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Série "Clair de Lune"

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6. Règlement de compte. FIN de la saison 1

Message  Dearesttara le Mar 19 Juin 2012 - 14:50


1.06 Règlement de compte (The murder’s in the mail) :




Scénario : Maryanne Kasica et Michael Scheff
Réalisation : Peter Werner


- Vous allez vous magner le derche et nous ouvrir à fond la caisse ou bien j’défonce la porte et j’vous rentre dedans !


- Vous vous traînez, mettez un tigre dans votre moteur !
- Ok… mais ça veut dire quoi ?
- Ca veut dire « appuie sur la pédale, Chantal ! ».



Roy Hirsch revient à Los Angeles après un voyage et apprend qu’il est considéré comme mort ! De retour à son appartement, il est assassiné. David et Maddie ont quelques problèmes financiers et doivent se résoudre à accepter un travail intérimaire de percepteurs… et Roy Hirsch fait partie de leurs « clients » ! Aussi, quelques secondes après son assassinat, David et Maddie entrent chez lui et tombent sur le cadavre ! David, tout excité, s’occupe de l’enquête, accompagnée d’une Maddie de plus en plus récalcitrante. Il y’a de quoi, car ils viennent de mettre le pied dans une conspiration d’agents secrets ennemis…


C’est sur cet épisode divertissant, accusant quelques baisses de régime (et des dialogues moins forts que de coutume), mais globalement agréable à suivre que se termine la première saison. L’enquête du jour apparaît joyeusement décalée et improbable, tout en étant un excellent pastiche de plusieurs genres. Si l’épisode commence sous des auspices menaçants évoquant La Quatrième Dimension, elle se termine en comédie slapstick à l’américaine avec lancer de tartes à la crème de rigueur ! L’épisode brasse aussi du côté du film d’espionnage (les agents secrets), et des policiers urbains (la poursuite en voiture). Le tout pour un patchwork décousu mais accrocheur ! La musique d’Alf Clausen, décalée jusqu’à en devenir hors-sujet, participe avec entrain à ce petit délire !

C’est au son du fameux thème hypnotique de Vertigo que commence Règlement de compte (encore un titre français foireux !). La musique de Bernard Herrmann s’accorde parfaitement à l’arrivée de cet homme mystérieux à l’aéroport, apprenant en une minute qu’il a échappé à un mortel accident d’avion et qu’on le considère comme mort ! Un côté Twilight Zone pas déplaisant, même si cette impression s’évanouit au profit d’une conspiration plus terre à terre. La discussion entre ce type louche et un faux prêtre dans une église montre incidemment que les Avengers ont marqué avec leurs religieux truands ! (Les petits miracles, Le repaire de l’aigle…)



C’est évidemment sur une homérique dispute que se déroule la première scène David-Maddie. Cette dernière doit serrer le budget de l’agence, tandis que David, toujours aussi sensé, achète un piano, un violoncelle, et un billard (entre autres) pour « mettre une bonne ambiance » dans l’agence. Une crise qui passe la surmultipliée lorsque David veut rentrer dans ses frais en acceptant un second emploi intérimaire de… percepteur, avec Maddie comme coéquipière ! Bref, une nouvelle prise de bec dans la voiture, avec encore une fois un joli portrait croisé de nos héros. La froide et mécanique Maddie du pilote - qui licenciait ses employés sans broncher - apparaît plus chaleureuse en pointant la part d’inhumanité de ce travail, tandis que David la rassure par de belles paroles d’une fatuité désopilante ! Amusant paradoxe : si David est plus sociable et souriant que Maddie, il n’a aucun scrupule à jouer les oiseaux de malheur, même si c’est davantage une contenance qu’il se donne que de la méchanceté. Leur premier client est malheureusement aussi massif qu’une armoire et voir David se dégonfler minablement montre bien que son interprête n’est pas encore le porte-flingues que nous connaissons ! Le deuxième est notre fameux Roy Hirsch et le dialogue à l’interphone donne un très drôle quiproquo !

Le scénario est bien agencé, avec de jolis retournements. Il est malheureusement bien trop lent, et le deuxième tiers de l‘épisode, bien que comportant quelques moments de bravoure (David ayant peur de son reflet, les rimes d’Agnès toujours aussi hilarantes, Maddie épouvantée par le révolver, la scène de l’interphone et le faux sonotone…) se contente d’enchaîner des scènes longues ne faisant pas avancer l’enquête : la scène « d’humiliation » de notre duo, impuissant à démontrer le meurtre, est sans éclats, la fouille nocturne, inutilement rallongée, ralentit encore le rythme.
Soudain, une brusque accélération lorsque nos héros apprennent qu’ils sont menacés. La scène du parking offre à Bruce Willis de faire ce qu’il réussit le mieux : le pitre ! Et effectivement, le voir chanter à tue-tête, se donner des airs de con, ou tirer trois coups de révolver sans la moindre justification est toujours aussi immense ! La poursuite en voiture qui s’ensuit est très rythmée, mais sa tension est joyeusement sabotée par Maddie, un peu trop pointilleuse sur le code de la route, et les commentaires abscons de David ! On est plus proche de la poursuite à la Tex Avery de On s’fait la valise doc ? que de l’adrénaline de Bullitt ! Et le tout n’est pas sans évoquer une scène similaire dans Une journée en enfer (Die Hard 3).



Hélas, l’épisode perd tout espoir de décrocher son quatrième melon avec son rebondissement final, non seulement prévisible, mais en plus totalement idiot ! Comment un tueur à gages aurait-il la bêtise de dévoiler son plan à nos détectives avec autant de facilité ? D’autant que l’interprétation d’Arthur Taxier en méchant de l’histoire n’est pas du tout convaincante (Michael Halsey et Jon Cedar sont bien meilleurs). Et la manière qu’a David de percer à jour l’histoire apparaît aussi tirée par les cheveux !

Heureusement, la scène finale remonte le niveau : la bataille de rimes entre David et le portier est devenue une des scènes les plus connues de la série, un must see ! Et puis voir Maddie en tenue de serveuse à l’ancienne avec coiffe serrée, décolleté vertigineux (Y’a de la place pour les pourboires ?), jupon, et collants, est une vision très délectable et David est de notre avis ! Les regards-de-la-honte de Maddie, au bord de la rupture, sont d’un comique ravageur ! Finalement, tout finit bien, nos héros interpellent l’assassin, mais sans empêcher de provoquer une grande bataille de tarte à la crème qui termine correctement cet épisode. Je dis correctement car la scène est trop courte, et manque de « folie » comparée aux grandes scènes de ce genre que l’on connaît. On est loin par exemple du paroxysme déjanté du sketch Auberge ! des Nouveaux monstres (1977).

Peu importe cette fin précipitée, nous quittons cette première saison avec l’image de nos héros barbouillés de crème. Et cela suffit à notre bonheur !


Infos supplémentaires :

- Ce fut Cybill Shepherd qui eut l'idée de faire terminer l'épisode avec elle et Bruce recevant une tarte à la crème. C'est le coordinateur des cascades Chris Howell qui se chargea de les "entarter".

- Première et unique fois où David se sert d’un révolver.

- Première scène de poursuite en voiture de la série, et loin d’être la dernière.

- David mentionne ses capacités en rimes en ayant lu beaucoup de « Dr.Seuss ». Dr.Seuss est l’affectueux surnom donné à Theodor Seuss Geitel (1904-1991), dessinateur-illustrateur australien qui écrivit beaucoup de livres et contes pour enfants, souvent caractérisés par la présence de rimes légères et pleines d’humour. Il fut une véritable icône en son temps dans le milieu des dessinateurs et ses contes furent souvent adaptés au cinéma et à la télévision.

- Continuité :
Quand David brise le miroir, on peut voir qu’il n’y a pas d’enveloppe cachée derrière. Elle n’apparaît que dans le plan suivant.
Lors de la scène où la voiture de l’homme blond se renverse, on voit très bien que l’acteur a été remplacé par un cascadeur, il porte même un casque !!

- David chante dans l’épisode My Girl du groupe The Temptations.



(c) 2012 par Clément Diaz


FIN DE LA SAISON 1 !


Dernière édition par Dearesttara le Mer 14 Nov 2012 - 16:17, édité 4 fois

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Top 3 de la saison 1

Message  Dearesttara le Mar 19 Juin 2012 - 15:29

Top 3 de la saison 1

1. Clair de Lune : Le flamboyant pilote de la série est également un de ses meilleurs épisodes. Il présente dans un tempo effréné tout ce qui fera le succès de la série : personnages défoncés, dialogues de haut vol, burlesque irrésistible, enquêtes surréalistes, scènes de tension, musique décalée, et surtout son couple central devenu mythique, explosant d’entrée de fougue et de talent. La belle Cybill Shepherd inaugure ses fameuses crises de nerf, Bruce Willis s’impose comme un des plus grands acteurs comiques de télévision. Naissance d’un événement télévisuel !

2. Radio assassin : Episode émouvant qui explore la vie privée tristement vide de nos héros. Cet épisode dépeint avec une étonnante précision une somptueuse galerie de portraits riche et ambivalente. L’épisode carbure également aux répliquesquituent, et la relation entre nos héros est plus piqûante que jamais.

3. Règlement de compte : Une enquête sophistiquée et embrouillée, mais hautement improbable dans les grandes largeurs. C’est l’occasion pour la série de passer à la moulinette avec entrain les films d’espionnage. Plusieurs scènes irrésistibles.

Accessit d’honneur : Le duel.


Moyenne de la saison 1 : 2.83/4
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7. T’as pas une blonde ?

Message  Dearesttara le Sam 23 Juin 2012 - 2:47

2.01 T’as pas une blonde ? (Brother, can you spare a blonde ?) :


Scénario : Glenn Gordon Caron
Réalisation : Peter Werner


- J’aurais dû être moins prude, j’aurais peut-être dû accepter de coucher…


- Votre frère est vraiment très attachant.
- C’est vrai, en général, on a du mal à s’en débarrasser…


Mr.Navarone, trafiquant de drogue, tombe dans une embuscade de police. Il parvient à s’échapper mais doit abandonner une mallette de 100000$ en route. C’est Richard Addison, le frère de David, qui tombe sur elle. Richard, en situation financière précaire, saisit l’occasion et dépense l’argent tout en venant à Los Angeles pour « impressionner » David, prétextant avoir « réussi » dans les affaires. David et Richard étant en rivalité depuis toujours, leurs retrouvailles sont assez polaires. Tout se complique quand Mr.Navarone retrouve leur trace et réclame son dû…


La saison 2 réussit son lancement avec cet épisode très multiple dans ses thématiques. Mélangeant action, humour, émotion, suspense… il est parfois lent, mais n’en est pas moins brillant. Le scénario n’a rien d’original, mais ce sont encore les personnages, finement fouillés, qui triomphent : le triangle David-Maddie-Richard, le méchant de l’histoire à la fois effrayant et outrancier jusqu’à la caricature. Après une première partie axée sur l’émotion, la deuxième partie lance un crescendo burlesque maîtrisé. Au final, Glenn Gordon Caron montre qu’il maîtrise tout à fait sa série. Les dialogues sont notamment de véritables bombes comiques dévastatrices !

L’introduction est une des plus fameuses de la série : pour la première fois, la série casse en mille morceaux un des plus grands tabous du code des séries : le quatrième mur ! Les personnages parlent directement au spectateur ! Si Clair de Lune n’est pas la première série à l’utiliser, elle est la première à l’exploiter aussi génialement. David et Maddie nous expliquent en direct que l’épisode est un peu trop court pour le diffuseur et qu’ils doivent « meubler » pendant une minute… bien entendu, ça dégénère en une grosse dispute sous nos yeux, notre couple étant décidément incapable de se tenir tranquille ! Un prélude délirant bien en phase avec la série.



Le début dresse le portrait de Navarone : c’est un méchant très menaçant mais tellement caricatural qu’on ne peut s’empêcher de le trouver drôle. Le magnétique Ed O’Ross restitue à merveille les deux pôles de son personnage. L’entrée en scène d'une drôlerie irrésistible de Richard Addison se situe à l'opposé. Le show rap auquel il se livre est tellement affligeant qu’on est pas loin du pur génie (dans le genre). Le frère de David est un idiot charmeur, un raté magnifique et digne. Charles Crocket, en plus d’une certaine ressemblance avec Bruce Willis, est l’interprête parfait de ce personnage.
La première scène David-Maddie est très comique avec le premier véritable dialogue de sourds de la série : chacun
parle de son côté en même temps sans écouter l’autre. Ca va devenir vite un gag récurrent de la série. Pour saisir tous ces monologues simultanés, il peut être nécessaire de repasser ces scènes plusieurs fois !

Le thème principal de l’épisode est les rapports tendus du trio. David n’aime pas son frère, n’en parlant qu’en des termes peu flatteurs qui lui vont pourtant à merveille à lui aussi ! Maddie ne manquera pas de le signaler tout au long de l’épisode (C’est bien votre frère !). La scène du dîner est mémorable avec le concours de vannes entre les frérots sous le regard d’une pauvre Maddie qui voudrait être ailleurs ! David est jaloux de voir ce raté de première « réussir ». Pourtant, émerge sous le cynisme la volonté de garder ses véritables sentiments : le lien entre les deux frères est davantage une rivalité puérile qu’une véritable haine. Richard aussi est un grand enfant ; comme David, il est immature mais touchant. Toutefois, il est plus galant, poli, courtois, là où David est plus « mufle ».



Cela fait craquer Maddie : un beau jeune homme gentil… et surtout riche. Elle voit en Richard un David qui a de l’argent. Elle reste une ancienne mannequin habituée au luxe, aux hommes riches. Le fauché David, malgré sa « tchatche » n’y peut rien faire. Il subit l’attirance naissante entre sa collègue et son frère, la scène du dancing est très évocatrice et mélancolique avec le slow romantique (bah oui, on est encore dans les 80’s !) des deux personnages. David, déchiré, semble « vendre » Maddie à son frère contre l’argent dont ils ont besoin. L’ellipse nous menant au lendemain laisse songeur : Maddie et Richard ont-ils passé la nuit ensemble ? Maddie reste ambiguë, l'épisode ne donnera pas de réponse. On mesure dans le regard résigné de Bruce Willis, ici étonnamment excellent dans un registre qui lui est étranger, toute la tristesse du personnage (déjà vue dans Radio assassin).

L’épisode délaisse la mélancolie pour retrouver l’humour, qui va désormais aller en crescendo. Ainsi, le gag du lavabo et le quasi passage à tabac de David (qui se la pète toujours quand il faut pas) par Navarone qui le prend pour son frère. Navarone est dangereux mais, astucieusement, le comédien en fait des tonnes : résultat, on s’amuse plus qu’on tremble ! La grosse enguelade subie par Agnès par un David furieux est elle aussi hilarante grâce à Allyce Beasley fabuleuse en pleurnicharde. La voir pleurer, puis se vexer, puis se radoucir successivement, est à hurler de rire !



Richard sait s’y prendre avec les femmes puisqu’on le voit jouer au trivial poursuit avec une Maddie ne cachant pas son ennui ! Après le flamboyant pugilat d'antholgie dans le pavillon de Maddie, retour à l'émotion : Richard souffre d’un complexe d’infériorité : il se sent moins exubérant, moins séduisant que son frère. C’est un désir de revanche, de frustration refoulée qui lui a fait jouer la comédie. Maddie et surtout David sont touchés par cet aveu.
La course-poursuite finale, avec la musique de Richard Lewis Warren, (violons sautillants et fanfares de fête foraine) fait virer la fin dans le plus grand désordre ! Cache-cache, glissades, bousculades… jusqu'au génial retournement final, vachard et ironique - rappellant la chute de Meurtre en héritage, une des nouvelles du grand Fredric Brown.

Le délicat tag final est très réussi : David avoue enfin qu’il aime son frère, que leur rivalité n’est qu’un paravent. Les dialogues sont très bellement écrits. Ajoutons le tendre regard de Maddie, visiblement contente - et touchée - de la jalousie de son collaborateur. Un moment de calme rare, à déguster sans modération !


Infos supplémentaires :

- Première apparition de Richard Addison, frère de David, interprété par Charles Rocket. Il apparaîtra dans en tout six épisodes de la série. Le premier choix de Glenn Gordon Caron pour incarner Richard était David Lee Roth, le chanteur et leader du groupe de hard rock Van Halen qu‘il venait juste de quitter. Mais Caron déclara qu’il ne se sentait pas assez « branché avec lui » pour l’engager. Il choisit à la place Charles Rocket qui s’était fait connaître grâce à la très populaire émission de divertissement Saturday Night Live.

- David et Maddie écoutent la station de radio fictive KRKD, celle où travaillait Paul McKane dans Radio assassin (saison 1).

- Agnès dit à Maddie qu’elle a lu dans le journal que Mick Jagger allait quitter la scène. L’épisode fut tourné fin 1985. A ce moment-là, le co-leader des Rolling Stones venait de se brouiller avec Keith Richards et envisageait une carrière solo. Le groupe connut une grave crise qui dura 4 ans, avant la réconciliation des deux chefs.

- David tente de remonter le moral de Maddie, inquiète de perdre sa maison : Scarlett, Tara n’est pas encore vendue. Référence on ne peut plus claire à Autant en emporte le vent (1939).

- Richard Addison cite explicitement La Quatrième Dimension, en parlant de la mallette de billets qui lui est tombée du ciel miraculeusement. On peut penser qu’il s’agit plus précisément un clin d’œil à l’épisode L’homme dans la bouteille.

- Le titre de l’épisode est un détournement du documentaire anglais de Philippe Mora réalisé en 1975 : Brother can you spare a dime ? (T’as pas 100 balles ? en français). Ce film traite de la Grande Dépression.

- On entend dans l’épisode la chanson For the love of money de Kenny Gamble, Leon Huff et Anthony Jackson, et interprétée par le groupe The O’Jays. Le fond sonore du rap de Richard est celui de Rappin' duke de Shawn Brown. La chanson du slow est If only you knew, de et par Patti LaBelle. La scène du slow sera reprise dans l’épisode Le torchon brûle (saison 3).



(c) 2012 par Clément Diaz


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Re: Série "Clair de Lune"

Message  teeger59 le Sam 23 Juin 2012 - 11:47

Inutile d'ajouter quoi que ce soit, tu as tout dit dans les infos supplémentaires Very Happy .Bon travail d'analyse Dear...
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8. La dame au masque de fer

Message  Dearesttara le Mer 27 Juin 2012 - 11:29

Merci teeger59 ! Very Happy


2.02 La dame au masque de fer (The lady in the iron mask) :


Scénario : Roger Director
Réalisation : Christopher Leitch


- J’adore les trous perdus… et j’adore l’idée que vous pourriez mourir de soif !


- Ho ! Vous croyez que c’est facile de se la couler douce toute la journée ?!!


Barbara Wylie, une femme ne sortant jamais sans un masque, engage David et Maddie dans le but de retrouver son ancien amoureux Frank Harbert. Ce dernier lui lança du vitriol à la figure il y’a 12 ans quand elle apprit qu’elle allait épouser un autre homme. Elle l’aime encore malgré le mal qu’il lui a fait et serait prêt à divorcer de son mari s’ils le retrouvent. David et Maddie acceptent de s’occuper de l’affaire sans se douter qu’ils jouent le rôle de pions au centre d’un plan diabolique…


Le coup d’essai de Roger Director, un des scénaristes les plus prolifiques de la série (15 histoires) n’est pas un coup de maître. L’épisode est noyé dans une omniprésente enquête nulle, sans inspiration ni humour, ne décollant jamais, constamment alourdie par des dialogues agaçants de banalité. L’épisode est toutefois sauvé sur notre cher duo plus que jamais en crise de confiance mutuelle, un final totalement dingo, et la fantastique partition d’Alf Clausen.

Après la frissonnante introduction, vient le rituel indémodable de David-et-Maddie-qui-passent-leur-temps-à-se-disputer. Adonc, deux employés en sont venus aux mains et tout ce que trouve David à faire est de prendre des paris !! Maddie gueule un bon coup tandis que David, affublé d’une casquette de bookmaker complètement déplacée, est d’un détachement toujours aussi impossible ! Après l’exposition de l’affaire, ce début finit sur le gag du « petit-déjeuner de dix heures » confirmant le cas désespéré des employés de l’agence, d’une paresse à toute épreuve !

Hélas, l’épisode s’enfonce dans l’ennui le plus total. Handicapée par un script pesant, la réalisation de Christopher Leitch est impuissante à dynamiser le tout. David a oublié son humour à l’agence, et Maddie s'enferme dans le monolithisme. La scène avec Harbart, réexposé inutile de l’affaire, est trop longue, Joël Polis joue par ailleurs très faux.
Le premier coup de théâtre est passablement éventé par les soupçons de Maddie, la scène de conflit qui s'ensuit est sans surprise. La filature qui suit est d’une longueur à bailler d’ennui, et le twist qui la termine tombe à l'eau. les quelques gags sont trop rares pour convaincre…



En réalité, tout ce prélude ennuyeux ne servait qu’à introduire le climatique final qui enfin vire dans le loufoque tant attendu. Précédée du gag de l’ascenseur (David qui donne un coup de poing, on veut croire que c’est le premier pas vers les Die Hard…), une énorme coïncidence à la limite du surréalisme fait que pas moins de quatre dames voilées à l’apparence exactement identique se retrouvent dans la même chambre !! La faiblesse du méchant (Dennis Christopher n’est pas du tout convaincant) est compensée par la délirante course-poursuite finale… au son des trompettes de Guillaume Tell de Rossini ! Le voyant parodie clignote à toute berzingue (le serveur malchanceux, la quadruple glissade finale…) pour terminer l’affaire dans un grand éclat de rire dans la plus pure tradition des comédies slapstick.

Notre couple central est en pleine forme ! Maddie est réaliste : elle songe à virer ses employés oisifs. David est bien sûr au-dessus de ces choses bassement matérielles. Leur désaccord est renforcé par leurs principes moraux : Maddie ne veut pas s’occuper de l’affaire car elle ne veut pas confronter Barbara à son bourreau, même à sa demande. Cette attitude s’explique par le récit d’un flirt passé où elle fut l’objet d’un désir paroxystique et intenable. Femme sensible qui sait que la passion débordante peut mener à la destruction, elle se réfugie dans la froideur.



Maddie est heureuse de sortir avec son partenaire (et ses blagues à deux balles). David aussi, quitte à devenir trop emphatique. Notre duo se rapproche (« partners forever », Agnès les appellant « Dad and Ma »...), et leur rupture temporaire est d’autant plus dramatique. Dans sa vie précédente, les alouettes tombaient toutes cuites dans la bouche de Maddie, maintenant elle doit se battre pour gagner sa vie et accepter que David, son seul repère, soit si différent d’elle que c’est un repère instable. David, frustré de leur distance sociale, honteux de ne pas être son égal, fait tout pour la ramener à son niveau. Chacun dit à l’autre ce qu’il n’a pas envie d’entendre. Le sommet est quand Maddie refuse de dire ce qu’elle était sur le point de laisser échapper. On peut deviner que c’est sa douleur de s'être rapprochée sentimentalement d’un homme qui finalement la déçoit. David ne dit rien, mais l’a bien compris.

Le tag final est d’une grande beauté. Le chagrin de David, laisse place à la joie tranquille quand Maddie, dans un élan de réciprocité, lui dit combien il compte pour elle. Le chaste baiser qu’elle lui donne, renforcé par la sobriété douce des interprètes donne une fin très émouvante. Un des meilleurs tags de la série, à n’en pas douter !


Infos supplémentaires :

- Maddie a été convoitée par un étudiant fou amoureux à l’université. Elle déteste la presse à scandale (David adore par contre) et est très intéressée par les méthodes anti-rides !

- Après la glissade finale, David propose une partie de Twister à Maddie. Le Twister est un jeu inventé en 1966, surtout populaire aux Etats-Unis. Plusieurs participants doivent poser leurs mains et leurs pieds dans des positions inconfortables (générées par le hasard et un tapis aux pastilles colorées). La difficulté du jeu vient que les participants doivent passer au-dessus, au-dessous des autres selon les positions demandées. On perd lorsque l'on tombe au sol, le gagnant étant le dernier à rester sur ses positions. Les quatre protagonistes étant emmêlés les uns les autres à la fin de la glissade, la réflexion de David est on ne peut plus appropriée !

- Dans le journal (fictif) The national pit que lit David, en attendant la filature, on voit clairement un article intitulé Dr.Caron discovers antidote for stress. Il s’agit évidemment d’une référence à Glenn Gordon Caron, le créateur de la série !

- Dans le même journal, il est fait mention de Samuel Wilbur (1595-1656), un des premiers colons de l’état de Rhode Island, une des treize colonies fondatrices des Etats-Unis. Ainsi que d’une référence à Marlene Dietrich, lors d’un de ses derniers voyages avec un magnat arabe.



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Re: Série "Clair de Lune"

Message  teeger59 le Mer 27 Juin 2012 - 13:36

Mais où vas-tu chercher toutes ses références, c'est incroyable !!!
Ce qui m'amuse dans cet épisode c'est David (comme d'habitude) qui se plaint qu'une robe de femme (évidemment) va mieux à certains hommes qu'à lui...
Après les quatre glissades, David propose une partie de "twister" Very Happy
Et effectivement, le tag final est l'un des meilleurs de toute la série...
A la prochaine pour l'analyse de Dear pour l'épisode "les jeux sont faits"- "Money talks, Maddie walks" (littéralement l'argent est roi, Maddie court après).
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Mer 27 Juin 2012 - 13:42

Merci, chère lectrice ! Effectivement, David est toujours aussi fêlé (le voir en robe m'a fait hurler de rire !).

Bien vu pour la partie de twister, j'ai oublié de le noter. Je corrige de suite ! Very Happy
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Lala le Jeu 28 Juin 2012 - 10:15

Ben moi j'aime bien cet épisode. Certe l'intrigue n'est pas folichonne mais cette Barbara est assez intrigante.J'ai eu quelques frissons à la vision de cet épisode Puis la scène de fin love Le regard qu'il pose sur elle après le baiser...

Sinon j'attends aussi ton analyse sur Money Talk Maddie Walk,un bon épisode où David tente des choses avec Maddie.
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Jeu 28 Juin 2012 - 14:13

J'avais détesté Money talks... la première fois. Je viens de le revoir, il est bien meilleur que dans mon souvenir. David est très entreprenant (OMG, il essaye même de l'embrasser !! Shocked). Le problème est que si je mets 3/4 à cet épisode, je dois mettre combien pour The dream sequence... ? Là, faudrait au moins un 6/4 ! Razz
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Estuaire44 le Jeu 28 Juin 2012 - 15:51

Episode effectivement très réussi! Dommage, Dennis Christopher est pourtant très fort en méchant dans The Lost Room, Angel, Profiler (Jack de tous les coups !) etc. Une contre performance, sans doute.
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  teeger59 le Jeu 28 Juin 2012 - 19:06

Bien vu Estuaire, je ne l'avais pas reconnu.
Dear, tu as raison, le rêve était presque parfait à droit à un 6/4 tellement il est bon Very Happy .Surtout la scène de l'engueulade dans la voiture:
Maddie:-je ne veux plus entendre un seul mot jusqu'à l'arrivée au bureau !!!
David:-Bip mdr
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Jeu 28 Juin 2012 - 20:31

Personnellement, après avoir vu le rêve était presque parfait, j'ai fait le tour du salon pendant 20 minutes en sautillant, tellement j'avais pris un plaisir immense à le voir ! Je n'ai pas le souvenir qu'un autre épisode de série m'ait fait un tel effet, il fait pour moi partie tout simplement des meilleurs épisodes de télévision toutes séries confondues...

Je n'ai pas vu tous les épisodes de Moonlighting, mais je crois qu'il restera numéro 1 de la série dans mon esprit...



De toute façon, mettez David et Maddie dans une voiture, et ça explose à coup sûr ! mdr2

Critique de l'épisode 9 au plus tard demain.
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9. Les jeux sont faits

Message  Dearesttara le Ven 29 Juin 2012 - 1:19

2.03 Les jeux sont faits (Money Talks - Maddie Walks) :


Scénario : Kerry Ehrin et Ali Marie Matheson
Réalisation : Christian I. Nyby II


- Une fois que je l’aurai retrouvé, je le tuerai ! Et lorsque je l’aurai tué, je le tuerai encore !!


- J’ai besoin d’un verre.
- Vous avez trop de sang dans votre système alcoolique !


Charles, un ami de Maddie, vient d’être ruiné par son homme de confiance. Il veut se suicider. Maddie tente de le raisonner et apprend que l’escroc n’est autre que Ronald Sawyer, le comptable responsable également de sa ruine à elle ! Apprenant qu’il est désormais propriétaire d’un casino à Buenos Aires, elle s’envole là-bas sans David pour parler avec lui. L’entretien vire évidemment au désavantage de Maddie, qui n’a aucun moyen de pression sur Sawyer. Accompagnée de David qui l’a rejointe, elle va tenter sa chance au casino de Sawyer dans l’espoir de récupérer une partie de son argent…


Niveau scénario, cet épisode est encore plus désastreux que le précédent. Pourtant, il est bien plus convaincant. Qui n’a pas compris que le scénario était la dernière priorité de la série ? En effet, cet épisode convainc par l'évolution toujours plus virtuose de la relation David-Maddie vers un attachement plus profond, même si leurs empoignades ne disparaissent pas, au contraire ! La superbe description de nos héros qui inversent leurs rôles (Maddie plus impulsive, David plus tempéré) est un succès. En plus, l’épisode bénéficie également d’un méchant de première classe, à l’élégance sans pareil qui n’est pas sans évoquer les raffinés diaboliques des Mystères de l’Ouest ou même des Avengers… Sans doute manque-t-il une histoire plus consistante et plus de délire pour faire de cet épisode un quatre étoiles.

L'épisode démarre médiocrement, l'énoncé de la situation par Charles à Maddie est longue, verbeuse, et sans humour. Malgré l’interprétation fougueuse de Cybill Shepherd, on s'ennuie ferme. Passé cet ennuyeux prélude, l’épisode trouve sa vitesse de croisière avec un toujours désopilant dialogue de sourds dans la voiture, puis une nouvelle crise de fureur cinglante où Maddie, métamorphosée en furie, lâche tout ce qu’elle a sur le cœur. Comme évoqué dans les deux épisodes précédents, Maddie n’a pas encore accepté sa banqueroute et vit mal sa reconversion.



Une curieuse touche de puérilité apparaît sur ce personnage d’ordinaire si responsable. Maddie a l’air une petite fille rêvant encore de devenir une princesse. Est-ce pour exaucer ce conte de fées qu’elle s’engagea dans le mannequinat ? Cette voie lui permettait d’exaucer ses rêves de gosse : les paillettes (le fric coulant à flots), les belles robes, et la joie d’être admirée, désirée (les innombrables photos d'elle de sa chambre dans le pilote, symboles d’un ego très développé). Egalement, son rêve sirupeux et déconnecté de la réalité où elle imagine que Sawyer lui rendra son bien sans discuter ! Puéril. Sa superbe tenue de soirée, diamant brillant de mille feux, témoigne aussi son désir d'en mettre plein la vue.

David, inhabituellement réfléchi, tente d'empêcher cette folie. Cette inversion de rôles est amusante mais interroge : David insiste en disant qu’elle doit tirer un trait sur son glorieux passé, accepter le présent. Sa vie est ici désormais et plus dans la jet-set. C’est peut-être la crainte de la perdre, la peur qu’elle le quitte qui l’effraie.
Les auteures jonglent en expertes avec les litotes. David a beau prétendre que Maddie ne compte pas pour lui, il ne trompe même pas la pourtant naïve Agnès (Allyce Beasley toujours épatante) qui lui balance une jolie réplique hilarante et émouvante à la fois. Maddie a beau être une rabat-joie, elle est plus intelligente, déterminée... il a besoin d’elle et est sous l’emprise de sa beauté. Bruce Willis est très à l’aise en clown triste, la force de la scène lui doit beaucoup.



Le méchant, Ron Sawyer, est roublard, calculateur, et cynique. Il prend un malin plaisir à humilier Maddie, qui se rend compte trop tard de l’absurdité de la situation. Le fantastique numéro de Mark Lonow est un délice : souriant, courtois, poli, presque gentil. Il lui fait même du charme ! Cela rend la défaite de Maddie encore plus amère.
Avec de tels personnages, comment se soucier de l’intrigue rachitique ? La réalisation de Christopher Nyby souligne chaque moment d’humour comme Maddie retrouvant des réflexes de bourgeoise richarde, le bouchon de champagne attrapé au vol, les caprices de David, David-qui-se-la-pète-encore-une-fois-et-qui-se-ridiculise-en-beauté. L’allégresse du montage d’images où notre duo gagne de plus en plus d’argent est réellement communicative, faisant penser au finale de l’opéra Le Joueur mais où la chanson légère d’Al Jarreau remplacerait le scherzo brillant de Prokofiev.

Intervient une des scènes les plus romantiques de la série : enivrés par leur succès, David et Maddie se laissent aller. Chacun est heureux de la présence de l’autre. Emporté par son élan, David tente même de l’embrasser !! Maddie le repousse gentiment mais semble tout de même s’abandonner ! On a vraiment envie de gifler Ron (qui les prend pour un couple !) qui se pointe à ce moment-là ! Maddie aurait-elle fini par succomber ?
La scène passe du sourire au désenchantement. Voyant là une occasion en or de recouvrer une partie de sa fortune passée, Maddie veut tenter le tout pour le tout car cela lui permettrait de retourner à son ancienne vie glorieuse… et d’abandonner David. Le visage du détective est plein de détresse. La série se montre ici pessimiste quant à l’avenir de leur relation, elle sait aussi noircir ses personnages sans pour autant faire disparaître la sympathie, quelle adresse !



La partie de poker déçoit car trop courte mais Lonow assure le show ! Le suspense prend lors de l’ultime main, où tout ce que possède Maddie tient en une seule carte… David, étonnamment sobre, vient la conseiller en ce moment crucial. Sa grande douceur la rassure et elle s’en remet à lui… Mal lui en prend : le twist final leur explose à la figure, rompant immédiatement le charme ! Le tag final est hilarant, le pardon de Maddie est quand même bien vachard avec le gag des 340$ ! Reste qu'elle est amère de s'attacher à David qui ne cesse de la décevoir. Un peu d'amertume dans cette fin...

Une question taraude les fans : David a-t-il fait exprès de se tromper ? Il est prêt à tout pour elle. On a vu qu’il faisait un héroïque sacrifice quand il acceptait d’aider Maddie à regagner son argent, ce qui signifiait leur séparation définitive. Mais au fond n'a-t-il pas fait exprès de l’empêcher de gagner pour la conserver ? Altruisme qui n’a pas marché, égoïsme qui a réussi ? L’épisode ne donne pas la réponse, au fan d’en décider !


Infos supplémentaires :

- Maddie jouait au Monopoly et mangeait des patates à l’eau quand elle était mannequin. Elle boit son whisky sec, et aime le champagne Don Pérignon 1967. Elle ne fume pas. Sa fortune quand elle était mannequin dépassait de loin les 100000$.

- Maddie commande un magnum de champagne. C’est une bouteille dont la contenance est de 1.5 L. Il s’agit d’une des bouteilles les plus utilisées dans le commerce.

- David aime les crêpes Suzette. On le surnommait « Addison l’as des as » quand, plus jeune, il jouait au poker. Si David connaît les règles, ce n’est pas le cas de Maddie.

- David et Maddie commencent à gagner en jouant au craps. Ce jeu de hasard se joue avec deux dès et est surtout joué aux Etats-Unis. Les règles sont très simples mais quelques variantes existent. David et Maddie jouent vraisemblablement à une de ces variantes. En effet, Maddie gagne en lançant un 12 du premier coup, alors que ce coup, un des trois nommés « craps », est habituellement un coup perdant lorsqu’on le tire d’entrée.

- Les femmes à Paris fument toutes le cigare ! dit Sawyer. Y’a pas de doute, les clichés sur les Parisiennes ont la vie dure !

- David cite Le Prisonnier d’Alcatraz (1963), un film de John Frankenheimer et Charles Crichton, avec Burt Lancaster.

- Incohérence : David dit qu’il a dû descendre 23 étages à pied pour sortir de l’immeuble où se trouve l’agence. Or, dans l’épisode Le Duel (saison 1), l’agence se situe au 20e étage.

- On entend la Danse de la fée dragée, extrait du ballet Casse-Noisette de Piotr Illitch Tchaïkovsky quand Agnès entre dans l’agence. On entend, lorsque Maddie entre dans le casino, You wear it well, par le groupe DeBarge. Quand Maddie et David jouent au craps, la musique est Murphy's law, chantée par Al Jarreau lui-même !

- Les gardes du corps de Sawyer s’appellent Garcia et Lorca !



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10. Le rêve était presque parfait

Message  Dearesttara le Mer 4 Juil 2012 - 19:35

2.04 Le rêve était presque parfait (The dream sequence always rings twice) :


Scénario : Debra Frank et Carl Sautter
Réalisation : Peter Werner


- Nous sommes fait l’un pour l’autre, Rita. Comme Fred Astaire et Ginger Rogers, comme les toasts et la confiture…


- Vous-z’êtes trompettiste ? Vous savez vous servir de vot’truc ?


David et Maddie ont une discussion avec le propriétaire d’un ancien night-club désormais en ruines, le Flamingo Cove. Il y’a 40 ans, c’était une boîte de jazz où se produisaient les plus grands artistes, mais où eut lieu également le meurtre du mari d’une chanteuse. Cette dernière avait un amant. La police ne sut jamais qui avait tué le mari : elle ou lui ? En rentrant à l’agence, Maddie est sûre que l’amant a abusé de la femme, tandis que David pense le contraire. Chacun rentre chez soi et se met à rêver de sa propre version des faits…


The dream sequence always rings twice est une gifle monumentale, une de celles dont la télévision est si avare. Non seulement cet épisode est la plus grande réussite de Clair de Lune, mais est aussi un des plus grands épisodes de l’histoire des séries télé. Le merveilleux scénario de Debra Frank et Carl Sautter est un cri d’amour aux films noirs américains des années 40 (souligné par le titre original). Les interprètes réussissent un double numéro époustouflant de génie. Tout y est : reconstitution fidèle des 40’s, numéros musicaux à tomber, réalisation magistrale et élégante, recours au noir et blanc transcendant la beauté du scénario. C’est la première fois qu’une série en couleurs réutilise la bichromie, même si elle n’est utilisée que dans les rêves (plus de la moitié de l’épisode quand même). Il faudra attendre le tout aussi génial Prométhée post-moderne des X-Files pour contempler un épisode intégralement en noir et blanc.

Cet hommage à un glorieux passé révolu frappe très fort dès les premières secondes avec une présentation assurée par rien moins que Maestro Orson Welles himself !! Il était juste qu'un des plus grands acteurs-cinéastes du XXe siècle nous préparât à cet épisode - avec de plus un humour léger et bon enfant. Troublant hasard, ce serait l’ultime apparition du Maître sur un écran avant sa mort cinq jours avant la diffusion de l’épisode ! Symboliquement, l’épisode lui est dédié. Précisons de suite que la série intéressait beaucoup Welles et que c’est LUI qui demanda à y participer et non l’inverse !



La première scène donne le la : encore une dispute à couteaux tirés entre David et Maddie ! Une belle enguelade sur leurs oppositions morales totalement réjouissante. Y’a pas à dire, ce rituel obligé de la série frappe juste à chaque fois. La petite dispute avec Sloan, leur « client », creuse encore plus le fossé existant entre nos deux lascars où Maddie refuse par honnêteté de truquer des photos alors que David accepte par obligation professionnelle, le ton monte de nouveau ! Après le récit du meurtre, vient une des plus mémorables disputes de toute la série, d’une violence inouïe, pour le plus grand plaisir du spectateur ! Une vraie folie furieuse que cette scène qui se poursuit encore par téléphone interposé à l’agence (split screen bien trouvé). Dix minutes d’un tonique incroyable. Mais l’épisode va maintenant dériver dans des eaux peu explorées à la télévision lorsque Maddie rêve, et que le noir et blanc s’installe peu à peu.

L’épisode rend hommage au classique Le facteur sonne toujours deux fois de Ted Garnett (1946) : La femme, l’amant, et le mari encombrant. Nous sommes dans un night-club so classic, so jazzy, so vintage avec Big Band et chanteuse affriolante de rigueur ! La chanteuse est bien entendu Maddie (Rita Adams désormais) dont la beauté n’a jamais été aussi foudroyante à l’écran, dans sa superbe robe brillante symbole de sa pureté.
Arrive David (ou plutôt Johnny Rick Lonesome Chance McCoy alias Zack !), imper à la Bogart, qui tout de suite lui fait du gringue ! Nous sommes habitués aux numéros de séduction de David, mais ici, il joue à fond la carte du beau ténébreux… Bruce Willis, fantastique, dégage un fort sex-appeal. Une vision fantasmée de l’unique homme de la vie de Maddie ?



D’un fondu enchaîné plein de maestria, Peter Werner nous amène au show musical de Rita qui chante le standard Blue Moon. Cybill Shepherd est bluffante, sa voix mélodieuse, oscillant entre un grave sensuel et un médium pur est merveilleuse pour interpréter ce tube ! La douce chanson est à l’unisson de son caractère innocent, très bon choix et très bon clin d‘œil (puisque c'est le nom de son agence !). Toutefois, elle se fait presque voler la vedette par Bruce Willis qui fanfaronne avec sa trompette, faisant de remarquables solos prétentieux, au point qu'elle se retourne plusieurs fois !
Pendant que Werner nous régale de travellings délicieux, Rita repousse un Zack très insistant, mais le charme a déjà opéré ; le mari clarinettiste (Jack Bannon, très bien), naïf, fait tout d’ailleurs pour leur faciliter la tâche ! On retrouve là les histoires classieuses des films noirs. A croire qu’un scénariste et un cinéaste de l’époque se sont alliés, tellement tout resplendit de génie.

La scène où Rita tombe dans les bras de Zack est très érotiquement filmée (ah, ces gros plans…) avec un baiser so hot ! C’est un coup classique : les acteurs s’embrassent mais ce ne sont pas les personnages, mais d'autres ! The Avengers avait déjà utilisé cette technique (Qui suis-je ???), et les X-Files la reprendront (Triangle), entre autres. On est en terrain connu ! Mais on ne se prive pas d’un tel plaisir !



La scène de meurtre avec ses implacables jeux d’ombres et de lumières, est encore une pure merveille avec une Rita apeurée, et un Zack, contenant à peine son excitation morbide, parlant à double sens à sa victime.
L’enquête de police fait intervenir deux autres personnages, la femme de chambre (Allyce Beasley évidemment !) et surtout l’inspecteur de police trop fouinard : l’interrogatoire de la veuve « éplorée » est un calqué fidèle de ce genre de scènes, et l'inquiétant Francis X. McCarthy apporte toute la tension nécessaire. L’histoire se termine sur un twist brutal que certes on avait vu de loin, mais qui est la conclusion majestueuse de cette histoire.

Le rêve de David est dans la même veine, mais David Addison n’est pas n’importe qui ! Aussi, son ego lui commande une voix off dans laquelle il raconte l’action… et il va distiller un peu de fantaisie dans tout ça ! Le rêve reprend les grandes lignes mais modifie les points de vue. La pure Rita devient une étourdissante femme fatale, toute en noir, très Ava Gardner (ou Rita Hayworth, ses gants noirs font penser à ceux du Gilda de Vidor). Le mari devient plus violent, plus incisif. Certes, Zack reste assez viril (on est dans le rêve de David !) mais est désarmé face à cette mante religieuse. C’est l’occasion pour Cybill Shepherd de chanter encore, et son interprétation enflammée de I told you I love you, now get out ! campe bien son personnage dominateur ! Elle séduit le malheureux Zack, le pousse à tuer son mari.



Chez Maddie, la pauvre Rita chantait en tremblant en attendant le coup fatal, et Zack, confiant, « pistonnait » à toute pompe. Ici, elle chante avec une ferveur sauvage, tandis que Zack sort à peine les notes. Cybill Shepherd et Bruce Willis sont impériaux dans leurs doubles rôles. Il y’a aussi quelques scènes de parodie assez détonnantes ! Zack joue de plusieurs instruments à la fois, se fout royalement du 4e mur, la scène du glaçon est joyeusement débile, mais l’apothéose est quand Rita quitte l’appartement de Zack en oubliant ses fringues ! Morts de rire ! Cybill Shepherd est divine, drapée seulement dans un drap, on en aura la confirmation dans l'infamous I am curious... Maddie (saison 3). Même l'exécution sur la chaise électrique voit sa tension cassée à coup de répliques complètement absurdes ! En même temps, quelques instants de poésie comme Zack jouant au clair du soir, son errance dans les cafés miteux de la ville, la spectaculaire entrée de Rita dans une tenue très sexy ! Ou les cadrages parfaits de Werner, filmant notre couple post-coïtum… Cet épisode est un hymne au génie des interprêtes, à la plastique de Cybill Shepherd, et au charme animal de Bruce Willis, via des gros plans fastueux.

Le tag final est un délice : nos amis se regardent l’un l’autre, campant sur ses positions, regardant l’autre avec douceur et ironie. Une fin tout à fait dans le style de leurs relations et achevant glorieusement ces 45 minutes d’éternité…




Infos supplémentaires :

- L’épisode est dédié à Orson Welles (1915-1985), qui présente l’épisode. Le titre original de l'épisode est tirée de The postman always rings twice (1946). Le titre français s'appuie sur le film de Sir Alfred Hitchcock Le crime était presque parfait (1954).

- Episode partiellement en noir et blanc. Il s’agit d’un des épisodes préférés de la communauté des fans. Cet épisode coûta à la production deux millions de dollars au lieu du million cinq habituel ! Seul Atomic Shakespeare dépassa aussi le coût standard. La production fut réticente à tourner un épisode en noir et blanc, et il fallut toute l'insistance des deux écrivains et de Glenn Gordon Caron pour les convaincre.

- Le numéro sur l’uniforme de prisonnier de Zack, lors de son exécution, est 08069. Il s’agit du code de la maison de David.

- David se réveille en prononçant les mots « Auntie Em ? ». Il s’agit d’une référence au Magicien d’Oz (1939).

- Anachronisme : Zack mentionne la chanson Stairway to heaven de Led Zeppelin. L’histoire a lieu en 1946, mais la chanson date de 1971 !

- Cybill Shepherd chante Blue Moon et I told you I love you, now get out ! standards de Richard Rodgers et Lorenz Hart. On entend aussi Limbo rock de Jon Sheldon et Billy Strange, chantée par Chubby Checker. Ainsi qu’une orchestration du 3e mouvement Lento de la Sonate pour piano n° 2 en si bémol mineur op.35 de Frédéric Chopin (la marche funèbre) lors de l’exécution de David.

- David dort avec un maillot de sport SBVC. Il s’agit de l’équipe sportive de San Bernadino Valley College, qui joue dans plusieurs domaines : base-ball, basketball, football, etc.




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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Estuaire44 le Jeu 5 Juil 2012 - 9:19

Un pur chef d'oeuvre ! Fait partie des meilleurs épisodes existant, toutes séries confondues.


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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Jeu 5 Juil 2012 - 10:40

Oh yeah ! Tout à fait d'accord. En 1997, il avait été nommé 34e meilleur épisode de tous les temps. Il a disparu du classement depuis, quelle honte ! zero Remplacé cependant par un autre classique de Clair de Lune : Atomic Shakespeare !

Pas vu énormément de séries, mais pas besoin d'être un expert pour comprendre que peu d'épisodes de série peuvent rivaliser avec celui-là... love love love
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11. Mon beau David

Message  Dearesttara le Sam 7 Juil 2012 - 14:37

2.05 Mon beau David (My fair David) :



Scénario : Bruce Franklin Singer
Réalisation : Will Mackenzie


- Et si vous perdez, qu’est-ce que je gagne ?
- Moi !
- Vous en entier, ou seulement la tête sur un plateau ?


- Dépêchons, bouge ton cul, banane !!


Clark Graydon, pianiste talentueux et escroc minable, est kidnappé. Sa belle-mère, Emily, est une dame âgée fortunée qui engage David et Maddie afin de marchander le prix de sa rançon (100000$). Le duo accepte et s’embarque dans une enquête pleine de rebondissements. Par ailleurs, Maddie en a assez du comportement immature de David et engage un pari avec lui : il doit être sérieux pendant huit jours. S’il gagne, il aura 3000$ et Maddie devra danser le « limbo ». S’il perd, il devra licencier deux de ses paresseux employés et s’attirer ainsi la fureur de son staff…



Cet épisode pourrait servir d’introduction à la série : il en contient tous les atouts avec un excellent sens de l’équilibre : humour dévastateur, enquête loufoque, dialogues mortels, écriture sans complaisance de nos héros, émotion bien insérée, personnages haut en couleurs… Bruce Franklin Singer montre qu’il a tout à fait saisi l’esprit débridé de la série et offre une partition maîtresse à ses interprètes. De plus, l’épisode accueille une prestigieuse guest star en la personne de Barbara Bain ! Son personnage, bourgeoise hautaine, déterminée, et assez froide, est finalement proche de Cinnamon Carter ! Cet épisode, soutenu par la réalisation énergique de Will Mackenzie, est une réussite complète.

L’enquête est très agréable à regarder, car très multiple. Emily Graydon éveille tout de suite notre curiosité. Elle n’a pas le comportement d’une mère affolée, bouleversée, mais envisage la situation sous un sidérant angle pragmatique, sa priorité étant de diminuer le montant de la rançon plutôt que de s’occuper de l’état de son beau-fils ! (très bon Robert Joy) Le premier rebondissement, imprévisible, est très bien trouvé. A la clé, un dilemme éthique avec le toujours amusant déchirement moral de Maddie s’opposant à l’opportunisme moins moral de David.



Un second rebondissement embraye avec une intense course contre la montre, à l’issue brutale peu familière dans la série ! Après un toujours désopilant double monologue simultané, le spectateur tombe à plein dans l'étourdissant twist final qui nous prend dans un contrepied complet ! Tout était faux depuis le début, y compris l’introduction qui prend un autre sens. Pas de fin spectaculaire cette fois mais un affrontement plein de suspense porté par une tranchante Barbara Bain, qui reprend quelques tics de son rôle d’espionne déterminée. Suspense mâtiné toutefois de burlesque avec les airs outrageusement décontractés de David toujours aussi incongrus dans cette situation !

Le pari occupe le centre du récit, qui s’ouvre par un coup de gueule de Maddie qui surprend David et le staff en train de danser le limbo rock ! Maddie en a ras-le-bol de son associé fétard et gamin, incapable d’être professionnel une seconde. Leur dispute est d’une longueur inhabituelle, même pour la série, un déballage de répliques furieusement assassines entre l’austérité de Maddie et les délires de David ! Ce dernier nous apparaît bien plus sympathique que rabat-joie Maddie alors qu'elle se démène à fond pour faire tourner l'agence ! Les fans sont si ingrats parfois.
David n’est pas crédible un instant en « sérieux » : phrases à rallonge, ton détaché, maintien victorien, visage monolithique… ajoutez le génie comique de Bruce Willis, et on se marre encore plus à le voir comme ça ! En plus, il laisse échapper de temps en temps quelques tics du David habituel, augmentant encore plus l’hilarité.



Maddie surveille le moindre faux pas de son associé, petit jeu stupide doublé d'un concours de vannes qui dure pendant tout l’épisode ! Singer noircit beaucoup Maddie, ici décrite plus que jamais comme une bobo BCBG martyrisant son pauvre acolyte. Et ça paie... pétrifiés d’horreur, nous voyons David perdre toute comédie. C’est si inattendu qu'il fait… peur ! Singer enchaîne brillamment sur l’humiliation générale de Maddie entourée d’employés haineux, un immense moment de solitude. La scène où elle raconte ses deux blagues pourries est un grand moment de honte intégrale, la meilleure de l’épisode !! Allyce Beasley est irrésistible en Agnès plus infantile tu meurs (Vous l’avez « déDavidé » !!!).

Le sérieux continu de David finit par angoisser Maddie qui avoue que « l’ancien David lui manque ». Rétro-pédalage visible à 10000 km, mais si drôle ! Mais la minute douce de l’épisode, qui tranche avec les cris et fureurs de l’ensemble est évidemment brisée par une bourde de David qui nous fait un show dansant complètement allumé !

In extremis, Maddie trouve rédemption aux yeux du spectateur, et dans le tag final, libère David de sa dette. Elle l’aime bien malgré (pour ?) ce qu’il est, et prend conscience qu’elle ne doit pas le juger, si elle ne veut pas l’être. David, avec une sincérité étonnante, lui déclare qu’il n’aurait pas eu son indulgence, mais Maddie le savait déjà. Cette belle preuve de confiance, rachetant Maddie, est une fin salvatrice, une bouffée d’espoir quant au devenir de leur relation. Délicieux…





Infos supplémentaires :

- Le titre de l’épisode est tiré de My fair lady (1964), fameuse comédie musicale racontant comment un professeur de linguistique pygmalion transforme une fille des rues en grande dame distinguée. Pareillement, Maddie tente de transformer David.

- 7 mois se sont écoulés depuis la rencontre David-Maddie.

- Maddie a eu un chien appellé Vieuxfrère. Il mourut écrasé par la voiture de son père.

- Continuité : Quand David ouvre la porte de la voiture, la vitre est fermée, mais elle est ouverte quand David ferme la porte.
D’un plan à l’autre, le cordon du collier de Maddie change plusieurs fois de position dans la scène de la voiture.

- Clark joue en concert le 3e mouvement Presto agitato de la Sonate pour piano n°14 en ut dièse mineur op.27 n° 2 de Ludwig van Beethoven. Ce n’est pas anodin, car il s’agit de la sonate… Clair de lune !!

- On entend dans l’épisode Limbo rock de Jon Sheldon et Billy Strange, chantée par Chubby Checker. Mais aussi la chanson You can’t always get what you want des Rolling Stones. David chante Money (That’s what I want) de Barrett Strong.

- Will Mackenzie remporta un Director’s Guild of America Award 1986 pour cet épisode.



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12. L’ex de David

Message  Dearesttara le Lun 9 Juil 2012 - 15:43

2.06 L’ex de David (Knowing her) :



Scénario : Jeff Reno et Ron Osborn
Réalisation : Peter Werner


- Hola Madame, est-ce que le numéro que j’ai demandé est toujours en service ?
- Allez vous faire voir !!


- David, il y’a un tombeau à l’arrière !
- Non mais sans blague, vous savez où nous sommes ? Dans un corbillard !!



Gillian Armstrong se présente à l’agence : on lui a volé ses bijoux. A sa grande surprise, elle tombe sur David, qui n’est autre que son ancien petit ami ! Troublé par cette rencontre, David va la voir chez elle et apprend qu’elle s’est mariée à Harlan Armstrong, un homme riche mais qu’elle n’aime pas. Elle veut divorcer. David et Gillian se rapprochent de plus en plus mais elle est cependant victime de deux « accidents » en 24 heures qui ont failli la tuer…


Dring ! Si vous avez demandé la collection Harlequin (ou Casanova pour les Avengerophiles), vous avez sonné à la bonne porte ! Beau garçon, deux belles filles qui se disputent le beau garçon, argent, jalousie, sexe, et mort ! La totale !!! Euh, quoi, c’est un épisode de Clair de Lune ? Ah désolé…
L’ex de David tombe au champ d’honneur des épisodes à géniale idée initiale qui s'écrase en vol. Faire intervenir une relation passée de David était plein de promesses ! Le choc est rude, le scénario de Jeff Reno et Ron Osborn est une histoire sucrée bourrée de clichés grossiers, tout à fait prévisible. L’épisode n’évite le naufrage que grâce à Cybill Shepherd et sa rivale, à la musique décalée d’Alf Clausen, et la prodigieuse mise en scène de Peter Werner.

Ca commençait bien pourtant, avec l’arrivée pathétique de Maddie à l’agence : sale, mal habillée, toute boueuse… et quand même toujours si belle ! David lui balance des hilarantes remarques débiles, provoquant explosion de fureur de l’intéressée et pétillant dialogue : Maddie croit encore aux contes de fées et se désole de la disparition des « chevaliers servants », tandis que David, prenant appui sur les revendications féministes, justifie l’inaction des hommes devant les femmes en détresse. Un dialogue aussi drôle que rocambolesque ! Mais pas tout à fait faux : les hommes sont moins galants de nos jours, et l’émancipation de la femme a eu pour effet collatéral de les rendre moins entreprenants. D’où un fossé toujours large dans les relations hommes-femmes.
Sinon, notez que Maddie enlevant ses bas souillés, c’est d’un bel effet sensuel…



Retrouvailles tendues de David et Gillian ! La très belle Dana Delany est idéale en ancienne compagne de David, son jeu ambivalent en fait une des guest stars les plus mémorables de la série. Hélas, Bruce Willis réduit à néant toute l'intensité de leurs scènes : s'il est immense en fanfaron, il est terriblement mauvais en sentimental. Confondant sobriété et monolithisme, il n’arrive jamais à être émouvant. Corollaire : son duo avec Delany ne crépite jamais. Duo assassiné en plus par des dialogues d’une niaiserie absolue! Même la talenteuse actrice est impuissante à amener l’émotion.

Mais la série a toujours été douée dans les portraits, et Gillian ne manque pas à la règle : partagée entre amour et argent, elle fait penser à la Laura de Radio assassin (saison 1) : elle a plaqué David du jour au lendemain, sans le prévenir, pour épouser un homme riche. Après Maddie, Laura, et la Rita de David dans Le rêve était presque parfait, on se dit décidément que la série ne voit les femmes que comme des créatures castratrices et intéressées ! Mais les hommes ne sont pas épargnés non plus, vus comme des crétins faibles : avec le tourmenté Harlan (très bon Joel Colodner, dans un rôle casse-gueule), brisé par la perspective du divorce, et un David humilié dans sa virilité d'avoir été plaqué par une femme. La série prend une intéressante dimension sociologique, mais y sacrifie son intrigue.



David est pesant d’un bout à l’autre. La scène de la chambre d’hôtel est ratée. Celle de l’hôpital n'est guère meilleure, malgré Maddie laissant échapper sa jalousie. L'épisode de noie dans l’eau de rose déversé à grands seaux. Heureusement, la scène « romantique » entre les deux ex est un grand instant de beauté, magnifiquement réalisée. Elle est tout à fait inattendue dans cet épisode plus irritant qu'autre chose. Le coup de théâtre qui suit se dilue hélas dans une enquête rapide, avec un inspecteur benêt au possible et un David réellement saoulant.

Maddie hait Gillian. Mais elle se gardera bien d'avouer que voir David lui échapper lui fait mal. Sa triste solitude durant la journée où David est absent est un excellent miroir à celle des Jeux sont faits… David songe à quitter l’agence, abandonnant une Maddie désespérée et trop fière pour admettre l’évidence.
La conclusion est bâclée : le revirement de David n’est pas crédible, et Gillian est d’une étonnante maladresse. (mais les close-ups de Werner sur les profonds yeux de Delany sont sans prix…) La spectaculaire course-poursuite de corbillards, malgré une fin trop brusque, retrouve cependant un peu du délire habituel de la série.
Gillian a-t-elle agi par amour pour David ? Peut-être, son visage triste et furieux lorsqu’elle échoue à le convaincre sème le trouble. Mais au final, L’ex de David ressemble davantage à un roman de Barbara Cartland qu’à un épisode de la série.



Heureusement, le tag final est réussi : David laisse une rose et un mot gentil à Maddie… avant de se raviser ! Il est trop orgueilleux pour s’humilier devant elle ! On quitte donc avec le sourire cet épisode qui n’a pas tenu ses promesses, malgré une Cybill Shepherd émouvante et sympathique en jalouse délaissée.


Ah, au fait, deux amoureux qui s’appellent David et Gillian, ça ne vous rappelle rien ?


Infos supplémentaires :

- Aka. Blast from the past.

- On voit le numéro 2016 sur la porte de l’agence.

- David est gaucher. Il a songé à se faire curé. Sa liaison avec Gillian Armstrong remonte à trois ans avant le début de cette histoire.

- Maddie a gâché une amitié avec une amie d’enfance après avoir dit qu’elle avait tort d’épouser son fiancé.

- La scène romantique entre David et Gillian a été filmée par Jay Daniel, producteur exécutif de la série. Il réalisera par la suite quelques épisodes de la série.

-
On entend dans la scène d’introduction la fameuse chanson I’m singin’in the rain de la comédie musicale éponyme de Nacio Herb Brown et Arthur Freed (chantée par Gene Kelly bien sûr !). Pendant la scène romantique entre David et Gillian, la musique entendue est This Old Heart of Mine (is Weak For You) des Isley Brothers. On entend aussi dans l’épisode de charmants morceaux instrumentaux, ainsi qu’une variation orchestrale de la Marche funèbre de Chopin pendant toute la scène finale.


(c) 2012 par Clément Diaz


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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Lala le Lun 9 Juil 2012 - 16:41

Dearesttara a écrit:

Ah, au fait, deux amoureux qui s’appellent David et Gillian, ça ne vous rappelle rien ?


Hooo Dear qui vire snogger :)
Cet épisode ne m'a pas laissé un bon souvenir. Je le trouve en effet lourd et lent. Les personnages n'avancent pas. Et puis cette Gillian je ne l'aime pa. Alors que Fowley je prends un malin plaisir à l'aimer et à la détester à la fois,cette ex n'est même pas là pour pimenter la relation de Maddy et David.Elle n'est même pas là pour les rapprocher. On voit David avec Gillian,David tout content,tout nostalgique et tout troublé mais pas une seule fois il s'apperçoit que Maddy ne va pas bien. Puis mince quoi!Pas un seul rapprochement avec elle.
Par contre la prestation de Cybill Shepherd dans cet épisode est toute jolie. Pas sa meilleure mais on a bien envie de lui faire un calin.

Par contre Dear, je trouve que Bruce a fait beaucoup de progres dans les scènes sentimentales ou bien à émotion. Comme dans une scène de la saison 4 où il parle avec le père de Maddy dans un avion.
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Lun 9 Juil 2012 - 16:57

Pour David et Gillian, je pouvais pas la laisser s'échapper celle-là ! lool J'suis vraiment en période MSR maximum !

Dans Money talks, Maddie Walks, il était pas mal dans le registre émotion, mais là, je trouve qu'il n'est vraiment pas à la hauteur.

Mais plus je regarde la série, plus j'ai l'impression que Glenn Gordon Caron fait tout pour faire mal à ses personnages. Ce n'est pas anodin quand il a dit que dans cette série il voulait remplacer le suspense de l'action par le suspense romantique : après tout, on sait que les héros vont survivre à chaque épisode puisqu'ils reviennent la semaine prochaine pour l'épisode suivant. Tandis que sentimentalement, tout peut basculer à tout moment (justement dans I'm curious... Maddie).

Et dans cet épisode, il y'a comme un éclairage pessimiste sur leur relation : Dans Money talks, Maddie walks, Maddie ne voit pas la peine qu'elle fait à David en l'abandonnant pour retrouver sa vie de mannequin riche. Dans cet épisode, David ne voit pas qu'il peine Maddie en se rabibochant avec Gillian. Et ça, c'est assez bien fait. En fait, Gillian est là pour donner de la jalousie à Maddie alors que jusque-là, c'était David qui était jaloux. Le problème est que si Cybill est géniale, l'épisode ne l'est pas vraiment. Pour moi, il y'a du gâchis à voir une belle idée si mal exploitée. Pour le coup, je préfère le duel hilarant entre Diana et Dana dans La Fin !
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13. Un conte de fées

Message  Dearesttara le Ven 13 Juil 2012 - 3:25

2.07 Un conte de fées (Somewhere under the rainbow) :




Scénario : Debra Frank et Carl Sautter, d’après une histoire de Frank Dandridge, Debra Frank, et Carl Sautter
Réalisation : Peter Crane


- Et j’aimerais accorder trois vœux à Mr.Addison !
- Euh, vous êtes sûre ? Rien qu’à cette idée, j’en frémis à l’avance !


- Je suis un inconditionnel de Pierre-Paul Rubens, période XVIIe siècle, style baroque.
- David ?
- Et il a peint de grosses bonnes femmes qui avaient du monde au balcon ! Il a peint des femmes bien rembourrées !! C’est une notion artistique que je peux facilement intégrer !


Kathleen Kilpatrick, jeune irlandaise, a un coup d’un soir avec un inconnu. Mais ils sont dérangés par un homme qui pointe un fusil vers elle et lui ordonne de lui donner « quelque chose ». Aussitôt, Kathleen lance une incantation de magie noire… et tue son agresseur ! Elle se présente le lendemain à l’agence Clair de Lune pour leur demander protection, elle dit être un leprechaun, et que des hommes tentent de l’attraper pour qu'elle les mène à son chaudron d’or. Maddie refuse de s’occuper de cette « cinglée », tandis que David est plus enclin à la croire…


Bon, on n’était pas fou au point de croire que le fabuleux duo qui avait écrit Le rêve était presque parfait allait réitérer un pareil exploit, mais le fossé est quand même grand ! Le deuxième scénario de Frank et Sautter accumule longueurs et allers-retours stériles à satiété. La mise en scène monotone n’arrange rien… Pourtant, cet épisode parvient à convaincre par son atmosphère d’opérette pétillante. D’une légèreté joyeuse, il joue à fond sur le choc des cultures entre le réel et le merveilleux. Ainsi que par la transformation de la banalité du quotidien en conte de fées surréaliste ! L’invitée du jour, Alexandra Johnson, ravit par un joli abattage comique et naturel.

Une ravissante irlandaise a un one-night-stand avec un inconnu. Cette pratique sexuelle commençait à prendre son essor dans les années 80 (développement d’Internet et des sites de rencontre). Que ce soit la femme qui décide ici de cette relation est cependant novateur, ce genre de proposition était alors généralement proposée par les hommes ! L’épisode s’inscrit ainsi dans son temps. On vire dans le n’importe quoi avec le maléfice mortel suivi de la surréaliste prière pour le pardon des pêchés, totalement hors-sujet ! Le cabotinage vaticinant de Johnson est hilarant.



Le prétentieux David qui fait son numéro coutumier de débile génial devant une Maddie effondrée par le niveau de la conversation ! C'est drôle, mais la dispute n'est pas aussi verte que de coutume. En fait, il n’y aura ni dispute cinglante ni approfondissement des relations dans cet épisode. Ces éléments fondamentaux de la série sont remplacés par une atmosphère de feel good movie : nous allons assister à une petite histoire gentille, sans prétention et à l’humour enfantin. Et malgré les longueurs, ça va marcher, mais c’est surtout grâce à la malicieuse second rôle du jour.

Kathleen est d’une innocence si improbable qu’elle nous fait rire à chaque énormité qu’elle balance calmement à nos détectives éberlués : elle est un leprechaun, a un chaudron d’or, des méchants veulent la capturer… cette rencontre du 3e type aboutit à la concertation David-Maddie. Maddie est une rationaliste qui ne croit en rien, si ce n’est à la logique et au « réel ». David, très gamin, est plus ouvert aux contes de fées, et est donc « croyant » : il croit à l’indémontrable, alors pourquoi pas les leprechauns ? Ainsi, Mulder et Scully, euh pardon David et Maddie revisitent la loi des « extrêmes s’attirent » mais avec un systématisme qui n’a guère d’équivalent dans le monde des séries !



La balade romantique est un peu longue mais vaut le coup d’œil avec David très entreprenant envers sa cliente.
Un peu d’attendrissement quand Maddie et David contemplent leur cliente en train de dormir paisiblement, telle une princesse endormie de conte de fées. La scène dans la morgue n’est pas sans rappeler les X-Files (version Darin Morgan) avec quelques fulgurants délires. Ensuite, Kathleen nous refait son numéro de gentille fille, en menant David et Maddie à son chaudron d’or qui se trouve sous un arc-en-ciel nocturne !! Ce délire estomaque même le peu rationnel David ! Pourtant, sous un arc-en-ciel… euh, particulier (!), le conte de fées se réalise ! Pour couronner le tout, David chante une chanson paillarde qui met Maddie sur les nerfs tant la situation est un non-sens complet !
Cerise sur le gâteau, une bondissante mélodie irlandaise accompagne l’épisode. Cette gigue (elle rappelle celle de la Suite française de Maurice Emmanuel) pleine de fraîcheur contribue au sentiment de pétillement distillé par l’épisode.

Ce conte de fées urbain n’arrive décidément pas à se prendre au sérieux ! Alexandra Johnson est d’une souriante légèreté qui réussit à nous faire avaler cette histoire joyeusement irréaliste ! La révélation de la véritable origine de l’or était certes prévisible, mais elle mène à la climatique course-poursuite finale, dans un aéroport ! Défilé de gags et de glissades dont une dans la soute à bagages n’est pas sans rappeler Rabbi Jacob ! On se marre devant une telle sarabande d’absurdités même si la fin dégage une certaine mélancolie avec l’apparente victoire du méchant… mais la chute finale, angélique et mignonne, exalte le triomphe du conte de fées, nous disant que les vœux les plus incroyables peuvent être exaucés dans la vie de tous les jours. Une morale euphorisante bien dans la veine de la série !




Infos supplémentaires :

- Le titre original est une déformation de la célèbre chanson chantée par Judy Garland dans Le Magicien d’Oz (1939) : Somewhere over the rainbow, qui fut maintes fois reprise.

- Sur la table de nuit de la chambre d’hôtel, on peut voir une bouteille de « Paddy ». Il s’agit d’un whisky irlandais extrêmement fort (plus de 80° !), aux arômes puissants, très populaire dans le pays.

- David dit que Rubens est un de ses peintres préférés (pour ses nus féminins très imposants). Il prétend par ailleurs que Gauguin a combattu Godzilla. Bien entendu, il s’agit d’une référence au film japonais d’Ishirô Honda de 1954.

- Suivant une certaine tradition puritaine, le one-night-stand de Kathleen sort du lit revêtu d’un caleçon…

- Continuité : Dans L’ex de David, la porte attenante au bureau de Maddie s’ouvre sur une salle de bains. Dans cet épisode, il s’agit d’un placard !!
Faux raccord : au début de de la ballade nocturne entre Kathleen et David, ce dernier a les mains dans les poches, mais au plan suivant, il a une main autour de la taille de Kathleen.

- En plus des jolies mélodies irlandaises, David chante une variation de la chanson populaire Swing low, Swing chariot.



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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Lala le Sam 14 Juil 2012 - 15:28

En effet cet épisode non sans être totalement raté,s'éloigne beaucoup trop de ce qui fait Clair de Lune. La faute surtout à cette atmosphère complètement niaiseuse. Les dialogues Maddie/David tournent un peu en rond.
Ce que je retiens surtout c'est la scène finale avec toute l'équipe de tournage et ça http://www.davidandmaddie.com/goodstuff/s2-38.htm
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Sam 14 Juil 2012 - 16:41

Je rêve où ils s'embrassent réellement là !! Shocked Shocked Shocked

Moi, j'ai bien aimé l'atmosphère conte de fées de cet épisode, mais s'il y'avait pas eu le second rôle, l'épisode n'aurait pas tenu, c'est clair. Il y manque comme tu l'as remarqué ce petit grain de folie si typique de la série.
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Lala le Sam 14 Juil 2012 - 17:30

OUi oui ils s'embrassent...Mais sous le gui. C'est à la toute fin de l'épisode. Tu faisais quoi pendant ce temps là hein? Pour rater quelque chose comme ça...Dear tu n'es plus le même.
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Sam 14 Juil 2012 - 17:49

Euh, il n'y a pas une telle scène à la fin de cet épisode ! Ca se termine avec Dave et Maddie qui embarquent l'or du casier. Tu confondrais pas avec le final de Camille par hasard ?

Ou alors j'ai vu une version abrégée... la poisse ! affraid
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Lala le Sam 14 Juil 2012 - 18:11

Naaaaaaan le final de Camille est beaucoup plus chaud que ça au niveau des regards qu'ils s'échangent.

Bon et bien je te confirme que tu as bien une version abrégé de l'épisode. Imagine que tu aies aussi la version courte de I'm Curious Maddie...
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Sam 14 Juil 2012 - 18:14

Ah non, ça, ce serait l'enfer ! affraid

Bon, rassure-moi Lala, est-ce qu'il y'a d'autres scènes comme ça que j'ai manqué dans les épisodes que j'ai mentionnés jusque ici ? Parce que à part The dream sequence, j'en ai pas vu jusque-là... pale *angoisseàmort*
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14. Le portrait de Maddie

Message  Dearesttara le Mer 18 Juil 2012 - 0:22

2.08 Le portrait de Maddie (Portrait of Maddie) :




Scénario : Kerry Ehrin et Ali Marie Matheson
Réalisation : Peter Werner


- Là, j’en reste sans voix !
- Ah, si ça pouvait être vrai !


- On a commencé sans moi ? Ma cliente ne répondra plus à vos questions !
- Dites donc, qu’est-ce qui vous prend d’entrer de cette façon ?!
- Je ne sais pas. Vous n’avez qu’à demander aux scénaristes !!


Phillip Wright, artiste peintre, vient de peindre un superbe portrait de Maddie… puis se suicide ! Maddie n’a jamais vu cet homme et est donc stupéfaite du culte secret que l’artiste lui vouait. Plusieurs énigmes se posent : pourquoi le tableau a pour titre « Le trésor de Charles » ? Pourquoi certaines personnes un peu louches sont-elles intéressées par ce tableau ? Quel est le mobile du suicidé ?
Pensant que le tableau a un sens caché, David et Maddie essayent de le décrypter...

Cet épisode plaisant se centre sur la personnalité de Maddie, dont il croque un portrait parfois dur, mais sans la juger, que ce soit via les rebondissements de l’enquête, ou par les yeux de David. L’enquête offre un intéressant suspense posé dès les premières secondes qui ne se résout qu’à la toute fin. La sauce prend en dépit du déroulement aléatoire de l’enquête qui se finit sur un excellent double twist final. Le toujours chevronné Peter Werner compte pour beaucoup dans la réussite de l’épisode, sa mise en scène inspirée et vive dynamise un script très modéré.

L’épisode commence par un coup de théâtre : David et Maddie sont… créditeurs ! Sous l'émotion, ils engagent un curieux flirt passager où David « tripote » quelque peu Maddie. Les troublants regards et un certain « laisser-faire » envers les audaces de son associé désamorcent la froideur acide apparente de Maddie. Troublant !
Le tout vire vite toutefois à une pugnace bataille d‘arguments ! Cet épisode nous suggère les talents de gestionnaire de Maddie, plus habile que son associé. Son ancienne carrière de mannequin et la fréquentation d’agents l’a blindée. Son côté businesswoman, novateur à la télévision, se voit quand elle veut fructifier cet argent par des investissements. David, bien entendu, ne pense qu’à faire la fête ! Hédoniste au plus haut point, il profite des plaisirs de la vie, tout en étant d’une vaste incompétence gamine. Maddie, plus austère, plus prudente (depuis la trahison de Sawyer ?) s’y oppose. Elle est enfermée par la peur et veut être « raisonnable », sans jamais se laisser aller. Conséquence : une vie verrouillée dans une routine désespérante, là où David y pallie par son côté jouisseur et enthousiaste.



Maddie est encore très sensible à la flatterie et à la reconnaissance. La mannequin n’a pas disparu en elle : elle est remplie de fierté quand elle apprend l’existence de son admirateur secret et de son portrait, symbole d’un amour platonique de l’artiste à sa muse. Presque l’amour courtois du Moyen-Âge avec la sacralisation de la Dame, ce n'est pas pour lui déplaire.
Le portrait provoque une résurgence de son égocentrisme, qui la fait mettre à la corbeille sa raison : elle dépense tout l’argent gagné en l’acquérant !!

L’accueil théâtralement pompeux de David et des employés en tenues de fête, ignorant l'achat du tableau, ne peut que la rendre honteuse ! Quand il l'apprend, il est furieux contre elle qui n'a pas respecté ses propres engagements. Maddie se défend en rappelant qu’elle est la patronne et la libre dépositaire de l’argent. Malgré tout, on ne peut s’empêcher de ressentir une certaine pitié pour cette femme de tête à la merci de ses émotions primitives, de son besoin d’être désirée.
Sa naïveté, déjà manifestée dans Les jeux sont faits, apparaît quand elle se fait berner par le trafiquant qui joue sur sa fibre romantique pour qu’elle cède le tableau. Maddie n'est vraiment pas à la fête.



Son égotisme se voit aussi par le dépit amoureux de David : il souffre de ne pas compter pour elle. Comme dans Radio assassin (saison 1), où elle préférait à David un mort ; elle est touchée par l’oeuvre de Phillip - mort également ! - sans accorder attention à David. Quand le second meurtre fait prendre à l’affaire des allures de duel pour ses beaux yeux, elle est secrêtement flattée, ce que ce fin psychologue qu’est David comprend bien. Bruce Willis est plus convaincant que d’habitude en sentimental repoussé (What about us poor slobs that live for you ?). Mais le baiser qu’elle lui lance de loin, dans le plan final, la réhabilite aux yeux du spectateur, par sa spontanéité, et sa sincérité.

Aussi, sa déconfiture est-elle d’autant plus cruelle quand le secret du tableau est découvert, puisque si l’admiration du peintre mort était réelle, le motif de ces morts n’était point Maddie mais bien une affaire plus banale ! Ce coup porté à son ego lui fait mal mais le galant David - pour une fois - s’abstient de tout commentaire.



L’enquête est un McGuffin mais pas sans qualités. Malgré de flagrantes baisses de régime, les multiples énigmes voient leurs résolutions judicieusement différées. Pas mal de rebondissements, dont le moindre n’est pas le brillant double twist final. On notera quelques moments forts comme l’explosive introduction où du sang tâche un mur couvert de photos de Maddie, avant que la caméra se dirige, dans un quasi plan-séquence (bravo à Peter Werner !), sur le superbe portrait. Mais aussi la splendide scène de la déambulation muette de Maddie dans le musée avec un significatif jeu de regards, l’apparition du 2e puis du 3e larron, quelques cassages de 4e mur (Maddie, I just had my hand on your behind. If I get any more serious, they're going to move us to cable !!), le show déchaîné de David… mais le morceau de choix reste évidemment le festif final, d’une puissance comique irrésistible ! Avec de grosses explosions de peinture pour terminer l’épisode sur un hilarant ton parodique !


Infos supplémentaires :

- Maddie et David vont boire un verre ensemble tous les vendredis.

- Quand Agnès est inquiète, elle répond au téléphone en prose.

- Le titre de l'épisode fait référence au roman d'Henry James : Portrait of a lady.

- On réentend la musique de Vertigo de Bernard Herrmann (après Règlement de compte, saison 1).

- David fait référence au mythique soap opera Dallas quand il évoque parmi les grands américains les Ewing.




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15. Drôles de numéros

Message  Dearesttara le Mer 25 Juil 2012 - 11:16

2.09 Drôles de numéros (Atlas Belched) :



Scénario : Roger Director
Réalisation : Christian I. Nyby II


- C’est pas qu’j’en sois pas sûre… c’est que je n’en suis pas certaine !


- Dites félicitations.
- Félicitations.
- Dites je n’y arrive pas y croire David.
- Je n’arrive pas à y croire David.
- Dites serre-moi, prends-moi, viole-moi, abuse de moi !
(Silence)


La banque de Thornton Wellman est cambriolée. Les voleurs emportent par accident son rolodex contenant tous ses numéros de téléphone. Phil West, un de ses employés, est sur le point d’être renvoyé car il avait oublié de le ranger dans le coffre-fort. Wellman fait appel à la prestigieuse agence de détectives Lou LaSalle pour résoudre l’affaire. Ce même Lou LaSalle fait une offre à Maddie pour racheter son agence, offre qu’elle veut accepter, au contraire de David. Ce dernier rencontre West dans un bar et décident de se venger de LaSalle en retrouvant le rolodex avant lui. Ils vont cependant au-devant de grosses complications…


Roger Director ne nous avait guère convaincu avec La dame au masque de fer, à l’enquête indigente et paresseuse. Cet épisode réitère ce même travers, mais avec une différence de taille : il écrit un véritable tournant dans la relation David-Maddie qu’il dirige vers une réciprocité totale. Une étape fondamentale sera bel et bien franchie à la fin de l'épisode. Le duo passe par de douloureux moments qui le soudent plus que jamais, avec un bilan final optimiste sur le devenir de leur relation. L’épisode convainc aussi pour son attaque au vitriol du milieu des entreprises (paternalisme, machisme, mépris des sous-fifres…). Un scénario modéré mais sans temps mort, s’achevant sur une fin joyeusement amorale !

Le début voit Maddie et David partageant un petit-déjeuner romantique ! Heureusement ça ne dure pas : dès que Maddie annonce qu'elle va vendre l’agence, ça fuse sec immédiatement. Ouf, on a eu chaud ! Cette tonique dispute récapitule habilement la vénalité de Maddie et la faiblesse de David avant leur prochaine rédemption.
Un nouveau trait de caractère apparaît sur David : le refus de se laisser abattre. A la différence du désespéré West (excellent Mark-Linn Baker, au jeu un peu fou-fou), il veut rebondir malgré sa peine de « ne pas compter pour Maddie ». Il fait preuve d’un optimisme à tout crin utilisé de manière enfin adulte, loin de son immaturité coutumière. Lui et West retrouveront le rolodex perdu, leur trésor, après une longue fouille dans les ordures… un symbole fort !



Après une version hilarante du Heigh ho ! de Blanche-Neige et les sept nains, et les appels irréalistes de David au pape et au président des Etats-Unis, il songe à garder le rolodex pour fonder sa propre agence. Et c’est la catastrophe car les initiatives malheureuses de West démolissent tout, entraînant une délirante course-poursuite sur musique décalée et vaudevillesque (Alf Clausen toujours au top) ! David ne se prive pas par ailleurs de délirer à mort dans les pires situations possibles ! On l'aime comme ça, notre David !

L’épisode est remarquable dans sa description furieuse des entreprises, les employés de multinationales sont vus que comme des machines à produire. West est mal récompensé de sa fidélité, et son pétage de câble est douloureusement pathétique. A Wellman, antipathique, mais limité, on préférera comme méchant LaSalle, dont les idées arriérées (misogynie entre autres) sont d’autant plus acides qu’il est d’une courtoisie désespérante. Il voit Maddie comme une belle femme, point barre, mute Agnès dans un service invisible car elle n’est « pas décorative » (!!!). Niant ses qualités autres que physiques, LaSalle renvoie Maddie non sans l'assurer qu'elle aura de gros dividendes régulièrement : elle pourra ainsi retrouver sa vie d'avant (sa juste place doit-il penser), mais, surprise, elle n’en est pas heureuse !



Car Maddie a changé : après avoir essayé de fuir vainement son train de vie actuel, son inconscient a fini par accepter la réalité, et mieux, à l’aimer ! Le travail est devenu nécessaire pour elle. La petite fille qui rêvait encore de contes de fées meurt quand elle réalise que sa vie de mannequin se résumait à des plaisirs artificiels (shopping…), à être riche mais dénuée des vraies valeurs de la vie. Ce brillant retournement est le portrait le plus sympathique de Maddie au sein de la série. LaSalle est un méchant régalant qui utilise les faiblesses de ces partenaires pour arriver à ses fins.

La fin est d’une amoralité sardonique. L’alliance entre nos héros et West met LaSalle au pied du mur. Mais il s’en sort par une maligne proposition. Sans renoncer à son mépris pour la classe moyenne, elle lui fait ramasser le profit de l’affaire en ne déboursant quasiment rien : une promotion pour West, et Maddie reprend l’agence, c'est tout ! Triomphe de la condescendance des richards, et West promu alors qu’il a commis un vol, deux jolis coups de poing dans la morale !



L’épisode atteint un sommet dans l'évolution de la relation David-Maddie. Les rapports de classes s’abolissent entre eux. Voir Maddie supplier David de la prendre dans sa future agence est très touchant : elle accepte de ne plus être sa patronne, d’être employée à son service ! Prête à « s’abaisser » pour David, elle prouve qu’elle ne lui est pas indifférente (la séquence de l’escalier est une pure beauté). Mais que dire de la scène finale où David lui renvoie l’ascenseur ? : Il abandonne ses projets et se remet au service de sa cheftaine qui n’en demandait pas tant. Ce sacrifice mutuel est une vraie déclaration d’amour réciproque déguisée. L'image finale du couple souriant après la tempête, qui s'est grandement rapproché, est émouvant et heureux. Elle adoucit l’ironie grinçante de la fin. Magnifique !



Infos supplémentaires :

- David aime les bloody mary (pas trop sur le bloody, forcez sur le mary) ainsi que les chocolats froids.

- David passait ses vacances autrefois à Rome, dans l’état de New-York.

- Parmi les numéros du rolodex, David est surpris de trouver celui de Pia Zadora. C'est une chanteuse et actrice américaine née en 1954 particulièrement réputée pour avoir tourné un certain nombre de nanars (raflant 5 Razzie Awards au passage) et pour avoir eu son heure de gloire en 1985 avec le tube When the rain begins to fall. Toutefois, elle reste considérée comme une artiste dilettante et pas vraiment douée.

- On voit une référence à Radio assassin (saison 1) lorsque Maddie parle de cette affaire à Lou LaSalle.

- On entend brièvement l'allegro final de l'ouverture de Guillaume Tell de Rossini lors de la course-poursuite dans la banque. La chanson entendue dans le bar quand David et West se rencontrent est Leavin'on your mind de Patsy Cline.

- Le titre original de l'épisode détourne un roman d'Ayn Rand : Atlas Shrugged, qui défend via son héros l'idée selon laquelle seul le travail permet de prendre toute sa valeur en société. La connexion avec le personnage de West est donc bien existante quoiqu'ironique.



(c) 2012 par Clément Diaz


Dernière édition par Dearesttara le Jeu 3 Jan 2013 - 1:22, édité 2 fois
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Lala le Mer 25 Juil 2012 - 22:59

Dearesttara a écrit:
- Dites félicitations.
- Félicitations.
- Dites je n’y arrive pas y croire David.
- Je n’arrive pas à y croire David.
- Dites serre-moi, prends-moi, viole-moi, abuse de moi !
(Silence)




Il faudrait que je revois cet épisode. Je me souviens que lors de sa diffusion je l'avais trouvé moins prenant que Le Portrait de Maddy qui a été le premier épisode que j'ai vu. Forcément ça laisse des traces...
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Re: Série "Clair de Lune"

Message  Dearesttara le Mer 25 Juil 2012 - 23:35

Ah ouiche, quand David est tout excité, il se laisse aller facilement ! Laughing

Je trouve Atlas Belched peut-être plus réussi que Le portrait de Maddie, parce que là, ils se rapprochent vraiment, plus qu'avant. C'est vraiment un épisode frontière pour leur relation. Pour le moment, le meilleur de la saison je dirais (The dream sequence... est évidemment hors-catégorie).
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