Des personnes âgées sont harcelées et George, envoyé par McCall, procure quelques scènes cocasses, les seules d’intérêt de l’aventure. Le banquier, personnage infecte, veut récupérer le bâtiment délabré et se débarrasser de sa femme car la garde de son fils lui procurerait des avantages. Tiré par les cheveux surtout que le tueur engagé est vite oublié en cours de route. La séquence des billets de banque est sympathique mais peu crédible et le dénouement de l’incendie prévisible. Simplement, un épisode léger, familial et sans prétention pour la période des fêtes.

-L’action se déroule peu avant Noël et l’épisode fut diffusé à cette période aux Etats-Unis.

-Lors d’une courte scène, sans aucun intérêt pour l’histoire, Fred Williamson, le lieutenant Warren, présent dans l’épisode précédent, est de retour. Dans un autre passage, McCall réutilise son déguisement de vieil homme vu dans The Defector - Le transfuge.

- McCall reçoit une enveloppe et des photos de son fils, Scott, parti à Paris. A la fin de l’aventure, Scott lui annonce sur son répondeur sa venue à New York pour les fêtes. ‘Great’ et McCall allume la guirlande électrique du sapin.

- Frank Converse (1938), le banquier peu scrupuleux, a commencé sa carrière dans un épisode de la série Hawk, l’oiseau de nuit (avec Burt Reynolds) puis il eut un rôle récurrent dans la série policière, N.Y.P.D. (1967-69). Il a également participé aux séries Columbo, Police Story, Starsky & Hutch, Sergent Anderson et plus récemment, Law & Order.

- Charles Hallahan (1943-1997), George, est un habitué aux rôles de policiers et il avait un rôle récurrent dans la série Rick Hunter. Il décéda d’une crise cardiaque et il est enterré dans le sud de l’Irlande. Il a tourné dans Hawai, police d’état, Dallas…Au cinéma dans The Thing, Pale Rider (de et avec Clint Eastwood) entre autres.

- Marisa Berenson (1947), la femme menacée, est apparue dans de nombreuses productions françaises. Sa sœur est décédée dans un avion lors des attaques terroristes du 11 septembre 2001.

- Jordan Marder (1973) débutait, à l’âge de 12 ans, dans le rôle du fils du couple déchiré. Il est Dimitri dans la huitième saison de 24 heures chrono.
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Mer 13 Jan 2010 - 18:20

14. Out of the Past (Les retrouvailles). §

L’ex femme de McCall contacte l’Equalizer car son nouveau mari est menacé par un détenu en liberté conditionnelle contre lequel il avait témoigné.

Un épisode lent et le plus souvent ennuyeux. Beaucoup de bavardages, en particulier, entre McCall et son ex (parfois même un peu de mélo) et un manque d’action rendent cette histoire insipide. Le méchant, l’ancien taulard condamné par une maladie des poumons, Eddie Washburn (Stephen McHattie), est le plus convaincant dans des scènes de schizophrénie au restaurant ou lors des meurtres du voyou et du contrôleur judiciaire. Sinon, il faut un bon quart d’heure avant l’arrivée de McCall et la fin est bâclée. Suivant !

- Le seul épisode (heureusement !) où Kay Wesley, l’ex femme de McCall, est présente. Elle est interprétée par Sandy Dennis (1937-1992). On apprend qu’en plus de leur fils, Scott, ils ont eu une fille mort-née.

-Stephen McHattie (1947) a joué dans Starsky & Hutch, Kojak (3 épisodes), Deux flics à Miami et un épisode mémorable, parait-il, de Star Trek. Il a un rôle récurrent dans Cold Squad.

- Barry Primus (1938), le mari menacé, a joué dans Le virginien, Les rues de San Francisco, Deux flics à Miami, Rick Hunter, X Files. Il a un rôle récurrent dans Cagney & Lacey.
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La version longue remasterisée de Stewart Copeland.

Message  Invité le Mer 13 Jan 2010 - 21:22

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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Ven 15 Jan 2010 - 10:03

15. Dead Drop (La chaîne infernale). §§

Un fleuriste se retrouve impliqué malgré lui dans un réseau et il s’adresse à McCall après avoir été victime d’une tentative de meurtre. L’Equalizer va chercher à savoir qui se cache derrière cela en employant ses anciens collègues.

Une aventure qui pourrait faire office d’épisode réunion car tous les fidèles de McCall, vus dans différentes intrigues, sont présents : Mickey, Jimmy, Sterno, Dana et une nouvelle, Ginger, une ravissante rousse interprétée par Robin Curtis. Le début est excellent mais l’histoire s’avère ensuite plutôt banale. A part la fusillade finale, il n’y a pas d’action car, avant ce dénouement, l’intrigue se divise en deux actes : la filature des suspects puis le plan élaboré par McCall pour faire sortir le chef de l’ombre. Cela traine un peu en longueurs. Une grosse partie se passe en extérieur, dans les rues de New York, jamais aussi bien filmées dans une série auparavant, et c’est accompagné de la sublime musique de Stewart Copeland. L’Equalizer reste, cette fois-ci, en retrait et se contente de diriger ses anciens collaborateurs. Il joue aux échecs, répond au téléphone et lit le Sunday Times. Pour que la réunion soit parfaite, la présence (superflue) de Control est à noter ; il n’est plus le chef des services et il est même chahuté par le désagréable Jason, vu dans The Distant Fire. L’intérêt de l’épisode réside surtout dans le fait que tous les contacts de McCall travaillent pour la première fois ensemble.

- Contrairement aux autres anciens collègues de McCall, la jolie Ginger Brock ne participe qu’à cette aventure. On note qu’elle a eu un différend par le passé avec Mickey Kostmayer.

- Fred Williamson ne participe pas à l’épisode (il ne reviendra pas) mais son personnage, le lieutenant Mason Warren, est cité par McCall.

- C’est la troisième et dernière apparition de Dana, interprété par Ray Baker, qui garantissait à chaque présence une vue des boites de strip-tease et des quartiers chauds de New York.

- Deuxième (après Back Home) des quatre participations d’Irving Metzman dans le rôle de Sterno, le rustre toujours en train de manger.

- A noter que pour la première fois, c’est un policier, conscient des lacunes des forces de l’ordre, qui attire l’attention de Barry Konig, le fleuriste menacé, sur l’encart du New York Times et l’annonce de l’Equalizer !

- McCall au fleuriste appeuré: ‘Don’t be frightened. Be angry!’

- On peut voir le portrait de Ronald Reagan sur le bureau de Jason Mazer, devenu chef des services. Reagan était Président des USA à l’époque.

- Sindee, la call-girl déjà vue, toujours aussi brièvement, dans l’épisode Desperately, est Roma Maffia. Elle est connue pour les séries Profiler (Grace Alvarez) de 1996 à 2000 et Nip/Tuck (Docteur Liz Cruz) depuis 2003.

- Le titre VO ‘Dead Drop’ fait référence à un endroit secret pour passer de l’argent, de la drogue ou des informations.
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Dim 17 Jan 2010 - 11:29

16. Wash Up (Nettoyage). §§

Deux laveurs de carreaux demandent de l’aide à McCall car ils soupçonnent leur patron, qui est hostile à la création d’un syndicat d’entreprise, de vouloir les supprimer.

Un épisode qui laisse sur sa faim car le début promettait beaucoup. Les laveurs de carreaux proposent de belles images de New York vu d’en haut avec le WTC en arrière plan (les agoraphobes auront les mains moites) et Robert Davi est le parfait salopard, peut-être le pire de la série jusqu’à présent, et ce n’est pas peu dire vu la brochette déjà proposée ! Néanmoins, le scénario est aussi épais que du papier à cigarette et McCall ne peut empêcher l’assassinat d’un des deux employés dans une scène violente et forte. Il est vrai qu’il est un peu surmené à surveiller les fils de sa femme de ménage. Une pointe d’humour dans l’histoire est ainsi injectée après les épisodes noirs, mais excellents, du début de saison. L’Equalizer met finalement au point un stratagème risqué pour confondre l’assassin qui est arrêté par la police.

-Robert Davi (1951) est un habitué aux rôles de méchant. Le plus célèbre est celui de Sanchez dans le James Bond, Permis de tuer. Il a débuté sa carrière dans un épisode des Drôles de dames et il est devenu ensuite aussi actif à la télévision (Rick Hunter, Stargate Atlantis) qu’au cinéma (Piège de cristal). Il est aussi célèbre pour le rôle de l’agent Malone dans la série Profiler (1996-2000).

- Letti, la femme de ménage interprétée par Yvonne Wilder, reviendra dans deux épisodes, Torn (épisode suivant) et The Sins of Our Fathers (4ème saison).

- Première des six apparitions du lieutenant Isadore Smalls interprété par Ron O’Neal (1937-2004).

- A noter la participation de Joe Spinell (1936-1989) à la gueule inoubliable pour les amateurs de films d’horreur comme Maniac. Il a débuté dans Le Parrain puis il tourna dans Police Puissance 7 (avec Roy Scheider), Taxi Driver, Rocky, Cruising. Il décéda à l’âge de 52 ans d’une façon toujours inexpliquée alors qu’il préparait une suite à Maniac.

- McCall aux laveurs de carreaux: ‘Stay healthy, leave the rest to me.’ [Restez en bonne santé, je m’occupe du reste.’
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Mer 20 Jan 2010 - 12:52

17. Torn (Un choix difficile). §§§

Alors qu’il doit venir en aide à une femme et sa petite fille, McCall a l’occasion de régler un différend avec un ennemi du passé. Les deux affaires s’entrechoquent et l’Equalizer doit faire un choix.

McCall est appelé par, sûrement, la plus jeune cliente de la série ; Laura craint pour sa mère car son père violent va être libéré de prison sous peu. Une affaire tranquille pour McCall jusqu’au moment où Jason lui apprend qu’un certain Brian, qui l’a trahi par le passé, est de retour. La réalisation montre parfaitement le dilemme de l’Equalizer malgré quelques longueurs comme la discussion avec le psychologue. Dévoué à la petite fille et sa mère, McCall a néanmoins l’esprit tourné vers une vengeance qu’il ne pourra finalement pas assouvir. Il y a deux passages où il s’entretient avec la petite fille sur la ‘philosophie’ de la vie dont la dernière scène touchante lorsque Laura dessine la famille idéale. ‘But I love my daddy too.’Une bonne histoire pour un épisode plaisant et, malgré une fin frustrante, l’Equalizer fait le bon choix. Mais on ne sera pas pourquoi Jason tient absolument à ce que McCall liquide Brian !

- Deux flashbacks, dont un en noir et blanc, montrent les raisons de la rancœur de McCall envers Brian. Il conduit un bus d’enfants avec une certaine Angela, qui sera vraisemblablement fusillée, vers un poste frontière où ils sont stoppés. Contrairement à ce qu’on pourrait envisager, Brian ne refera aucune autre apparition dans la série.

- La petite Laura Moore est la jolie Melissa Joan Hart (1976), neuf ans lors de ce tournage. Elle a commencé sa carrière à quatre ans pour des publicités. Elle est connue pour la série Sabrina, l’apprentie sorcière (1996-2003).

- Même sans les voir, les personnages récurrents sont évoqués : Scott, Mickey, George. McCall évoque Scott avec la petite fille et demande à Jason si George et Mickey ont quitté la ville ; une sorte d’arc avec l’épisode Dead Drop.

- Un des premiers rôles de Caitlin Clarke (1952-2004) qui a joué dans Clair de lune, Matlock, Law & Order, Sex and the City. Elle est décédée d’un cancer.

- Troisième et dernière apparition de Jason (Saul Rubinek) après les épisodes The Distant Fire et Dead Drop.
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Jeu 21 Jan 2010 - 21:06

18. Unnatural Causes (Pas d’orchidée pour McCall). §§§§

Une jeune actrice, harcelée par un proxénète, contacte McCall mais ce dernier se retrouve en même temps impliqué dans la chasse d’un tueur en série qui signe ses crimes en laissant une orchidée auprès des victimes.

Après une succession d’aventures moyennes voire médiocres, cet épisode est un retour aux excellentes histoires noires de la première partie de saison. Contrairement à certains ‘duos’, les deux intrigues de l’épisode sont intéressantes et traitées également même si elles n’ont aucun rapport entre elles. Les excellents seconds rôles complètent la qualité du scénario. Dès les premières images, on retrouve les caractéristiques des films de tueurs en série (gros plans sur le visage de la victime, mains et chaussures du meurtrier) mais cette fois-ci, les femmes sont d’âge mur et elles savent que leur rendez-vous avec Mr Goodheart, le mal nommé, sera tragique en voyant l’orchidée. Une d’entre elles, bibliothécaire, est une connaissance de McCall ce qui l’incitera à se lancer aux trousses du criminel en se servant d’une relation comme appât. L’autre affaire concerne Sally, une jeune femme fraichement arrivée d’Indianapolis et tombée dans le piège d’un souteneur peu scrupuleux. On retrouve le thème de l’épisode The Lock Box ; une jolie provinciale (Kim Delaney) prise dans les tentacules de la grande ville. A noter que pour qu’il n’y ait pas d’ambigüité, McCall accepte que Sally lui rembourse les 2000$ investis. Deux excellentes histoires, des acteurs convaincants et une fusillade finale très originale au milieu d’automates font de cet épisode un des meilleurs depuis longtemps.

- On apprend que McCall écrit des articles militaires pour une revue intitulée Military Archives Magazine.

- Le journal New York World, vu dans l’épisode, cessa de paraître en 1931. Son titre : ‘Orchid Killer Strikes Again. Police Baffled’.

- Francine Grant, la future victime et connaissance de McCall, lit un livre de poésie de Janet G Shaw, auteur fictif. McCall subtilise le livre dans la bibliothèque par effraction car le marque page est un lien vers Mr Goodheart !

- McCall quitte le restaurant où Sally est devenue serveuse et on aperçoit (dernière image de l’épisode) le Café de France.

- Gwen Verdon (1925-2000), Kelly, était une star du show-biz et des comédies musicales et, à son décès, les lumières de Broadway furent mis en veille. Elle enseigna la danse à des vedettes comme Lana Turner ou Marilyn Monroe.

- Kim Delaney (1958), Sally, a commencé une carrière de mannequin très tôt. Elle débuta dans la série La force du destin en 1970 et le rôle dans Unnatural Causes était le troisième de sa carrière. Elle reçut un Emmy pour son rôle dans NYPD Blue (Détective Diane Russell). Elle est partagée maintenant entre la télévision, le théâtre et le cinéma. Elle est Megan Donner dans 10 épisodes des Experts Miami.
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Sam 23 Jan 2010 - 17:14

19. Breakpoint (Le point limite). §§§§

McCall et des convives sont pris en otages lors d’un mariage suite à une tentative d’enlèvement qui a mal tourné.

Un épisode très particulier pour plusieurs raisons. McCall n’est pas, fait exceptionnel, contacté par une personne pour résoudre un problème ; il est impliqué malgré lui lorsqu’un commando arabe fait irruption dans la salle par hasard. Un huis-clos s’installe qui s’avère être d’une violence excessive, parfois choquante, jamais vue dans la série jusqu’à présent, même pas dans Reign of Terror. Deux scènes sont particulièrement dures et terrifiantes ; la mariée est trainée dans le couloir et on l’entend crier pendant une tentative de viol d’un ravisseur et un otage est tué et balancé par la fenêtre. Le seul répit du téléspectateur est lorsque McCall fait des oiseaux en origami avec du papier musique pour paraître détaché. Un climat angoissant règne, alimenté par l’imprévisible chef du commando qui alterne cynisme (tirage au sort des otages) et cruauté (exécution du musicien). Devant cette violence, l’Equalizer se montre implacable et sans pitié en liquidant un des terroristes avec un bout de la poignée de porte des toilettes. Le seul bémol est la présence superflue de Kostmayer qui, après être passé par les égouts, surgit, tel un diable de sa boite, pour abattre le dernier salopard. Bien que cet épisode soit excellent et particulièrement prenant, il se démarque du reste de la série.

- Cet épisode ‘politiquement incorrect’ n’aurait plus sa place actuellement sur les chaines françaises formatées. Ainsi, en VO, les terroristes arabes parlent anglais avec un fort accent ou…français (belle image que nous avons dû donner à l’époque). Lors de la scène choc de la tentative de viol, le terroriste déclare même à Deborah qu’une jeune mariée n’est pas respectée dans son pays si elle n’est pas vierge.

- Quand la réalité rejoint la fiction : lors du tournage de cet épisode, une véritable prise d’otages eut lieu dans la rue d’en face pendant un mariage !

-Il y a un panneau surprenant ‘Don’t even think of parking here!’ [Ne pensez même pas à vous garer ici.] lorsque la camionnette des terroristes est repérée et deux policiers abattus.

- Seconde et dernière fois de la saison que McCall n’est pas engagé par une personne en danger. Le précédent était l’épisode The Children’s Song.

- Cet épisode fait inévitablement penser aux Die Hard avec Bruce Willis sortis quelques années plus tard.

- Patricia Clarkson (1959), la jeune mariée, faisait dans cet épisode sa seconde apparition. Elle est ensuite la femme de Ness dans Les Incorruptibles de de Palma et Samantha Walker dans L’inspecteur Harry est la dernière cible. Elle a également un rôle dans Six Under Feet pour lequel elle reçut deux Emmys.

- Tony Shalhoub (1953), le chef terroriste, est un acteur d’origine libanaise et il est connu mondialement depuis son rôle du détective Adrian Monk.

- Dann Florek (1950), le lieutenant de police, alors au début de sa carrière, est le capitaine Donald Cragen de Law & Order.
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Re: Série "Equalizer"

Message  Estuaire44 le Sam 23 Jan 2010 - 20:58

Quelques années avant d'exploser dans Monk (série qui s'étire un peu trop je trouve), Tony Shalhoub avait déjà tenu un rôle marquant dans l'épisode des X-Files intitulé Soft Light. il y incarnait un scientifique devenu mentalement instable, développant des phobies étrangement proches de celles de Monk !
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Sam 23 Jan 2010 - 22:11

20. No Conscience (Le sursis). §§

Un homme à femmes est enlevé et malmené. Il a trente-six heures pour ramener à ses ravisseurs quelque chose dont il ignore l’existence.

Un ‘petit’ épisode à l’intrigue bien légère et aux seconds rôles peu convaincants. L’attrait réside principalement dans l’humour de certains échanges et situations. Un homme au carnet d’adresses bien rempli doit retrouver ce qu’une femme a pu lui donner. McCall l’assiste et découvre qu’une pochette d’allumettes contenant un microfilm est la source des ennuis. Une fille l’a subtilisé à son employeur pour le vendre à un concurrent mais, prise de remords, elle a filé la pochette au benêt sans l’affranchir. Les acteurs de cet épisode ne sont pas inoubliables y compris Linda Thorson, la ‘méchante’, qui figure dans seulement deux scènes. Reste donc la musique impériale de Copeland et l’humour ; au début lorsque McCall et Jimmy jouent aux reporters pour secourir un chauffeur de taxi racketté et lors de la recherche de la femme (admirez le coup d’œil de McCall à la tenue légère de la vendeuse de lingerie fine). McCall à une fille qui veut réconforter le jeune écervelé : ‘I’m his uncle.’. En tout cas, quel bar sympathique où toutes ces jolies filles distribuent leur numéro de téléphone à qui le demande !…

- D’où vient le robot qui sert de diversion dans la scène finale ?

- La dernière phrase (sympathique) de l’épisode, prononcée par une superbe fille de ce superbe bar ! : ‘I read somewhere that middle-aged men are coming back !’.
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Lun 25 Jan 2010 - 21:25

21. Unpunished Crimes (Meurtres à retardement). §§

Le directeur impitoyable d’une multinationale a dérobé l’invention d’un père de famille sans histoire.

L’intrigue reste assez mystérieuse jusqu’à la dernière partie captivante. Après une entame violente, l’épisode se range ensuite dans la catégorie des histoires légères. Le fils de l’inventeur est inquiet et engage McCall qui va jouer les super Nanny au milieu de disputes familiales ! Les deux rejetons doivent ranger la cuisine de l’Equalizer, mise en désordre par un plombier incompétent, pendant que McCall résout le problème de leur père. De l’humour mais aussi un peu d’ennui jusqu’à la réalisation du piège de McCall qui a décidé de recréer les circonstances dans lesquelles l’ignoble directeur s’était sorti d’une prise d’otages des années auparavant. Un épisode très moyen sauvé par sa fin originale.

- McCall a une amie française, Danièle, qui lui laisse des messages sur son répondeur.

- Les terroristes s’expriment, encore une fois, en français. A croire que s’en est la langue officielle…

- Dan Hedaya (1940) a obtenu un de ses premiers rôles dans Kojak. Il est le détective Molinari, collègue de Clint Eastwood, dans La corde raide. C’est une figure connue du cinéma et des séries.


Dernière édition par denis le Mer 27 Jan 2010 - 16:57, édité 3 fois
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Re: Série "Equalizer"

Message  Estuaire44 le Lun 25 Jan 2010 - 23:35

Quelques rôles des plus sympathiques pour Hedaya également dans le domaine fantastique. il accomplit ainsi une brève mais mémorable apparition dans ce chef d'oeuvre qu'est Mulholland Drive en maffieux finançant un film pour trouver un rôle à sa petite amie et fanatique d'expresso !
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Mar 26 Jan 2010 - 8:20

Il a, en effet, beaucoup de petits rôles que je n'ai pas cités.
Encore un épisode et la saison est terminée...
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Mar 26 Jan 2010 - 19:03


Extrait du début de l'épisode Breakpoint avec Tony Shalhoub.

Estuaire44 a écrit:Quelques années avant d'exploser dans Monk (série qui s'étire un peu trop je trouve), Tony Shalhoub avait déjà tenu un rôle marquant dans l'épisode des X-Files intitulé Soft Light. il y incarnait un scientifique devenu mentalement instable, développant des phobies étrangement proches de celles de Monk !
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Re: Série "Equalizer"

Message  Estuaire44 le Mar 26 Jan 2010 - 19:37

c'est marrant, avec ce look et cette moustache, on dirait vraiment Borat ! mdr

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Extrait de la fin de Breakpoint

Message  Invité le Mar 26 Jan 2010 - 19:48


denis a écrit:19. Breakpoint (Le point limite). §§§§
Devant cette violence, l’Equalizer se montre implacable et sans pitié en liquidant un des terroristes avec un bout de la poignée de porte des toilettes.
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Jeu 28 Jan 2010 - 15:54

22. Pretenders (L’ennemi public). §§§

Une journaliste débutante, à l’affut d’un scoop, s’intéresse d’un peu trop près à la vie de son voisin de palier.

Un bon épisode pour terminer cette première saison. McCall est contacté en deux temps sur cette affaire. Il décline l’offre lorsque Beth, la journaliste, lui propose, non pas de la protéger, mais de trouver quelque chose de compromettant sur son voisin. Cela change lorsque Parker, l’individu, devient menaçant et que McCall s ‘aperçoit que la police le couvre. L’intrigue se dévoile par petites touches (et quelques flashbacks) et l’Equalizer doit se tourner vers Control pour apprendre que l’homme est un tueur professionnel soit disant ‘dirigé’. Deux bonnes scènes d’action ; celle du meurtre et de la poursuite dans le parc et le final où le tueur s’apprête, de la fenêtre de son appartement, à abattre un membre du consulat. Le scénario a quelques failles ; ainsi, bien que Beth soit avide de scoop, elle a une attitude discutable en quittant la planque fournie par McCall pour aller fouiller l’appartement du tueur ! Control est également désinvolte et naïf en pensant que Parker est ‘réglo’. Néanmoins, l’épisode et les acteurs sont plaisants et permettent de terminer la saison sur une note positive.

- Tony Musante (1936), le tueur, a commencé sa carrière en 1963 et il apparaît dans de nombreuses séries comme Alfred Hitchcock présente, Opération vol, Le fugitif, Police Story. Au cinéma, vu dans Le détective (avec Sinatra). D’origine italienne, il a joué dans de nombreuses productions transalpines. Il a le rôle vedette d’un flic dans une série, Toma, mais elle fut modifiée sous le nom de Baretta (avec Robert Blake) après un différend de l’acteur avec les producteurs.

- Chad Redding, la journaliste, jouera le rôle du sergent Alice Shepard dans cinq épisodes de la série. Aucun autre tournage depuis.
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Top five de la première saison

Message  Invité le Ven 29 Jan 2010 - 18:40

4. The Lock Box (La grande ville).

5. Lady Cop (Police en jupon).

18. Unnatural Causes (Pas d’orchidée pour McCall).

10. Bump and Run (Embuscade).

19. Breakpoint (Le point limite).

La série prochainement sur le site.
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Dim 7 Fév 2010 - 20:33



Sept minutes très intéressantes.

Allusion à Sting qui écrivit une chanson dédiée à l’Equalizer An Englishman in New York puis comparé à Schwarzie qui dit s’être inspiré de la série pour Terminator, Edward Woodward alias McCall apparaît dans ce reportage et livre quelques anecdotes sur la série. Callan fut une sorte de série précurseur dans les années 60. Plusieurs intervenants : Michael Sloan, le producteur, qui explique pourquoi il voulait Edward Woodward pour le rôle contre l’avis de CBS et Universal, le musicien Stewart Copeland, Keith Szarabajka qui a participa à plusieurs épisodes. Edward Woodward confesse qu’il fumait 100 cigarettes par jour durant le tournage, mangeait des cochonneries ‘junk food’ et ne dormait que 5 heures ce qui entraina ses problèmes cardiaques au cours de la série. Show numéro un aux Etats-Unis, l’acteur est entouré de fans. Le tout truffé de nombreux extraits. A voir !
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Sam 24 Avr 2010 - 21:10

La présentation ainsi que la saison de la série sont en ligne:

http://www.theavengers.fr/supplement/hors/equalizer_pres.htm
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Re: Série "Equalizer"

Message  Invité le Sam 24 Avr 2010 - 21:11

Bonne nouvelle....Allez-le lire, c'est de moi, ça ne peut-être que bon..
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